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Jeunesse

Les Autodafeurs 3, nous sommes tous des propagateurs, Marine Carteron

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mercredi, 26 Août 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Le Rouergue

Les Autodafeurs 3, nous sommes tous des propagateurs, mai 2015, 368 pages, 14,90 € . Ecrivain(s): Marine Carteron Edition: Le Rouergue

 

Le troisième et ultime volet de la série Les Autodafeurs place ses héros dans une bien délicate posture : les Autodafeurs sont parvenus à détruire le Trésor de la Confrérie et ils n’ont pas eu d’autre choix que de s’enfuir dans le désordre le plus complet. Au début de ce roman, les derniers membres de la Confrérie se sont réunis dans une cachette secrète, sur une île inconnue. Auguste, Néné et Césarine y découvrent d’autres adolescents dans la même position qu’eux, tandis que Mme Mars se remet peu à peu de ses blessures. Devenus les ennemis numéro un, ils ne peuvent plus réintégrer le monde et se terrent bon gré mal gré.

L’avenir semble sombre et sans issue, mais nos héros vont devoir reprendre du service lorsqu’une annonce vient bouleverser la situation : une loi mondiale, mettant en œuvre des règles de censure, vient d’être promulguée.

U4 ; Yannis, Jules, Koridwen, Stéphane, Florence Hinckel, Carole Trébor, Yves Grevet

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Mardi, 25 Août 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, La rentrée littéraire

U4 ; Yannis, Jules, Koridwen, Stéphane, Nathan et Syros, août 2015, 380 pages, 16,80 € chaque volume . Ecrivain(s): Florence Hinckel, Carole Trébor, Yves Grevet, Vincent Villeminot

Voilà une belle étrangeté qui se démarque des autres parutions de la rentrée par une curieuse numération : 1/2/4. Suite mathématique ? Éléments alchimiques ou ésotériques ? Ou projet un peu fou d’écrivains et d’éditeurs entreprenants ? U4, c’est un titre, deux éditeurs, quatre auteurs ; quatre volumes, deux héros masculins, deux héros féminins, une histoire mais quatre points de vue.

U4, pour « filovirus Utrecht 4 », est une tétralogie qui unit quatre jeunes gens, Koridwen, Stéphane, Yannis et Jules, dans le récit croisé d’un univers post-apocalyptique décimé à 90% par de terribles fièvres hémorragiques. Seuls les adolescents de 15 à 18 ans ayant été vaccinés contre la méningite B, et quelques adultes curieusement épargnés, parviennent à en réchapper. Parmi eux, nos héros, tous experts en survie, en close-combat et en armes de guerre virtuels : fanatiques du jeu vidéo « Warriors of Time », ils se rendent, sans se connaitre, à un rendez-vous fixé le 24 décembre à Paris par Khronos, le maître du jeu et du temps. Dans son ultime message, avant l’extinction des ressources énergétiques et informatiques, il leur affirme connaître un moyen de revenir dans le passé et ainsi empêcher la propagation du virus.

Paris au fil du temps, Jean-Michel Billioud

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Lundi, 17 Août 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Gallimard Jeunesse

Paris au fil du temps, Jean-Michel Billioud, mai 2015, illustrations Simone Massoni, 20 p., 13,90 € . Ecrivain(s): Jean-Michel Billioud, Simone Massoni Edition: Gallimard Jeunesse

 

Voilà de quoi remonter le cours du temps en un seul album : depuis la conquête de Lutèce par les Romains en 52 av. JC à l’érection de la Bibliothèque François Mitterrand, la Seine a vu défiler de grandes révolutions architecturales, économiques et politiques, s’est vu confiner dans des quais de plus en plus étroits et bétonnés, a transporté des marchandises de plus en plus exotiques (des amphores de vin aux touristes !), a abrité les jeux des enfants, a servi d’égouts aux marchands et de cimeterre aux tortionnaires…

Ce n’est pas l’histoire de ce fleuve que nous proposent Jean-Michel Billioud et Simone Massoni, mais bien celle de Paris à travers les époques. Grâce à divers systèmes animés (rabats à déplier, volets à soulever, roues à tourner, mini-livres à compulser), le jeune lecteur découvrira la Lutèce gallo-romaine, l’entrelacs des ruelles sombres et malodorantes du Moyen-Age, le Paris classique des fastes royaux, l’architecture de fer des Halles, les grands boulevards de Haussmann, et même l’Occupation allemande.

Ici et Maintenant, Ann Brashares

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Jeudi, 09 Juillet 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Gallimard Jeunesse

Ici et Maintenant, traduit de l’américain par Vanessa Rubio-Barreau, mai 2015, 279 pages, 6,10 € . Ecrivain(s): Ann Brashares Edition: Gallimard Jeunesse

 

Le 23 avril 2010 Prenna naît dans l’État de New-York. Elle a 13 ans, les cheveux noirs et longs, les yeux gris et doux, l’allure élancée et musclée. Elle vient au monde sous le regard sidéré d’Ethan, nue et déboussolée, tatouée d’un étrange numéro, émergeant d’un halo vibrant de lumière, telle une moderne Vénus de Botticelli, avant de se fondre dans les bois avoisinants.

Le 23 avril 2014, Prenna a 17 ans et fête l’anniversaire de son voyage temporel, en compagnie d’un millier de membres de sa communauté :

« Chaque année nous commémorons l’extraordinaire voyage qui nous a amenés ici il y a quatre ans, nous permettant d’échapper à la peur, la faim, la maladie, pour découvrir ce paradis tout sucre, tout miel. Le 23 avril est donc notre Thanksgiving à nous, sans la dinde, ni la tourte à la citrouille. C’est également, quelle coïncidence, le jour où Shakespeare est né. Et mort ».

Les petites reines, Clémentine Beauvais

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 06 Juillet 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Sarbacane

Les petites reines, avril 2015, 304 pages, 17 € . Ecrivain(s): Clémentine Beauvais Edition: Sarbacane

 

Clémentine Beauvais nous propose une histoire de boudins, au sens propre comme au sens figuré, une histoire qui oscille entre tristesse et comique débridé. Lauréates bien malgré elles d’un concours initié par Malo, Mireille, Astrid et Hakima sont les « boudins » de l’année dans leur collège de Bourg-en-Bresse.

Mireille, la narratrice, prend la chose avec un peu de plus de recul que les deux autres jeunes filles : normal, elle a déjà été couronnée l’an passé et elle subit depuis sa tendre enfance des remarques désobligeantes sur son embonpoint et sa laideur. Elle se pense blasée et, de plus, elle possède une répartie efficace et tranchante dont sont dépourvues Astrid et Hakima comme elle va le découvrir. Car Mireille décide d’en savoir plus sur ces filles qui doivent souffrir en silence des rires et des commentaires de la meute facebookienne.

« (Rubrique trucs et astuces de la vie, par Tata Mireille : prends les insultes qu’on te jette et fabrique-toi des chapeaux avec) ».