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Jeunesse

Déjoue les pièges de l’Histoire, Pascale Hédelin

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 19 Mai 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gulf Stream Editeur

Déjoue les pièges de l’Histoire, mars 2015, illustrations de Julien Tixier, 48 pages, 15 € . Ecrivain(s): Pascale Hédelin Edition: Gulf Stream Editeur

 

Comment se plonger au cœur des différentes périodes de l’Histoire sans pour autant lire un documentaire complet sur chacune ? Comment tester ses connaissances et apprendre tout en s’amusant… avec un livre ? Les éditions Gulfstream nous proposent un concept fort réussi avec une nouvelle collection d’albums intelligents et ludiques.

Dans Déjoue les pièges de l’Histoire, le lecteur se confronte à la Préhistoire, à l’Antiquité grecque, aux arènes romaines et aux pyramides égyptiennes, au Moyen-Âge, à la découverte de l’Amérique, à la cour du Roi-Soleil, à la conquête de l’Ouest, au front de la Grande Guerre et à la Libération. Une double page est consacrée à chaque période et recèle 8 pièges : 8 anachronismes, 8 erreurs glissées pour tromper le lecteur, historien en herbe ! Suivent deux pages consacrées aux réponses, détaillées et passionnantes, ainsi que des compléments concernant des inventions ou des outils méconnus de l’époque. Le trait vif de Julien Tixier, proche de l’univers bd, s’avère efficace et précis. Même si les détails ne sont pas toujours innombrables, il faudra posséder un œil de lynx pour tout repérer ! Les différentes scènes au sein d’une même planche racontent également autant d’histoires variées et amusantes.

La Véritable histoire du Grand Méchant Mordicus, Didier Lévy

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 11 Mai 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Sarbacane

La Véritable histoire du Grand Méchant Mordicus, janvier 2015, illustrations de Marie Novion, 32 pages, 14,90 € . Ecrivain(s): Didier Lévy Edition: Sarbacane

 

La couverture de l’album saisit le regard : sur un fond blanc, se présente Mordicus, un vieux loup à l’air peu commode, nous fixant de ses yeux jaunes, debout, seul, au cœur d’une sombre forêt. Tout autour de lui, des visages dans des médaillons fleuris, des objets ou des lieux, semblent annoncer les protagonistes et le contexte de l’histoire.

Il s’agit bien ici d’une histoire de Grand Méchant Loup. Mais Mordicus n’est pas qu’un prédateur affamé, il est surtout un animal vieillissant, solitaire et aigri. Pas de Chaperon rouge mais un petit, un peu loup, un peu renard, un peu ours, résolu à rassembler les siens et à faire fi des querelles du passé. Pas de galette ou de pot de beurre, mais un délicieux gâteau d’anniversaire rappelant à tous que, certes, le temps passe, mais qu’il n’est jamais trop tard pour le rattraper.

Félix mène sa quête courageuse du célèbre Mordicus, questionnant les uns et les autres… jusque dans la gueule du loup féroce.

Terre-Dragon II. Le Chant du Fleuve, Erik L’Homme

Ecrit par Cathy Garcia , le Mardi, 05 Mai 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gallimard Jeunesse

Terre-Dragon II. Le Chant du Fleuve, février 2015, 212 pages, 11,50 € . Ecrivain(s): Erik L’Homme Edition: Gallimard Jeunesse

 

Nous avions hâte de connaître la suite des aventures d’Aegir-Peau-d’Ours, ce jeune Dakan, évadé de chez les Naatfarirs qui voulaient en faire un esclave, de Sheylis-Mauvais-Œil, petite-fille de sorcière, elle-même détentrice de pouvoirs et apprentie de Gaan, le vieux sorcier qui avait pris les deux adolescents sous sa protection, sans oublier le jeune Doom le Scalde, c’est-à-dire poète joueur de luth, bien qu’il écorche encore un peu les oreilles de ses amis.

