Il y a les « petits » et les « grands » romans de Stephen King, sans que le nombre de pages entre en ligne de compte. Parmi les « grands », il y a Le Fléau, Simetierre, Sac d’os, Rose Madder (liste toute subjective) et, oh oui !, 22/11/63. Un titre en forme de date. L’une des dates traumatiques du XXe siècle : celle de l’assassinat de Kennedy. Sujet étatsunien par excellence, que Stephen King traite à sa manière, fantastique et horrifique, bien sûr, mais aussi sociologique, tendrement minutieuse dans l’évocation de l’Amérique profonde. Ce roman-là, qui se dévore et déguste, nous emmène à Dallas en 1963. Mais ce n’est que la fin du périple, périple à la fois spatial et temporel. Avant d’arriver à Dallas, le lecteur suit le héros de l’histoire, Jake Epping, dans différentes villes, la merveilleuse Jodie et l’horrible Derry, entre autres. Derry ? Oui, Derry, la ville-décor de Ça, autre grand roman de Stephen King.
Dans 22/11/63, Stephen King déploie le motif du voyage dans le temps. Nous faisons la connaissance de Jake Epping en 2011, il enseigne la littérature dans un lycée. Un passage mystérieux – et secret – au fond d’un fast-food le transporte en 1958.
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