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Revues

Le dico des dictionnaires, Jean Pruvost

Ecrit par Pauline Fouillet , le Lundi, 09 Février 2015. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jean-Claude Lattès

Le dico des dictionnaires, octobre 2014, 527 pages, 23 € . Ecrivain(s): Jean Pruvost Edition: Jean-Claude Lattès

 

Jean Pruvost est un passionné des mots et des dictionnaires. Chez lui, ces ouvrages de tous styles, époques ou tailles emplissent les pièces. A tel point qu’il a dû acheter l’appartement mitoyen pour les ranger !

En tant que dicophile et lexicographe, il nous propose ici un dictionnaire amoureux avec exactement 71 définitions, vues à travers leurs histoires, leurs anecdotes et les divers dictionnaires existant. Mais surtout, il leur relie d’autres liens et mots : « Il en va ainsi de nos vieux dictionnaires. On attrape un mot, une définition, un exemple, et il faut aller plus loin. Un univers s’ouvre, labyrinthique ». C’est ainsi qu’à partir de la définition du terme chien, on en arrive à la définition d’autres mots plus ou moins excentriques comme crocodile.

Parfois, l’auteur nous entraîne à travers des « rappels » historiques d’autres époques, d’autres univers… Ainsi, tout un article est destiné à la place faite dans les dicos à la femme. Souvent la même d’ailleurs qu’elle occupe dans la société… comme un miroir de l’époque en cours.

L’Almanach insolite, sous la direction de Matthias Vincenot

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Mardi, 27 Janvier 2015. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres

L’Almanach insolite, éd. Mines de Rien, sous la direction de Matthias Vincenot, octobre 2014, 376 pages, 30 € . Ecrivain(s): Matthias Vincenot et équipe

 

Prélude

Pourquoi ne pas ouvrir L’Almanach insolite en ce début d’année 2015, bien qu’il soit paru en octobre 2014 dernier – publication inaugurée lors d’une soirée à la Sorbonne (amphithéâtre Richelieu) organisée par et autour de Matthias Vincenot avec une farandole d’artistes venus fêter l’événement convivial, certains venant sur scène dire leur texte publié dans l’ouvrage. Moment propice où les pages d’un nouvel avenir / s’ouvrent…

Les Chants de l’Almanach insolite

Ouvrons donc l’Almanach au 1er janvier… 2015

Mais peu importe l’année après tout, puisqu’il s’agit en somme d’un almanach perpétuel ; d’un almanach permanent comme est permanent le rêve, règne sans agenda contraignant mais rempli de surprises, agencé par tous les possibles ouverts par l’Imaginaire…

Hommage à la revue Caravanes (Phébus, 1989-2003)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 13 Décembre 2014. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Phébus

Edition: Phébus

 

 

Caravanes fut, de 1989 à 2003, une « revue annuelle de littérature » dirigée par André Velter et Jean-Pierre Sicre. Elle se définissait ainsi : « Une fois l’an, Caravanes donne rendez-vous à ses lecteurs pour un tour du monde de textes écrits par quelques “marcheurs de l’esprit”. Des écrivains de tous les continents, uniquement d’essence vagabonde, célèbres ou non, contemporains ou antiques, composent une mosaïque de récits, nouvelles, poèmes, à chaque fois inédits ».

Une fois l’an, c’est beaucoup dire, puisqu’il y eut 8 numéros en tout. Et lorsque l’on veut mieux comprendre quelle fut la substance de Caravanes, c’est vers ces lignes qu’il faut se tourner : « Rien de plus vaste que le mystère du monde. Rien de plus violent que le goût de l’inconnu. Un cœur vivant est un cœur en partance. Caravanes se veut un lieu d’universelle rencontre qui accueille les récits, les blasphèmes et les chants. Il est la stèle de ceux qui passent avec le sable, avec le vent ».

Desports 4 Spécial Coupe du Monde

Ecrit par Philippe Chauché , le Mardi, 01 Juillet 2014. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Desports 4 Spécial Coupe du Monde, Olivier Guez, Bernard Chambaz, Adrien Bosc, Pierre-Louis Basse, Benoît Heimermann, Bernard Comment, et beaucoup d’autres, Ed. du Sous-sol, mai 2014, 196 pages, 17 €

 

« A 16h34, à la 79e minute de la rencontre, Alcides Ghiggia, l’ailier uruguayen, déboule, excentré. Il a éliminé Bigote, son vis-à-vis, et s’en va chercher la tête ou le pied de Schiaffino. Comme sur le premier but de la Celeste, Barbosa l’anticipe, légèrement avancé, oui, Barbosa anticipe le centre, il ne ferme pas bien l’angle de son but, Ghiggia l’a vu, tire, Barbosa se détend mais trop tard, la balle lui échappe, l’Uruguay marque. La Celeste même au score et le Brésil ne la rattrapera jamais, il va perdre « la Finale » ! (Le gardien maudit, Olivier Guez).

Comme la littérature, le football est affaire de détente et d’anticipation. Il faut bien fermer l’angle de son but pour éviter que la phrase lancée à vive allure ne finisse dans le filet. Comme la littérature, le football est affaire de stratégie, on occupe le terrain ou on semble se découvrir, mais c’est une ruse chinoise, les attaquants sont en place, mais un milieu jaillit comme un haïku, pied droit, pied gauche, déhanchement, retour sur le droit et exclamation finale, la clameur se poursuit longtemps en suspension comme chez Céline.

Le Ciel vous tienne en joie, Philippe Meyer

Ecrit par Frédéric Aribit , le Mercredi, 20 Novembre 2013. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Editions de Fallois

Le Ciel vous tienne en joie, octobre 2013, 272 pages, 20 € . Ecrivain(s): Philippe Meyer Edition: Editions de Fallois

 

 

Le dernier livre de Philippe Meyer réunit ses fameuses « Chroniques du toutologue » diffusées tous les jours sur France Culture.

Toutologue ? Peut-être. Mais toutomane d’abord, tant il est difficile d’embrasser d’un même regard les mille-et-une activités de cet inlassable touche-à-tout à l’élégance savamment britannique. On le connaît homme de radio bien sûr, distillant de cette voix ample, posée, grave et espiègle qu’on identifierait entre mille, les facétieuses minutes de son dandysme érudit. On s’en souvient peut-être homme de télévision, quand il taillait leur portrait comme d’autres font ses costumes à tel ou tel invité de L’Heure de vérité ou encore quand, c’était au siècle dernier, M6, la chaîne de toutes les musiques dixit, ne rechignait pas encore à programmer une ou autre émission musicale digne de ce nom – Rihanna, il est vrai, n’était pas encore née.