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La Une CED

Illuminations : un recueil fantasmé et forcé

Ecrit par Eddie Breuil , le Mercredi, 22 Octobre 2014. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

 

La plupart des éditions des Illuminations reconnaissent qu’il s’agit d’un recueil dont l’histoire éditoriale est problématique. Il semble que la plupart des textes qui composeront le recueil ont été remis en 1875 à Stuttgart par Arthur Rimbaud à Paul Verlaine pour Germain Nouveau. Les documents passeront par plusieurs mains, avant d’être publiés dans un étonnant mélange de vers et de proses en 1886, onze ans après la transmission, par des éditeurs étrangers au projet initial.

Lorsqu’il est question de ce dossier de Stuttgart, une des erreurs les plus fréquentes est de désigner une partie de ces textes comme « le manuscrit des Illuminations ». Henry de Bouillane de Lacoste adopte déjà cette formulation dans son édition critique de 1949, bien qu’il remarque que « les autographes des Illuminations sont de plusieurs écritures différentes, qui vont de la fin de 1873 ou du début de 1874 à 1875 » (1) et qu’« il est clair que toutes ces proses étant sans lien entre elles, leur ordre importe peu, et qu’un classement en vaut un autre » (2).

Ciel sans nom (1/2)

Ecrit par Jean-Claude de Miras , le Mercredi, 22 Octobre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

 

 

-I-

 

bientôt je me trouverai bien au-delà

et mon amour connaîtra enfin son aboutissement

et les nouvelles beautés créeront mon invraisemblable biographie

dont je ne peux encore parler parce que je viens de renaître

 

je commence à voir mon antique apparence prétentieuse

alors que béat je reviens à moi

et que j’amorce l’évocation de mes souffrances antérieures

qui se dissolvent dans mes doigts fous qui courent

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (8/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Mardi, 21 Octobre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Dans l’escalier des loges de l’Odéon, à Paris

Prends.

Tu veux ?

Qu’est-ce que c’est ?

Une histoire. Oui, toute une histoire.

Par exemple.

C’est quoi la différence.

Tu mets un accent sur le é ?

Une histoire ?

Un rapport des laboratoires avec tes globules rouges inférieurs à la normale. N’est-ce pas ?

On peut dire.

Journal des lisières tanka-suite # 17

Ecrit par Alhama Garcia , le Lundi, 20 Octobre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

le silence du merle

 

je rêve parfois

de rencontrer l’inconnue

fille de clarté

qui longtemps comme épigraphe

sur trois lignes se penchera

 

sauras-tu le lire

ce texte avant la pluie froide

de l’hiver venant

je ne m’envolerai pas

si ta voix ne me libère

Robert Longo : la beauté du désastre

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Samedi, 18 Octobre 2014. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

 

Vers quel horizon invisible flotte ce regard vide ; quel rêve ou quelle pensée hante ce front somnolent ? De quoi parlerait cette bouche ainsi cachetée ? De résurrection ou de néant ?, Théophile Gautier, Articles et chroniques (Salon de 1849)

 

Solitude urbaine

Nous avons choisi, à cause de notre période troublée et de l’acuité des artistes à se rendre maîtres de ces sujets, d’écrire une courte étude et d’aborder l’œuvre originale de Robert Longo. En effet, ce plasticien américain, né à Brooklyn le 7 janvier 1953, prélève des images de l’environnement d’un monde qui s’écroule, se délite, d’où l’individu est spolié, rendu maillon d’une chaîne d’objets de consommation courante.