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La Une CED

Le poème musical

Ecrit par Didier Ayres , le Lundi, 17 Juin 2013. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

 

Une étude de Didier Ayres sur : Le Temps ouvre les yeux, Gérard Pfister, Editions Arfuyen, 2013, 12 €

 

Je me trouve devant ma page avec l’objectif de rendre compte de la troisième reprise de la lecture des poèmes de Gérard Pfister, parcours varié et appétant. J’ai pris le parti d’une courte étude de ces neuf grands chapitres composés chacun de distiques aventureux et spirituels, indexés uniquement par des chiffres, sans titres. Un détour indirect ici est utile pour la compréhension de ce que je veux dire. Et cela est rendu possible grâce au sous-titre du livre, Oratorio (sorte d’opéra sacré), qui souligne le destin que le poète espère à son livre. Et c’est très bien choisi de parler de musique au sujet de cette expérience patiente et originale et qui ne se perd pas dans la fonction d’un système formel, mais arrive à toucher tout le temps et produire un effet très intéressant.

Art de consommer - 42

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 17 Juin 2013. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

… … …. … … … … ?

Les cheveux courts, les sourcils droits, épais, les yeux très clairs, une poignée de main qui la fait sursauter. Elle coupe le volume de son lecteur MP3.

Est-ce qu’on peut parler un peu ?

… (Elle est surprise. En général, les médecins ne demandent pas la permission pour parler).

Ses yeux sont vraiment très clairs. Est-ce que je suis morte ? Vous êtes médecin ou vous êtes un ange ? Ne pas dire de connerie.

(Léger raclement de gorge) Oui oui.

- Il ne faut pas toucher à ton cathéter.

Entretien avec Alain-Jacques Czouz-Tornare - La révolution française pour les nuls

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 15 Juin 2013. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

 

Alain-Jacques Czouz-Tornare, comme le relève la brève notice biographique de l’ouvrage, est « un pur produit des écoles de la République, ancien élève des classes préparatoires à Normale Sup et docteur en histoire de la Sorbonne ». Titulaire des Palmes académiques, il a été fait Chevalier des Arts et des Lettres en 1995 pour ses travaux historiques sur la Révolution et il a obtenu, pour sa thèse, le prix d’encouragement 1998 de l’Association suisse d’histoire des sciences militaires. Il a également écrit de nombreux ouvrages et articles au sujet de la Révolution et a participé à de multiples colloques et expositions sur cette période de l’Histoire. Enfin, il est fréquemment consulté par de nombreux médias français et suisses pour en parler.

Alain-Jacques Czouz-Tornare vient de recevoir le Prix de la Fondation Régis de Courten et a tenu une conférence à la Mairie du 1er arrondissement de Paris (4, Place du Louvre), le mercredi 29 mai dernier, sur le thème « 10 août 1792, les Tuileries : l’été tragique des relations franco-suisses ».

52.dimanche (XXI)

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 15 Juin 2013. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

dimanche 20 mai 2012

 

la fonction de la réalité

la réalité fonctionne peut-être comme un drame, une sorte de passage à soi, par un frottement du derme, une chose enveloppante qui fait lien avec l’extérieur

cependant, le mot réalité n’est peut-être pas bien choisi à cet égard, il aurait fallu dire, l’impression de réel, comme une sorte de couture d’avec la réalité

car la réalité est égale à elle-même, mais si on s’arrête un instant à cette frontière, à ce derme, on ne trouve qu’un assemblage de sentiments, de sensations associées qui construisent empiriquement ou reconstruisent la réalité

La collectionneuse d'Eric Rohmer

Ecrit par Sophie Galabru , le Vendredi, 14 Juin 2013. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

Ce film d’Eric Rohmer est le quatrième des six contes moraux. La Collectionneuse aborde autant de thèmes que celui de la beauté et de la peinture, de l’activité et de la paresse, autour d’un trio de forces où s’illustrent les problématiques de la pureté et de la collection, du désir et du nihilisme. Adrien, jeune mondain antiquaire désargenté laisse sa maîtresse mannequin Mijanou partir faire des photos à Londres et s’installe pour l’été dans une villa isolée des environs de Saint-Tropez, appartenant à son ami Rodolphe. Il partage la demeure avec un intellectuel artiste et nihiliste, Daniel, son maître à penser. Haydée, une séduisante jeune fille, elle aussi invitée par Rodolphe, vient troubler leurs vacances.

 

Les Prologues : les discussions dialectiques

Trois prologues indépendants présentent à leur façon chacun des protagonistes du trio. Le premier expose Haydée Politoff, la collectionneuse marchant sur la plage, au bord de la mer, le silence laisse place à des plans rapprochés sur son corps androgyne et seul, elle est la femme qui séduit, la beauté muette.