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Les Dossiers

Festival de la biographie à Nîmes 30-31 janvier & 1er février 2015

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 30 Janvier 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Documents

 

 

 

« La biographie en habits de lumière : c’est le cadeau de la ville de Nîmes à un genre littéraire moins souvent à l’honneur que le roman, et pourtant tout aussi éclatant. Par la vérité du récit. Par la force des documents vrais. Par la magie des portraits authentiques. La biographie peut rivaliser avec les fictions les plus élaborées. Car la vérité de la vie dépasse souvent en folie, en violence, tout ce que l’on peut imaginer. Les biographes partagent cette expérience et connaissent ce secret : rien ne vaut une vie réelle. Rien ne peut l’égaler ».

Dominique Bona, de l’Académie française

Kennst du das Land wo die Kanonen blühn ? (traduction) Erich Kästner

Ecrit par Line Audin , le Mardi, 27 Janvier 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Documents

 

 

 

Kennst Du das Land, wo die Kanonen blühn ?

Du kennst es nicht ? Du wirst es kennenlernen !

Dort stehn die Prokuristen stolz und kühn

in den Büros, als wären es Kasernen.

 

Dort wachsen unterm Schlips Gefreitenknöpfe.

Und unsichtbare Helme trägt man dort.

Gesichter hat man dort, doch keine Köpfe.

Und wer zu Bett geht, pflanzt sich auch schon fort !

Photos-impressions, Daniel Grojnowski, éd. Obsidiane

Ecrit par Didier Ayres , le Lundi, 26 Janvier 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

Photos-impressions, Daniel Grojnowski, éd. Obsidiane, col. Le legs prosodique, novembre 2014, 694 pages, 14 €

 

La réalité, le rêve, le poème

Puis-je donner sincèrement mon sentiment de hantise du livre de Daniel Grojnowski, sentiment que j’associe à la description de 102 rêves à quoi se livre le poète dans ce livre – description faite sous forme de dizains en vers libres et sans ponctuation, pour mieux rendre le caractère fluide des rêves en question – sincèrement donc, car c’est une impression personnelle et un peu intime. Je dis hantise car avec la lecture de cet ouvrage, j’ai repassé les images et certaines situations qui ont hanté mon travail d’analyse, il y a vingt ans. J’ai repris là mes rêves, mes labyrinthes, mes voitures et mes objets égarés, mes diplômes qu’il fallait repasser, des visions. Et si le projet du livre tenait simplement à cet effet, il serait déjà réussi.

Elizabeth Von Arnim ou une échappée hors des convenances

Ecrit par Marie-Pierre Fiorentino , le Samedi, 24 Janvier 2015. , dans Les Dossiers, Etudes, La Une CED

 

« Un homme, au moins, est libre (…)

Mais une femme est empêchée continuellement (…)

Sa volonté, comme le voile de son chapeau

retenu par un cordon, palpite à tous les vents ;

il y a toujours quelque désir qui entraîne,

quelque convenance qui retient ».

Flaubert, Madame Bovary

 

Elizabeth von Arnim connaît le succès dès son premier livre, Elizabeth et son jardin allemand (1898), prolongé un an après par L’été solitaire. La narratrice, qui se confond avec l’auteur, raconte quelques-unes de ses années passées en Poméranie à tenter d’apprivoiser le sol de son domaine mais aussi son propriétaire de mari. Celui-ci est surnommé l’Homme de Colère et leurs trois filles sont le Bébé d’avril, le Bébé de mai, le Bébé de juin.

Entretien avec Pascal Boille

Ecrit par Laurence Biava , le Vendredi, 16 Janvier 2015. , dans Les Dossiers, La Une CED, Entretiens

 

Pascal Boille est l’auteur des livres de la collection Comptines et Poésines. Animateur d’ateliers d’écriture, il se plaît à tisser des liens avec les autres formes d’art. Auteur-compositeur, il a également enregistré de nombreux livres-CD pour les enfants.

 

1) Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire sur Rimbaud ? Pourquoi lui et pas un autre ? Est-ce lié au fait que c’est un des auteurs les plus étudiés en classe ?

 

J’écris sur Rimbaud à plus d’un titre. C’est d’abord un retour aux sources car Charleville est la ville où je suis né. Dans ma jeune enfance, j’ai toujours entendu parler de Rimbaud. Il m’est donc impossible de couper les liens, puisque je suis allé dans tous les salons ! Rimbaud est ancré en moi depuis longtemps. C’est en quelque sorte ma porte d’entrée en Poésie. Dans les ateliers que j’anime, l’écriture la plus proche de la poésie est bien sûr celle de Rimbaud.