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Fayard

Fayard est une maison d'édition française fondée en 1857 par Joseph-François Arthème Fayard. Le libellé complet du nom de l’entreprise est Librairie Arthème Fayard.

 


Tempéraments philosophiques, de Platon à Foucault, Peter Sloterdijk

Ecrit par Arnaud Genon , le Lundi, 14 Avril 2014. , dans Fayard, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Langue allemande

Tempéraments philosophiques, de Platon à Foucault, traduit de l’allemand par Olivier Mannoni, janvier 2014, 160 p. 7,50 € . Ecrivain(s): Peter Sloterdijk Edition: Fayard

 

Dis-moi quelle est ta philosophie, je te dirai qui tu es…

Ce petit livre est un recueil de préfaces que Peter Sloterdijk signa, en tant qu’éditeur, dans le cadre d’une collection dont le but était de présenter les auteurs et leur philosophie en leur donnant la parole, c’est-à-dire en offrant un choix de leurs textes annotés par « un certain nombre d’excellents érudits ». Réunis, alors que là n’était pas leur vocation, ces courtes présentations de sept pages en moyenne, dessinent, selon les propres mots du philosophe allemand, « non pas une histoire de la philosophie, mais tout de même une galerie d’études de caractères ». Son titre, quant à lui, renvoie à l’idée que les philosophies vers lesquelles nous nous portons constituent des indicateurs de qui nous sommes, des miroirs, en quelque sorte : « la philosophie que l’on choisit dépend de l’homme que l’on est ». Dix-neuf philosophes, majoritairement allemands, nous sont présentés, par ordre chronologique. L’occasion de constater « que l’éventail des tempéraments philosophiques […] a la même étendue que celle de l’âme éclairée par le logos » : il est illimité.

La conjuration, Philippe Vasset (2ème critique)

Ecrit par Samuel Harvet , le Vendredi, 28 Mars 2014. , dans Fayard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

La conjuration, 230 pages, 17 € . Ecrivain(s): Philippe Vasset Edition: Fayard

 

Tel le poète baudelairien, le conjuré a le privilège d’être à sa guise lui-même et autrui ; « comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun » (1).

La Conjuration, dernier roman de Philippe Vasset, esquisse de véritables tableaux parisiens du XXIe siècle, arpentés en tous sens par des personnages en proie à une vaporisation croissante de leur identité individuelle. Dans ce roman qui ausculte les marges urbaines parisiennes, le lecteur voit se découvrir à lui tout un monde d’inquiétante étrangeté, ces « zones blanches » de la capitale dont Philippe Vasset avait lancé l’investigation dans un précédent opus. Les personnages explorent et investissent non pas des zones reculées et obscures, mais des interstices insoupçonnés entre les parcelles du cadastre.

La Conjuration, Philippe Vasset

Ecrit par Johana Bolender , le Mercredi, 19 Mars 2014. , dans Fayard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

La Conjuration, 2013, 230 pages, 17 € . Ecrivain(s): Philippe Vasset Edition: Fayard

 

Pris dans la cacophonie promotionnelle de romans tels Nus ou La petite communiste qui ne souriait jamais, La Conjuration de Philippe Vasset se fraie difficilement mais sûrement un chemin grâce à ce qui bien souvent fait défaut aux dernières parutions, un vrai statut d’observateur pour le narrateur, qui, tout en reprenant à son compte l’abstraction bizarroïde (éminent critère de littérarité), sonorise avec une assurance et une technicité quasi criminelle, les silences suspects d’un monde globalisé.

Le faible écho du roman réussit néanmoins à susciter la curiosité des primo lecteurs et, immédiatement, l’indignation de la chaire journalistique au complet. Beaucoup de réactions autour d’un roman si peu attendu, court, dont l’esprit à l’image de la couverture s’apparente davantage à un roman-noir vendu en kiosque qu’à un futur prix Renaudot, Medicis, Etudiant ou Interallié, prix pour lesquels le roman est nominé. La question de la promotion du livre n’est pas exactement sans intérêt. Taire ces matrices revient au contraire à renforcer le malaise qui touche de près ou de loin ce couple bien heureux que forment les lettres et les chiffres, pour parler rapidement.

Marilyn Monroe la cicatrice, Claude Delay

Ecrit par Virginie Neufville , le Lundi, 16 Décembre 2013. , dans Fayard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie

Marylin Monroe la cicatrice, septembre 2003, 336 pages, 20,90 € . Ecrivain(s): Claude Delay Edition: Fayard

 

Plus de cinquante ans après sa mort, l’histoire de Marilyn Monroe ne cesse de fasciner. Certes, pour le lecteur intéressé par le sujet, cette biographie ne détient aucun scoop, aucune nouveauté, affiche même un certain parti pris pour une des théories concernant les causes de la mort de la star. Pourtant, ce livre diffère par une approche résolument littéraire de la vie de Marilyn. En effet, Claude Delay use sans abuser de sa culture des lettres pour faire des rapprochements parfois osés avec des grands personnages théâtraux ou romanesques, n’hésitant pas à citer Duras, Genet, Sartre, Beckett ou encore Faulkner, pour ne citer qu’eux, afin de mettre en évidence le fait que Marilyn Monroe était bel et bien un personnage fictif sous lequel se cachait une Norma Jean Baker avec une âme en peine.

La couverture du livre illustre bien la double personnalité que la jeune femme avait forgée. La photo de Bert Stern montre une Marilyn Monroe faisant corps avec le photographe, espiègle, et rieuse, n’hésitant pas à dévoiler sa cicatrice issue d’une opération de la vésicule biliaire. Or, au-delà de cette cicatrice visible, une autre se cachait, tapie dans l’ombre, endormie grâce aux antidépresseurs et à l’alcool. Cette cicatrice-là, Marilyn n’arriva jamais à la refermer, devenue un gouffre béant absorbant le peu d’énergie et de volonté qui lui restait.

L’Orient mystérieux et autres fadaises, François Reynaert

Ecrit par Fabrice del Dingo , le Mardi, 12 Novembre 2013. , dans Fayard, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Histoire

L’Orient mystérieux et autres fadaises, octobre 2013, 430 pages, 23 € . Ecrivain(s): François Reynaert Edition: Fayard

 

Ottoman en emporte le vent

(ou Asie mineure et fa dièse)

 

François Reynaert doit aimer les fadaises. Il nous avait déjà enchantés avec Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises, le voilà qui réitère avec ce nouvel opus.

Résumer 2500 ans d’histoire en 400 pages n’est pas une mince affaire mais il possède l’art de simplifier ce qui paraît complexe. Il montre comment l’empire arabe connut son apogée et comment il déclina parce que l’islam, après avoir montré une grande ouverture d’esprit à l’égard des autres cultures, se sclérosa et se replia sur lui-même, notamment sous l’action néfaste de religieux tatillons qui, par exemple, mirent 200 ans pour accepter l’invention de l’imprimerie.