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Ecriture

Fantasme

Ecrit par Alain Doucet , le Vendredi, 31 Octobre 2014. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

Tous deux assis

nus

sur une chaise

toi sur moi…

devant un grand miroir

Sciemment impolie

tu m’offres

ton dos

et tout le reste

me souffles-tu

dans un soupir

Balles qui claquent

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Jeudi, 30 Octobre 2014. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

 

Balles qui claquent

dans les foulées de l’automne

La Peur soudain traverse l’échine /

les crinières / fouaillent

jusqu’aux œillères de l’impatience

la visière des odeurs

Indices à prendre / appui à temps /

volatiles jusqu’aux fanes du levant

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (9/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Mercredi, 29 Octobre 2014. , dans Ecriture, Ecrits suivis, La Une CED

 

Dans une salle de répétition de l’Opéra Garnier


Merci.

C’est fait.

Une menthol ?

Reprends.

Après le do dièse.

Une menthol ?

Reprends.

Je dois dire ?

Ça compte plus que tu ne crois.

Ciel sans nom (2/2)

Ecrit par Jean-Claude de Miras , le Mardi, 28 Octobre 2014. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

-II-

je détruis par la pensée ces animaux qui me transmettaient leur obsession de la laideur

en chantonnant la bassesse de leurs actes et leurs pensées

mes paroles sont les invectives décisives contre le mal

 

mon corps s’arrime à des songes clairs et des futurs limpides

et témoin du volume renversant de l’hypocrisie des chiens bavards

je recherche en moi-même la capacité de dissoudre la vision

 

j’ai conquis le souvenir de l’avenir et leur analogie

qui induit à chaque instant cette idée poignante de crime

mes paroles sont les invectives décisives contre le mal

Journal des lisières tanka-suite # 18

Ecrit par Alhama Garcia , le Lundi, 27 Octobre 2014. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

Fantômes du Lièvre (II)

 

cinéma de nuit

à la lumière du jour

le film s’évapore

poussière sans ombre ou trace

huit heures vie perdue

 

la peau que j’occupe

les os qui me soutiennent

sont insuffisants

pour donner des arguments

sur la beauté des choses