Alexandre et Léopold sont amis depuis longtemps, par hasard ou par défaut. Leur principal point commun est, avec le goût du ping-pong, la solitude dont ils sont entourés. Pour le reste, tout sépare Alexandre, le financier, cadre à responsabilités, se déplaçant dans les places boursières importantes, de New York à Francfort, sûr de sa compétence comme de son pouvoir de séduction, et Léopold, l’apprenti écrivain introverti, incapable de se valoriser et malheureux en amour.
Aussi, lorsque Léopold invite Alexandre à rencontrer Christine, sa fiancée, dans la propriété de celle-ci dans le Sud de la France, Alexandre voit s’ébranler tout le système de valeurs sur lequel se fondait leur amitié.
« L’ordre naturel des choses, le jeu des apparences, l’ajustement souterrain des stratégies sociales (tout ce qu’il méprisait ouvertement mais dont il bénéficiait chaque jour), voulaient qu’une telle fille lui revienne » (page 82).
« Il éprouvait une légère honte : les cris, les manifestations de joie ou de douleur lui déplaisaient profondément, ils étaient contraires à ses principes » (page 109).