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La Joie de lire

 

Après un passage dans l'enseignement, Francine Bouchet reprend la librairie La Joie de Lire à Genève en 1981, une des plus anciennes librairies jeunesse d'Europe ouverte en 1937. En 1987, elle crée les Editions La Joie de lire. Spécialisées en littérature jeunesse, elles ont fait découvrir des jeunes talents d’ici et d’ailleurs et de nombreux écrivains de l'Europe entière, traduits avec grand soin. Elles ont également fait redécouvrir plusieurs classiques, Gianni Rodari, Léopold Chauveau, C.F. Ramuz ou Corinna Bille. Leur ligne audacieuse et exigeante leur a valu de nombreux prix.

Le catalogue de La Joie de lire compte aujourd’hui près de 400 titres qui se répartissent en livres d’images et œuvres littéraires.

En 2012 les Editions La Joie de lire fêtent leur 25 ans d’existence.

 

 

 

La Maison de brique, Paula Scher, Stan Mack (par Myriam Bendhif-Syllas)

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 03 Décembre 2018. , dans La Joie de lire, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

La Maison de brique, septembre 2018, trad. américain Francine Bouchet, 40 pages, 15,90 € . Ecrivain(s): Paula Scher, Stan Mack Edition: La Joie de lire

 

 

La couverture de cet album retient d’emblée son lecteur : un petit immeuble de trois étages dont l’on aperçoit les différents habitants à travers les fenêtres. Une chatte au piano, une maman ours mettant au lit son petit, un trio de souris confrontées à un manque de fromage, une famille cochon attablée autour d’une soupe, un hibou bouquinant dans son fauteuil, deux kangourous s’apprêtant pour danser. À l’entrée, monsieur ours rentrant de sa journée.

Les dessins sont réjouissants, à la fois très colorés et hachurés à l’encre, ce qui leur donne un petit côté brouillon et rétro des plus sympathiques. On se prend tout de suite d’amitié pour ces personnages et l’on a qu’une hâte : commencer le livre pour découvrir ce qui se passe à l’intérieur de ces appartements et quelles sont les relations que tissent entre eux ces animaux.

La voix de son maître, Azouz Begag

Ecrit par Tawfiq Belfadel , le Jeudi, 12 Avril 2018. , dans La Joie de lire, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

La voix de son maître, février 2017, 288 pages, 16,50 € . Ecrivain(s): Azouz Begag Edition: La Joie de lire

 

 

Azouz Begag et le fantôme du père

Après un roman autobiographique Salam Ouessant (Albin Michel, 2012), Azouz Begag publie son dernier roman, La voix de son maître. Le livre comprend cinq parties divisées en chapitres numérotés.

L’histoire est racontée par le personnage Samir Ajaar dit Samy. Les évènements commencent à Lyon en 1967. Né en France de parents algériens, Samy rêve depuis son enfance de visiter l’Amérique. Son père déteste ce continent et lui interdit d’y mettre les pieds. « Il se demandait s’il n’était pas temps de rentrer au pays d’origine afin de sauvegarder les braises de culture authentique qu’il nous restait encore » (p.21), dit Samy à propos de son père obsédé par le retour.

101 bonnes raisons de se réjouir d’être un garçon, Béatrice Masini et Guillaume Long

Ecrit par Pauline Fouillet , le Vendredi, 31 Octobre 2014. , dans La Joie de lire, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

101 bonnes raisons de se réjouir d’être un garçon, septembre 2014, 60 pages, 10 € Edition: La Joie de lire

 

Garçons et filles. Depuis toujours, on cherche à expliquer quelles différences existent entre ces deux sexes. Pourtant, la femme recherche à imposer la parité avec l’homme et montrer que de différences, il n’y en a pas.

C’est d’ailleurs dans un souci de parité que Béatrice Masini a écrit ce quatrième tome de 101 bonnes raisons de se réjouir ; ayant déjà fait paraître il y a 3 ans la même version pour fille.

Cet ouvrage est une espèce non-conformiste qui oscille entre album et bande-dessinée.

Les 101 raisons étant exposées sous forme de vignettes indépendantes accompagnées de petites légendes.

Tout en noir et blanc, dans un style d’illustration journalistique, Guillaume Long offre un humour tout en légèreté et pertinence.

Bus en goguette, Gianni Rodari

Ecrit par Laetitia Steinbach , le Mardi, 12 Février 2013. , dans La Joie de lire, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse, Italie

Bus en goguette, illustrations Blanca Gomez, 24 pages, février 2013, 14,90 € . Ecrivain(s): Gianni Rodari Edition: La Joie de lire

 

 

Aujourd’hui est un jour comme un autre, Rome est agitée de mille voix : les voitures klaxonnent et cornent ; les piétons piétinent d’un air pressé, les Vespa se faufilent dans la circulation et le trolleybus n°75 file en direction du centre-ville, chargé de son contingent de passagers maussades. A neuf heures du matin, ils sont tous plongés dans la lecture de leur gazette favorite avant de rejoindre leur bureau.

Aujourd’hui est donc un jour comme un autre, sauf que… sauf que le trolleybus n°75 et l’intégralité des voyageurs, sans compter le contrôleur et le conducteur, se retrouvent mystérieusement déroutés sur un chemin forestier isolé, puis stoppé net au milieu d’une clairière herbue et parsemée de cyclamens.

D’abord peu enclins à la mansuétude, les fonctionnaires grognons et tatillons y vont de leurs petits commentaires agacés :

Freak City, Kathrin Schrocke

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 11 Février 2013. , dans La Joie de lire, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Langue allemande, Jeunesse

Freak City, traduit de l’allemand Génia Catala, janvier 2013, 273 p. 16,50 € . Ecrivain(s): Kathrin Schrocke Edition: La Joie de lire

 

Le Freak City est un café où Mika, un adolescent de quinze ans, entre par hasard, en suivant son ex-petite amie. Il y découvre Léa une belle jeune fille jouant au billard. Léa a des yeux verts où l’on aimerait se perdre, des boucles brunes. Léa est très douée en cours, elle aime les films étrangers, les connaissances pointues et inutiles, ses amis. Elle vit pourtant dans un univers parallèle car elle est sourde. Souffrant du regard compatissant ou haineux des autres, perçue comme une retardée ou comme une enfant à problèmes. Elle fait déborder éviers et baignoire car elle n’entend pas le bruit de l’eau, elle évite de justesse les roues d’un camion car elle n’est pas prévenue de son arrivée.

« Alors une chose étrange se passa. La femme éleva les mains et fit rapidement une suite de gestes. Si vite que je n’eus pas le temps de comprendre ce qui se passait. Ses doigts volaient dans l’air. A un moment elle me désigna, puis elle tourna à nouveau son visage vers Léa.

Fasciné, j’observais les deux femmes.

C’était au tour de Léa. Ses mains accomplirent la même danse étrange que sa partenaire de dialogue me regardant dédaigneusement du coin de l’œil, elle fit une grimace ».