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Thierry Magnier

Les éditions Thierry Magnier sont une maison d'édition française nées en 1998 et aujourd'hui installées dans le 6e arrondissement de Paris. Elles comptent une dizaine de salariés et ont plus de 200 titres à leur actif, toutes collections confondues.

 


L’argent, Marie Desplechin, illustrations Emmanuelle Houdart

Ecrit par Virginie Neufville , le Jeudi, 19 Décembre 2013. , dans Thierry Magnier, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

L’argent, octobre 2013, 53 pages, 21,90 € . Ecrivain(s): Marie Desplechin et Emmanuelle Houdart Edition: Thierry Magnier

 

Il s’agit bien là d’un album exigeant et ambitieux. Comment présenter l’argent, ce fameux argent qui fait tourner le monde et les têtes ?

C’est à partir des illustrations d’Emmanuelle Houdart que Marie Desplechin a pensé son texte. Elle a donc décidé de parler de l’argent et ses influences au sein d’une même famille. Pourquoi la famille ? Parce que c’est le premier lieu du commerce et des échanges.

Dans cette famille, il y a de tout : des très très riches, des Robins des Bois modernes, des pauvres par choix, des travailleurs pauvres, des malhonnêtes… Tous vont se rencontrer à l’occasion du mariage de Virginie et Ernesto (seul portrait présenté en duo d’ailleurs), qui pour le coup est un vrai mariage d’amour, puisque Ernesto cache à sa bien-aimée les richesses de sa famille. L’union, pour eux, est évidente, puisque, disent-ils, « nous pensons pareil, nous aimons pareil, nous espérons pareil ».

Adrien et le train des abysses, Simon Second

Ecrit par Virginie Neufville , le Samedi, 16 Novembre 2013. , dans Thierry Magnier, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Adrien et le train des abysses, octobre 2013, 286 pages, 11 € . Ecrivain(s): Simon Second Edition: Thierry Magnier

 

Pour rejoindre New-York depuis la France, deux solutions existent : prendre un avion ou faire la traversée en bateau. Certes, vous avez aussi le sous-marin, mais ce mode de déplacement n’est pas fait pour les touristes… Alors, Simon Second exploite l’imaginaire enfantin en inventant le premier train sous-marin !

Depuis le décès de sa mère, Adrien vit à La Rochelle chez ses grands-parents. Son père est parti sur New-York en tant qu’ingénieur, fuyant son rôle de père. Or, le jour de l’anniversaire de son fils, il lui envoie un bien étrange billet : un aller simple La Rochelle-New-York à bord du premier train sous-marin !

Adé (c’est le surnom d’Adrien) est perplexe car chacun sait qu’il est scientifiquement impossible de traverser les grands fonds, notamment la dorsale océanique, sans subir les dangers inhérents de l’océan, ainsi que la pression. Et pourtant, le jour de ses treize ans, il embarque bien à bord de ce TGV étrange et unique. Il n’est pas seul : Maëlys, une jeune fille l’accompagne ; elle est la petite-fille du chef de train Norman. Et pour les assister dans cette première traversée, John et Pierre.

Sacrifice à la lune, Marcus Sedgwick

Ecrit par Virginie Neufville , le Mardi, 17 Septembre 2013. , dans Thierry Magnier, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Roman, La rentrée littéraire

Sacrifice à la lune, Trad. de l'anglais (GB) par Valérie Dayre août 2013. 336 p, 14,90 € . Ecrivain(s): Marcus Sedgwick Edition: Thierry Magnier

 

Marcus Sedgwick avait enthousiasmé ses lecteurs avec Revolver son précédent roman, huis clos au cœur du Grand Nord. Cette fois-ci, l'auteur a choisi d'écrire un roman inspiré essentiellement d'un tableau contemporain du peintre Carl Larsson, exposé au Musée National de Stockholm, le Mindvinterblot.

Au lieu de roman, autant filé la métaphore rupestre et employer le mot fresque. En effet, Sacrifice à la Lune est une histoire ambitieuse, étalée sur plusieurs siècles (entre le Xème et 2073 pour être plus précis), remettant en scène, à chaque fois, les mêmes personnages: Eric et Merle. Ils s'aiment, mais seule la nature de leur amour change au fil du temps. En effet, parfois, ils sont amants, parfois frères et sœurs, parfois père et fille ou mère et fils. Cependant, leur relation reste fusionnelle et entière. Le temps a beau leur ôter tout souvenir, il reste en eux cette sensation de se connaître depuis longtemps, de se compléter :

Une preuve d'amour, Valentine Goby

Ecrit par Virginie Neufville , le Vendredi, 14 Juin 2013. , dans Thierry Magnier, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse

Une preuve d’amour, Editions Thierry Magnier, collection Le feuilleton des Incos, mai 2013, 86 pages, 5,95 € . Ecrivain(s): Valentine Goby Edition: Thierry Magnier

 

L’élément déclencheur est un roman, et pas n’importe lequel : Les Misérables de Victor Hugo. Dans son approche de l’œuvre, le professeur de français pose la question à ses élèves de savoir si oui ou non Fantine est une mauvaise mère. Pour les uns, oui, puisqu’elle a abandonné Cosette en la confiant aux Thénardier ; pour les autres, surtout pas, car son geste est une preuve d’amour… Bref le débat s’installe, mais un jeune homme reste muet, au bord des larmes, au point de sortir précipitamment du cours. Sonia a bien vu sa souffrance mais son camarade de classe est une énigme :

« D’Abdou je ne sais rien. Personne ne sait rien de lui dans la classe. Il est arrivé il y a deux mois, en pleine année scolaire, un jour de janvier. Abdou Traoré. Il avait cet air triste qui ne l’a pas quitté depuis ».

Sonia est d’autant plus sensible à ce genre d’attitude qu’elle-même porte une blessure au cœur, la perte de sa maman à l’âge de trois ans. Depuis, son papa a fait office de père et mère, un peu comme Jean Valjean avec Cosette.

Revolver, Marcus Sedgwick (2ème recension)

Ecrit par Virginie Neufville , le Jeudi, 25 Avril 2013. , dans Thierry Magnier, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Jeunesse

Revolver, traduction (ang.) de Valérie Dayre, janvier 2012, 203 p. 11,40 € . Ecrivain(s): Marcus Sedgwick Edition: Thierry Magnier

 

« Un pistolet n’est pas une arme. C’est une réponse. Une réponse aux questions que la vie te jette à la figure quand il n’y a personne d’autre pour te venir en aide ».

Au début du siècle, au temps de la ruée vers l’or dans des contrées froides et hostiles, Einar Andersson pense que l’arme est le premier ami de l’homme car il permet de se prémunir de tout, surtout de son prochain.

Ainsi, il a élevé ses deux enfants, Sig et Anna, dans l’optique que l’usage d’une arme à feu n’est pas une fatalité certes, mais parfois une nécessité. En effet, à Nome, en Alaska, petit village construit autour d’un filon d’or, les temps sont durs. « L’homme est un loup pour l’homme » au-delà de la faim, du froid et de la neige persistantes. Einar n’est ni un extrémiste, ni un désaxé, mais un homme qui veut protéger sa famille. C’est pourquoi, il fait l’acquisition d’un calibre colt, « type Armée, alias le six-coups des frontières, alias le Pacificateur », et inculque à son garçon les rudiments d’utilisation d’un tel objet. Maria, l’épouse et mère, éduque ses enfants dans le respect et la crainte de Dieu.