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Science-fiction

Une pluie sans fin, Michael Farris Smith

Ecrit par Yan Lespoux , le Mercredi, 09 Septembre 2015. , dans Science-fiction, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Une pluie sans fin (Rivers) Super 8 éditions, mai 2015, trad. de l’anglais (USA) Micelle Charrier, 448 pages, 20 € . Ecrivain(s): Michael Farris Smith

 

Alors que les tempêtes succèdent aux ouragans depuis des mois, les États du sud-est des États-Unis s’enfoncent peu à peu sous les eaux. C’est pour cela que les autorités ont décidé d’établir une limite en-dessous de laquelle ne vivent plus que quelques irréductibles, tel le solitaire Cohen, des chasseurs de trésor, des pillards ou des illuminés. Pour avoir croisé la route de quelques-uns de ces derniers, Cohen va se retrouver à tenter de mener au-delà de la Ligne un groupe qui a longtemps vécu sous la coupe d’un prêcheur fanatique.

En vogue depuis quelques décennies déjà – on pense par exemple à l’excellent Je suis une légende, de Richard Matheson (1954, tout de même) – le roman post-apocalyptique sous toutes ses formes, du récit d’exode de survivants au roman de zombies, connaît une véritable explosion depuis quelques années, en particulier dans le sillage du très justement fameux La Route, de Cormac McCarthy. C’est d’ailleurs plus ou moins sous les auspices de ce dernier – dans la présentation de l’éditeur en tout cas – que se place Une pluie sans fin.

Soleil Vert, Harry Harrison

Ecrit par Didier Smal , le Lundi, 04 Mai 2015. , dans Science-fiction, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman, J'ai lu (Flammarion)

Soleil Vert, J’ai Lu nouveaux millénaires, traduction Sébastien Guillot, juin 2014, 315 pages, 14,90 € . Ecrivain(s): Harry Harrison Edition: J'ai lu (Flammarion)

 

Depuis longtemps indisponible en français, Soleil Vert, huitième roman signé Harry Harrison (1925-2012), fait partie des romans dont la lecture semble indispensable, que ce soit parce qu’on a vu et apprécié le film qui en a été adapté (par Richard Fleischer en 1973) ou parce qu’innombrables sont les références faites à Make Room ! Make Room ! (le titre original, beaucoup plus pertinent) par les auteurs cyberpunk entre autres en tant que précurseur. Cette réédition, doublée d’une nouvelle traduction par Sébastien Guillot, vient donc à point nommé puisque les exemplaires de la précédente traduction se vendent à des prix parfois indécents – ce qui accroît encore le désir de lire ce roman…

Dans un bref prologue rédigé en 1966, l’auteur explique l’objet de son anticipation : en extrapolant la croissance démographique et la consommation « des matières premières de la planète », il ne peut que formuler la question suivante : « à quoi le monde ressemblera-t-il ? », et tenter d’y répondre en faisant débuter l’action de son roman le 9 août 1999, dans un New York surpeuplé (« trente-cinq millions de personnes vivent dans la cité de New York – à quelques milliers près ») et caniculaire.

La Guerre des salamandres, Karel Čapek

Ecrit par Marc Ossorguine , le Jeudi, 20 Mars 2014. , dans Science-fiction, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Pays de l'Est, Roman, Editions Cambourakis

La Guerre des salamandres, traduit du tchèque par Claudia Ancelot, 384 pages, 11 € . Ecrivain(s): Karel Čapek Edition: Editions Cambourakis

 

La littérature tchèque n’est sans doute pas la plus connue et la plus lue, sauf peut-être à Prague. Même si à Montpellier, Bordeaux, Paris ou Etretat, on lit sans doute Milan Kundera, mais un auteur comme Karel Čapek (prononcer « Tchapek ») ne compte pas a priori parmi les best-sellers (les mieux renseignés savent sans doute qu’on lui attribue la création du mot « robot »). D’autant plus que celui-ci est mort depuis un moment déjà, à la veille de la 2ème guerre mondiale. C’est peut-être ce qui rend ce roman – pour autant que l’on puisse qualifier La guerre des salamandres de roman – si étonnant.

Grand récit de politique fiction, d’histoire fiction, de science fiction, d’économie fiction, de zoologie fiction…? Un peu tout cela à la fois. Et peut-être au bout du compte pas tant fiction que ça tant cela nous parle de notre monde d’aujourd’hui et de ses pires dérives. On est d’une certaine façon dans la veine de 1984, mais avec une fantaisie et un humour qu’on ne trouve guère chez Orwell.

Spark, Amy Kathleen Ryan

Ecrit par Alhama Garcia , le Jeudi, 11 Juillet 2013. , dans Science-fiction, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Roman, Le Masque (Lattès)

Spark (Tome 2 Mission Nouvelle Terre), traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Alice Delabre, Editions du Masque, coll. MSK, juin 2013, 389 pages, 17,60 € . Ecrivain(s): Amy Kathleen Ryan Edition: Le Masque (Lattès)

 

Un roman du type space-opera a besoin, précisément… d’espace. Nous avons ici le deuxième tome (Glow, en 2012, était le premier) d’une suite dont la fin prouve ce que je viens de dire. Mais, n’ayant pas lu le premier, je peux vous assurer que l’ordre importe peu. Vous serez toujours à temps, en effet, de trouver le premier plus tard ; quant au troisième, hélas, vous devrez sans doute attendre 2014.

Hélas, je dis, car si vous mordez aux dix premières pages, vous risquez de vous coucher tard. Loin de moi l’idée de vous spoiler l’histoire, mais il faut bien que j’en dise deux mots.

A première vue, c’est un roman pour ados, pour jeunes ados qui plus est : alors que les personnages ont entre douze et seize ans, qu’ils sont lâchés à leur propre initiative dans un vaisseau de colonisation, sans adultes en état, vous n’entendrez jamais la moindre allusion au sexe. Et à peine aux sentiments.

Australia Underground, Andrew McGahan

Ecrit par Yann Suty , le Jeudi, 25 Avril 2013. , dans Science-fiction, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Babel (Actes Sud)

Australia Underground, traduit de l’anglais (Australie) par Laurent Bury (2006), Babel Noir, 370 pages, 8,50 € . Ecrivain(s): Andrew McGahan Edition: Babel (Actes Sud)

 

Une dystopie. Après le 11 septembre 2001, l’Australie a elle aussi été profondément bouleversée. Un attentat à la bombe atomique a rayé de la carte la capitale, Canberra. Dans la foulée, le gouvernement a fait alliance avec les Etats-Unis. L’état d’urgence a été déclaré. Un état quasiment totalitaire a été mis en place. Tout le pays est sous contrôle, quadrillé par les milices et les militaires. Les musulmans ont été persécutés. Les libertés sont bafouées. Mais, ainsi que l’explique le gouvernement, c’est pour le bien du plus grand nombre…

L’Australie d’Andrew McGahan pourrait presque exister en vrai. L’auteur ne fait finalement qu’exagérer certains éléments. C’est l’Australie. Ça pourrait tout aussi bien être les Etats-Unis. Ça pourrait aussi être la France. Ça pourrait être le futur qui s’annonce très prochainement. Tout a l’air tellement si familier…

Au début du roman, Leo James, un promoteur véreux se retrouve au beau milieu d’un cyclone qui ravage le Queensland. Les éléments se déchaînent. Cette fois, il se dit qu’il ne va pas pouvoir s’échapper. Lui qui a toujours trouvé de quoi se sortir de toutes les situations entrevoit clairement la fin…