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Les Chroniques

Rencontre avec Pierre Ménat, Paris, le 5 janvier 2018, par Sylvie Ferrando

Ecrit par Sylvie Ferrando , le Vendredi, 12 Janvier 2018. , dans Les Chroniques, La Une CED, Entretiens

1/ Vous avez effectué plusieurs missions diplomatiques, et en particulier vous avez été nommé aux postes d’ambassadeur de France en Roumanie, en Pologne, en Tunisie et aux Pays-Bas. Pouvez-vous revenir sur votre carrière ? Quels ont été les points forts de ces missions ? Laquelle de ces missions ou lequel de ces pays avez-vous préférés ? Quels souvenirs marquants pouvez-vous nous confier ?

 

J’ai en effet exercé la fonction d’ambassadeur de France en Roumanie de 1997 à 2002, en Pologne de 2004 à 2007, puis en Tunisie de 2009 à 2011 et enfin aux Pays-Bas de 2011 à 2014. Auparavant, j’avais été affecté à New York à la mission française auprès de l’ONU entre 1988 et 1992 et j’avais servi de nombreuses années à Paris, en particulier en tant que conseiller à l’Elysée pour les affaires européennes sous la présidence de Jacques Chirac. J’ai une affection particulière pour mon premier poste d’ambassadeur en Roumanie, qui a duré cinq ans. C’était une période charnière, celle de l’après-Ceausescu, il y avait un enjeu important de restauration des relations diplomatiques. Au cours de cette mission, j’ai appris le roumain, qui est une langue latine pas si éloignée du français. Le peuple roumain est fier de sa langue et exigeant sur son expression, ce qui m’a encouragé à bien savoir la parler.

Plateau Virtuel Club # 2. Décembre, par Marie du Crest

Ecrit par Marie du Crest , le Vendredi, 12 Janvier 2018. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

L’émission de Radio Clapas me devient familière avec son générique, le retour des voix de David Léon et de Marie Reverdy. « Une émission de théâtre, fabrique du sens ». « Une pièce, un auteur, une œuvre ». Aujourd’hui, en ce début décembre, il s’agira d’entendre la pièce de Jean Cagnard Quand toute la ville est sur le trottoir d’en face, éditée par Sabine Chevallier (Editions espaces 34). Je retrouve les blocs qui organisent l’émission.

Au début, la voix de l’auteur, vive et chaleureuse. La pièce a été écrite dans le cadre d’une rencontre de Jean Cagnard avec des résidents, des éducateurs dans un centre près d’Alès, spécialisé dans des séjours ouverts à des toxicomanes. Pour lui, au fond, ce qui est en jeu pour les malades c’est un combat contre la mort. Il a écrit selon ses propres termes une succession de tableaux les uns à côté des autres. Sabine Chevallier, son éditrice, témoigne à son tour de sa fidélité à son œuvre, depuis de nombreuses années.

Le Journal de MCDem (4), par Murielle Compère-Demarcy

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Vendredi, 12 Janvier 2018. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

Lundi 20 novembre

 

Lu ce matin dans un quotidien de la Presse Régionale cette citation du poète Pierre Reverdy : « Le suicide suppose une notion de la liberté qu’une société bien portante ne peut se permettre de comprendre ni d’excuser ». Une telle lucidité, clairvoyance, ne peut provenir que du regard d’un poète. Problématique, la Liberté le restera. Le problème demeure toujours la société bien portante.

Deuxième conférence de Jacques Darras ce soir, à la Comédie de Picardie d’Amiens : « Tout picard que j’étais » (2).

Écrit hier un compte-rendu de la première conférence donnée par le poète, il y a presque un an, le 15 décembre 2016 :

La folie au Rouergue : Un funambule, Alexandre Seurat et Cirque mort, Gilles Sebhan, par Martine L. Petauton

Ecrit par Martine L. Petauton , le Jeudi, 11 Janvier 2018. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

Un funambule, Alexandre Seurat, Rouergue La Brune, janvier 2018, 96 pages, 12 €

Cirque mort, Gilles Sebhan, Rouergue noir, janvier 2018, 160 pages, 17,50 €

 

Les éditions du Rouergue – on le dit souvent à la Cause Littéraire – choisissent remarquablement bien ce qu’ils publient ; les lire rime avec qualité, jamais avec déception. En voilà encore une preuve avec ces deux ouvrages de la fin de l’année 2017.

Le troisième roman d’Alexandre Seurat, dont nous avons écrit tout le bien qu’il faut penser de ses précédents livres, la première incursion en roman noir de Gilles Sebhan, éclairent chacun à leur façon et avec leur son personnel un thème sociétal, mais bien plus encore : celui des pathologies mentales lourdes, ce qu’on nomme depuis la nuit des temps : la folie. Ceux avec qui on vit, qu’on fréquente ou rencontre de plus ou moins loin ; ceux dont nous parlent films, livres ou documentaires.

Albert Londres en Espagne, par Jean-Pierre Boudet

Ecrit par Jean-Pierre Boudet , le Mercredi, 10 Janvier 2018. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

Après la fin du conflit mondial, sa curiosité pousse Albert Londres, chroniqueur de guerre, à partir pour l’Espagne, dont l’actualité présente n’est pas sans rappeler celle de l’après-guerre.

Le Petit Journal, 24 janvier 1919 : « Le bolchévisme dans la question catalane et andalouse – Madrid, janvier 1919 – Tous les ponts ne sont pas neufs. Quand il en est un qui présente des fissures, on appelle l’ingénieur. L’ingénieur vous dit : “On peut toujours essayer de le retaper, mais il est condamné. La date où il s’écroulera ? Cela dépend du trafic”.

Si l’Espagne était un pont et que je fusse ingénieur, j’oserais m’exprimer de la sorte. Cela ne va pas en Espagne… Deux maladies attaquent le pays. L’une est connue, elle n’a pas, pour cela, trouvé de docteur : c’est la Catalogne ; l’autre apparaît : l’Andalousie. La Catalogne veut la liberté, l’Andalousie, du pain. Le pouvoir central est pris de deux côtés, c’est la contagion pulmonaire. Il en est pourtant qui s’en tirent.