Si Daniel Guérin dans son texte L’anarchisme s’attache particulièrement à décrypter l’organisation économique de cette doctrine, cela tient à ce que les autres aspects – athéisme, antimilitarisme, liberté sexuelle… – ne sont lui pas spécifiques.
Qui dit anarchisme déclare à l’esprit lambda désordre, chaos, désorganisation. Et pourtant le mot anarchie, dérivé du grec, ne signifie rien de plus qu’une absence d’autorité ou de gouvernement. Balancée sans explication, une telle idée à notre esprit lambda, cela s’apparente à parler d’art à une poule. Pour comprendre, comme souvent, il vaut mieux demander à une personne un peu éclairée et franchement pédagogue (Daniel Guérin, par exemple), quelques explications.
L’anarchisme est une doctrine sociale dont les maîtres à penser sont Proudhon, Bakounine, Kropotkine, Stirner. Des hommes du XIXème siècle qui entre deux âges furent anarchistes de diverses influences (fédéraliste, collectiviste, syndicaliste ou même individualiste) et tentèrent de stimuler la révolution sociale.