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Fayard

Fayard est une maison d'édition française fondée en 1857 par Joseph-François Arthème Fayard. Le libellé complet du nom de l’entreprise est Librairie Arthème Fayard.

 


Théogonie. Un chant du cosmos, Hésiode

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Samedi, 25 Avril 2015. , dans Fayard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Bassin méditerranéen, Poésie

Théogonie. Un chant du cosmos, Hésiode, octobre 2014, traduit du grec et commenté par Aude Priya Wacziarg Engel, 296 pages, 20 € Edition: Fayard

 

« Commençons, pour chanter, par les Muses Héliconiennes, qui habitent la grande et divine montagne de l’Hélicon,

Et qui autour de la source à l’aspect de violette, de leurs pieds délicats, dansent, ainsi qu’autour de l’autel du très puissant fils de Cronos » (V.1).

 

La Théogonie est un chant en l’honneur des dieux Immortels et des forces qui composent le monde, c’est-à-dire le cosmos, un miroir du monde des origines, de la cosmogonie, des divinités primordiales, l’histoire de l’origine des dieux, de la castration du Ciel ou encore le mythe de Prométhée, avec le vol du feu et des Muses qui constituent un véritable « antidote » entre le monde des dieux et celui des hommes. Ainsi, en régnant sur l’oubli du mal et au moment où ces derniers se trouvent séparés des dieux, ces maux ont pour conséquence la création de la première femme aux côtés des hommes.

De Gaulle et Mauriac, Le dialogue oublié, Bertrand Le Gendre

Ecrit par Philippe Chauché , le Samedi, 11 Avril 2015. , dans Fayard, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Histoire

De Gaulle et Mauriac, Le dialogue oublié, mars 2015, 180 pages, 18 € . Ecrivain(s): Bertrand Le Gendre Edition: Fayard

 

« Leur héritage nous fait leçon, mais c’est un héritage sans héritiers. De Gaulle et Mauriac sont trop singuliers pour que l’on puisse se réclamer d’eux de nos jours ».

Le dialogue oublié ou les raisons d’une passion française. C’est à cette part de l’histoire politique et littéraire française que nous convie Bertrand Le Gendre. A la gauche il y a François Mauriac (c’est de Gaulle qui parle), prix Nobel de littérature, journaliste admiré, craint et parfois honni, chrétien social, d’une trempe rarement égalée. A ma droite le Général de Gaulle, l’homme de Londres, surréaliste sur ces messages de Radio Londres (Philippe Sollers) « Les renards n’ont pas forcément la rage, je répète… ». « J’aime les femmes en bleu, je répète… ». « Nous nous roulerons sur le gazon ! », l’homme de l’unification de la Résistance, de la V° République et de la fin de la guerre d’Algérie. Leur dialogue court sur trente ans, de l’Occupation aux lendemains de mai 68. Leur histoire, comme celle finalement de Malraux et du Général (l’occasion de lire ou de relire le lumineux André Malraux Charles de Gaulle, une histoire, deux légendes d’Alexandre Duval-Stalla, L’Infini Gallimard), est cette part commune de l’Histoire française, cette passion commune. Tous les deux s’emploient à choyer leur langue et leur territoire, au risque parfois d’être incompris.

L’homme qui ment, Marc Lavoine

Ecrit par Marc Michiels (Le Mot et la Chose) , le Mercredi, 18 Mars 2015. , dans Fayard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

L’homme qui ment, janvier 2015, 192 pages, 17 € . Ecrivain(s): Marc Lavoine Edition: Fayard

 

« Je trouve que c’est assez beau d’être ridicule. Ridicule comme lorsqu’on prend la main d’une fille pour la première fois ».

Marc Lavoine, entretien avec Philibert Humm in. Paris Match

 

Cette phrase pourrait très bien résumer le premier récit du chanteur, par touches, à l’intime des sentiments. L’histoire d’un homme attachant, complexe, qui raconte avec une distance honnête le roman d’un enjoliveur, un récit basé sur une histoire fausse, un portrait d’une vie simple et heureuse ! Pour l’auteur, la vérité n’a rien d’extraordinaire, il serait même « plus courageux de mentir ».

Marc Lavoine se livre comme une lyre, aux doigts de l’artiste, pour ensuite mieux « s’allonger dans la vie quand tout le monde reste debout », rêver à la beauté de celle-ci, même si elle n’est rien à ses yeux sans la force, sans la flamme des sentiments, une main tendue vers ceux que l’on aime, pour prolonger avec fragments le si beau voyage d’une vie, mensonge des mémoires, émoi des songes !

L’homme qui ment, Marc Lavoine

Ecrit par Pauline Fouillet , le Samedi, 07 Mars 2015. , dans Fayard, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

L’homme qui ment, janvier 2015, 190 pages, 17 € . Ecrivain(s): Marc Lavoine Edition: Fayard

 

Voici un roman autobiographique. Dans quelle proportion ? Telle est la question que l’on peut se poser. Marc Lavoine nous met ceci-dit en garde : ce récit est basé sur une histoire fausse.

Une chose est sûre, c’est un roman qui humanise un grand homme public, qui nous fait prendre conscience qu’il est finalement comme le commun des mortels.

Marc Lavoine nous transporte donc dans une partie de sa vie. Celle de ses relations avec son père.

A l’image d’une thérapie, l’auteur écrit à son père, raconte ses sentiments, son passé, dans lequel son rôle est conséquent. Pourtant, durant tout le récit, Lavoine reste en retrait : il voit tout, il sait tout mais n’entre jamais dans la danse.

Il faut dire que le sujet est grave ! Marc Lavoine enfant a assisté au délitement de son père, du mariage de ses parents et ce, parce que son père souffre d’alcoolisme et de « dépendance » sexuelle.

Ainsi, il va connaître toutes les maîtresses « sérieuses » de son père et deviendra même son confident.

Nous sommes tous des exceptions, Ahmed Dramé

Ecrit par Pierrette Epsztein , le Lundi, 02 Mars 2015. , dans Fayard, Les Livres, Critiques, Livres décortiqués, La Une Livres, Récits

Nous sommes tous des exceptions, octobre 2014, coécrit avec Sophie Blandinières, 180 pages, 15 € . Ecrivain(s): Ahmed Dramé Edition: Fayard

 

Nous sommes tous des exceptions, le titre est alléchant. Il donne le désir de plonger dans le livre, d’autant plus que le sujet correspond tout à fait à l’air du temps.

Vous entrerez dans ce récit-témoignage avec une grande facilité et vous le lirez avec un réel plaisir. Ahmed Dramé trouve des mots simples, qui touchent et qui frappent. Le témoignage est d’un optimisme réconfortant et sa lecture rassure.

Tout le monde, quel que soit son âge, aime les contes de fée dans lesquels le héros triomphe de toutes les épreuves, de tous ses opposants avec l’aide d’adjuvants et d’une bonne fée qui le prend par la main. C’est ce qui se passe dans ce livre. Alors, embarquons-nous dans ce conte et tentons d’en déchiffrer les ingrédients.

Présentons tout d’abord le héros : à vingt et un ans, le jeune Ahmed Dramé fait un retour dans son passé et nous conte l’aventure qu’il a vécue il y a quelques années avec sa classe de seconde en section « Histoire des arts » au lycée Léon Blum de Créteil dans le Val de Marne. Il habite dans une cité HLM à Champigny-sur-Marne. Il cumule les handicaps. C’est un jeune noir de banlieue déshéritée.