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Christian Bourgois

Christian Bourgois éditeur est une maison d’édition française, fondée en 1966 par Christian Bourgois, sous l’égide des Presses de la Cité et qui obtient son indépendance en 1992.

Elle compte 760 titres à son catalogue et 50 titres sortent en moyenne chaque année. Leur distribution en est assurée par Volumen. Son chiffre d’affaires en 2009 est de 1 976 000 €, ce qui la classe au cent seizième rang du classement des deux cent éditeurs français.

 


Séjour au Nevada, Bernardo Atxaga

Ecrit par Frédéric Aribit , le Samedi, 14 Janvier 2017. , dans Christian Bourgois, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Espagne, Récits

Séjour au Nevada, mai 2016, trad. espagnol André Gabastou, 472 pages, 20 € . Ecrivain(s): Bernardo Atxaga Edition: Christian Bourgois

 

Nevadarat joan nintzan

Dirurikan gabe,

Handik itzultzekotan, maitia,

Bortz miliunen jabe.

 

(J’étais parti au Nevada

Sans argent,

Pensant en revenir, mon amour,

Avec cinq millions…)

La physiologie des fantômes, François-George Maugarlone

Ecrit par Cyrille Godefroy , le Vendredi, 25 Novembre 2016. , dans Christian Bourgois, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

La physiologie des fantômes, 228 pages, 15 € . Ecrivain(s): François-George Maugarlone Edition: Christian Bourgois

 

Adepte du pseudonyme, de la discrétion, de l’édition confidentielle, François-George Maugarlone, né en 1947, s’applique à fuir le cirque médiatique et à brouiller les pistes, ne serait-ce qu’en réunissant sur la même page la philosophie et la dérision.

La tentation première de classer cette œuvre de l’écrivain goguenard se révèle délicate voire scabreuse. La physiologie des fantômes, comme son titre ne l’indique pas, n’est pas un traité scientifique ou un précis de scientologie, n’en déplaise aux manipulateurs de cellules ou aux maniaques du paranormal. Ce n’est pas non plus un roman à proprement parler, ni un essai ni un poème en prose ni même un pastiche pur mais l’entrelacs insolite de ces diverses formes d’écriture. Les élucubrations abrasives de François-George Maugarlone alimenteraient à la rigueur un genre rare et précurseur, celui des mémoires fictifs, tellement les aventures avariées de Levéritable, héros raté et jobard du récit, s’entremêlent à merveille à l’ironie amère et nonchalante de l’auteur.

Une vie en mouvement, Misty Copeland

Ecrit par Marie-Josée Desvignes , le Samedi, 17 Septembre 2016. , dans Christian Bourgois, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Récits

Une vie en mouvement, mai 2016, 338 pages, 18 € . Ecrivain(s): Misty Copeland Edition: Christian Bourgois

 

Une vie en mouvement raconte la réussite prodigieuse de Misty Copeland, première danseuse étoile, qui tout en intégrant tardivement, à l’âge de treize ans, un petit studio de danse classique, va se révéler être un véritable prodige, d’autant plus extraordinaire qu’elle est la première jeune fille Afro-américaine à être admise à l’American Ballet Théâtre. « Le ballet fut longtemps le domaine des Blancs et des riches » dira-t-elle.

C’est au prix d’un travail acharné, en plus d’un talent indéniable et d’une réelle vocation, travaillant sans relâche sa technique, menant en parallèle une vie familiale compliquée, qu’elle deviendra par exemple la première femme noire dans le rôle emblématique du ballet de Stravinsky, où elle sera l’Oiseau de feu.

Issue d’une famille très modeste dont la mère « belle comme Mariah Carey » collectionne les amants, déménageant sans cesse, elle vit au milieu d’une fratrie nombreuse mais toujours joyeuse. Malgré la pauvreté des moyens, la joie, les cris et les rires emplissaient sa vie avant qu’on ne la révèle.

Un Singulier Garçon, le mystère d’un enfant matricide à l’époque victorienne, Kate Summerscale

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 15 Septembre 2016. , dans Christian Bourgois, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Iles britanniques, Roman, La rentrée littéraire

Un Singulier Garçon, le mystère d’un enfant matricide à l’époque victorienne (The Wicked Boy), traduit de l’anglais par Eric Chédaille, septembre 2016, 468 p., 24 € . Ecrivain(s): Kate Summerscale Edition: Christian Bourgois

Rarement l’écriture d’un livre, d’un roman authentique, n’a autant mérité le nom de travail que cet opus de Kate Summerscale. La somme de recherches, fouillées jusqu’à la plus extrême minutie, entreprises par l’auteure, est proprement fascinante. Imaginez un instant Michel Foucault écrivant un roman à partir de sa reconstitution documentaire célèbre d’un multi crime non moins célèbre, « Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère » (et quand on connaît le talent stylistique de Foucault, cela eût été tout à fait imaginable). Eh bien c’est là le tour de force de ce roman – car c’en est bien un, même si chacun de ses éléments est rigoureusement fondé sur une vérité historique quasi méticuleuse. Nous avons tous les documents de police, de médecins, de juges, d’avocats, de compagnons, de voisins, de maîtres d’école etc. qui vont venir constituer le dossier de cette affaire, commencée en 1895.

Le lundi 8 juillet 1895, pour être précis, Robert Coombes a tué sa mère dans son lit de plusieurs coups de couteau, avec la complicité (passive ?) de son jeune frère Nathaniel. On est en Angleterre, « à Plaistow, quartier ouvrier, pauvre mais respectable, du vaste arrondissement des docks d’East London. » Robert a 13 ans, son frère, 12.

A la lumière de ce que nous savons, Zia Haider Rahman

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 09 Septembre 2016. , dans Christian Bourgois, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman

A la lumière de ce que nous savons (In the light of what we know), mars 2016, trad. anglais Jacqueline Odin, 515 pages, 25 € . Ecrivain(s): Zia Haider Rahman Edition: Christian Bourgois

 

 

Un pavé, mais un pavé en or !

Ce roman, qui n’est pas qu’un roman, le premier de Zia Haider Rahman, situe son auteur, d’emblée, parmi les maîtres du genre.

Le narrateur est anglais, fils de Pakistanais musulmans émigrés très aisés, héritiers eux-mêmes d’une « célèbre famille terrienne » et de riches industriels et armateurs du Pakistan. Les parents se sont installés, fort bien installés même (le père est professeur à Oxford, la mère est psychothérapeute) et totalement intégrés dans la société anglaise après avoir vécu aux Etats-Unis. Il se présente au début du roman comme « issu d’un milieu privilégié » et parle sans complexe de sa propre réussite professionnelle dans le domaine de la finance.