Identification

Jeunesse

Les Outrepasseurs, tome 2. La Reine des Neiges, Cindy Van Wilder

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 24 Novembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gulf Stream Editeur

Les Outrepasseurs, tome 2. La Reine des Neiges, septembre 2014, 368 pages, 18 € . Ecrivain(s): Cindy Van Wilder Edition: Gulf Stream Editeur

Le premier volume, Les Héritiers, avait lancé une trilogie de fantasy originale et prometteuse. La Reine des Neiges confirme cette impression et apporte même une profondeur nouvelle au récit, introduisant un enjeu collectif en parallèle au devenir du personnage principal. Cindy Van Wilder tient en haleine son lecteur, le surprend et le captive définitivement.

Les jeunes Outrepasseurs, après avoir découvert leurs origines et prêté serment à Noble, s’entraînent avec acharnement pour prendre la succession de leurs maisons respectives. Seul Peter souffre de cette allégeance forcée et de ce destin tout tracé : sa rébellion devient effective lorsqu’il est confronté à la face cachée de l’organisation. Dans leur guerre ancestrale contre les Fés, les Outrepasseurs vainqueurs sont devenus les maîtres de leurs anciens adversaires dont ils tirent profit en les vidant de leur magie. Devenus des réservoirs de fluide aux multiples vertus, les puissants dragons, le golem, Morgane ou Obéron, tous les personnages de légende, ne sont plus que des créatures abruties, affaiblies. Peter tourne le dos à tout ce qui le liait à son passé, pour tenter de libérer le peuple de Féerie, mais aussi de libérer les siens de leur joug, devenant la proie de Noble et de ses sbires.

Grains de fables de mon sablier, Jean-François Mathé

Ecrit par Cathy Garcia , le Samedi, 22 Novembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Carnets du dessert de lune

Grains de fables de mon sablier, illustrations de Charlotte Berghman, novembre 2014, 78 pages, 10 € . Ecrivain(s): Jean-François Mathé et Charlotte Berghman Edition: Carnets du dessert de lune

 

Petit format à glisser dans la poche, beau papier, belles illustrations colorées et de la poésie tout plein, pour les enfants jusqu’à 103 ans.

En poésie, on voyagera, Nos rêves sont les seuls voiliers/Que le tour du monde désire, on voguera sur le Nil, même si c’est sur un lit, /Moitié face, moitié profil, /Bloqué par un torticolis. On appréciera le petit déjeuner servi par l’hôtesse de l’air Un croissant de lune/Dans un bol de thé. /Et si l’on est sage, /Avec notre thé/ On aura du lait, / mais juste un nuage.

On ne manquera pas de comprendre l’étonnement du chien à qui on ne donne jamais sa langue et qui ne voudra pas avoir pour copain le rouge-gorge qui n’aide à rien, il fait le beau/ Et quand je l’ignore, il babille.

Ces grains de fables s’écoulent au fil des pages, tantôt moelleux, tantôt croquants, souvent drôles et portés par des courants d’air de joyeuse impertinence, car le vent ne renonce pas à enseigner la liberté/À tout ce que l’on tient en cage, mais également mêlés de quelques pointes de cruauté, quand par exemple sous la dent, le grain cachait un petit ami : trop tard on l’a avalé !

Dark Lord, un démon au collège, Jamie Thomson

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 19 Novembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Iles britanniques, Seuil Jeunesse

Dark Lord, un démon au collège, traduit de l’anglais par Yves Sarda, octobre 2014, 304 pages, 13,50 € . Ecrivain(s): Jamie Thomson Edition: Seuil Jeunesse

 

Une chute sans fin, la douleur puis le choc. Une vérité insoutenable qu’il faut affronter.

Non, ce n’est pas lui, ce gamin humain de 13 ans, à la peau lisse et rose, faiblard et sans panache. Non, cette absence de cornes impressionnantes ou de « crocs jaunâtres pour inspirer la crainte et la terreur », ce n’est pas lui. Lui, Dark Lord, « le Seigneur des Ténèbres », « l’Incarnation du Mal », le Seigneur des Terres Obscures et Maître de « la Tour de Fer du Désespoir ». Et pourtant, Dark Lord doit bien se résigner, le voilà incarné dans un corps humain, privé de ses pouvoirs magiques et de ses Légions d’Effroy, au cœur d’un monde qui n’est pas le sien, suite à un sortilège de son pire ennemi, Hasdruban le Pur.

Mon ami le zombie, Vincent Malone et Miré

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 12 Novembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Seuil Jeunesse

Mon ami le zombie, août 2014, 64 pages, 13,50 € . Ecrivain(s): Vincent Malone et Miré Edition: Seuil Jeunesse

Personnage à la mode dans les productions cinématographiques et télévisuelles pour adultes, il fallait bien que le zombie atteigne nos chères têtes blondes et brunes, etc. Et qui d’autre que Vincent Malone pour le présenter avec humour et mordant, ce fameux zombie ?

Voici donc un nouvel album de la désopilante collection « L’Ours qui pète », dans un format italien bien vu, contenant presque deux albums : le récit d’un petit garçon rencontrant un zombie et son cahier pratique avec « quelques trucs à savoir » à propos de ces étranges créatures, placé au centre du livre et servant de référence au lecteur dans la suite de l’histoire. Miré illustre avec réussite ce texte délirant et scientifique en inventant une galerie de personnages zombies croqués et craquants, dans de sombres paysages, mais aussi en inventant les dessins du héros, plus gribouillés et naïfs.

Ne venez pas vous plaindre si vous ne lisez pas ce cahier, accompagné de ses schémas détaillés et instructifs, ses méthodes et astuces ! Si vous vous faites mordre, ce sera votre faute. Car ce qu’il faut savoir avant tout, c’est qu’un zombie cherche à mordre tout ce qui passe, même ce qui ne bouge pas car il est dévoré par une faim insatiable et qu’une fois mordu, vous devenez un zombie à votre tour.

Je m’appelle Mina, David Almond

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 10 Novembre 2014. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gallimard Jeunesse

Je m’appelle Mina, Folio Junior, mai 2014, traduit de l’anglais par Diane Ménard, 318 pages, 7 € . Ecrivain(s): David Almond Edition: Gallimard Jeunesse

 

 

Je m’appelle Mina est un véritable petit joyau, d’une rare luminosité, précieux dans sa sensibilité, sa justesse, la délicatesse, avec lequel il aborde des sujets difficiles comme la mort, le deuil, la différence, la difficulté d’être, la peur des autres, la tentation du suicide ; des sujets sombres et pourtant ce livre est illuminé de l’intérieur, habité d’une joie profonde. Il offre à travers le prisme – et quel prisme ! – des pensées de Mina, un merveilleux hommage à ce qui fait de nous des êtres véritablement humains : le questionnement, la beauté de la vie et de tout être vivant, l’amour, l’amitié, l’imagination, le sens poétique, le goût de l’aventure et de la liberté, la quête d’identité, l’authenticité et la force de surmonter ses peurs.