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La Une CED

Festival du livre « D’une mer à l’autre », de Collioure

Ecrit par Marc Ossorguine , le Lundi, 01 Septembre 2014. , dans La Une CED, Les Dossiers, Documents

 

Que l’on considère le festival du livre de Collioure comme la dernière manifestation littéraire de l’été ou la première de la rentrée, peu importe au fond, la vraie originalité de ce festival c’est qu’il est à la fois marin, catalan et littéraire.

Catalan, car nous sommes en terre catalane, et il y aura des invités venus de Barcelone. Marin et littéraire car ouvert sur la grande bleue et au-delà et attentif à l’avenir du livre et de l’édition. Cet enracinement et cette ouverture sont deux des fils conducteurs de ce festival qui fait peau neuve, avec une nouvelle équipe et un nouveau calendrier.

Au programme de ce nouveau cru, soigneusement élaboré, le centenaire d’un enfant d’adoption du pays, l’écrivain Patrick O’Brian qui adopta Collioure dès 1949 et qui y repose aujourd’hui avec son épouse. Si ses premiers romans et nouvelles publiés l’ont été dès les années 30, sous son « vrai » nom, Patrick Russ (romans maritimes, mais aussi de voyage ou d’espionnage), c’est sur les bords de la grande bleue avec un pseudonyme irlandais qu’il écrivit les aventures maritimes et napoléoniennes du Capitaine Jack Aubrey et de son médecin de bord, Stephen Maturin.

Journal des lisières tanka-suite # 10

Ecrit par Alhama Garcia , le Lundi, 01 Septembre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

 

Le tanka est un journal de la vie émotive du poète.

Ishikawa Takuboku

 

Les transitions perdues


où cacheras-tu

les œufs trouvés au hasard

d’un sable gratté

familière elle te semble

mais l’épave est coupante

Orient : quelques notes à propos du monde arabo-musulman, de sa place dans l’iconographie occidentale et de sa filiation (2/2)

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Samedi, 30 Août 2014. , dans La Une CED, Les Dossiers, Etudes

 

Le fantasme/La fantasmagorie


Faisons un grand saut conceptuel dans le temps pour se pencher vers le XIXème siècle, époque qui a reconsidéré l'apport intellectuel du monde oriental. En effet, en 1832, Eugène Delacroix embarquait à destination de la "Barbarie", c'est-à-dire le Maroc, déclarant: "les héros de David et compagnie feraient triste figure avec leurs membres couleur de rose auprès de ces fils du soleil..." Par cette déclaration inaugurale, un retour aux sources en quelque sorte, le peintre réinterroge l'Histoire reçue et ses catégories. Il va, à la façon d'un documentaliste, jusqu'à reproduire avec minutie les nuances vestimentaires entre "la Juive et la Berbère", affirmant: "c'est en eux que j'ai vraiment retrouvé la beauté antique".

Grand chœur vide des miroirs, Jacques Pautard, éd. Arfuyen

Ecrit par Didier Ayres , le Samedi, 30 Août 2014. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

Narrer

Quelques propos sur Grand chœur vide des miroirs, de Jacques Pautard.

J’ai pris le temps pour écrire cette page, car la formule du poète du Grand chœur vide des miroirs est d’un principe complexe, que je voulais bien posséder pour rédiger ces lignes. Ainsi, comme il existe en peinture une conduite artistique plus propre à la ligne, au contour ou à la tâche, à la macule, il me semble que l’activité de la poésie est elle aussi bornée par l’art de la musique d’un côté, et celui de raconter de l’autre. Et les choses s’arrangent merveilleusement avec le Virgile de l’épopée, ou le Dante Alighieri des voyages en Enfer. Le texte de Jacques Pautard se trouve justement sur cette crête, cette interrogation. Et je dis cela à dessein, car je suis très touché par cette discussion : que doit narrer le poème, et faut-il que le poème raconte, relate ? C’est-à-dire, comment faire fonctionner le mode lyrique et le récit.

D’Images et de bulles (8) - Herakles, tome II, Edouard Cour

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Samedi, 30 Août 2014. , dans La Une CED, Les Chroniques, Chroniques régulières

 

Herakles, tome II, Edouard Cour, Editions Akileos, avril 2014, 160 pages, 18 €

 

Herakles revient pour un second volume aussi détonant et sanglant que le premier. Si vous avez manqué cette revisitation du mythe par Edouard Cour, procurez-vous ces deux tomes élégants à la couverture noire. Sur le second, une main aux doigts épais, rouge sang, fait le pendant à la figure jaune du héros comme esquissée à la craie du premier : farouche, violent, c’est un Herakles hanté par la culpabilité, un héros au cœur pur et aux mains souillées que vous allez rencontrer.

« Un lion se fait faire la peau, un hydre ne sait plus où donner de la tête ? Herakles est passé par là !

Une biche innocente capturée, un génocide pour un sanglier ? Herakles a bien bossé !

Une pluie d’oiseaux percés, un taureau dompté, un compagnon bouffé par des équidés ? Herakles continue sur sa lancée !