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Europe, numéro 1032, « Federico García Lorca »

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Vendredi, 17 Avril 2015. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Europe, numéro 1032, « Federico García Lorca », avril 2015, 20 €

 

Vicente Aleixandre, lorsqu’il évoque Federico García Lorca, note : il passait magiquement dans la vie, comme sans prendre appui ; [il] allait et venait sous les yeux de ses amis avec un je-ne-sais-quoi de génie ailé qui dispense ses grâces, vous rendant un instant heureux, pour s’échapper aussitôt comme la lumière, qui l’habitait […]. « Qu’est-ce qui te fait mal, mon enfant ? », semblait lui demander la lune. « La terre, la terre et les hommes, la chair et l’âme humaine, la mienne et celle des autres, qui ne font qu’un avec moi, voilà ce qui me fait mal ».

 

Le poète est peut-être un être dépourvu de limites corporelles.

 

Dans les heures avancées de la nuit, en traversant la ville, […] dans une pension, avec un de ses amis, parmi les ombres humaines, Federico revenait de la joie, comme d’un lointain pays, vers cette dure réalité de la terre visible et de la douleur visible.

La Revue littéraire des éditions Léo Scheer, n°56

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Samedi, 28 Mars 2015. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Léo Scheer

La Revue littéraire des éditions Léo Scheer, n°56, février-mars 2015 (11ème année) Edition: Léo Scheer

 

Constituée d’un préambule dédié à l’analyse littéraire d’une parution marquant l’actualité – en l’occurrence Soumission de Michel Houellebecq, aux éditions Flammarion, février 2015 – le sommaire de La Revue littéraire des éditions Léo Scheer poursuit son menu avec quelques fictions littéraires dans le genre de la (micro-)nouvelle – en l’occurrence Tripalière de Pia Petersen, Nyctalope d’Alexandra Varrin, Jackpot électronique de Myriam Thibault et Marine par Delacroix de Julie Gouazé ; quelques chroniques – Portrait de Modiano en jeune chien fou de Louis-Henri De La Rochefoucauld et Sur Roland Barthes d’Antoine Böhm, suivi d’un ensemble de chroniques, Dossier consacré à la Rentrée de Janvier ; avant de clore le numéro par des Écrits intimes, en l’occurrence le Journal (1971-1975) de Richard Millet qui ouvrait ce même numéro en tant que chroniqueur.

Exercée par trois chroniqueurs différents, l’analyse critique de Soumission dans ce n°56 de La Revue littéraire arrête l’attention du lecteur par son originalité dans l’étude de ce livre-événement en ce début de l’année 2015, et par différents angles d’approche tentés pour en décrypter des clés d’interprétation.

Dictionnaire de trois fois rien suivi d’un Dictionnaire de rien du tout, Marc-Emile Thinez

Ecrit par Philippe Chauché , le Samedi, 14 Mars 2015. , dans Revues, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Editions Louise Bottu

Dictionnaire de trois fois rien suivi d’un Dictionnaire de rien du tout, mars 2015, 70 pages, 9,50 € . Ecrivain(s): Marc-Emile Thinez Edition: Editions Louise Bottu

 

 

« Avaler v. tr. Avaler le français, le russe, l’anglais, avaler le chinois, avaler le basque et le volapuk, le bambara, avaler le sanskrit, l’occitan, avaler le tamoul, l’ukrainien, le finnois… voir vomissement. Tu as avalé ta langue ? demandait Jean quand par timidité je ne répondais pas, ou par entêtement ».

Après 140 au carré, Marc-Emile Thinez s’invite à nouveau dans la collection Contraintes des Editions Louise Bottu, et propose son petit dictionnaire, parce que le dictionnaire est le plus beau des livres (1) : Algèbre – contrainte en arabe –, à Zup – c’est la zone –, en passant par Ecriture – parole de nanti –, Histoire – Donner du sens au temps –, Musique – ne dit rien d’autre qu’elle-même – ou encore, Réforme – hantise des vaches et de certains veaux – mais aussi SOI-MEME – renforcement d’un soi qui en a bien besoin – ou VOILE – grille qui dissimule le visage, ou la réalité, selon le point de vue.

L’Almanach insolite, sous la direction de Matthias Vincenot

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Mardi, 27 Janvier 2015. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres

L’Almanach insolite, éd. Mines de Rien, sous la direction de Matthias Vincenot, octobre 2014, 376 pages, 30 € . Ecrivain(s): Matthias Vincenot et équipe

 

Prélude

Pourquoi ne pas ouvrir L’Almanach insolite en ce début d’année 2015, bien qu’il soit paru en octobre 2014 dernier – publication inaugurée lors d’une soirée à la Sorbonne (amphithéâtre Richelieu) organisée par et autour de Matthias Vincenot avec une farandole d’artistes venus fêter l’événement convivial, certains venant sur scène dire leur texte publié dans l’ouvrage. Moment propice où les pages d’un nouvel avenir / s’ouvrent…

Les Chants de l’Almanach insolite

Ouvrons donc l’Almanach au 1er janvier… 2015

Mais peu importe l’année après tout, puisqu’il s’agit en somme d’un almanach perpétuel ; d’un almanach permanent comme est permanent le rêve, règne sans agenda contraignant mais rempli de surprises, agencé par tous les possibles ouverts par l’Imaginaire…

Hommage à la revue Caravanes (Phébus, 1989-2003)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 13 Décembre 2014. , dans Revues, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Phébus

Edition: Phébus

 

 

Caravanes fut, de 1989 à 2003, une « revue annuelle de littérature » dirigée par André Velter et Jean-Pierre Sicre. Elle se définissait ainsi : « Une fois l’an, Caravanes donne rendez-vous à ses lecteurs pour un tour du monde de textes écrits par quelques “marcheurs de l’esprit”. Des écrivains de tous les continents, uniquement d’essence vagabonde, célèbres ou non, contemporains ou antiques, composent une mosaïque de récits, nouvelles, poèmes, à chaque fois inédits ».

Une fois l’an, c’est beaucoup dire, puisqu’il y eut 8 numéros en tout. Et lorsque l’on veut mieux comprendre quelle fut la substance de Caravanes, c’est vers ces lignes qu’il faut se tourner : « Rien de plus vaste que le mystère du monde. Rien de plus violent que le goût de l’inconnu. Un cœur vivant est un cœur en partance. Caravanes se veut un lieu d’universelle rencontre qui accueille les récits, les blasphèmes et les chants. Il est la stèle de ceux qui passent avec le sable, avec le vent ».