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Les Dossiers

Ecrire le voyage. De Montaigne à Le Clézio, sous la direction de Sylvain Venayre

Ecrit par Elisa Amaru , le Mardi, 15 Avril 2014. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

Ecrire le voyage. De Montaigne à Le Clézio, sous la direction de Sylvain Venayre, éditions Citadelles & Mazenod, Coll. Littérature illustrée, relié et semi-toilé sous coffret illustré, 29 x 35 cm, 496 pages, env. 350 ill. couleur, mars 2014, 219 €

 

Ecrire le voyage, Citadelles & Mazenod

Maison spécialisée dans le livre d’art depuis 1936, les Editions Citadelles & Mazenod sont aujourd’hui des incontournables du patrimoine éditorial français. Quand on aime, on ne compte pas. Bouquinophiles et bibliovores convoitent la sortie de chaque nouveau titre pour enrichir leur collection. Printemps 2014. Leur dernière parution, Ecrire le voyage. De Montaigne à Le Clézio (Coll. Littérature illustrée) s’annonce déjà comme un classique. 496 pages et plus de 350 illustrations sur le voyage comme réflexion créative et entreprise littéraire de premier plan. Pour diriger et conduire l’ensemble, l’éditeur a fait appel à l’érudition savante de Sylvain Venayre, déjà codirecteur d’une somme sur L’art de la bande-dessinée (Citadelles & Mazenod, 2012). Plus qu’un énième beau livre à contempler, Ecrire le voyage propose de réfléchir plus de quatre siècles de semelles usées à l’aune de la plume, du Waterman, ou du clavier. Entretien sur la route avec Sylvain Venayre.

Pour une Maison de l’écriture, entretien avec Virginie Lou-Nony

Ecrit par Valérie Debieux , le Lundi, 14 Avril 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

« L’écriture, comme la parole, est à tout le monde : prenez-la ! »

Martin Winckler

Valérie Debieux : Virginie Lou-Nony, quel a été l’élément déclencheur vous incitant à écrire ?

 

Virginie Lou-Nony : J’ai mis longtemps à le discerner – et encore, que sait-on de ses motivations profondes ? – mais il me semble que c’est le silence. Un silence protéiforme qui va de la violence verbale au mutisme en passant par le bavardage. Un silence qui consiste à utiliser le langage non pour dire mais pour masquer, et masquer qu’on masque en faisant du bruit. Les conséquences meurtrières d’un mésusage de la langue, du mensonge – intime, historique, idéologique – ; la puissance destructrice d’adjectifs envoyés comme des projectiles par un dépositaire de pouvoir contre un « inférieur », et tout particulièrement les blessures irréparables infligées aux enfants par des adultes censés les éduquer, les crimes de langage et, au revers de la médaille, le silence farouche gardé sur l’essentiel, l’inaccessibilité de chacun à soi-même, la difficulté à formuler ce qui nous importe le plus, l’inadéquation des mots à nos ressentis profonds m’ont, dès la petite enfance, marquée pour toujours.

Entretien avec Yann Suty - Cubes

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 12 Avril 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

Extrait de Cubes, premier roman de Yann Suty :

« Alexis est revenu vers moi et m’a persuadé d’y jeter un œil de plus près. Je me suis relevé. Quand je me suis retrouvé au pied de l’un des cubes, j’ai levé la tête sans pouvoir en distinguer le sommet. Après avoir hésité, j’ai prudemment tendu la main et mon index a effleuré la paroi en verre. Une sensation de froid m’a envahi. Ensuite, j’ai posé la main à plat et une vague de chaleur m’a submergé. Un instant, j’ai cru que le cube avait ressenti ma présence et qu’il tentait d’établir le contact. Ce n’était pas le cube, mais moi. Un goût rance a inondé ma bouche et je me suis rendu compte que je saignais du nez. En me penchant en avant, j’ai éclaboussé l’herbe d’un sang qui m’a paru noir malgré la clarté de la nuit ».

 

Valérie Debieux : Yann Suty, quel est l’élément catalyseur vous ayant incité à écrire des romans ?

Un Batman dans ta tête de David Léon

Ecrit par Marie du Crest , le Vendredi, 11 Avril 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Documents

 

La baignoire de Matthieu

Onzième

 

A Hélène Soulié

 

Il est entré, côté jardin, je l’ai vu passer près de moi, inconnu encore. Il est jeune homme en short, en tee-shirt et il marche pieds-nus comme s’il allait vers une plage du nord. Tout est noir comme chaque fois au théâtre mais une flaque sur le plateau s’anime des reflets rouges et jaunes d’un soleil, d’une lumière de projecteur. Hélène Soulié a fermé la porte de la salle.

Salon du livre 2014 - Entretien avec Rebecca Wengrow

Ecrit par Laurence Biava , le Vendredi, 11 Avril 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

Entretien Rebecca Wengrow, dernier livre paru : Trois quarts d’heure d’éternité, Fortuna Editions

 

Trois questions à propos d’Internet

 

Quel rôle joue Internet (ou jouera !) dans vos ouvrages respectifs ?


Les réseaux sociaux n’existaient pas quand mon premier livre Une Etoile cousue main est sorti, en 2005. Et pourtant, 3000 livres ont été vendus en quinze jours. Pourquoi ? Grâce au travail des libraires, puisque Gérard Collard s’en était chargé en le chroniquant à la télévision et grâce à la presse écrite qui s’en suivit. L’impact TV reste à mon avis encore très important pour toucher un large public. Certains journaux papier également. Mais de moins en moins.