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Jeunesse

Wizards, tome 1 L’Initiation, Diane Duane

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 14 Avril 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Wizards, tome 1 L’Initiation, traduit de l’anglais (USA) par Mathilde Bouhon (So you want to be a wizard), Lumen, mars 2014, 336 p. 15 € . Ecrivain(s): Diane Duane

 

Des adolescents malmenés, un grimoire pour apprendre la sorcellerie, la découverte que la magie cohabite avec notre réalité, une entité maléfique dont on ne prononce pas le nom… Autant d’éléments qui devraient vous rappeler une célèbre série consacrée à un jeune sorcier. Et bien, vous avez raison : les ressemblances sont nombreuses et pourtant la série Young Wizards a débuté près de 10 ans avant celle de M. Potter.

Dans cette première aventure, nous découvrons Nita, une adolescente comme bien d’autres, entourée par une famille aimante et sympathique, mais qui souffre un véritable calvaire, étant la proie d’une bande de filles qui a décidé qu’elle sortait du lot et qu’il fallait le lui rappeler par des raclées régulières. A une contre six, après avoir perdu son mp3 et ses lunettes, Nita préfère la fuite. C’est ainsi qu’elle se réfugie dans les allées de la bibliothèque. Sur les rayonnages qu’elle connaît pourtant par cœur, elle déniche un drôle d’ouvrage : Comment devenir un sorcier en dix leçons. Tout en flairant le canular, Nita se décide à l’ouvrir et se plonge dans la lecture. De retour chez elle, elle ne peut s’empêcher de poursuivre et décide de sortir mettre en pratique les premières leçons.

Le passage du diable, Anne Fine

Ecrit par Virginie Neufville , le Samedi, 12 Avril 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Iles britanniques, L'école des loisirs

Le passage du diable, traduit de l’anglais par Dominique Kugler, janvier 2014, 306 pages, 17,50 € . Ecrivain(s): Anne Fine Edition: L'école des loisirs

 

Liliana Cunningham a décidé de vivre seule avec son fils Daniel dans une grande demeure. Daniel a rarement vu d’autres personnes, et passe ses journées allongé au lit, en reclus, lisant et relisant le peu de livres que lui cède sa mère :

« Ah, les livres ! Sans eux, je serais devenu fou. Je ne pouvais ni nager, ni marcher, alors d’autres remontaient à ma place des rivières infestées de crocodiles et escaladaient des sommets enneigés ».

Ayant eu vent qu’un petit garçon vivait enfermé dans la maison, les voisins ont recours à un subterfuge pour éloigner Liliana et ainsi « délivrer » Daniel. Il est recueilli par le Docteur Marlow et sa bavarde famille. Vivre chez eux est aux antipodes de ce qu’il a toujours vécu, « c’était comme passer d’un monde crépusculaire à une floraison de couleurs ».

De son passé, il n’a gardé que sa maison de poupées, réplique exacte de la demeure de High Gates où jadis sa mère est née et a grandi : « Jusqu’au jour où le Docteur Marlow m’avait pris chez lui, ma vie était une page blanche, comme si je n’avais jamais vécu ».

Les Outrepasseurs, tome 1, Les Héritiers, Cindy Van Wilder

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 02 Avril 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gulf Stream Editeur

Les Outrepasseurs, tome 1, Les Héritiers, février 2014, 352 pages, 18 € . Ecrivain(s): Cindy Van Wilder Edition: Gulf Stream Editeur

 

Voilà enfin une saga fantastique d’envergure à mettre entre les mains de nos adolescents férus de monstres et de magie et propre à les nourrir de références solides et passionnantes. Ainsi Cindy Van Wilder fait-elle l’audacieux pari de se servir du Roman de Renart pour base de son univers et c’est un pari réussi.

Avec une écriture élégante, exigeante et précise, elle nous conduit dans un passé sombre et troublant où se manifestent des pouvoirs oubliés. La vie de Peter bascule en une journée : attaqué par des molosses fantomatiques, trahi par la gouvernante qui l’a élevé, il voit, sous ses yeux incrédules, sa mère surgir nue comme un ver, du corps d’un renard venu le protéger avant de subir les sarcasmes de Monseigneur, un odieux personnage qui se prend apparemment pour le maître de sa propre maison. Lorsque ce dernier exige qu’il l’accompagne à Lion House, avec l’accord de sa mère, Peter ne cherche plus à comprendre et plonge – littéralement – dans un autre univers.

Rue des albums (10) - Les lions ne mangent pas de croquettes, André Bouchard

Ecrit par Virginie Neufville , le Mardi, 01 Avril 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Seuil Jeunesse

Les lions ne mangent pas de croquettes, 32 pages, 15 € . Ecrivain(s): André Bouchard Edition: Seuil Jeunesse

 

Album dans la liste des ouvrages recommandés par l’Éducation Nationale au cycle II (GS-CP-CE1)

 

Quoi de plus normal que d’avoir un lion domestique au lieu du chat ou du chien ? De toute façon, Clémence n’avait pas le choix. Lorsqu’elle a demandé s’il était possible d’avoir un animal domestique, les parents, à l’unisson, lui ont dit : « pas de chien, ni de chat », alors Clémence a opté pour le lion !

Certes, posséder le roi des animaux en ville provoque quelques désagréments, car ce fauve prend de la place, mais sinon, cela n’a que des avantages finalement. Il se promène en laisse (rose de préférence), il fait de l’exercice tout seul, il n’a pas besoin de croquettes pour se sustenter, et se contente de ce qui traîne sur le trottoir ou dans les parcs. De plus, il est autonome, capable de marcher tranquillement ou prendre les transports en commun, tout en étant le roi des bonnes manières ! Enfin, le lion est un animal altruiste, soucieux de son clan et avide de pouvoir rassurer son entourage…

Le Chevalier double, Modrimane, d’après un conte de Théophile Gautier

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 31 Mars 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Le Chevalier double, scénario et dessins de Modrimane, La Boîte à bulles, février 2014, 64 p. 13 € . Ecrivain(s): Modrimane

 

 

Le Chevalier double est un conte intemporel et magique, un récit fascinant et plein de rebondissements sur la dualité de l’être : Modrimane s’empare de cette histoire inventée par Théophile Gautier pour en faire une bande dessinée inspirée et élégante.

Dès la couverture, on est saisi par l’image de ce jeune garçon dont le reflet a changé de couleur, ainsi que par la force de l’illustration qui nous plonge d’emblée dans un monde reculé, médiéval et inquiétant. Ce sont des couleurs profondes et vives, tranchées, toutes en contraste, cerclées de noir comme dans de vivants vitraux qui s’offrent à nous. Le livre cartonné, dans un format atypique, tient à la fois du grimoire et de l’album contemporain.