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Jeunesse

Les aventures d'Enzo, Sonia Colasse

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 21 Mai 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres

Les Aventures d’Enzo, Editions Solo Infinity, octobre 2012, non paginé, 7,56 € . Ecrivain(s): Sonia Colasse

 

Les Aventures d’Enzo forment une collection de petits livres bilingues où chaque histoire est écrite pour éveiller les enfants à une langue étrangère, afin de leur transmettre des valeurs simples, comme le respect, la politesse ou le partage. Ces ouvrages ont pour but de démontrer que chaque enfant est né sous une bonne étoile.

Pourquoi des livres bilingues ? « Lorsque j’ai quitté la France pour les Etats-Unis avec mes enfants, explique l’auteure, nous avons dû faire face aux joies et aux défis de la vie bilingue et biculturelle. Cela m’a inspirée pour écrire des livres qui pourraient faire tomber les barrières linguistiques et aider à mieux comprendre les autres ».

Selon de nombreux spécialistes, la précocité de l’apprentissage de la lecture dans deux langues devrait avoir une forte influence sur le développement cognitif et linguistique de l’enfant. Même si cette voie peine à tracer son chemin, il ne faut en aucun cas désespérer car il se trouve des enseignants capables de lire un texte dans une langue étrangère.

Les Insoumis, tome 1, Alexandra Bracken

Ecrit par Virginie Neufville , le Lundi, 20 Mai 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, La Martinière Jeunesse

Les Insoumis, tome 1, traduction (USA) de Daniel Lemoine, mars 2013, 506 pages, 14,90 € . Ecrivain(s): Alexandra Bracken Edition: La Martinière Jeunesse

 

« La première victime fut Grace Somerfield.

Du moins la première dans ma classe du cours moyen. Je suis sûre que des milliers de gamins, peut-être même des centaines de milliers, avaient déjà succombé. Les gens avaient mis longtemps à comprendre… ou bien s’étaient arrangés pour ne rien voir alors que les enfants mouraient depuis longtemps.

Quand la nouvelle des décès s’était finalement répandue, mon école avait formellement interdit aux enseignants et au personnel de parler devant nous de la “maladie d’Everhart”, ainsi nommée à cause de Michael Everhart, sa première victime connue. Bientôt, il avait été décidé de lui donner un véritable nom : neuro-dégénérescence idiopathique aiguë des adolescents… NIAA. Ensuite, ce ne fut plus seulement la maladie de Michael ».

Insoumise, Ally Condie

Ecrit par Emily Vaquié , le Mardi, 14 Mai 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Gallimard Jeunesse

Insoumise, trad. (USA) Vanessa Rubio-Barreau, avril 2012, 448 pages, 18,30 € . Ecrivain(s): Ally Condie Edition: Gallimard Jeunesse

 

Dans Promise, le premier tome de la trilogie d’Ally Condie, nous découvrions une nouvelle saga dystopique où l’optimisation et l’efficacité sont les mots d’ordre, où la culture a été réduite à 100 poèmes, 100 chansons, 100 tableaux pour que les citoyens ne se détournent pas de leur quête de perfection.

Suite à une catastrophe climatique, le monde tel que nous le connaissons n’existe plus : l’humanité est désormais régie par la Société, qui règle la vie de ses sujets dans le moindre détail : elle choisit votre profession, votre conjoint, et même le moment de votre mort, à quatre-vingt ans. S’il n’y a plus ni maladie, ni crime, la liberté a également disparu. Promise s’ouvrait sur le « banquet de couplage », terme animal et dénué de romantisme, de Cassia, une jeune fille lisse et sans histoires. Mais tout bascule ce jour-là : lorsqu’on lui attribue son promis, deux visages apparaissent : celui de Xander, son ami d’enfance, et celui de Ky, un garçon mystérieux. Cela n’arrive jamais, la Société ne faisant jamais d’erreur. Et pourtant… Au fil du récit, Cassia tombe amoureuse de Ky, mais celui-ci n’est pas pleinement citoyen de la Société, c’est une « aberration », mise au ban de la société car jugé instable.

Ituk à la rencontre de l'ours blanc, François Beiger et Philippe Mignon

Ecrit par Virginie Neufville , le Lundi, 13 Mai 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Belin

Ituk à la rencontre de l’ours blanc, mars 2013, 112 pages, 6,90 € . Ecrivain(s): François Beiger et Philippe Mignon Edition: Belin

Fort de son expérience de vingt-cinq années auprès des peuples amérindiens et Inuits, François Beiger nourrit sa fiction de ses propres connaissances et, dans ce roman-ci, de ses souvenirs : « l’histoire que je raconte ici, je l’ai vécue en 1995, avec Lucassie et son fils. Ce sont des moments très forts dans ma vie de voyageur de l’Arctique » explique-t-il dans le carnet de voyages situé à la fin du livre.

Ituk est un jeune homme qui va fêter ses dix-huit ans. En France, cet âge c’est l’accession à la majorité, au permis de conduire, au statut d’adulte. Chez les Inuits, c’est différent, on passe de l’enfance au statut d’homme, encore faut-il prouver qu’on est prêt. Alors, pour cela, les jeunes gens doivent se rendre au pays de Nanook afin d’y rencontrer et affronter l’ours blanc. Si Ituk réussit à le tuer, alors il reviendra chez lui, fier, et sa famille le considérera désormais comme un adulte.

« Ituk venait tout juste d’avoir dix-huit printemps, l’âge où le jeune Inuit veut devenir Inuk, c’est-à-dire un homme. C’est donc l’âge où le père guide son fils sur les pistes à la rencontre de Nanook, l’ours blanc. Cette tradition ancestrale Inuit fait du jeune garçon un chasseur capable de subvenir aux besoins de sa famille ».

Le dragon dans les dunes, Olivier de Solminihac

Ecrit par Virginie Neufville , le Vendredi, 10 Mai 2013. , dans Jeunesse, Les Livres, Recensions, La Une Livres, L'école des loisirs

Le dragon dans les dunes, avril 2013, 102 p. 9,50 € . Ecrivain(s): Olivier de Solminihac Edition: L'école des loisirs

 

La plage de Zuydcoote. Les nordistes la connaissent bien pour son espace, ses dunes, mais aussi et surtout ses blockhaus, en partie délabrés qui défient encore le paysage. Les littéraires eux, ont retenu le nom à cause du premier roman de Robert Merle, Week end à Zuydcotte, écrit en 1949 et Prix Goncourt la même année. Enfin, les cinéphiles retiennent le film éponyme de 1964 avec Jean-Paul Belmondo et Catherine Spaak.

Situer une action sur cette plage et ne pas évoquer les bunkers aurait été maladroit…

Parce que la nuit a été difficile à cause de la petite sœur qui confond la nuit et le jour, le père décide d’emmener les jumeaux Tim et Tom prendre l’air. Malgré le vent et la pluie intermittente, autant profiter des grands espaces ! Les voilà donc sur la plage de Zuydcoote, lieu de tous les jeux possibles, grâce aux blockhaus qui se dressent encore cahin-caha entre les dunes :

« Les grosses masses de béton des blockhaus semblent tomber sur la plage comme des tortues sans pattes et disproportionnées qui migrent vers l’eau à la sortie du nid ».