Nous les avions laissés au milieu du Fleuve de Métal, sur un bateau de pierre créé grâce à la magie de Gaan. Pourchassés pas Ishkar-Joue-Fendue, le guerrier Naatfarir, accompagné de son esclave Dakan et de Chakor le noir, un sorcier, ils doivent gagner au plus vite la ville de Kesh-La-Grande, où se trouve le palais du Roi-Dragon. Mais les obstacles seront ici encore très nombreux, voleurs, marais nauséabonds truffés de pièges et de dangers, et un puissant sort opéré par Sahr’sâ, un prêtre du Crâne qui détient toujours la jeune Naabin, a détruit toute la magie de la région, aussi Gaan et Sheylis ne peuvent plus compter sur elle pour les tirer d’affaire, et le vieux Gaan s’affaiblit de plus en plus.

Tas de riz, tas de rats, Thierry Dedieu

Ecrit par Pauline Fouillet , le Mercredi, 08 Avril 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Seuil Jeunesse

Tas de riz, tas de rats, mars 2015, 12 pages, 14,50€ . Ecrivain(s): Thierry Dedieu Edition: Seuil Jeunesse

 

Dans la longue liste des œuvres de Thierry Dedieu, voici le petit dernier ! Ou plutôt, devrais-je dire, voici l’un des tomes de sa nouvelle collection. En effet, le célèbre auteur jeunesse déjà très connu et récompensé pour son travail avec les enfants, a conçu une collection spéciale bébé (entre 0 et 3 ans) intitulée « Bon pour les bébés ». Celle-ci est actuellement composée de 4 titres au format hors norme puisque aussi grand qu’un nouveau-né et à bicolométrie.

Dans Tas de riz, Dedieu manie la langue française en toute musicalité. Jeux de mots et vire-langues sont au programme, contant un groupe de rats tentés par un tas de riz. Je l’avoue, tout comme la majorité des lecteurs, j’ai été choquée par cet album. Le sujet n’est ici pas en cause, il s’agit du format, de la difficulté de la langue et de l’absence de couleur qui caractérise celui-ci. Mais Thierry Dedieu n’est pas fou et c’est en tout état de cause qu’il a composé ce livre. En effet, d’après une étude récente, les enfants en bas âge aiment les grands ouvrages faciles à manipuler, les contrastes en noir et blanc faciles à distinguer et les sonorités variées synonymes d’épanouissement.

Les animaux des villes, Nadia Budde

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 31 Mars 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Les animaux des villes, L’Agrume, septembre 2014, 144 pages, 20 € . Ecrivain(s): Nadia Budde

 

« Dans certaines grandes villes, il y a deux fois plus d’animaux sauvages que dans la campagne environnante. Alors que les citadins fuient vers les campagnes, la nature se réfugie dans les villes : adieu la monotonie de l’agriculture moderne, les fertilisants, les pesticides, les rivières canalisées et les chasseurs. En route pour les jardins publics, les espaces verts et les poubelles ».

Forte de ce constat, Nadia Budde nous entraîne à la découverte de cette faune urbaine méconnue et nous révèle certains de leurs secrets. Parcourant les zones urbaines de toute la planète, elle dresse le portrait saisissant, souvent loufoque de ces créatures que nous côtoyions sans trop les voir ou dont nous n’avons même pas conscience.

Le ton faussement naturaliste et l’aspect documentaire se doublent d’un humour désopilant jaillissant tantôt du texte tantôt des illustrations. Le travail de typographie très réussi permet une lecture accessible et proche de l’écriture à la main, avec des traits épais. Quant aux images, travaillant là aussi avec d’épais contours noirs et des couleurs très contrastées, l’auteure développe un style dynamique et efficace qui parlera aux enfants comme aux parents. La plupart des images se focalisent sur le personnage évoqué, en solo sur fond de couleur profonde pour les pages de chapitres, en solo ou en groupes dans le chapitre lui-même.