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Zulma

Zulma est une maison d'édition principalement dédiée à la littérature contemporaine, française et internationale, fondée en 1991 par Laure Leroy et Serge Safran.


C'est un poème de Tristan Corbière qui a donné à Zulma son nom, et a présidé également à la naissance de ses premières collections, dont les noms étaient issus de poèmes des Amours jaunes.

Zulma est diffusé par Le Seuil et distribué par Volumen.

 

( Source Wikipédia)


Kumudini, Rabindranath Tagore

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 04 Juillet 2014. , dans Zulma, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Asie, Roman

Kumudini (Yogayog), traduit du bengali (Inde) et présenté par France Bhattacharya, 380 pages, 22 € . Ecrivain(s): Rabindranath Tagore Edition: Zulma

 

Ô Kumudini, longtemps tu brilleras, indubitablement, dans le souvenir des lecteurs de ce chef-d’œuvre !

Les premières pages de ce roman condensent à grands traits la saga séculaire de deux grandes familles rivales, les Ghoshal et les Chatterji, chacune faisant à tour de rôle sa fortune et sa puissance en provoquant la ruine et l’humiliation de l’autre.

Au moment où apparaît le personnage de Kumudini, qui appartient au clan des Chatterji, c’est le parti des Ghoshal qui prend le dessus. Le chef des Ghoshal, Madhusudan, ne se contente pas de savourer la ruine des Chatterji. Il attend, avec la patience d’un fauve à l’affût, l’occasion de venger, par une extrême humiliation, les affronts portés à sa famille à l’époque où les Chatterji dominaient la région.

Au faîte de sa fortune et du respect qu’on porte aux nouveaux riches, il dévoile son plan machiavélique :

L’Exception, Audur Ava Olafsdottir

Ecrit par Victoire NGuyen , le Mercredi, 02 Juillet 2014. , dans Zulma, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Pays nordiques, Roman

L’Exception, traduit de l’islandais par Catherine Eyjolfsson, avril 2014, 338 p. 20 € . Ecrivain(s): Auður Ava Ólafsdóttir Edition: Zulma

 

Une femme dans la tourmente


Maria ne pensait pas que son mari Floki allait la quitter pour son amant du même nom. L’annonce de la séparation s’est faite le soir de la Saint-Sylvestre alors que dehors on célébrait la nouvelle année :

« Je devine au mouvement de ses lèvres que mon mari me parle, mais sans l’entendre ; le bruit des feux d’artifice qui dégringolent du ciel embrasé l’oblige à se répéter. Il me regarde bien en face, braquant vers moi la bouteille comme un fusil sur sa cible, puis il se détourne et fait sauter le bouchon en direction du sorbier ».

Et la vie continue. Maria se réveille le lendemain. Le rêve de bonheur s’est envolé ainsi que le mari qui dès la fin de l’annonce s’en est allé rejoindre l’autre Floki. Maria continue à faire bonne figure. Cependant, le sort s’acharne sur elle. Loin d’être remise de cette rupture, elle fait la connaissance de son père biologique et apprend aussi la double vie de sa mère. Au même moment, dans sa vie chamboulée, elle doit partir accueillir l’enfant adoptif qui l’attend à l’autre bout du monde…

La Boîte aux lettres du cimetière, Serge Pey

Ecrit par Claire Mazaleyrat , le Mardi, 01 Juillet 2014. , dans Zulma, Les Livres, Critiques, Livres décortiqués, La Une Livres, Nouvelles, Récits

La Boîte aux lettres du cimetière, mai 2014, 208 pages, 17 € . Ecrivain(s): Serge Pey Edition: Zulma

 

 

Leçons d’enfance


Le premier recueil de nouvelles du poète et plasticien Serge Pey, paru en 2011, s’intitulait Le Trésor de la guerre d’Espagne, et mêlait des récits de l’enfance toulousaine de l’auteur à ses souvenirs de l’Espagne républicaine d’avant l’exil familial. Trois ans plus tard, les trente récits du recueil La Boîte aux lettres du cimetière s’ordonnent plutôt autour de l’ancienne porcherie devenue école où le père du narrateur enseigne les rudiments de l’insoumission et de la poésie à une poignée d’enfants, malgré des incursions dans un passé plus récent ou l’histoire espagnole ancienne de la famille Pey.

L’Ange de charbon, Dominique Batraville

Ecrit par Claire Mazaleyrat , le Vendredi, 27 Juin 2014. , dans Zulma, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

L’Ange de charbon, avril 2014, 175 pages, 17 € . Ecrivain(s): Dominique Batraville Edition: Zulma

 

 

Comment parler encore du séisme qui a ravagé Port-au-Prince plus de quatre ans après l’événement, quand tout en a été dit ? qu’on a longuement glosé sur les malheurs d’Haïti et écrit moult ouvrages sur le sujet ?

Dominique Batraville le fait par répliques successives, à l’instar des chapitres qui se succèdent dans L’Ange de Charbon sans raconter une histoire – comment serait-ce possible quand tout ordre a été détruit par le chaos ? – mais en évoquant par strates successives une réalité mêlée de fantasmes, un présent noyé dans les répliques de délires, de souvenirs, d’évocations de fantômes du passé. C’est à travers la voix de M’Badjo Baldini, « nègre errant à l’origine italienne », né du métissage de tout un peuple et du désordre d’un pays chaotique, que se déroulent les chapitres.

L’âme de Kôtarô contemplait la mer, Medoruma Shun

Ecrit par Cathy Garcia , le Samedi, 21 Juin 2014. , dans Zulma, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Nouvelles, Japon

L’âme de Kôtarô contemplait la mer, traduitdu japonais par Myriam Dartois-Ako, Véronique Perrin et Corinne Quentin, janvier 2014, 285 p. 21 € . Ecrivain(s): Medoruma Shun Edition: Zulma

 

Six nouvelles qui nous embarquent pour un Japon un peu particulier, le Japon de l’enfance de l’auteur, l’île d’Okinawa qui est restée sous administration américaine pendant vingt-sept ans. Nous sommes ici dans l’ambiance d’une période qui précède et suit la rétrocession en 1972.

« J’étais alors en quatrième année de primaire. L’inquiétude ambiante chez les adultes du fait qu’Okinawa serait restitué au Japon l’année suivante se propageait jusqu’à nous, les enfants. (…) après la rétrocession au Japon est-ce qu’il neigerait à Okinawa ? Est-ce que les cerisiers se mettraient à fleurir en avril ? ».

Dans ce contexte incertain de crise identitaire, se confrontent et se confondent une Histoire en marche avec les croyances et traditions ancestrales très vivaces, d’une société insulaire encore rurale, surtout dans le nord. C’est dans ce terreau que prennent racine les nouvelles de ce très beau recueil. Le monde des ancêtres et des esprits de la nature est encore très présent au quotidien, nous ne sommes pas encore dans la trépidation folle de la modernité. L’écriture de Medoruma Shun est douce, délicate, poétique, enveloppante et même envoûtante comme dans Mabuigumi-L’âme relogée, la nouvelle qui a inspiré le titre du recueil :