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Poésie

Exils de mon exil, Sanda Voïca

Ecrit par Thomas Chaline , le Mardi, 24 Mars 2015. , dans Poésie, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Exils de mon exil, éd. Passage d’Encres, coll. Trait court, février 2015, 26 pages, 5 € . Ecrivain(s): Sanda Voïca

 

 

Ce recueil de poésie, « très » court, porte la signature d’une poétesse fine, malicieuse et engagée à sa manière. C’est un vent frais qui nous caresse le front et les yeux, souffle en douceur des mots bien brodés par les fines mains de la poétesse. Sanda Voïca, qui a quitté la Roumanie 1999, nous conte ses exils parmi son exil, avec tendresse, volupté et empathie. Un recueil en trois parties bien ciselées.

 

On a d’abord Exils : être là où mon cœur bat – même arrivée en retard

On n’est jamais conquérant

Mais on est toujours aimant

En avalant le temps

Poèmes follets et chansons follettes, Cathy Garcia

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 23 Mars 2015. , dans Poésie, Les Livres, La Une Livres, Jeunesse

Poèmes follets et chansons follettes, éditions Nouveaux Délits, octobre 2014, illustrations de Joaquim Hock, 54 pages, 15 € . Ecrivain(s): Cathy Garcia

 

Valse des couleurs, bestiaire tendre et malicieux, nature en fariboles et enchantée composent ces Poèmes follets et chansons follettes dans lesquels Cathy Garcia nous embarque pour « vagavoler » et se balader dans son univers. La poétesse se fait fée et sorcière, déléguant l’art du pinceau à son comparse Joaquim Hock.

« Un chat ça pense, et avant tout à sa panse.

Entresort a faim, enfin !

Mais l’homme, lui, écoute ses pas, flip, flop,

et sourit tout bas.

Un homme, un chat…

Par quel hasard, cette promenade ?

Les paradoxes du lampadaire suivi de A NY, Marc Tison

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 16 Mars 2015. , dans Poésie, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Les paradoxes du lampadaire suivi de A NY, textes, collages et photos de Marc Tison (autoédition) . Ecrivain(s): Marc Tison

 

Un recueil élancé, format vertical sur papier lisse et luisant comme une ville la nuit, un remix/réécriture d’un texte publié dans la revue collective « Numéro 8 » en 2008 suivi de A NY, remix/réécriture d’un texte publié par « contre-poésie » en 2011.

« La ville est une arythmie (…) constance de la règle : l’urbain bruit ». Magistralement rendue ici par Marc Tison, la ville, sa schizophrénie jour/nuit, ses monstres, ses perditions et ses « fausses nostalgies des solitudes paisibles/ Dans l’indifférence speedée des changements de métro ». Une langue qui claque, qui swingue, qui râpe et dérape sur le béton, le bitume, aiguillonne le lecteur, le pousse, le bouscule de boulevards rutilants en « sombres chemins de rescousses », de fantasmes en sordides réalités, sans jamais céder à la facilité d’un hymne bidon à une urbanité trop souvent à la limite du bidon elle aussi, au contraire l’auteur, lucide, nous livre la désintégration des romantismes/ Ravalement des façades à l’heure du dégueuli.

Correspondance avec l’ennemi, Christophe Esnault

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Samedi, 14 Mars 2015. , dans Poésie, Les Livres, Critiques, Livres décortiqués, La Une Livres, Correspondance

Correspondance avec l’ennemi, éd. Les doigts dans la prose, janvier 2015, 149 pages, 16 € . Ecrivain(s): Christophe Esnault

 

 

Avant-propos : Correspondance avec l’ennemi est le huitième ouvrage des Éditions Les doigts dans la prose. Mention spéciale pour le graphisme & le design de la 1ère et 4ème de couverture, dont la présentation en avant-dernière page vaut le coup d’œil & de lecture : le livre a été composé au Mans en Titillium par Anne Milet, D.A. de l’Agence Atribu, qui a tiré à boulets rouges sur la couverture, avant d’en confier l’impression à L’Imprimerie Graphique de l’Ouest, sise Chemin des Amours au Poiré-sur-Vie (Vendée), pour démultiplication à 550 ex., sur Munken white print de 80 gr pour l’intérieur, carte Arktika une face mate de 250 gr pour la couverture illuminée par un Pantone rouge sang 485 C, rehaussé d’une touche de noir intense sous son pelliculage mat, la première quinzaine du mois de décembre 2014 ; le tout constituant l’édition originale. L’impression d’image 3D majore le look vraiment réussi de ce bel Objet-Livre.

Les Galets Goelands, Michel Cosem

Ecrit par Marie-Josée Desvignes , le Jeudi, 12 Mars 2015. , dans Poésie, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Recours au poème Editeur

Les Galets Goelands, janvier 2015 . Ecrivain(s): Michel Cosem Edition: Recours au poème Editeur

 

10 sections liées à des lieux et 11 liées à des saisons + 1

5 poèmes sans titre et hors sections en ouverture tous évoquant la mer, la transparence, l’élément eau, les galets… et la contemplation voyageuse.

Entre prose et poésie, le soleil et le vent, on respire le grand large, les marées, la musique du vent, les grands espaces verts, les cieux ouverts en lisant Michel Cosem.

En ouverture de ce recueil, le poète se promène dans les rues de St-Brieuc, le temps s’étire, entre ennui et froidure, le poète pose un regard silencieux sur le monde qui tourne autour de lui.

La nuit, « cette inconnue » rôde dans la connivence avec l’homme qui observe, rêve et désire « Irruption de l’absente », « tout est sur le fil vu du large ».