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Jeunesse

Ma chère grand-mère exagère, Tracey Corderoy et Joe Berger

Ecrit par Pauline Fouillet , le Mardi, 30 Septembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Iles britanniques, Gallimard Jeunesse

Ma chère grand-mère exagère, traduction d’Anne Krief, août 2014, 24 pages, 12,90 € . Ecrivain(s): Tracey Corderoy et Joe Berger Edition: Gallimard Jeunesse

 

Avec beaucoup d’humour, Tracey Corderoy et Joe Berger retracent une nouvelle aventure d’une grand-mère pas comme les autres… En effet, cette dernière est une sorcière ! Sacrée blagueuse qui plus est…

En rangeant ses placards avec sa petite fille, mamie se rend compte que ses multiples animaux de compagnie (chauves-souris, crapauds et autres…) ont chapardé toutes les provisions !

Elle part alors faire les courses au supermarché…

Cette mamie très excentrique va mettre un bazar énorme, effrayant les clients et divertissant les enfants, en multipliant les tours de magie tous plus farfelus les uns que les autres.

Mais au moment de partir, elle prend deux voyous en flagrant délit de vol. Sa magie va alors servir l’intérêt général, pour le plus grand bonheur et soulagement des habitants.

TK, Philippe Laborde

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 29 Septembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gallimard Jeunesse

TK, mai 2014, 310 pages, 11,90 € . Ecrivain(s): Philippe Laborde Edition: Gallimard Jeunesse

 

TK comme télékinésie, c’est-à-dire le fait de « faire bouger des objets à distance, sans y toucher, par la seule force de l’esprit ». Cette discipline parapsychologique, voilà l’objectif d’Alan, le narrateur de ce roman atypique, lors de ses vacances. Resté seul, l’adolescent s’astreint à un programme drastique : des heures de sommeil régulières, une alimentation à base de pommes et de boîtes de thon (comme Christian Slater pour tourner dans Batman), une solitude complète et des exercices, encore et encore.

« Concentrez-vous.

Et maintenant, faites tourner la pyramide.

Demandez-lui, dans votre tête, de tourner sur elle-même, comme vous demanderiez à quelqu’un de se tourner.

Vous pouvez placer une main près de la pyramide, comme si votre demande passait par votre main. Mais c’est pas obligé.

C’est là que j’en suis. Pour l’instant, ça tourne pas ».

Quelle drôle d’idée la guerre, Eric Battut

Ecrit par Pauline Fouillet , le Jeudi, 25 Septembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Didier Jeunesse

Quelle drôle d’idée la guerre, 36 pages, 12,50 € . Ecrivain(s): Eric Battut Edition: Didier Jeunesse

 

 

Ce qui percute immédiatement dans ce nouvel album d’Eric Battut, ce sont les illustrations. Travaillées à l’acrylique, elles forment comme de petits tableaux avec pour chacun une couleur dominante. Couleur reprise sur la page du texte afin de rendre celui-ci encore plus attirant visuellement.

Si l’auteur est souvent reconnu pour ses adaptations de contes classiques, il change ici de style en nous offrant une histoire gentille et peu moraliste sur la guerre.

L’histoire, c’est celle d’un roi, le roi Bomoventre, qui s’ennuie terriblement et ne sait que faire de ses journées. Il rencontre alors un drôle de personnage qui va lui donner une drôle d’idée : celle de faire la guerre…

Le roi va alors ordonner à ses sujets de se préparer à batailler.

Yvonne, l’enfant château, Delphine Vaute

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 24 Septembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Arts

Yvonne, l’enfant château, Delphine Vaute, éditions Vide Cocagne, septembre 2014, 80 pages, 16 € . Ecrivain(s): Delphine Vaute

 

Dans une ambiance presque proustienne, se dévoilent des enfants et leurs expériences lors d’un été à la campagne : une petite fille isolée qui rêve, un garçon qui prend des photos, un autre garçon qui allait devenir un ours. Les uns et les autres pratiquent la collection : animaux morts, photos d’animaux morts ; la chasse au Dahu, à la mouche ou au lapin ; la solitude et la tristesse ; l’incompréhension face au monde des adultes.

« Après le repas de midi j’aimais bien m’asseoir devant la maison au soleil.

Je rêvais qu’un cheval débarquait au triple galop dans la cour.

Un cheval indomptable que seule ma petite personne arrivait à maîtriser.

Je n’utilisais même pas cette magnifique monture pour m’enfuir

vers d’autres contrées où je pourrais vivre

de fabuleuses aventures comme dans les livres ».

Le livre abominable, Noé Carlain, illustrations Ronan Badel

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 17 Septembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Sarbacane

Le livre abominable, avril 2014, 48 p. 9,50 € . Ecrivain(s): Noé Carlain et Romain Badel Edition: Sarbacane

 

Sarbacane réédite ses plus grands succès dans la collection « Flex » : un grand format, une couverture souple, un prix abordable pour des albums géants. Le livre abominable trouve plus particulièrement sa place dans ces incontournables de toute bonne bibliothèque jeunesse.

Car voilà un album qui va faire rire et frémir tout à la fois ses lecteurs, car chacun se retrouvera dans l’une ou plusieurs de ces situations qui donnent « une impression terriblement abominable… » et que tous les enfants auront rencontrées dans leur vie sous une forme ou sous une autre. Car être un enfant, ce n’est pas tous les jours une partie de plaisir, figurez-vous ! Voici un petit florilège de ces terribles ou minuscules moments de solitude, de honte ou de colère abominables :

« Quand le dentiste me dit en souriant : Ça ne va pas faire mal ! »

« Quand Baxter, mon chien, me lèche juste après avoir mangé sa pâtée ».

« Quand mes deux chaussettes ont un énorme trou au gros orteil et qu’on a gym ».

« Quand Papy me demande un verre d’eau pour y mettre son dentier ».