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Revues

Chroniques du çà et là, Revue dirigée par Philippe Barrot

Ecrit par Marie-Josée Desvignes , le Samedi, 02 Juillet 2016. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Chroniques du çà et là, Revue dirigée par Philippe Barrot, Littératures européennes 1, N°8 avril 2016, 290 pages, 14 €

 

 

Chroniques du çà et là est une revue semestrielle dont la vocation est de mettre en vedette les littératures méconnues ou oubliées. Chaque numéro contient des articles, des entretiens, des nouvelles, textes ou poèmes, des photographies noir et blanc et de très riches bibliographies sur les auteurs recensés.

Dans ce numéro 8, Philippe Barrot, directeur de publication « propose un parcours à travers les littératures européennes moins visibles éditorialement ». Bulgarie, Frioul, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pays de Galles, Slovénie et Tchéquie sont donc présents dans ce très riche numéro. Chaque article fait un rappel de la situation historique et politique des pays respectifs ainsi que la position souvent délicate des écrivains notamment durant l’annexion soviétique.

Revue numérique Possibles

Ecrit par Philippe Leuckx , le Jeudi, 12 Mai 2016. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres

nouvelle série, numéro 5, février 2016

 

Le poète et critique Pierre Perrin (1950) a, il y a quelques mois, relancé sur internet une revue de poésie, du même nom que celle qu’il avait tenue dans les années 75 et 80, papier celle-là (21 numéros, dont des numéros consacrés à Jean Breton et Yves Martin). A la belle appellation de Possibles répondent toutes les attentes d’un genre souvent négligé, voire malmené aujourd’hui, quand il n’y en a plus que pour le roman de grande audience et que le lectorat de poésie se réduit à peau de chagrin. Belle initiative donc pour hâter, qui sait ? une résurgence heureuse.

Carnet d/Art

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 12 Mars 2016. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Arts

 

Magazine culturel semestriel – dont le « Numéro 01 » est paru en 2013 –, Carnet d’Art projette, à chaque parution, ses lumières sur un thème déterminé qu’il traite à travers le prisme de plusieurs rubriques telles que « Réfléchir, Dossier, Rencontrer, Raconter, Galeries, Art de vivre », elles-mêmes scindées en différents sujets. Ouvert aux mondes du cinéma, de la littérature, de la musique, de la photographie, du spectacle, des arts plastiques, de l’art de vivre et de la société, Carnet d’Art propose à ses lecteurs un panel d’articles de qualité, accompagnés d’une importante documentation iconographique et photographique.

Ainsi, dans l’avant-dernier numéro intitulé Le dialogue, figure un très bel article consacré aux vieux bistrots, « archipels hors du temps » où « la vie […] reste faite d’échanges brûlants, de petites joies et de sourdes amertumes ». Agrémentée par de magnifiques portraits en noir et blanc, la parole est ainsi donnée aux acteurs de ces établissements : ici à Ladi Fentrouci, tenancier du bistrot Le California à Saint-Michel de Mauricienne, là, à Paul, âgé de plus de quatre-vingt-dix ans, doyen de La Tarentaise, dernier bistrot à Plombière Saint-Marcel en Savoie ; ou encore, à Jean-Pierre, tenancier de Chez Firmin à Annecy :

Revue Décapage n°53

Ecrit par Marie-Josée Desvignes , le Jeudi, 05 Novembre 2015. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Revue Décapage n°53, Numéro spécial Rentrée littéraire, Collectif, Flammarion, septembre 2015, 172 pages, 15 €

 

Ce numéro de Décapage est un numéro Spécial Rentrée littéraire qui présente une nouvelle formule, « nouvelle couverture, nouveau format, pagination augmentée, tirage rehaussé, deux numéros annuels », des Editions Flammarion, sous la direction de Jean-Baptiste Gendarme, auteur Gallimard.

Original, agréable à lire, il comporte des articles de fond, des nouvelles, un dossier complet sur un auteur et pour ce numéro Maylis de Kerangal « par elle-même » inaugure la nouvelle formule.

On y lira aussi le journal littéraire de Alice Zeniter, une interview imaginaire de Céline avec de vraies réponses, celles de Céline extraites des Cahiers de la NRF et un dossier rassemblant avec beaucoup d’humour (ton décalé déjà donné dans l’éditorial et la présentation générale) les réponses de plusieurs auteurs sur au moins une question que se posent de nombreux primo-écrivants et dont le titre rend compte du suspense qui attend le lecteur, « le jour où mon manuscrit a été accepté », mais dont la banalité des réactions rend grâce à ce que l’état d’esprit de chacun de ces auteurs pris dans l’attente d’une réponse de préférence positive n’est pas si éloignée de celle de n’importe qui.

Chroniques du çà et là : Le Japon (#6), Philippe Barrot

Ecrit par AK Afferez , le Vendredi, 21 Août 2015. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Chroniques du çà et là : Le Japon (#6), Philippe Barrot (dir.), PhB éditions, 2015, 207 pages, 12€

Le dernier numéro des Chroniques du çà et là, entièrement consacré au Japon, est un régal aussi bien pour ceux qui rêvent de ce pays mais n’y ont jamais mis les pieds que pour ceux qui ont pu y voyager et rêvent d’y retourner. C’est un recueil d’interviews et de photographies, de poèmes et de gravures, d’essais et de dessins, qui réussit à s’écarter des représentations éculées que nous pouvons avoir de l’archipel japonais, la mosaïque proposée permettant ainsi de rendre compte de la richesse et de la diversité de la culture japonaise, qu’elle soit moderne ou ancestrale.

Certains des textes proposent un regard érudit sur un ou plusieurs aspects de la culture japonaise, tels que la figure canonique de Mishima, la littérature criminelle, ou le manga. Un entretien avec Corinne Atlan, qui a largement aidé à la diffusion de la littérature japonaise contemporaine en France, notamment en traduisant Murakami Haruki, lui permet d’évoquer la place des écrivaines dans le paysage littéraire du Japon actuel, ainsi que les difficultés spécifiques que pose la langue japonaise en traduction. Maurice Mourier aborde la figure internationalement reconnue de Murakami pour en faire ressortir la « japonitude ». La fiction de Murakami a beau être très contemporaine, et truffée de références à la culture occidentale, elle n’en recèle pas moins au cœur, selon Mourier, « l’animisme du vieux pays ».