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Les Dossiers

Entretien avec Sophie Taam à propos d’Anaïs Nin et de Genèse et jeunesse

Ecrit par Laurence Biava , le Mardi, 02 Septembre 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

 

Nice, le 29 juillet

 

En complément de la chronique à paraître à la rentrée de septembre

 

1) Dans quelle mesure peut-on dire qu’Anaïs Nin fut un porte-voix du féminisme ?

Dans un questionnement qui anticipe d’une ou deux générations le mouvement féministe, elle se demande : « Peut-on, à partir de l’analyse de soi-même, atteindre à une compréhension universelle de l’humanité ? Peut-on aller du particulier au général ? Pouvez-vous préciser cette phrase, l’approfondir ?

Festival du livre « D’une mer à l’autre », de Collioure

Ecrit par Marc Ossorguine , le Lundi, 01 Septembre 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Documents

 

Que l’on considère le festival du livre de Collioure comme la dernière manifestation littéraire de l’été ou la première de la rentrée, peu importe au fond, la vraie originalité de ce festival c’est qu’il est à la fois marin, catalan et littéraire.

Catalan, car nous sommes en terre catalane, et il y aura des invités venus de Barcelone. Marin et littéraire car ouvert sur la grande bleue et au-delà et attentif à l’avenir du livre et de l’édition. Cet enracinement et cette ouverture sont deux des fils conducteurs de ce festival qui fait peau neuve, avec une nouvelle équipe et un nouveau calendrier.

Au programme de ce nouveau cru, soigneusement élaboré, le centenaire d’un enfant d’adoption du pays, l’écrivain Patrick O’Brian qui adopta Collioure dès 1949 et qui y repose aujourd’hui avec son épouse. Si ses premiers romans et nouvelles publiés l’ont été dès les années 30, sous son « vrai » nom, Patrick Russ (romans maritimes, mais aussi de voyage ou d’espionnage), c’est sur les bords de la grande bleue avec un pseudonyme irlandais qu’il écrivit les aventures maritimes et napoléoniennes du Capitaine Jack Aubrey et de son médecin de bord, Stephen Maturin.

Orient : quelques notes à propos du monde arabo-musulman, de sa place dans l’iconographie occidentale et de sa filiation (2/2)

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Samedi, 30 Août 2014. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Le fantasme/La fantasmagorie


Faisons un grand saut conceptuel dans le temps pour se pencher vers le XIXème siècle, époque qui a reconsidéré l'apport intellectuel du monde oriental. En effet, en 1832, Eugène Delacroix embarquait à destination de la "Barbarie", c'est-à-dire le Maroc, déclarant: "les héros de David et compagnie feraient triste figure avec leurs membres couleur de rose auprès de ces fils du soleil..." Par cette déclaration inaugurale, un retour aux sources en quelque sorte, le peintre réinterroge l'Histoire reçue et ses catégories. Il va, à la façon d'un documentaliste, jusqu'à reproduire avec minutie les nuances vestimentaires entre "la Juive et la Berbère", affirmant: "c'est en eux que j'ai vraiment retrouvé la beauté antique".

Entretien avec Éric Dupont, La Fiancée américaine

Ecrit par Laurent Bettoni , le Mercredi, 27 Août 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

Éric Dupont enseigne la traduction à l’université McGill de Montréal et est romancier. Son dernier ouvrage en date, La Fiancée américaine, est paru en avril 2014 aux éditions du Toucan. Au Québec, il connaît un très large succès. Il a obtenu le prix des Libraires du Québec et le prix des Collégiens du Québec (en Amérique du Nord, les collégiens sont les étudiants universitaires). Mais ce n’est pas tellement ce qui compte. Non, le plus important est qu’avec plus de 700 pages Éric Dupont nous donne l’impression d’avoir écrit un livre presque trop court tant il se lit vite. Que contient donc cet Olni (objet littéraire non identifié) venu de chez nos maudits cousins et qui mériterait de devenir le best-seller de l’été, en France ?

 

Laurent Bettoni : La presse québécoise a écrit que ce livre, qui est votre quatrième roman, est la somme de vos précédents. Êtes-vous d’accord, et qu’est-ce que cela signifie ?

Rencontre avec Diane de Selliers, chevalier d’Art et de belles Lettres

Ecrit par Elisa Amaru , le Mardi, 26 Août 2014. , dans Les Dossiers, La Une CED, Documents

 

Les Editions Diane de Selliers voient la vie en bleu. C’est désormais depuis leur nouvelle adresse, rue Bonaparte, dans le 6e arrondissement de Paris, que la maison de renommée mondiale pour la qualité de ses livres d’art poursuit son expansion et ses multiples projets. Femme d’esprit et de cœur, portée par une mission unique, garante d’élévation humaine, Diane de Selliers est l’âme et l’histoire du lieu. Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres, Chevalier de la Légion d’honneur, membre du Cercle de l’Union interalliée, elle incarne le dialogue de l’art et de la littérature aux quatre coins du globe. 22 ans après son premier ouvrage édité sous son nom, Diane de Selliers pourrait se reposer sur ses lauriers…

Ce serait la méconnaître. Non contente d’avoir intégré, en 2009, le prestigieux Comité Colbert, la maison d’édition caresse de son aile l’universalité de sa vocation, avec la fondation d’un « Institut Diane de Selliers pour la recherche en histoire de l’art ». Des idéaux humanistes qui forment l’aboutissement d’un cheminement singulier entrepris de longue date. Le Mot et la Chose est parti à la rencontre d’une femme et d’une éditrice hors-normes. Entretien exclusif.