Son œuvre fictionnelle, François Coupry la décline sous le titre général de « Recréations du monde », et sous trois sous-titres : « Les Contes paradoxaux », « Les Cosmogonies », « Les Souterrains de l’Histoire ». Ces intitulés nous suggèrent d’emblée, à nous, lecteurs, une ampleur inhabituelle, une ambition littéraire et imaginaire. Une sorte de décryptage fictionnel du monde – eh oui ! Une aventure… Recréer, tout de même, ce n’est pas rien. Mais si le romancier ne prend pas la place de Dieu, il n’est pas grand-chose… Dans le roman, dans la fiction, tout doit être possible, tout est possible, et surtout le retournement des évidences. Les Contes paradoxaux, comme leur titre l’indique, traquent l’opinion contraire à l’opinion générale. L’entreprise est immense, salutaire, essentielle.
Dans La Femme du futur, François Coupry nous offre trois contes qui jusqu’à aujourd’hui étaient indisponibles et un conte inédit, qui donne son titre au recueil. Voilà une magnifique occasion de revenir sur l’œuvre d’un écrivain hors-normes, auteur d’un essai-pamphlet, Notre société de fiction (Le Rocher, 1997) qui remettait les pendules à l’heure de l’imaginaire.