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La Une CED

Racines de ciel, Ajaccio, août 2014

Ecrit par Luce Caggini , le Mercredi, 01 Octobre 2014. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

Je nommerai ce week-end initié par Mychèle Leca à Ajaccio de magnitude dix sur mille ans de civilisation méditerranéenne.

Je suis assise sous un grand arbre dans la cour du Lycée Fesch. Je suis revenue en Corse pour être dans l’intimité du lieu que j’habite, et pendant trois jours je serai présente face aux arches de cet ancien collège de Jésuites pour la sixième édition de « Racines de ciel » comme si mon arbre miraculeux unissait cinq branches deux fois centenaires aux immenses murs de cette croisée des langages uniquement justifiée pour dominer un danger d’isolement dans un monde babélien. Babel, c’est le thème choisi par Ysabelle Lacamp, conseillère littéraire de ces rencontres. Albert Dichy, Alexandre Najjar, Georgia Makhlouf, des pointes d’excellence de la littérature de la part de ces écrivains libanais qui m’ont enthousiasmée, ce qui, j’en ai la certitude, aurait ravi mon ami Roger Caratini à qui je pense avec affection.

J’étais à deux pas de la Ville Impériale (5/10)

Ecrit par Didier Ayres , le Mercredi, 01 Octobre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Ecrits suivis

 

Autour d’un billard électrique


C’est oui ?

C’est non.

Dis-lui.

C’est non.

J’ai trois fois moins de moyens que toi.

J’ai dit cela ?

Une seule aurait suffi.

Regarde, le bureau, tout est bien posé, les livres avec les livres, les différents dossiers ensemble, et le porte-documents rouge de mon père, bien mis à côté.

Génération H, Alexandre Grondeau (et entretien avec l'auteur)

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Mardi, 30 Septembre 2014. , dans La Une CED, Les Dossiers, Entretiens

 

Génération H, Alexandre Grondeau, éditions La Lune sur le toit, février 2013, 320 pages, 18 €

Rencontre avec Alexandre Grondeau

 

« Le présent s’enfuit de peur que l’avenir n’arrive jamais »

Génération H.

 

Paru en 2013, Génération H d’Alexandre Grondeau (éditions La Lune sur le toit) caracole aujourd’hui, 18 mois après sa sortie, à la 14e place des meilleures ventes de la FNAC, tous genres confondus. Une spirale à succès qui souffle haut et fort les vapeurs acides d’une génération désabusée, larguée par ses politiques, mais qui porte encore à bout-de-bras un certain idéal d’exister. Un sacré coup de pub (et de pouce) pour le petit éditeur associatif d’Aix-en-Provence, qui ne manque pas de flair !

L’ombre du chagrin

Ecrit par Françoise Chapron , le Mardi, 30 Septembre 2014. , dans La Une CED, Ecriture, Création poétique

 

 

L’ombre de ton chagrin

ne tourne pas avec le soleil

Elle suit les méandres de ton corps

elle s’enroule dans ta chair

te cloue à son totem

Puis se fige en toi

effeuille ton cœur

frappe tes tempes d’un sang noir

Comme une gale elle t’irrite

creuse des sillons dans ta peau

puis se coince dans ton ventre

Merci pour ce roman - A Frédéric Beigbeder

Ecrit par Laurence Biava , le Lundi, 29 Septembre 2014. , dans La Une CED, Les Chroniques

 

21 août-21 septembre 2014

Un mois après, après-coup

 

Dans son édito Elysée parano (Figaro-Madame) du 13 septembre dernier, Frédéric Beigbeder, avec malice (et provocation ?) qualifiait le livre de V. Trierweiler de projet rousseauiste, et d’autofiction mêlant le gonzo-journalisme avec le reportage. L’auteur d’Oona et Salinger y voit une définition très actuelle du dandysme puisque, dit-il, Valérie Trierweiler y raconte sa vie privée. Soit. Loin de moi l’idée de la jouer moralisatrice mais j’avoue ne pas avoir bien saisi ce soutien inopiné et bienveillant à ce drôle de témoignage, tant du point de vue de l’intention que de son contenu affreux, au moment où lui-même, Frédéric Beigbeder, se détourne – et avec quel talent – de l’autofiction. Non que cela me gêne, non qu’il soit antinomique de faire s’accorder la laideur avec la beauté, et la haine avec l’amour, mais, paru le 21 août, Oona et Salinger est précisément un monstre de beauté, autrement dit l’anti-Trierweiler, que je considère comme la laideur absolue.