Identification

Zulma

Zulma est une maison d'édition principalement dédiée à la littérature contemporaine, française et internationale, fondée en 1991 par Laure Leroy et Serge Safran.


C'est un poème de Tristan Corbière qui a donné à Zulma son nom, et a présidé également à la naissance de ses premières collections, dont les noms étaient issus de poèmes des Amours jaunes.

Zulma est diffusé par Le Seuil et distribué par Volumen.

 

( Source Wikipédia)


L’Odeur du café, Dany Laferrière

Ecrit par Marc Ossorguine , le Lundi, 16 Mai 2016. , dans Zulma, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

L’Odeur du café, mai 2016, 240 pages, 9,95 € . Ecrivain(s): Dany Laferrière Edition: Zulma

 

 

L’odeur du café de Da ! Ce café qu’elle offre à tout ceux qui passent et parlent un moment avec elle, son petit-fils − l’auteur lui-même alors âgé de 10 ans − est devenu un puissant marqueur du temps qui passe et que les mots rattrapent au vol. Livre de souvenirs pleins d’images et de récits d’enfance, sorte de Petit Nicolas haïtien dont la meilleure « justification » – mais a-t-on besoin de justifier la mémoire et la nostalgie de ce qui fut – est donnée par l’auteur lui-même à la clôture de cet album.

J’ai écrit ce livre pour toutes sortes de raisons.

Pour faire l’éloge de ce café (le café des Palmes) que Da aime tant et pour parler de Da que j’aime tant.

Pour ne jamais oublier cette libellule couverte de fourmis.

L’Ombre animale, Makenzy Orcel

Ecrit par Marc Ossorguine , le Mercredi, 23 Mars 2016. , dans Zulma, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

L’Ombre animale, janvier 2016, 352 pages, 20 € . Ecrivain(s): Makenzy Orcel Edition: Zulma

 

Ceci n’est pas « une » histoire

Entrer dans le monde de Makenzy Orcel, cela suppose de renoncer à nos repères habituels : au partage clair et rassurant entre profane et sacré, entre quotidien et rituel, entre culpabilité et innocence, entre amour et haine, entre vie et mort, entre présent et passé… car on ne cesse de franchir les limites de l’un et de l’autre, en permanence en équilibre dans un monde qui nous semble parfois incompréhensible et improbable, à la fois fascinant et chaotique, confus et terriblement cohérent. Bien trop cohérent dans ce qu’il nous renvoie du monde, de celui de « là-bas » comme de celui « d’ici » (où que soit cet « ici »).

C’est qu’il y a à la fois beaucoup de violence et d’innocence, d’arbitraire et de fatalité dans le récit de misère qui se livre page après page, figure après figure, personnage après personnage… Car ce « récit » est d’abord un récit de personnages. Ces personnages pour nous étrangement nommés (Makenzy, Orcel, Toi…) dont les voix se font écho, croisant leurs rythmes, leurs ombres, leurs douleurs et leurs rêves. Il y a d’abord la narratrice, morte et sans nom, qui s’est suicidée et en profite pour libérer la parole que chacun tient recluse ou fait exploser.

Kabuliwallah, Rabindranath Tagore

Ecrit par Ivanne Rialland , le Lundi, 29 Février 2016. , dans Zulma, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Asie, Nouvelles

Kabuliwallah, février 2016, trad. bengali (Inde), présentées par Bee Formentelli, 400 pages, 22 € . Ecrivain(s): Rabindranath Tagore Edition: Zulma

 

Petites vies, petits chagrins

Petites histoires de malheur,

D’une linéarité, d’une banalité radicales ;

Des milliers de larmes versées chaque jour,

Si peu sauvées de l’oubli […]

À jamais inachevées,

Les innombrables histoires du monde :

Boutons arrachés avant maturité,

Gloire en poussière avant d’avoir été chantée,

L’amour, l’effroi, l’injustice

De milliers de vies obscures.

Mā, Hubert Haddad (2ème article)

Ecrit par AK Afferez , le Lundi, 04 Janvier 2016. , dans Zulma, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Mā, septembre 2015, 247 pages, 18 € . Ecrivain(s): Hubert Haddad Edition: Zulma

 

 

Le précédent roman de Hubert Haddad, qui est en fait un double roman – Le Peintre d’éventails et Les Haïkus du peintre d’éventail (2013) – était sa première excursion dans l’univers de la culture japonaise. Avec , l’écrivain s’y replonge avec finesse et sensibilité, signant une œuvre à fleur de peau, à la frontière entre la biographie et le roman.

Début des années quatre-vingt-dix. À vingt ans, Shōichi fait la rencontre de Saori dans le café où il travaille comme serveur. Cette femme captivante est universitaire, et a consacré sa vie entière à l’étude de celui qui est considéré comme le dernier grand haïkiste, Taneda Santōka. La liaison entre Saori et Shōichi est brève, son dénouement tragique : alors qu’elle revient par bateau d’un voyage à l’île de Shikoku, Saori meurt noyée. Avant son départ, elle avait cependant confié le manuscrit de la biographie de Santōka qu’elle venait d’achever à Shōichi.

Le Guide et la Danseuse, R. K. Narayan

Ecrit par Patryck Froissart , le Jeudi, 19 Novembre 2015. , dans Zulma, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Asie, Roman

Le Guide et la Danseuse, septembre 2015, trad. de l’anglais (Inde) par Anne-Cécile Padoux, 268 pages, 9,95 € . Ecrivain(s): R. K. Narayan Edition: Zulma

 

C’est une belle initiative des Editions Zulma que la réédition de ce roman de 1958 de l’auteur de l’ouvrage Dans la chambre obscure, présenté en août 2014 dans les chroniques de La Cause Littéraire.

Le Guide et la Danseuse est construit sur l’alternance de deux voix, celle du personnage principal, Raju, qui raconte à la première personne certaines périodes de sa vie, et celle d’un narrateur extradiégétique omniscient, qui « voit » évoluer Raju dans d’autres tranches de son existence.

Car Raju vivra plusieurs vies entre sa naissance et sa mort.

Sous ces deux points de vue alternés, se reconstitue pour le lecteur, en un récit non linéaire où les temps de l’histoire s’entremêlent de manière anachronique, le destin singulier de Raju, fils d’un pauvre commerçant rural dont les affaires se mettent soudain à prospérer lorsque la modernité débarque au village (l’action se passe, comme dans la plupart des romans de Narayan, dans le petit bourg imaginaire de Malgudi) avec l’arrivée d’une voie ferrée et la construction d’une gare.