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Polars

Quand les anges tombent, Jacques-Olivier Bosco

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Jeudi, 20 Novembre 2014. , dans Polars, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, Jigal

Quand les anges tombent, Jigal Polar, septembre 2014, 328 pages, 19,00 € . Ecrivain(s): Jacques-Olivier Bosco Edition: Jigal

 

Jacques-Olivier Bosco, dans une interview début 2014 au salon du polar de Drap, après la sortie de son roman Loupo, avait déclaré, en parlant de ses projets littéraires : Et puis je travaille sur un beau roman noir, dans un style plus calme, avec des personnages forts, des enfants et des ados, rien d’extraordinaire pour eux, si ce n’est des déceptions, de la rage et l’envie de vivre « différemment ».

Si l’on compare cette déclaration avec la quatrième de couverture de Quand les anges tombent, on sourit en pensant à ce que l’auteur aurait pu écrire dans un style « plus calme » et sur une intrigue plus banale. À n’en point douter, pour JOB, le « rien d’extraordinaire » se vit dans l’extrême.

« Cinq enfants kidnappés…

Un truand impitoyable, Vigo, dit le Noir, condamné à perpet’ pour le meurtre de gamins qu’il nie farouchement avoir commis…

Un avion en provenance de Russie qui par malheur s’écrase sur une prison…

300 mots, Richard Montanari

Ecrit par Pauline Fouillet , le Mardi, 18 Novembre 2014. , dans Polars, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman, Le Cherche-Midi

300 mots, août 2014, traduit par Marion Tissot, 394 pages, 19 € . Ecrivain(s): Richard Montanari Edition: Le Cherche-Midi

 

Une série de meurtres d’une extrême violence. Une police qui semble dépassée et qui met du temps à comprendre l’existence d’un lien entre eux. Un journaliste qui lui, l’a comprit et qui voit alors le coup de pouce du destin au relancement de sa carrière.

Voici le nouveau roman de Montanari, dont la presse ne tarit pas d’éloges. Le rythme est rapide d’autant que les chapitres sont courts et polyphoniques. Nous suivons tour à tour Nick, le journaliste-enquêteur, le meurtrier fou et la future victime.

Bien que les détails des meurtres soient assez sordides et les scènes, fortes, le lecteur reste tout de même sur sa faim, le suspense et le tempo étant assez traînants. Ce premier qui avait espéré un bon thriller (comme promis par la maison d’édition) se trouve donc un peu déçu de n’être qu’en face d’un polar. D’ailleurs, le personnage principal n’aide pas à un meilleur avis, celui-ci se montrant mou et d’un charisme discutable.

Des voleurs comme nous, Edward Anderson

Ecrit par Zoe Tisset , le Lundi, 10 Novembre 2014. , dans Polars, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman, Points Seuil

Des voleurs comme nous, traduit de l’anglais (USA) par Emmanuèle de Lesseps, septembre 2014, 240 pages, 6,60 € . Ecrivain(s): Edward Anderson Edition: Points Seuil

 

C’est l’histoire d’une cavale de trois hommes, des hors-la-loi, des mécréants, des malfaiteurs. Ils braquent des banques comme le bon citoyen va faire des courses. Ils ne sont pas méchants, juste hors système, hors tout. « Les flics m’ont jamais inquiété, dit T. Doub. C’est les mecs qu’on prenait pour des amis qui vous dépassent. Et une femme qui t’en veut. C’est ça qui te dépasse ». Bowie va pourtant s’amouracher d’une « donzelle », d’une fille à part, sauvage et tendre.

« – J’ai l’impression que toutes les femmes font ça.

– Je ne sais pas ce que font les autres femmes (…)

– Je suppose qu’une femme est un peu comme un chien, Bowie. Tu prends un bon chien, si son maître meurt, il refusera qu’un autre le nourrisse et il mordra tous ceux qui veulent le caresser, et s’il continue, il cherchera tout seul sa nourriture et souvent il mourra ».

Le passager d’Istanbul, Joseph Kanon

Ecrit par Pauline Fouillet , le Vendredi, 24 Octobre 2014. , dans Polars, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman, Seuil

Le passager d’Istanbul, septembre 2014, traduction (USA) de Lazare Bitoun, 484 pages, 22,50 € . Ecrivain(s): Joseph Kanon Edition: Seuil

 

Voici un polar bien atypique. Si d’habitude, nous suivons dans ce genre littéraire la quête d’un meurtrier, dans ce roman, c’est avant tout à la conservation d’un assassin que nous veillons. D’autre part, s’agissant de l’enquête du meurtre perpétré ab-initio, il s’avère que c’est au meurtrier lui-même que l’on donne cette tâche.

Joseph Kanon situe son action en Turquie juste après le Seconde Guerre Mondiale. Ce pays neutre avait dû faire face à la préservation d’un équilibre précaire entre les alliés occidentaux et la Russie communiste. Bien que la guerre soit terminée, Istanbul et Ankara se trouvent néanmoins toujours dans cette situation inconfortable de balancier.

Ainsi, quand les Forces Secrètes Américaines font venir à Istanbul un ancien nazi roumain à des fins d’obtention d’informations secrètes russes, et que le responsable de l’opération est tué, le « coursier » en charge du transfert se retrouve bien en peine. Il doit en effet trouver une solution pour évacuer ce monstre recherché par les russes et haï par tellement de gens qu’il risque la mort à chaque instant.

Le double portrait, George Pelecanos

Ecrit par Yan Lespoux , le Mardi, 07 Octobre 2014. , dans Polars, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman, Calmann-Lévy

Le double portrait (The Double, 2013), mars 2014, traduit de l’anglais (USA) par Mireille Vignol, 267 pages, 19,90 € . Ecrivain(s): George Pelecanos Edition: Calmann-Lévy

 

 

Un peu plus d’un an après Une balade dans la nuit voici donc de retour Spero Lucas, nouveau héros récurrent de George Pelecanos. Le vétéran de la guerre d’Irak reconverti dans l’enquête privée à Washington se lance ici à la recherche d’un homme qui, après avoir séduit une femme a fini par l’abuser et disparaître avec une toile, le double portrait du titre, de valeur.

On avait cru discerner dans le roman précédent quelque chose de prometteur après un passage à vide de Pelecanos le temps de quelques romans. Le double portrait vient, sur le plan de l’intrigue, même réduite à sa portion congrue mais propice à d’intéressants portraits de personnages, confirmer cette impression sans pour autant retrouver le souffle de la production plus ancienne de l’auteur. Mais cela se complique clairement lorsqu’il aborde d’autres thèmes qu’il maîtrise de toute évidence beaucoup moins.