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La Une CED

Film classé Z pour une inconnue nommée X, par Charles Orlac

Ecrit par Charles Orlac , le Lundi, 23 Octobre 2017. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

J’ai Zoomé sous la jupe

D’une belle amaZone.

Elle passait, lumière Zodiacale dans la Zone

Zeste de crépuscule dans la ZUP

Elle passait et sans scrupule

J’ai Zieuté dans sa cage de soie. Zieuté

L’ascenseur pour l’échafaud

Le Zinc des alcools verts. Zieuté

Les aliZées illusoires

Du haut des tours Zébrés

Comme un Zouave joueur de Zourna. Zieuté

La danse rouge de son ventre.

Curieux comportement des critiques français et européens en général à l’égard de nos livres *, par Mohammed Dib

, le Vendredi, 20 Octobre 2017. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

« Curieux comportement des critiques français et européens en général à l’égard de nos livres. Ils ne jugent jamais en toute innocence l’œuvre d’un homme qui écrit, mais d’un Maghrébin, lequel doit justifier à chaque ligne sa condition maghrébine, condition à laquelle on le ramène sans cesse, par tous les détours du raisonnement, et par tous les moyens et dans laquelle on l’enferme à la fin aussi sûrement et définitivement que possible. L’écrivain maghrébin à leurs yeux est d’abord et spécifiquement maghrébin, puis ensuite, et accessoirement en quelque sorte, en tout cas très peu spécifiquement, écrivain.

Contre toute apparence, ces critiques posent sur l’écrivain maghrébin un regard qui éloigne, qui sépare, qui verrouille, et condamne à la spécificité sans recours, sans issue. Ce genre de comportement ne vous rappelle-t-il rien ? Si cela vous rappelle quelque chose, il faudrait dire à leur décharge que, pris en tant qu’individu, ils semblent certainement innocents pour la plupart, c’est leur pensée qui n’est pas innocente. Je ne parle pas de ceux qui ne possèdent qu’une grossière culture, estimant qu’elle leur suffit largement tant qu’il s’agit de parler d’auteurs maghrébins et qu’ils peuvent y aller sans crainte.

Fictions (anthologie) 16, par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 20 Octobre 2017. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

Les lucilies tournent

Autour de la lampe à pétrole

 

Avant de tomber

Dans le récipient en étain

 

L’appel de la lumière

Se fait appel du noir

 

*

Réflexions autour de Quand sort la recluse, le dernier Vargas, par Mélanie Talcott

Ecrit par Mélanie Talcott , le Jeudi, 19 Octobre 2017. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

Quand sort la Recluse, le dernier opus de Fred Vargas… Un livre sans surprise, au pitch réitératif. Et comme cela m’a consternée plutôt que fichu les boules, en voici une réflexion décalée.

Quand Michèl(e) sort dans la rue ou qu’elle voit à la télé un truc qui la met en colère ou qu’elle vit quelque chose qui ne lui plaît pas et qu’elle se tait, elle se sent mal. Très mal. Ce qui se passe dans son boulot avec ses collègues n’échappe pas à cette prise de conscience. Son travail n’est pas facile, elle a surmonté plusieurs crises, elle a fait grève, elle était de toutes les manifestations. Il y a eu des changements structurels et des licenciements de personnel, elle a entassé des pneus devant l’entreprise, ils les ont brûlés pour protester. Michèle leur a apporté du café bien chaud et a mangé des merguez avec eux dans le froid, tandis qu’ils empêchaient les camions d’entrer. Ensemble, ils ont résisté aux forces de l’ordre. Bref, ils ont fait tout ce qui leur semblait possible pour sauver leur entreprise. Ils sont une famille. Vingt-cinq ans dans la même boîte à fabriquer la énième pièce d’une Citroën ou d’une Peugeot. Ce qu’elle en retient ? Ses amitiés, la convivialité, l’entraide et la solidarité.

Dites-lui, par Imène Bensitouah

Ecrit par Imene Bensitouah , le Jeudi, 19 Octobre 2017. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

Dites à celui qui est parti

Que la vie continue péniblement

Son chemin épineux

Et que son départ ardu

Me brûle le cœur malheureux.

Dites-lui que

Depuis ce dur jour, le tilleul refuse sa verdure

Et que son banc en marbre

Est dévoré par la moisissure,

Que son départ fait succéder mes malheurs.