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Pisser dans un violon, Collectif, Revue Squeeze

Ecrit par Ahmed Slama , le Mardi, 24 Janvier 2017. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Pisser dans un violon, Collectif, Revue Squeeze, 2016, 47 pages, gratuit

 

Pisser dans un violonCollectif, Revue Squeeze, 2016, 47 pages, gratuit, à trouver ici

 

Tous on pisse dans un violon

Une revue, pas n’importe laquelle de revue, Squeeze, qui compte aujourd’hui une bonne demi-douzaine d’années d’existence, la Revue Squeeze ; des nouvelles publiées par thème, un appel à texte lancé quelques mois avant la parution, vous pouvez toujours y tenter la chance de vos textes, le prochain thème, c’est Dylan, ce bon vieux Bob dont la nobelisation en a fait hurler plus d’un, et ça se pâme ensuite à la lecture de Villon, le troubadour vagabond, bref, Squeeze, c’est un bon nombre de nouvelles, toujours originales, toujours riches, exigeantes, à s’y pencher ! L’ensemble des numéros est ici, à télécharger gratuitement, choisissez le format qui vous sied : Pdf, Epub, Mobi.

La Revue Littéraire N°65 et L’Infini, N°137

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 11 Janvier 2017. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres, En Vitrine

La Revue Littéraire N°65, novembre/décembre 2016, Léo Scheer, 10 € L’Infini, N°137, Automne 2016, Gallimard, 20,50 €

 

« 11 heures. Entrée du Phedra (Minoan Lines) : Racine sur l’eau, en direct de Grèce. Juste derrière, la navette bleu et blanc Princess of Dubrovnik », Philippe Sollers, Automne.

« Sans écrire, je ne suis plus qu’un arbre dont le feuillage se déchire dans le vent de la nuit », Richard Millet, Journal (1991-1992).

Deux revues, deux revues littéraires que tout semble opposer, de la rive gauche à la rive droite de la Seine, dirigées par deux écrivains, Philippe Sollers et Richard Millet. Deux passions partagées pour la langue, deux regards sur le monde, qui souvent s’opposent, mais deux certitudes affichées, et hautement défendues : le style. Deux éditeurs : Gallimard et Léo Scheer. Des positions, des colères, des ruses, des stratégies, des écrivains en leur sein qui parfois s’ignorent mais avant toute chose défendent un style, une manière – la matière du roman –, et un œil, deux yeux perçants, pour voir et donc entendre une certaine musique littéraire, un art du récit, un saisissement du temps et des Temps, et au bout du compte, une éclairante alchimie littéraire.

Ecritures de soi, Ecritures du corps, Actes du colloque de Cerisy, sous la direction de Jean-François Chiantaretto et Catherine Matha

Ecrit par Marie-Josée Desvignes , le Lundi, 02 Janvier 2017. , dans Revues, Les Livres, Critiques, Livres décortiqués, Etudes, La Une Livres, Hermann

Ecritures de soi, Ecritures du corps, Actes du colloque de Cerisy, sous la direction de Jean-François Chiantaretto et Catherine Matha, 2016, 300 pages, 26 € Edition: Hermann

Le corps et la sensorialité, omniprésentes aujourd’hui à travers les medias (blogs, réseaux sociaux) parfois jusqu’à la surexposition, voilà le propos de ce colloque, du corps somatique au corps érotique, du corps à aimer au corps à détruire. C’est ce dont il est question à travers différents champs, celui de l’écriture, celui de la cure et dans les différentes cultures, avec anthropologues, linguistes, psychologues cliniciens, psychanalystes et écrivains.

Dans la première partie intitulée Ecritures, Jean-François Chiantaretto dans son article « Présence et absence du corps dans l’écriture de soi : Martin Miller contre Alice Miller » y présente le rapport complexe et douloureux entre Alice Miller – dont l’œuvre pourtant témoignait d’une véritable attention portée au corps de l’autre, de l’enfant, à son intime – et son propre fils Martin Miller, lui-même devenu thérapeute, qui vient d’écrire un ouvrage : Du côté de l’enfant, une approche subversive de la souffrance humaine, L’essentiel d’Alice Miller. Martin Miller revendique dans son essai biographique une double légitimité, d’abord comme « enfant maltraité de sa mère », victime muette et observateur de sa mère, puis « auditeur empathique de ses élaborations théoriques ».

IntranQu’îllités n°4 - Boîte noire des imaginaires, Revue littéraire et artistique

Ecrit par Marc Ossorguine , le Mardi, 04 Octobre 2016. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Zulma

IntranQu’îllités n°4, Passagers des vents, juin 2016, dirigée par James Noël, 280 pages, 25 € Edition: Zulma

Que voilà une belle et riche revue. Si vous ne la connaissiez pas (ce qui était notre cas avant de tourner les pages de ce quatrième numéro), sachez que son point d’ancrage, autant que d’encrage (entre encre et rage) est l’île d’Haïti, plus riche de poètes que bien d’autres coins du monde. Avec comme maître à bord James Noël – qui nous avait déjà offert il y a quelques mois une précieuse anthologie de la poésie haïtienne contemporaine – c’est à travers l’exploration tous azimuts du monde des îles que nous sommes emportés. Îles réelles ou imaginaires, politiques autant que poétiques, littéraires et fantasmées ou rêvées. Rêvées et révoltées, aussi. De tous pays, de toutes générations, leurs voix et leurs images nous plongent dans des mondes rapidement ignorés de nos habituelles cartes – géographiques, mentales ou de hasard.

Impossible d’énumérer toutes les escales proposées tant il y en a. Pour autant qu’il s’agisse d’escales. Peut-être autant de points inaccessibles sur les routes marines de tous les exils, là où les frontières se font si confuses que l’on s’y noie. Par milliers et dizaine de milliers parfois, entre les rives de l’indifférence et du fatalisme, du cynisme et de la charité impuissante (1). Ici, qu’importent les cartographies politiques, littéraires… qui lamentablement tracent leurs frontières entre les corps comme dans les têtes. Lamentablement mais hélas trop efficacement.

Parages 01, La revue du Théâtre National de Strasbourg

Ecrit par Marie du Crest , le Jeudi, 15 Septembre 2016. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Les solitaires intempestifs

Parages 01, La revue du Théâtre National de Strasbourg, juin 2016, 200 pages, 15 € Edition: Les solitaires intempestifs

 

« Première »

L’histoire du théâtre s’écrit non seulement à travers sa littérature, celle de la scène, mais aussi celle des revues qui ont marqué ses conceptions, ses esthétiques, ses genres et formes. La nouvelle revue du TNS s’inscrit dans une filiation revendiquée, celle notamment des Cahiers de Prospero dans les années 90, ou celle de Vitez une décennie auparavant. Chacune à leur manière, ces revues envisagent leur publication comme un moment, un lieu consacré à une réflexion sur la matière théâtrale autour essentiellement d’auteurs, de metteurs en scène et de concepteurs. Le propos de Parages s’adresse-t-il ainsi certes à des professionnels de la scène contemporaine mais également à tout lecteur, spectateur en quête de sens, d’approches nouvelles du langage dramatique.

Stanislas Nordey dirige, depuis 2014, le Théâtre National de Strasbourg. En 2016, il initie la création de la revue Parages, et Frédéric Vossier est en charge de sa réalisation. Parages propose une série de contributions autour des écritures contemporaines théâtrales, faisant appel aussi bien à des universitaires, des auteurs, des metteurs en scène, des journalistes (Mohamed El Khatib, Claudine Galéa, Joêlle Gayot, Lancelot Hamelin, Bérénice Hamidi-Kim, David Lescot).