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Jeunesse

Tas de riz, tas de rats, Thierry Dedieu

Ecrit par Pauline Fouillet , le Mercredi, 08 Avril 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Seuil Jeunesse

Tas de riz, tas de rats, mars 2015, 12 pages, 14,50€ . Ecrivain(s): Thierry Dedieu Edition: Seuil Jeunesse

 

Dans la longue liste des œuvres de Thierry Dedieu, voici le petit dernier ! Ou plutôt, devrais-je dire, voici l’un des tomes de sa nouvelle collection. En effet, le célèbre auteur jeunesse déjà très connu et récompensé pour son travail avec les enfants, a conçu une collection spéciale bébé (entre 0 et 3 ans) intitulée « Bon pour les bébés ». Celle-ci est actuellement composée de 4 titres au format hors norme puisque aussi grand qu’un nouveau-né et à bicolométrie.

Dans Tas de riz, Dedieu manie la langue française en toute musicalité. Jeux de mots et vire-langues sont au programme, contant un groupe de rats tentés par un tas de riz. Je l’avoue, tout comme la majorité des lecteurs, j’ai été choquée par cet album. Le sujet n’est ici pas en cause, il s’agit du format, de la difficulté de la langue et de l’absence de couleur qui caractérise celui-ci. Mais Thierry Dedieu n’est pas fou et c’est en tout état de cause qu’il a composé ce livre. En effet, d’après une étude récente, les enfants en bas âge aiment les grands ouvrages faciles à manipuler, les contrastes en noir et blanc faciles à distinguer et les sonorités variées synonymes d’épanouissement.

Les animaux des villes, Nadia Budde

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 31 Mars 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Les animaux des villes, L’Agrume, septembre 2014, 144 pages, 20 € . Ecrivain(s): Nadia Budde

 

« Dans certaines grandes villes, il y a deux fois plus d’animaux sauvages que dans la campagne environnante. Alors que les citadins fuient vers les campagnes, la nature se réfugie dans les villes : adieu la monotonie de l’agriculture moderne, les fertilisants, les pesticides, les rivières canalisées et les chasseurs. En route pour les jardins publics, les espaces verts et les poubelles ».

Forte de ce constat, Nadia Budde nous entraîne à la découverte de cette faune urbaine méconnue et nous révèle certains de leurs secrets. Parcourant les zones urbaines de toute la planète, elle dresse le portrait saisissant, souvent loufoque de ces créatures que nous côtoyions sans trop les voir ou dont nous n’avons même pas conscience.

Le ton faussement naturaliste et l’aspect documentaire se doublent d’un humour désopilant jaillissant tantôt du texte tantôt des illustrations. Le travail de typographie très réussi permet une lecture accessible et proche de l’écriture à la main, avec des traits épais. Quant aux images, travaillant là aussi avec d’épais contours noirs et des couleurs très contrastées, l’auteure développe un style dynamique et efficace qui parlera aux enfants comme aux parents. La plupart des images se focalisent sur le personnage évoqué, en solo sur fond de couleur profonde pour les pages de chapitres, en solo ou en groupes dans le chapitre lui-même.

La fille aux licornes, Lénia Major

Ecrit par Thomas Chaline , le Lundi, 30 Mars 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

La fille aux licornes, éd. Talents Hauts, janvier 2015, 576 pages, 14,50 € . Ecrivain(s): Lenia Major

 

Copains des bois et des cités urbaines, amis collégiens, lycéens, et du troisième âge, venez suivre l’histoire d’Ascane, apprentie Licornière à la forteresse d’Ampleterre !

Tome I, La rencontre

En voilà une petite héroïne toute mimi et sympathique du haut de sa jeune vie d’ado… Ascane est une frondeuse de son temps, choisie par Varney « sélectionneur national » pour entrer en formation de Licornier (métier aujourd’hui disparu !). Ascane nourrit cette ambition car son grand-père Xian le Vairon était lui-même licornier et lui a transmis cette passion ainsi qu’un gène magique : celui de pouvoir communiquer avec les licornes ! Varney a donc pris le pari fou dingue d’irriter la sensibilité machiste du maître licornier Séber pour qui, évidemment, cela n’est pas un métier de femme. Pour lui, Ascane n’a pas sa place parmi les licorniers mais plutôt en cuisine ! Classique…

Max et les poissons, Sophie Adriansen

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 28 Mars 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Max et les poissons, éd. Nathan, février 2015, 94 pages, 5 € . Ecrivain(s): Sophie Adriansen

 

Juillet 1942. Max Geiger va fêter ses huit ans, mais la veille une rumeur se répand. Max reste persuadé que le lendemain, il n’y aura aucun autre événement que son anniversaire. D’ailleurs, le mot « rafle » est étranger à son vocabulaire. Son dictionnaire ne dit rien d’autre que : « De l’allemand raffen. Emporter vivement. Opération policière exécutée à l’improviste dans un lieu suspect. Arrestation massive de personnes ».

La vie avant la guerre, Max ne s’en souvient plus. En revanche, il se fait une idée assez précise de ce qu’est la guerre pour lui : « La guerre, ça fait marcher les Allemands dans les rues et serrer fort les mains des petits garçons. […] La guerre, ça commence l’été et ça empêche de faire des châteaux de sable. La guerre, ça empêche d’aller se baigner dans l’eau salée ». De plus, à l’école, les enfants posent leurs regards sur son étoile avant même de lever les yeux sur son visage : « Le soleil fait briller mon étoile. Comme si elle était cousue de fils d’or. Papa m’a dit qu’il ne fallait pas que je m’inquiète. L’étoile, c’est pour savoir qu’on est bien nous, m’a-t-il expliqué ».

Poèmes follets et chansons follettes, Cathy Garcia

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 23 Mars 2015. , dans Jeunesse, Les Livres, La Une Livres, Poésie

Poèmes follets et chansons follettes, éditions Nouveaux Délits, octobre 2014, illustrations de Joaquim Hock, 54 pages, 15 € . Ecrivain(s): Cathy Garcia

 

Valse des couleurs, bestiaire tendre et malicieux, nature en fariboles et enchantée composent ces Poèmes follets et chansons follettes dans lesquels Cathy Garcia nous embarque pour « vagavoler » et se balader dans son univers. La poétesse se fait fée et sorcière, déléguant l’art du pinceau à son comparse Joaquim Hock.

« Un chat ça pense, et avant tout à sa panse.

Entresort a faim, enfin !

Mais l’homme, lui, écoute ses pas, flip, flop,

et sourit tout bas.

Un homme, un chat…

Par quel hasard, cette promenade ?