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Editions Les Vanneaux

 

Maison d'édition de poésie

 

Le graillon, Guillaume Déloire

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Vendredi, 29 Juin 2018. , dans Editions Les Vanneaux, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Le graillon, 2018, 233 pages, 17 € . Ecrivain(s): Guillaume Déloire Edition: Editions Les Vanneaux

 

La vie est là, qui fut, il y a trois ou quatre générations, qui fuse encore attablée au comptoir, « un ballon de rouge » dans les tripes, un « foie de génisse » dans les entrailles de la mémoire, encore vivante, servie dans le plat du jour des souvenirs.

Un poète « ayant échoué » pour devenir fonctionnaire –

« le jury a trouvé ma présentation trop lyrique

et je n’ai pas su répondre l’obéissance

quand ils m’ont demandé de leur dire

la principale obligation du fonctionnaire »

– traverse à bord de la mythique Fiat 126 « pétaradante » un ancien quartier d’usines où travaillèrent d’arrache-mains des ouvriers comme ses grands-parents.

Rouge sang-dragon, Colette Prévost (2ème critique)

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mardi, 21 Novembre 2017. , dans Editions Les Vanneaux, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Rouge sang-dragon, avril 2017, 80 pages, 15 € . Ecrivain(s): Colette Prévost Edition: Editions Les Vanneaux

 

Dire « le tremblé de la lumière / l’épaisseur vivante de l’espace », c’est ce à quoi s’emploie Colette Prévost.

Qui cite Henry Bouillier et son introduction à l’édition critique des Stèles de Victor Segalen, en ouverture de Rouge sang-dragon : « On voudrait pouvoir définir avec rigueur les rapports entre les combinaisons de volumes, de couleurs, de son, et l’ébranlement affectif qu’elles provoquent dans le cœur de celui qui les contemple et qui les entend ».

Et Colette Prévost d’ajouter : « Cet “ébranlement affectif” m’a frappée lorsque j’ai vu les tableaux de Max Mitau, plasticien bordelais, qui puise son œuvre à pleines mains dans les pigments purs. Ses tableaux m’ont forcée à l’arrêt debout, face à leurs faces comme l’exprimait Victor Segalen à propos de ses Stèles. Dans l’œuvre de Mitau la lumière traverse le minéral, coloré ou ténébreux, comme l’œil de la stèle de bois qui ornait certaines stèles percées d’un trou rond par où l’œil assuré du ciel lointain vient viser l’arrivant. Je me suis sentie transpercée, à nu. Mitau, forgeron ou alchimiste, je ne sais… le pigment sang-dragon, exsudat de l’arbre sang-dragon, l’étrange dragonnier de l’île de Socotra au large du Yémen, donne ce rouge puissant, alchimique, ou celui de l’atelier-forge… ».

Rouge sang-dragon, Colette Prévost

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Lundi, 21 Août 2017. , dans Editions Les Vanneaux, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Rouge sang-dragon, avril 2017, 76 pages, 15 € Edition: Editions Les Vanneaux

 

Le recueil de poèmes en prose de Victor Segalen, Stèles, et les tableaux du plasticien contemporain bordelais Max Mitau, constituent les moteurs d’écriture du recueil Rouge sang-dragon de Colette Prévost, qui vient de paraître en cet avril 2017 aux éditions des Vanneaux, dans la collection L’Ombellie. Prétextes à écriture de la même manière que Segalen « s’était servi de ce qu’il trouvait en Chine comme de matériau de construction, pour exprimer ce qu’il avait à dire. Le poète parle de moule dans lequel il a fondu son art », Pierre-Jean Rémy (http://www.steles.net/page).

Segalen explique dans son Avant-Propos de Stèles que celles-ci étaient sous les Han des montants destinés à faciliter la mise en terre des cercueils. Des commentaires y étaient inscrits en guise d’oraison funèbre. Les stèles devinrent par la suite des plaques de pierre montées sur un socle, dressées vers le ciel et portant inscription.

d’encres verdeurs, Daniel Louis-Etxeto

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Mercredi, 19 Avril 2017. , dans Editions Les Vanneaux, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

d’encres verdeurs, Daniel Louis-Etxeto (poèmes), Encres de Jean-Pierre Etchemaïté, 2016, 51 pages, 25 € . Ecrivain(s): Daniel Louis-Etxeto Edition: Editions Les Vanneaux

 

D’ombres et de poudre d’éclats, les poèmes d’encres verdeurs palpitent délicatement à fleur des sens et des mots au cœur d’une « floraison d’écume », pour tenter de dire dans la verticalité de la page « les chemins de la langue » empreints d’odeurs, de senteurs, sillonés d’humus, de résine et de sable, pour trouver les mots aptes à dire

« l’âcre verdeur des feuillages

et le jour qui tremble dans les ramures ?

– Chant dont les paroles crissent aux lèvres

comme eau verte et saline »

De silence et de chair, Valérie Fontalirant

Ecrit par France Burghelle Rey , le Mardi, 25 Octobre 2016. , dans Editions Les Vanneaux, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

De silence et de chair, juin 2016, 41 pages, 15 € . Ecrivain(s): Valérie Fontalirant Edition: Editions Les Vanneaux

 

Le titre du recueil de Valérie Fontalirant aux éditions des Vanneaux fait appel aux sens avant même l’incipit où « les vents d’éther », par un jeu du lexique, surprennent d’emblée le lecteur. En même temps que le destinataire du texte, celui-ci voit et entend dans un monde en guerre passé au crible et où la matière se meurt : « plafond craquelé », « surface écaillée ».

La marche, métaphore de l’écriture, et ses « collets » est-elle une solution comme la symbiose à la terre jusqu’à « devenir limon » ? En effet, avec la présence quotidienne de la mendiante, elle conduit au Tiers-monde au milieu de « la rumeur de la faim ».

Pour montrer la résistance à cette misère, les verbes d’action s’énumèrent à l’infinitif dans des strophes en vers libres et aux mètres variés.

A la suite de cette réflexion surgissent la figure de « l’Autre » et, sournoise, la présence des mots du passé dont il faut « laisser (l’ombre) émerger ».