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Arts

Cartier : Panthère, Collectif

Ecrit par Elisa Amaru , le Jeudi, 27 Août 2015. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Cartier : Panthère, Collectif, éd. Assouline, juin 2015, relié sous coffret, 150 ill. couleur, 300 pages, 150 €

(tous visuels reproduits avec l’aimable autorisation de l’éditeur)

 

Les éditions Assouline célèbrent dans un beau livre la plus iconique des emblèmes Cartier : la Panthère. Un ouvrage ultime et racé, sous le sceau du félin, qui revient sur un siècle d’aventure joaillière de la célèbre Maison Cartier, des salons feutrés de la rue de la Paix, aux coffres à bijoux du Gold Gotha, en passant par la jungle de verre des vitrines du monde entier.

De tous les animaux du riche bestiaire iconographique et ornemental de la marque, la panthère occupe une place historique dominante chez Cartier. Symbole féminin et conquérant, la panthère Cartier appartient au mythe du grand livre de la parure. Son motif ocellé et musculeux n’a cessé d’évoluer et de se réinventer au fil des dessins des artisans-joailliers. Des hommes aux doigts 24 carats, qui adaptent sa silhouette tout en courbes aux mille et un caprices de créations toujours plus inventives et spectaculaires, allant jusqu’à créer de nouveaux procédés techniques et de sertissage pour insuffler vie au délicat félidé.

Shérazade était toquée, Mona Fajal

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 03 Juillet 2015. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits, En Vitrine

Shérazade était toquée, Les Itinéraires Editions Gourmandes, avril 2015, 264 pages, 26,90 € . Ecrivain(s): Mona Fajal

 

Quelle merveilleuse idée !

Quelle belle initiative que de réunir en un même livre 10 villes, 10 histoires dont chacune se déroule dans chacune de ces villes, et 10 recettes qui sont chacune en relation avec chacune de ces villes où se passe chacune de ces histoires… Résumer ainsi la trame de l’ouvrage suffirait déjà presque à provoquer le début d’un tournis de mille et une sensations !

Alors, si on ajoute que ce kaléidoscope a pour décors naturels, pour saveurs traditionnelles, pour assaisonnement culturel toute la richesse et la magie de ce pays incomparable qu’est le Maroc, on fait forcément entrer le lecteur avant même qu’il ait soulevé, déjà tout alléché, le couvercle du livre, dans mille et un enchantements, d’où le titre du livre, qui en soi est d’emblée porteur d’un savant et savoureux tajine sémantique d’images et de références intertextuelles épicées d’un humour subtil.

La Ferveur de Vivre (Nous, Visitandines)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Lundi, 29 Juin 2015. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres, En Vitrine

La Ferveur de Vivre : Nous, visitandines, quatre siècles de présence à Moulins et Nevers, Dir. Gérard Picaud, Coédition musée de la Visitation, Moulins Somogy éditions d’Art, 29 avril 2015, 336 pages, 320 illustrations, 42,00 €, 24,6 x 28 cm

 

 

Depuis quatre cents ans, des femmes veillent sur la ville de Moulins, capitale du duché de Bourbonnais. Ces femmes, membres de l’ordre de la Visitation, sont un point de rencontre essentiel entre deux mondes : celui de la vie cachée et celui de la vie mondaine.

Cette ferveur de vivre s’exprime dans la beauté des œuvres présentées, manifestation vivante d’un patrimoine frère de la beauté et du trouble que donne au paysage le brouillard lorsqu’il est apprivoisé par la vibration de la lumière, comme en témoignent, ici, et là, les pièces dévoilées pour la première fois au public.

Ici : en ce bel ouvrage.

Alice au Pays des Merveilles et De l’autre côté du Miroir, Lewis Carroll

Ecrit par Odile Alleguede , le Samedi, 27 Juin 2015. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Iles britanniques, Contes, En Vitrine

Alice au Pays des Merveilles et De l’autre côté du Miroir, Lewis Carroll, illustrés par Pat Andrea, Diane de Selliers Editeur

 

L’éditrice au catalogue rempli de chefs-d’œuvre publie cette saison, dans un format pratique et un prix accessible, le double classique de Lewis Carroll : Alice au Pays des Merveilles et De l’autre côté du Miroir. Un trésor de poésie visuelle et de grâce contemporaine illustré avec malice par l’artiste Pat Andrea, qui nous fait (re)découvrir une Alice tout en couleurs fantastiques. Un livre pour les petits, les grands, à boire et à manger du regard !

 

Joyeux non-anniversaire, Alice !

En toute ironie, Alice au Pays des Merveilles, paru en 1865, souffle cette année ses 150 bougies ! Les éditions Diane de Selliers font le cadeau de cette ressortie, dans La petite collection, avec De l’autre côté du Miroir (1871). Dans cette nouvelle édition illustrée et annotée au texte français comme anglais, rien n’a changé, sinon le prix !

L’arbre de vie, Raphaël Mérindol

Ecrit par Marie-Josée Desvignes , le Vendredi, 26 Juin 2015. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie, Cardère éditions

L’arbre de vie, juin 2013, 93 pages, 15 € . Ecrivain(s): Raphaël Mérindol Edition: Cardère éditions

 

L’arbre de vie de Raphaël Mérindol, illustré magnifiquement par Pierre Cayol, Christian Jauréguy, Jean-Pierre Peransin et Le Zhang, est un petit bijou et une louange, un véritable hymne dédié à l’arbre, l’arbre en nous, celui qui En tout lieu, […] a le singulier pouvoir de donner des nouvelles du silence et à tous les arbres, de toute espèce. Qu’ils soient de l’automne ou de l’hiver, sous leur cape de brume, ils sourient. Qu’ils soient cyprès au cœur pur, cèdre centenaire, platane, poirier (tant aimé de la mère) ou pin sylvestre, ils sont habité(s) d’amour et chaque jour le ciel renouvelle la garde-robe de sa cime ajourée. Toujours là, présent à nos silences, à nos deuils, à nos solitudes, prêt à nous consoler, prodige bienveillant qui porte nostalgie et espoir, l’arbre (de vie) continue nos espoirs, perpétue nos mémoires endeuillées.

Dans ce recueil de belle facture où la trame même est en majesté (celle de l’arbre), se déploie une écriture arborescente, tantôt en ramées dispersées, brèves et légères comme des haïkus accolés à la douceur des illustrations, tantôt en longs feuillages qui descendent vers le sol, déployant une prose qui s’abandonne et se confie. Et, là… soudain…