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Arts

Le Raid américain, de la collection de Charles-Henri Favrod

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 16 Octobre 2014. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Campiche, Histoire

Le Raid américain, préface et éd. scientifique d’Edith Bianchi, septembre 2014, 159 p. 39 € . Ecrivain(s): Charles-Henri Favrod Edition: Campiche

 

 

Le Raid américain, un superbe opus de cent vingt-et-une photographies datant, pour la plus ancienne de 1844 (Marché d’esclaves, Louisiane) et, pour la plus récente de 1918 (Annonce de l’armistice, Wall Street, New York City). Accompagné de commentaires historiques, précis, entrecoupés çà et là de textes d’auteurs de l’époque, l’ouvrage constitue un magnifique balayage imagé, sur près d’un siècle, des Etats-Unis d’Amérique en formation.

De la Guerre de Sécession, commencée le 12 avril 1861 et terminée le 9 avril 1865, par la reddition des troupes sudistes, en passant par son déclencheur ; l’esclavage, « principale richesse des Etats agricoles du Sud », les témoignages, qu’ils soient illustrés ou écrits, quel qu’en soit le sujet, ouvrent la porte à l’émotion, la curiosité, l’étonnement, parfois à l’indignation ; ainsi en est-il du texte de Solomon Northup (1808-1857) :

Cecil Beaton. The Art of Scrapbook, sous la direction de James Danziger

Ecrit par Odile Alleguede , le Mardi, 14 Octobre 2014. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Cecil Beaton. The Art of Scrapbook, sous la direction de James Danziger, éditions Assouline, en anglais, 218 ill. couleur, 392 pages, 210 € . Ecrivain(s): James Danziger

 

Extravagant et incroyablement prolifique, « Sir » Cecil Beaton comme il est convenu de l’appeler, n’est pas qu’un monument anglais de la photographie du 20e siècle. C’est aussi une idole very british ! Aussi iconique que les têtes (couronnées ou non) sur lesquelles il flashera, la Beaton’s touch n’a pas pris une ride.

Cecil Beaton. The Art of Scrapbook, paru chez l’éditeur d’art Assouline, est une monumentale compilation inédite d’une vie de photographe au service de son époque dans ses moindres évolutions. En un peu plus d’un demi-siècle de carrière, Cecil Walter Hardy Beaton (1904-1980) a collé, découpé, compilé, amassé, trituré, assemblé des centaines de photos, extraits de revues, de périodiques illustrés, d’almanachs colorisés pour constituer plusieurs douzaines de calepins et carnets qui sont autant de journaux intimes et bricolés. Le tout constituait, à titre privé, la matrice d’une œuvre à bâtir.

Le Tao du Toreo, André Velter et Ernest Pignon-Ernest

Ecrit par Philippe Chauché , le Jeudi, 25 Septembre 2014. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Actes Sud, La rentrée littéraire

Le Tao du Toreo, édition bilingue, traduction espagnole de Vivian Lofiego, septembre 2014, 80 p. 26 € . Ecrivain(s): André Velter et Ernest Pignon-Ernest Edition: Actes Sud

 

« Tu possèdes la magie d’une question sans réponse,

Question à la vie et à la mort

Qui renaît au sable des arènes

Entre une ligne d’ombre et un sas de soleil ».

 

Une date, le 16 septembre 2012, comme un sas de soleil qui monte de l’ovale de Nîmes. Un sas de mots et une ligne noire. Des mots et des lignes de fusain qui se croisent comme se croise José Tomás. Un dimanche matin inspiré, le torero s’avance sur le sable pour un solo, laissez-moi seul, seul face à six toros, pour à son tour dire le je ne sais quoi.

Yvonne, l’enfant château, Delphine Vaute

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 24 Septembre 2014. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Yvonne, l’enfant château, Delphine Vaute, éditions Vide Cocagne, septembre 2014, 80 pages, 16 € . Ecrivain(s): Delphine Vaute

 

Dans une ambiance presque proustienne, se dévoilent des enfants et leurs expériences lors d’un été à la campagne : une petite fille isolée qui rêve, un garçon qui prend des photos, un autre garçon qui allait devenir un ours. Les uns et les autres pratiquent la collection : animaux morts, photos d’animaux morts ; la chasse au Dahu, à la mouche ou au lapin ; la solitude et la tristesse ; l’incompréhension face au monde des adultes.

« Après le repas de midi j’aimais bien m’asseoir devant la maison au soleil.

Je rêvais qu’un cheval débarquait au triple galop dans la cour.

Un cheval indomptable que seule ma petite personne arrivait à maîtriser.

Je n’utilisais même pas cette magnifique monture pour m’enfuir

vers d’autres contrées où je pourrais vivre

de fabuleuses aventures comme dans les livres ».

Van Gogh… pour planer au-dessus de la vie, Karin Müller

Ecrit par Valérie Debieux , le Lundi, 15 Septembre 2014. , dans Arts, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Van Gogh… pour planer au-dessus de la vie, Ed. Michel de Maule, mai 2014, 120 pages, 17 € . Ecrivain(s): Karin Müller

 

« Les idées pour le travail me viennent en abondance et cela fait que tout en étant isolé je n’ai pas le temps de penser ou de sentir. Je marche comme une locomotive à peindre ».

Van Gogh (Lettre 680 vers le 11 septembre 1888)

 

Van Gogh, une énergie éblouissante, un talent hors norme, une « écriture picturale » parfaitement maîtrisée, une capacité de peindre exceptionnelle, tournant à l’obsession. Pénétrer dans le monde de Van Gogh, c’est entrer au pays des superlatifs. Il peint comme on écrit : « […] quelquefois les touches viennent avec une suite et des rapports entre eux comme les mots dans un discours ou dans une lettre » (lettre 631 du 25 juin 1888). Ainsi, alors qu’il a installé son tréteau à Auvers-sur-Oise, il produit près de soixante-dix toiles en l’espace de soixante-huit jours. Gauguin en est impressionné.