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Ecriture

Poèmes, par François Ibanez

Ecrit par François Ibanez , le Jeudi, 11 Février 2016. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Montagne

De pierre et d’os

Calcinée de blancheur

Sous l’Azur

Des bruits sourds

Au loin

Parviennent

Soleil

Sans personne

Sans paroles

Sous la brise

Qui flotte

Les Folles Histoires du Chat Crotté (1) La Partie de Dames, par Ahlem B.

Ecrit par Ahlem B. , le Mardi, 09 Février 2016. , dans Ecriture, Nouvelles, Ecrits suivis, La Une CED

 

Épisode 1

J’ouvre un œil, puis un second, encore somnolant. J’adore dormir. D’ailleurs, je fais ça la moitié du temps. L’autre moitié, je la passe à flâner dans les rues ou à guetter mes repas.

Je suis un chat. Chez nous, on dit qu’il faut crever le chat avant qu’il ne franchisse la porte de ta maison, et même si j’aime pas beaucoup cette expression, je préfère te prévenir dès maintenant, j’ai sale caractère.

Je n’ai rien d’un charmant chaton élevé dans la chaleur d’un foyer bien nourri. Même, je ressemble plus à un rat qu’à un chat. Mais te moque pas. Essaie de grandir toi, dans une poubelle.

Je suis né avec une patte courte, alors je marche en claudiquant, et à cause de ta foutue pollution, je suis asthmatique. Je suis aussi épileptique. L’épilepsie en revanche, c’est pas toi. Ça, c’est parce qu’avant ma naissance, ma mère vivait dans une pharmacie et je la soupçonne de s’être envoyé des trucs dingues.

Jean et Jean-Pierre Giraudoux : le poème du Père et du Fils (12)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 08 Février 2016. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Lorsque la nuit

A pâli

 

Vous l’avez vu

 

Vous avez songé

À votre passé

 

C’était votre passé

Qui pâlissait

 

*

En UN seul regard, par France Burghelle Rey

Ecrit par France Burghelle Rey , le Mercredi, 03 Février 2016. , dans Ecriture, Nouvelles, La Une CED

 

Comme est en nous la poésie en moi est un regard est une foi En moi ce mystère d’écrire et de vivre poésie comme l’amour je définirai l’impossible jusqu’au bout de mes doigts qu’à fleur de peau déjà je sens comme j’effleure ce rosier au début de l’automne Je dis qu’on n’aime pas sans fleurs A l’heure où j’écris blanchit cette lumière qui semble ton regard Et ta vie est la Vie Je le dirai à tous ceux qui le savent à ceux qui ne le sauraient pas sinon grâce à ces mots

 

Avec le doute la peur et l’impossible à dire mais quand à me promener le long de ces arbres de cette rivière que j’aime j’arrive à me connaître, alors je te connais Et peu m’importe que tu m’aies à peine vue et à peine reconnue la beauté est plus forte et la tienne peut suffire celle qui me fait écrire née d’une seule seconde elle a nourri ma vie comme une graine prend racine C’est ma force au présent ma certitude mon je ne sais quoi

Jean et Jean-Pierre Giraudoux : le poème du Père et du Fils (11), par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mardi, 02 Février 2016. , dans Ecriture, Création poétique, La Une CED

 

Il régnait

Une allure des vents

 

Une ronde des reflets

Une conscience nocturne

 

Dont vous ne pouviez

Vous détacher

 

*