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Les Chroniques

Scriptopolis.fr, par Ahmed Slama

Ecrit par Ahmed Slama , le Lundi, 27 Février 2017. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

Scriptopolis.fr, Jérôme Denis, David Pontille, Didier Torny, pages en constante évolution, à trouver ici

 

Les enquêtes du quotidien

C’est un site avec plus de six années d’existence, un incontournable de la littérature numérique, à nos yeux ; il s’agit, à l’aide d’une écriture fine, de nous sensibiliser au travers d’histoires, de rencontres, aux signes qui nous entourent…

Les Moments forts 1 : Cy Twombly à Beaubourg (expo à ne pas rater !), par Matthieu Gosztola

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Samedi, 25 Février 2017. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

30 novembre 2016 - 24 avril 2017

de 11h à 21h (& nocturne jusqu’à 23h tous les jeudis soirs)

Galerie 1 – Centre Pompidou, Paris

 

Le commissaire de cette remarquable exposition, Jonas Storsve, pour évoquer Twombly, rappelle d’emblée l’importance de l’expressionnisme abstrait…

Ainsi que l’a résumé Laurent Wolf dans la revue Études, les premiers expressionnistes abstraits sont nés entre 1900 et 1910 (Mark Rothko en 1903, Clyfford Still ou Willem de Kooning en 1904). Les suivants entre 1910 et 1920 (Franz Kline en 1910, Jackson Pollock en 1912, Robert Motherwell en 1915). Les artistes nés dans les années 1920 – ce qui est le cas de Twombly, né en 1928 – vont devoir s’affirmer face à leurs prédécesseurs. Comment ? En refusant le beau geste.

Une histoire de mauvaise conscience ?, par Catherine Dutigny

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Jeudi, 23 Février 2017. , dans Les Chroniques, La Une CED

Depuis quelques jours, pour être précise depuis le passage de Mehdi Meklat dans l’émission La Grande Librairie présentée par François Busnel, la presse, les réseaux sociaux ne parlent que du « cas » Meklat. Un jeune homme de 24 ans qui présentait ce jour-là avec son co-auteur Badroudine Said Abdallah leur second livre, Minute, publié par Le Seuil. Une exposition médiatique qui fit resurgir, par le biais d’alertes postées immédiatement, la face plus ou moins cachée de Mehdi Meklat qui, sur Twitter et sous le pseudonyme de Marcelin Deschamps (clin d’œil à Marcel Duchamp selon Mehdi) pendant de longues années, inonda son profil de tweets racistes, homophobes, antisémites etc. Il est facile de se documenter sur Internet pour en retrouver les traces.

L’« affaire » Mehdi Meklat met le projecteur sur la complaisance avec laquelle les médias de toutes sortes comme Le Monde, en passant par France Culture, les Inrocks, Libé, Radio France, Arte, ou le Bondy Blog ont pu « ignorer » pendant des années le double diabolique de Mehdi Meklat, mais aussi comment les jugements, prix et critiques littéraires peuvent être affectés d’un syndrome équivalent. Dans le cas de Mehdi Meklat, Laurent Bouvet, dont je ne partage pas toujours les analyses, loin de là, fait une lecture assez crédible du phénomène dans un article publié dans le Figaro.fr, le 21 février 2017 :

A propos de Ainsi parlait Oscar Wilde (Arfuyen)

Ecrit par Didier Ayres , le Lundi, 20 Février 2017. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Le dandy blessé

Ainsi parlait Oscar Wilde, Oscar Wilde, Arfuyen, janvier 2017, trad. Gérard Pfister, 165 pages, 13 €

 

Il y a sans doute une double inflexion dans l’œuvre d’Oscar Wilde, inflexions qui recoupent les genres qu’il a parcourus – théâtre, roman, textes divers, correspondance… –, et qui reposent sur des faits objectifs. Tout d’abord, la vie de l’homme, et son destin, aristocrate irlandais qui a subi un déclassement social, qui l’a conduit jusqu’à la mort à Paris en 1900. Son inculpation d’homosexualité, la vieille Angleterre victorienne, le harcèlement de sa société, représentent un grand arc historique qui marque l’écrivain. C’est l’inflexion la plus visible, et la plus douloureuse.

A propos de "Le Dernier qui s’en va éteint la lumière", Paul Jorion, par Didier Smal

Ecrit par Didier Smal , le Samedi, 11 Février 2017. , dans Les Chroniques, La Une CED

Le Dernier qui s’en va éteint la lumière, Paul Jorion, Fayard, mars 2016, 288 pages, 19 €

 

 

Paul Jorion (1946) a touché un peu à tout ce qui a fait avancer la connaissance de l’homme et sur l’homme durant les dernières décennies : sociologie, psychologie, intelligence artificielle, finance (il fut le premier à annoncer la crise des subprimes), et aujourd’hui qu’il a soixante-dix ans, il livre une réflexion ultime – bien qu’évidemment il soit tout à fait le bienvenu pour continuer son œuvre, forte déjà d’une vingtaine d’ouvrages et d’une pléthore d’articles, sur tous les sujets évoqués ci-dessus – ; cette réflexion ultime a un titre à la douce ironie, une recommandation presque délicate : Le Dernier qui s’en va éteint la lumière. On croirait presque la tendre parole d’une institutrice au moment de quitter la classe… A ceci près que, à en croire Jorion, dans deux ou trois générations, il n’y aura plus classe, ni institutrice – ni même d’enfants, d’ailleurs. Car c’est bien ce qu’annonce cet essai aussi bref que percutant : l’extinction prochaine de l’espèce humaine.