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La Une CED

Onfray ose Freud ou le crépuscule de la pensée, par Léon-Marc Levy

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Vendredi, 10 Juillet 2015. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

 

Cette chronique, dans la série de mes « chemins de lecture », devrait se situer dans une série parallèle intitulée « chemins de mé-lectures » comme on parle de mésaventures. Car lire le pavé de Michel Onfray sur Freud en est une, assurément.

Le rejet de Freud et de son oeuvre, comme la grippe, revient par saisons, obstiné, agaçant mais jamais bien grave : même souche virale et mêmes symptômes. Il n’est pas même utile de soigner, ça passe tout seul après quelques semaines de légère fièvre. Le dernier épisode de cette pandémie chronique porte le nom de Michel Onfray. Je ne pensais pas m’intéresser un jour à cet homme, spécialisé dans la vente du n’importe-quoi : Kant cachait Eichmann, St Jean préfigurait Hitler. On peut raisonnablement penser aussi que Caïn annonçait Jack l’Eventreur ? Il n’en est pas à son coup d’essai. Son traité d’athéologie procédait des mêmes approximations. (1)

La Trinité bantoue, entretien avec Max Lobe

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 10 Juillet 2015. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

 

« Mwána vit dans un pays au cœur de l’Europe, avec ses cousins blancs qu’il connaît bien. Certains parmi eux sont décidés à chasser les moutons noirs de leur territoire. La traque est lancée, les esprits s’échauffent. C’est dans ce contexte que Mwána cherche un emploi. Et rien n’est gagné. Le jour où il décide de dépenser ses derniers centimes pour entendre la voix de sa mère restée là-bas, au Bantouland, sa vie se fige dans une parenthèse douloureuse. Mwána ne la reconnaît plus. Ah Nzambé ! Il traverse des moments cailloux dont il sait malgré tout savourer le sel, grâce à son esprit vif et profondément joyeux, grâce à Ruedi le rouquin, à Madame Bauer la passionaria, ou encore grâce à Kosambela, sa sœur très catholique. Avec La Trinité Bantoue, Max Lobe précise et approfondit cette écriture inventive, chatoyante et visuelle initiée dans 39, rue de Berne qui l’a révélé comme un auteur prometteur (Quatrième de couverture) ».

 

Valérie Debieux : Max Lobe, vous êtes arrivé en Suisse à l’âge de 18 ans, vous avez étudié au Tessin et vous êtes l’auteur de deux romans. Qu’est-ce qui vous a incité à écrire des romans ?

Le rêve monstrueux d’une Algérie sans jambes, par Kamel Daoud

Ecrit par Kamel Daoud , le Jeudi, 09 Juillet 2015. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

Les jambes de l’Algérie. Histoire de nos présents. D’un côté, un recteur d’Alger, devenu ministre de nos talibanisations en marche, soutient son agent de sécurité qui soutient les talibans contre les jupes courtes. La jupe courte est mal vue pour le nouveau ministre. C’est la source des séismes selon les salafistes, du mal selon les oisives, des sécheresses selon les passants et des fins de monde selon les Algériens qui tournent en rond.

De l’autre côté, la France, pays qui a trouvé son séisme sans bouger les fesses : une étudiante est chassée pour cause de jupe longue. Un journal fictif a même proposé d’échanger les deux femmes pour régler les problèmes.

Dans le reste du monde, la campagne d’Algériennes sur « mes jambes ne sont pas un crime », avec photos de jambes d’Algériennes, a fait le tour du monde. On a parlé de l’Algérie à partir des pieds, pas des mains. Au lieu de briller par la lumière, le pays brille par ses fanatismes. Mais la métaphore n’est pas épuisée : on a un Président assis, qui ne se lève pas et dont les jambes ne fonctionnent pas. Cela est arrivé à l’Amérique le siècle passé mais l’Amérique a gagné, pas nous. Jambes mortes, contre jambes nues. Les premières ne dérangent pas le ministre de l’Enseignement supérieur. Les jambes nues, si. Et l’agent de sécurité ?

Rohmer en poèmes (18) L’Amour, l’après-midi

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 09 Juillet 2015. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

 

 

Il dit. Non, il ne dit pas.

Il se pense. Oui. Il vient

 

Dans sa pensée et il :

 

Mon trajet, matin et soir,

correspond à peu près


à la dose de lecture que

j’aime absorber sans

Pour une Contre-Histoire littéraire de la Nouvelle-Calédonie

Ecrit par Jean-François Vernay , le Mercredi, 08 Juillet 2015. , dans La Une CED, Les Chroniques

Histoire littéraire de la Nouvelle-Calédonie (1853-2005), Virginie Soula, éd. Karthala, mars 2014, 324 pages, 24 €

 

 

Virginie Soula a présenté sa thèse de troisième cycle intitulée Des ancrages littéraires et identitaires au « destin commun », une histoire littéraire de la Nouvelle-Calédonie (1853-2005), le 18 mars 2008 devant un jury d’africanistes (sic !) (1), sous la co-direction de Monsieur Xavier Garnier et Madame Véronique Bonnet. Résumons donc : une thèse circonscrite à 2005 pour une soutenance en 2008 et une édition en 2014 du même travail. Tempus fugit.

En terme de réception critique, toute histoire littéraire a son lot de dilemmes et de controverses susceptibles de provoquer quelque agacerie ou mécontentement chez les lecteurs : sous quel angle faut-il l’aborder ? Quels écrivains retenir ? Comment rendre justice à leurs œuvres en donnant le goût de les lire ? A quel moment faut-il abandonner le chantier afin qu’il aille sous presse ?