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Les Dossiers

Entretien François-Marie Deyrolle, éditeur de L’Atelier contemporain, par Philippe Chauché

Ecrit par Philippe Chauché , le Vendredi, 16 Septembre 2016. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens, En Vitrine

Entretien François-Marie Deyrolle, éditeur de L’Atelier contemporain à l’occasion de la parution de :

Au vif de la peinture, à l’ombre des mots, Gérard Titus-Carmel, préface Roland Recht ; Peindre debout, Dado, préface Anne Tronche, édition établie et annotée par Amarante Szidon ; Trente années de réflexions, 1985-2015, Alexandre Hollan, Yves Bonnefoy, préface Jérôme Thélot

 

« … j’aime la peinture, le dessin, la sculpture, la photographie ; je n’aime pas l’art contemporain », François-Marie Deyrolle

« Peindre l’impatience de peindre, le vertige de poursuivre continuellement son ombre », Gérard Titus-Carmel

« Un tableau qui a vraiment une vie à lui et qui est beau, c’est un tableau où il y a au moins une dizaine de tableaux, il a été dix fois terminé, et c’est la dixième fois qui compte, qui finalement rayonne de ces dix tableaux précédents qui sont effacés », Dado

« On sait beaucoup de l’œil et peu du regard », Yves Bonnefoy sur Alexandre Hollan

Entretien avec Didier Ben Loulou, par Philippe Chauché

Ecrit par Philippe Chauché , le Jeudi, 08 Septembre 2016. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

Rencontre avec Didier Ben Loulou – l’écrivain-photographe et le photographe qui écrit – au tout début du mois de juillet à Arles, à l’occasion des RIP (les Rencontres Internationales de la Photo), puis le dialogue va se poursuivre entre Avignon et Jérusalem à propos de Israël 80’s, Éditions La Table Ronde, octobre 2016 ; Chroniques de Jérusalem et d’ailleurs, Éditions Arnaud Bizalion, Marseille 2016 – didierbenloulou.com

 

Tout est toujours une question de regard, de juste regard, et de place, de juste place, le photographe vérifie à chaque image d’Israël 80’s ces principes. Nous sommes à Tel-Aviv, à Nazareth, Jaffa, Jérusalem, des visages d’anonymes s’offrent à nous, en noir et blanc, sous le soleil, la pluie, dans une rue, sur une plage, dans un café, comme des traces des éblouissements de la vie en mouvement d’une nation.

« La chose la plus difficile à apprendre : la sensation ».

Bertrand Russell, penser avec et au-delà des mathématiques - Épisode 6 (et dernier) : Cher Bertie

Ecrit par Marie-Pierre Fiorentino , le Lundi, 04 Juillet 2016. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Dans votre autobiographie où vous livrez aussi une partie de votre correspondance, j’ai découvert ce diminutif affectueux par lequel s’adressait à vous vos proches, Bertie, et je l’ai fait mien. Ce fut d’abord timidement, en mon for intérieur. C’est à présent pour le plus grand amusement de mon auditoire quand j’évoque devant lui vos pensées ou commente des pages de vos livres.

Je n’ai pourtant pas lu tous ces derniers et j’avoue que ce fut toujours en traduction. Je ne suis donc pas spécialiste de votre philosophie et mon esprit est bien incapable, ignorant des mathématiques, de pénétrer dans la logique de vos Principia Mathematica qui lui resteront à jamais mystérieux.

« Russellienne illégitime » s’indigneront les puristes.

Les Cahiers de Tinbad, Littérature/Art, N°1 et 2 - entretien avec Guillaume Basquin

Ecrit par Philippe Chauché , le Vendredi, 01 Juillet 2016. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

Jacques Henric entre image et texte (Tinbad, 2015) ; (L)ivre de papier (Tinbad, 2016), Guillaume Basquin

 

Une revue, une maison d’édition, un éditeur et un auteur, Guillaume Basquin est un nom avec lequel il faut désormais compter. Point de crainte, il affiche haut et fort ses passions littéraires et artistiques sous la protection de Lautréamont, Jacques Vaché, Jacques Henric, Thomas Bernhard, Philippe Sollers – l’ombre rassurante de Tel Quel et de L’Infini plane sur la nouvelle revue – Jean-Luc Godard, Debord, et Ornette Coleman. Il a du souffle, sa revue et ses derniers opus le prouvent, nous nous en sommes saisis, et l’auteur s’est plié avec une grande attention au jeu de cette correspondance littéraire et électronique.

Bertrand Russell, penser avec et au-delà des mathématiques - Épisode 5 : Le mariage et la morale

Ecrit par Marie-Pierre Fiorentino , le Lundi, 27 Juin 2016. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Le mariage et la morale (1929) est le livre auquel Russell attribue l’obtention de son Nobel de littérature récompensant « toute personne ayant grandement participé à l’amélioration de l’humanité » (1). Mais en quoi cet ouvrage, plus qu’un autre, y participe-t-il ?

Russell y met au jour les origines de la morale pour montrer qu’elle ne repose pas sur des fondements absolus mais surtout sur des superstitions qui règlementent principalement la sexualité. La morale ne tolérant pas de relations entre les sexes en dehors du mariage, celui-ci lui est logiquement associé. Mais étant à la fois l’union intime de deux individus et une institution légale, le mariage forme un nœud d’enjeux psychologiques, sociaux, économiques, politiques et même scientifiques que le philosophe dénoue pour dénoncer ce qu’il considère comme source de maux pour l’humanité : l’inégalité entre hommes et femmes, l’éducation obscurantiste, la culture du péché sexuel.