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L'école des loisirs

L'École des loisirs est un éditeur français de littérature d'enfance et de jeunesse. Son siège est situé 11, rue de Sèvres (Paris 6e).

À ce jour, l’école des loisirs possède un fonds vivant de plus de 3500 titres et publie 250 nouveautés par an.

Mathilde fait un tabac, Sophie Chérer

Ecrit par Prescillia Bourguignon , le Samedi, 17 Octobre 2015. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Mathilde fait un tabac, février 2015, illustré par Véronique Deiss, 71 pages, 7,50 € . Ecrivain(s): Sophie Chérer Edition: L'école des loisirs

 

Mathilde se voit confrontée à une épreuve que beaucoup d’enfants connaissent, qui est celle de voir leur maman commencer à fumer. Habituée aux bisous parfumés de sa maman, Mathilde voit avec écœurement sa nouvelle manie prendre de plus en plus d’importance, pour devenir petit à petit une addiction quotidienne. La fillette sent alors son cœur vaciller entre différentes émotions. Au début il y a le dégoût, suite à cela vient alors l’inquiétude face à la mauvaise mine de sa mère. Les sentiments de Mathilde passent de l’incompréhension à la déception, de la frustration à la colère. Inquiète, elle passe ainsi à l’action avec des procédés imaginés pour sensibiliser sa mère face aux dangers de la cigarette : un vernissage organisé dans la salle de bain, des cachettes pour les cendriers et les briquets trouvés dans la maison… Cependant, ce qu’elle ne sait pas, c’est la raison qui a conduit sa mère à fumer autant, et ça elle ne le découvrira (tout comme le lecteur) que plus tard. Une fois toutes les clés en main, Mathilde apprendra ainsi l’importance de la compréhension et de la tolérance. Le récit se termine donc sur un dialogue enfin rétabli et une merveilleuse promesse d’amour.

J’habite ici, Michel Van Zeveren

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Lundi, 16 Mars 2015. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

J’habite ici, mars 2015, 30 pages, 11,50 € . Ecrivain(s): Michel Van Zeveren Edition: L'école des loisirs

 

Michel Van Zeveren aime les loups. Qu’ils avalent des petits lapins ou qu’ils fassent la classe, il dessine des loups. Il aime aussi les histoires qui font un peu peur aux petits enfants comme aux petits gorilles, les sorcières ou les pseudo monstres, voire les fantômes.

Dans ce nouvel album, il réunit ses personnages fétiches avec une cohorte de loups fantômes qui viennent déranger le sommeil du juste d’un chasseur à barbe grise et vieux tromblon. Enfin, on se demande qui dérange qui dans cette cabane au fonds des bois car le chasseur ronfle comme un sonneur empêchant de dormir les sympathiques têtes de loups en trophée qui ornent le mur de sa chambre ; ainsi qu’une petite souris qui revient comme autant de clins d’œil d’une page à l’autre.

Ronflant, puant du bec et des pieds, le chasseur a tout d’un prince charmant. Mais le voilà qui s’éveille lorsqu’un bruit se fait entendre dans la cuisine. Qui est-ce ? Un loup blanc. Surprise. Colère. Ce n’est pas un loup ordinaire : il résiste aux coups de fusil et de hache et même aux flèches. Lorsqu’il traverse le mur, le chasseur capitule. Ce loup habite ici lui aussi et il lui faudra bien faire avec.

Le passage du diable, Anne Fine

Ecrit par Virginie Neufville , le Samedi, 12 Avril 2014. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Iles britanniques, Jeunesse

Le passage du diable, traduit de l’anglais par Dominique Kugler, janvier 2014, 306 pages, 17,50 € . Ecrivain(s): Anne Fine Edition: L'école des loisirs

 

Liliana Cunningham a décidé de vivre seule avec son fils Daniel dans une grande demeure. Daniel a rarement vu d’autres personnes, et passe ses journées allongé au lit, en reclus, lisant et relisant le peu de livres que lui cède sa mère :

« Ah, les livres ! Sans eux, je serais devenu fou. Je ne pouvais ni nager, ni marcher, alors d’autres remontaient à ma place des rivières infestées de crocodiles et escaladaient des sommets enneigés ».

Ayant eu vent qu’un petit garçon vivait enfermé dans la maison, les voisins ont recours à un subterfuge pour éloigner Liliana et ainsi « délivrer » Daniel. Il est recueilli par le Docteur Marlow et sa bavarde famille. Vivre chez eux est aux antipodes de ce qu’il a toujours vécu, « c’était comme passer d’un monde crépusculaire à une floraison de couleurs ».

De son passé, il n’a gardé que sa maison de poupées, réplique exacte de la demeure de High Gates où jadis sa mère est née et a grandi : « Jusqu’au jour où le Docteur Marlow m’avait pris chez lui, ma vie était une page blanche, comme si je n’avais jamais vécu ».

Et les lumières dansaient dans le ciel, Eric Pessan

Ecrit par Virginie Neufville , le Samedi, 29 Mars 2014. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Et les lumières dansaient dans le ciel, février 2014, 136 p. 8,50 € . Ecrivain(s): Eric Pessan Edition: L'école des loisirs

 

Elliot est un enfant solitaire, désemparé, depuis que ses parents se sont déclaré la guerre, depuis qu’il vit seul avec une mère, ombre de celle qu’elle était avant la séparation.

Pour retrouver les gestes d’observation du temps de son père, le gamin décide de prendre la poudre d’escampette, la nuit, armé de sa lunette astronomique, afin de se perdre dans la contemplation de l’infini : « j’oublie le monde, il n’est que la troisième planète d’un système solaire de banlieue d’une galaxie mineure ».

Mais sortir la nuit n’est pas sans danger : « Partir la nuit quand on n’a pas encore quinze ans, que l’on a cours le lendemain et sans qu’aucun adulte ne soit prévenu, cela se nomme une fugue ».

Seulement, prévenir sa mère, cela attiserait « la guerre », prévenir son père, cela mettrait fin à son droit de visite. N’empêche, son rendez-vous ne peut attendre :

Adam et Thomas, Aharon Appelfeld

Ecrit par Anne Morin , le Lundi, 24 Mars 2014. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse, Israël

Adam et Thomas, traduit de l’hébreu par Valérie Zenatti, illustré par Philippe Dumas, 151 pages, 15 € . Ecrivain(s): Aharon Appelfeld Edition: L'école des loisirs

 

Premier livre pour enfants d’Aharon Appelfeld, Adam et Thomas est une fable sur la guerre et la persécution, le versant pour enfants de l’histoire d’Aharon Appelfeld lui-même qui a vécu, enfant, une longue période dans la forêt pour échapper aux traques nazies.

Cela commence comme un conte : la mère d’Adam entraîne son fils dans la forêt avec un sac plein du minimum vital. Avec la consigne de s’arranger pour la journée, et d’aller se cacher chez une certaine Diana si sa mère ne revient pas le chercher à la nuit. Mais la forêt n’est pas hostile : « N’aie crainte – lui dit sa mère –, tu connais notre forêt et tout ce qu’elle contient » (p.7). Ce sera l’antienne qui traversera tout le livre, ressassée par Adam.

A la nuit, au lieu de chercher refuge chez Diana, Adam fausse le cours des choses (?), préférant faire confiance à son destin et aux ressources de sa chère forêt, avoir confiance en le retour de sa mère, y croire.