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La Une CED

Couleurs : deux livres

Ecrit par Marjorie Rafécas-Poeydomenge , le Samedi, 28 Février 2015. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

L’étonnant pouvoir des couleurs, Jean-Gabriel Causse, Ed. du Palio, mai 2014, 192 pages, 19,90 €

Le petit livre des couleurs, Michel Pastoureau et Dominique Simonnet, Ed. Points, mars 2014 (réédition des Editions du Panama de 2005), 121 pages, 6,50 €

 

L’étonnant pouvoir des Couleurs, dommage que le rose soit réservé aux filles !

Grande amatrice des couleurs (disons que je n’hésite pas à les utiliser aussi bien dans ma garde-robe que dans ma décoration d’intérieur, en total contre-pied de la tendance bobo très épurée et inodore), je ne pouvais qu’acquérir cet ouvrage si flatteur aux yeux, L’étonnant pouvoir des couleurs de Jean-Gabriel Causse sorti en 2014. Juste avant, j’ai également pris le temps de savourer Le petit livre des couleurs de Michel Pastoureau et Dominique Simonnet, un petit bijou historique très coloré qui ouvre l’esprit.

Rohmer en poèmes (4) Le Signe du Lion

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 28 Février 2015. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique, Côté écrans

 

Une envolée d’oiseaux

Donne sa visibilité

 

Au mouvement

Des cloches de la cathédrale

Dans la beauté

 

Paris

Et la Seine

Sont des personnages

Étranges et beaux

Journal - Nuit du 25 janvier par Kamel Daoud

Ecrit par Kamel Daoud , le Vendredi, 27 Février 2015. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

… Je vis parfois comme si j’avais raté quelque chose. Comme si j’avais raté un rendez-vous, une rencontre. Une obligation. Cela me fait souffrir parfois. Atrocement. Je me sens coupable. Presque traitre à quelqu’un. J’aurais dû le chercher, le trouver aussi et lui dire quelque chose dont j’ai oublié le sens et la langue. Parfois, quand j’écoute les vieilles musiques des années 80 cela me tort le cœur : quelque chose manque. J’ai beau essayer, je me creuse la mémoire à mains nues, je supplie presque. Mais rien ne vient. Juste de la culpabilité. Qu’est-ce que j’aurais dû faire ? J’ai essayé d’être le meilleur et de briller et de faire de mon mieux mais cela ne suffit jamais à atténuer le sentiment de culpabilité et d’échec. Je revois les anciennes années, ma grand-mère avec qui je vivais, la cheminée de la maison coloniale, le village pauvre et j’essaye presque de crier derrière une vitre : c’est là, sous mes yeux. C’est là que j’aurais dû faire quelque chose. J’avais je crois huit ans et je n’avais pas compris qu’il n’y avait pas d’éternité. J’ai envie de supplier un Dieu de me donner une deuxième chance, de recommencer car là je SAIS.

Que vaut vraiment Michel Houellebecq ?

Ecrit par Zone Critique , le Jeudi, 26 Février 2015. , dans La Une CED, Les Chroniques

La cause littéraire vous présente aujourd'hui un nouvel article de son partenaire Zone Critique

 

Et si on se demandait plutôt : Que veut vraiment Michel Houellebecq ? Provoquer, déranger, dégoûter ? Ce que guette Michel Houellebecq c’est notre réaction, chers lecteurs.

Alors, si on s’éloignait des termes « islamophobe, raciste, misogyne » et qu’on reprenait tout à zéro ?

Michel Houellebecq dépeint la société telle que nous la connaissons sans une once de vernis. Ou plutôt, la société que nous ne voulons pas connaître, celle de l’infâme et du désenchantement. Michel Houellebecq maîtrise l’art de la dualité en décrivant des situations quotidiennes, parfaitement identifiables par le lecteur, qui commence à éprouver une forme d’empathie. Puis, l’auteur se joue de cette identification en plaçant le lecteur assoupi dans une situation glauque, défiant tous les tabous de la société occidentale. L’engouement pour l’œuvre de Houellebecq s’explique ainsi par sa dimension cathartique. L’écrivain recherche une réaction violente chez le lecteur qui se voit purgé de toutes ses passions malsaines et destructrices.

Le Jardin de derrière (13) - Où certains rampent et d’autres courent

Ecrit par Ivanne Rialland , le Jeudi, 26 Février 2015. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

– Allô ?

– Allô ?

– C’est moi.

– Tu ne dois pas m’appeler à ce numéro. Raccroche.

– Ils ont vu quelque chose.

– Qui ?

– Les gamins.

– Qu’est-ce que tu veux qu’ils aient vu ? Il n’y a rien à voir.

– Si, bien sûr que si.

– (soupir)

– Tu ne me crois pas ? Tu crois qu’il ne se passe rien ? Alors que c’est là, sous ton nez !