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Les Chroniques

Celui qui disait non, Adeline Baldacchino (par Gilles Banderier)

Ecrit par Gilles Banderier , le Vendredi, 15 Mars 2019. , dans Les Chroniques, Les Livres, La Une CED

Celui qui disait non, Adeline Baldacchino, Fayard, janvier 2018, 264 pages, 18 €

 

 

C’est à coup sûr une photographie qui mérite de prendre place parmi les dix clichés les plus fameux du XXe siècle. Elle est pourtant méconnue, bien que facilement accessible sur le réseau Internet (tapez « August Landmesser » dans votre moteur de recherches favori, en mode « images »).

Un des charmes (ou des défauts) de la photographie argentique, par rapport à son équivalent numérique, est que le résultat ne se laisse pas voir tout de suite. Il faut passer par une série compliquée (et en général automatisée) de manipulations physico-chimiques qui prend quelques jours ou, au mieux, quelques heures. Il arrive cependant que la révélation de certaines photographies soit durablement ajournée, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la chimie. Il en est allé ainsi du cliché qui a fourni au livre d’Adeline Baldacchino son point de départ.

Saisir, Quatre aventures galloises, Jean-Christophe Bailly (par Matthieu Gosztola)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 14 Mars 2019. , dans Les Chroniques, Les Livres, La Une CED

Saisir, Quatre aventures galloises, Jean-Christophe Bailly, Seuil, coll. Fiction et Cie, septembre 2018, 256 pages, 20 €

 

Le dernier essai de Jean-Christophe Bailly témoigne d’une volonté d’aborder « de l’intérieur » l’« ouest absolu » qu’est le Pays de Galles. Et ce en s’intéressant de près à l’histoire de Thomas Jones, peintre qui, à Naples, en 1782, « inventa l’art moderne avant de se retirer incompris dans sa ferme du Radnorshire » ; en identifiant le « geste poétique que formèrent l’œuvre et la vie de Dylan Thomas », l’enfant de Swansea, le « Rimbaud de Cwmdonkin Drive » ; en se penchant sur W.G. Sebald, dont le livre Austerlitz comprend un pan gallois « sur lequel se projettent, au sein même de l’exil qu’il raconte, les images d’un séjour transfiguré » ; en convoquant les vallées du sud, parmi les vestiges d’un monde qui fut celui des mineurs de charbon et que des images dues à Robert Frank ou Eugene W. Smith fixèrent.

Si sont convoqués la peinture, la poésie, le récit et la photographie, au travers d’eux, c’est la beauté (iconoclaste ?) qui apparaît*. La beauté et – à sa suite, à moins que ce ne soit l’inverse ? – la musique. Musique du monde : du pluriel.

Un peintre de notre temps, John Berger (par Yasmina Mahdi)

Ecrit par Yasmina Mahdi , le Mercredi, 13 Mars 2019. , dans Les Chroniques, Les Livres, La Une CED

Un peintre de notre temps, John Berger, L’atelier contemporain, février 2019, trad. Fanchita Gonzalez Battle, 224 pages, 25 €

 

Peindre en exilé

Un peintre de notre temps, ayant fait l’objet d’une censure brutale, car il fut interdit de vente dès sa sortie en 1958, et de publication jusqu’en 1976, est le premier roman de John Berger (1926-2017). Le livre commence par la visite d’un atelier vide et la découverte du journal d’un ami peintre hongrois, Janos Lavin, dont la ville de refuge est Londres, « la capitale la plus conventionnelle et la plus fermée d’Europe ». Le journal forme un récit à deux voix, un chassé-croisé de deux points de vue, soit deux conversations juxtaposées, ce qui renforce la diégèse tels les sous-titres d’un film, sa traduction. Ainsi, et après-coup, John Berger décrypte les propos du peintre Janos Lavin (son double ?) à la manière d’un rébus. Or, le constat du peintre exilé est amer, affaibli par des projets qui ne marchent pas, réduit à la pauvreté, aux « humiliations de la dépendance ». Le métier d’écrire et le métier de peindre se répondent, et John Berger livre des pages fondamentales sur le dessin : « Dessiner, c’est savoir par la main – c’est avoir la preuve qu’exigeait Thomas. (…) Même devant un modèle, on dessine de mémoire. (…) Pas même de quoi que ce soit dont on puisse se souvenir consciemment. Le modèle est un rappel d’expériences qu’on ne peut formuler et donc se rappeler que par le dessin ».

«Woven» de Gavin Greenaway : une fantaisie inouïe (par Ana Isabel Ordoñez)

Ecrit par Ana Isabel Ordonez , le Mercredi, 13 Mars 2019. , dans Les Chroniques, La Une CED

 

Musicien : Gavin Greenway

Album: Woven

Titres:  «A Beginning», «The Sun Rose», «And Then I Saw You», «A Conversation», «We Danced For Seven», «Autumn Came So Soon», «The Fall», «Adrift», «The Melting», «Singing Old Songs», «We Travelled Far», «Goodnight My Love»

 

La formidable puissance musicale de Gavin Greenaway s’est très largement construite autour des notes de son piano. Titan des musiques de film, Gavin incarne le talent et le vertige du succès. Sa musique recèle une grande élégance. Les titres enregistrés dans son dernier album « Woven », sont parmi les plus touchants, créatifs et précis réalisés par le pianiste.

Éphémérides créatives : John Steinbeck, Rudyard Kipling (par Jean-Marc Dupont)

Ecrit par Jean-Marc Dupont , le Mardi, 12 Mars 2019. , dans Les Chroniques, Chroniques régulières, La Une CED

 

John Steinbeck :

« A man without words is a man without thought ».

« Les idées, c’est comme les lapins, vous en achetez deux, vous apprenez comment vous en occuper et rapidement vous en avez une douzaine ».

 

Le 20 décembre 1968, disparition de l’écrivain américain John Steinbeck (né le 27 février 1902)

Il a reçu le prix Nobel de Littérature en 1962 pour l’ensemble de son œuvre littéraire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Steinbeck