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Les Chroniques

« La douleur dans La Brune »

Ecrit par Martine L. Petauton , le Vendredi, 29 Août 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Banlieue sud de Paris, un soir de Septembre dans la cité où j’ai grandi « Dites-moi que fout la science / à quand ce pont entre nos panses ? / Si tu as mal là où t’as peur » – Camille, Ta douleur (Fixer le ciel au mur, Tieri Briet).

Chronique autour de : La belle image, Arnaud Rykner (juin 2013), Les solitudes se ressemblent, Ahmed Kalouaz (mai 2014), Fixer le ciel au mur, Tieri Briet (avril 2014), chez La Brune au Rouergue.

La belle – et remarquablement constante en qualité – collection La Brune au Rouergue publie de très bons romans français, dont une part notoire nous renvoie de fortes images, souvent d’un réalisme impressionnant, de notre société.

Ces trois opus – tous, marquants chacun à leur façon – sont signés – douleur, celle de Baudelaire – ici, la prison, là, l’itinéraire des harkis en France, et là encore, l’accompagnement d’un enfant anorexique… du quotidien, certes, mais pas celui de tout le monde.

Promo Václav Havel, Création de huit pièces courtes de Mark Ravenhill, War and Breakfast

Ecrit par Marie du Crest , le Jeudi, 28 Août 2014. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

En 2012, le festival des Nuits de Fourvière à Lyon a décidé de parrainer les promotions de l’ENSATT, voisine du site romain où ont lieu les spectacles. Les étudiants sont placés sous la direction d’un metteur en scène de renom, pour cet ultime travail, fin de leur savant apprentissage avant d’entrer dans le monde professionnel. Jean-Pierre Vincent à la tête de sa compagnie Studio libre crée avec les douze jeunes comédiens de l’école la version française de War and Breakfast, ensemble de pièces courtes du britannique Mark Ravenhill. Du premier volume édité aux Solitaires Intempestifs, seule la pièce L’Apocalypse n’est pas montée. Ces huit pièces permettent à la « troupe » à la fois de révéler des talents singuliers dans les pièces de formes dialoguées et la force collective du jeu dans les textes de forme chorale. Spectacle qui nous embarque durant plus de trois heures avec les entractes dans l’univers du dramaturge anglais. Nous sommes, nous aussi, spectateurs inscrits, comme le dit le texte du programme dans « le théâtre des opérations ».

D’Images et de bulles (7) : Sherlock Fox 1 Le Chasseur, Du Yu, Jean-David Morva

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 21 Août 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Sherlock Fox 1 Le Chasseur, Du Yu, Jean-David Morvan, Ed. Glénat, mars 2014, 64 pages, 14,95 €

 

À la croisée entre Blacksad et les récits de Conan Doyle, voici Sherlock Fox, un nouveau héros enquêteur dans un univers animalier des plus inquiétants. Fox est un incorruptible ; il dirige avec poigne et flegme le commissariat dont il est responsable. Pas de docteur Watson à ses côtés, ni d’acolyte sympathique, Sherlock Fox travaille en solo et son véritable nom est Ney Quitsou.

Dans la bourgade en pleine campagne où œuvre Fox, vit une communauté animalière aux mœurs surprenantes et aux principes bien arrêtés : tous les habitants sont devenus végétariens, la sexualité à visée de reproduction a été limitée. Le commissaire règle une première affaire avec détermination et talent, mettant en prison l’un des membres influents de la ville.

L'Homme sans maladie, Arnon Grunberg/Fleur de province, Christian Larrède

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Mercredi, 20 Août 2014. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

L’Homme sans maladie, Arnon Grunberg, éd. Héloïse d’Ormesson, août 2014, rentrée littéraire, 256 pages, 18 €

Fleur de province, Christian Larrède, éd. Les Soleils bleus, mai 2011, 124 pages, 14 €

 

Pourquoi évoquer en parallèle ces deux romans parus, l’un en mai 2011 pour Fleur de province, l’autre l’été 2014 pour L’Homme sans maladie ?

Apparemment, rien ne rassemble particulièrement ces deux romans au point de les inscrire ensemble dans l’en-tête d’un article critique sur des impressions de lecture. Et pourtant…

En débutant ma lecture de L’Homme sans maladie de l’auteur néerlandais installé à New York, Arnon Grunberg, mes souvenirs de lectrice m’ont reportée spontanément vers la lecture plus ancienne de cet autre roman lu deux ans auparavant, Fleur de province, roman de l’homme de média avant tout passionné de musique et d’écriture, auteur français, Christian Larrède.

Les écrivains judéo-algériens

Ecrit par Amin Zaoui , le Lundi, 18 Août 2014. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

En ces jours funestes où les haines et les guerres sacrées très sales sont devenues la culture quotidienne, banale, dans le monde arabo-musulman, et afin de lever tout amalgame politico-culturel, j’évoque la littérature judéo-algérienne d’expression française.

Si l’école judéo-algérienne de musique est considérablement connue, par le large public comme par les spécialistes, la littérature judéo-algérienne, quant à elle, demeure totalement méconnue ou tabou.

Le monde de la culture artistique connaît assez bien les génies de la musique et de la chanson à l’image de cheikh Raymond, Reinette l’Oranaise, Lili Labassi, Blond-Blond, Salim Halali, José de Suza, Lili Boniche, René Perez, Maurice El-Medioni, et j’en passe. Une école judéo-algérienne qui a marqué l’histoire de la musique algérienne jusqu’à nos jours.

De l’autre côté, la société littéraire et les gens du livre algériens ne savent rien ou peu de chose sur les écrivains judéo-algériens, à l’image de :