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L'école des loisirs

L'École des loisirs est un éditeur français de littérature d'enfance et de jeunesse. Son siège est situé 11, rue de Sèvres (Paris 6e).

À ce jour, l’école des loisirs possède un fonds vivant de plus de 3500 titres et publie 250 nouveautés par an.

Le passage du diable, Anne Fine

Ecrit par Virginie Neufville , le Samedi, 12 Avril 2014. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Iles britanniques, Jeunesse

Le passage du diable, traduit de l’anglais par Dominique Kugler, janvier 2014, 306 pages, 17,50 € . Ecrivain(s): Anne Fine Edition: L'école des loisirs

 

Liliana Cunningham a décidé de vivre seule avec son fils Daniel dans une grande demeure. Daniel a rarement vu d’autres personnes, et passe ses journées allongé au lit, en reclus, lisant et relisant le peu de livres que lui cède sa mère :

« Ah, les livres ! Sans eux, je serais devenu fou. Je ne pouvais ni nager, ni marcher, alors d’autres remontaient à ma place des rivières infestées de crocodiles et escaladaient des sommets enneigés ».

Ayant eu vent qu’un petit garçon vivait enfermé dans la maison, les voisins ont recours à un subterfuge pour éloigner Liliana et ainsi « délivrer » Daniel. Il est recueilli par le Docteur Marlow et sa bavarde famille. Vivre chez eux est aux antipodes de ce qu’il a toujours vécu, « c’était comme passer d’un monde crépusculaire à une floraison de couleurs ».

De son passé, il n’a gardé que sa maison de poupées, réplique exacte de la demeure de High Gates où jadis sa mère est née et a grandi : « Jusqu’au jour où le Docteur Marlow m’avait pris chez lui, ma vie était une page blanche, comme si je n’avais jamais vécu ».

Et les lumières dansaient dans le ciel, Eric Pessan

Ecrit par Virginie Neufville , le Samedi, 29 Mars 2014. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Et les lumières dansaient dans le ciel, février 2014, 136 p. 8,50 € . Ecrivain(s): Eric Pessan Edition: L'école des loisirs

 

Elliot est un enfant solitaire, désemparé, depuis que ses parents se sont déclaré la guerre, depuis qu’il vit seul avec une mère, ombre de celle qu’elle était avant la séparation.

Pour retrouver les gestes d’observation du temps de son père, le gamin décide de prendre la poudre d’escampette, la nuit, armé de sa lunette astronomique, afin de se perdre dans la contemplation de l’infini : « j’oublie le monde, il n’est que la troisième planète d’un système solaire de banlieue d’une galaxie mineure ».

Mais sortir la nuit n’est pas sans danger : « Partir la nuit quand on n’a pas encore quinze ans, que l’on a cours le lendemain et sans qu’aucun adulte ne soit prévenu, cela se nomme une fugue ».

Seulement, prévenir sa mère, cela attiserait « la guerre », prévenir son père, cela mettrait fin à son droit de visite. N’empêche, son rendez-vous ne peut attendre :

Adam et Thomas, Aharon Appelfeld

Ecrit par Anne Morin , le Lundi, 24 Mars 2014. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Bassin méditerranéen, Jeunesse, Moyen Orient

Adam et Thomas, traduit de l’hébreu par Valérie Zenatti, illustré par Philippe Dumas, 151 pages, 15 € . Ecrivain(s): Aharon Appelfeld Edition: L'école des loisirs

 

Premier livre pour enfants d’Aharon Appelfeld, Adam et Thomas est une fable sur la guerre et la persécution, le versant pour enfants de l’histoire d’Aharon Appelfeld lui-même qui a vécu, enfant, une longue période dans la forêt pour échapper aux traques nazies.

Cela commence comme un conte : la mère d’Adam entraîne son fils dans la forêt avec un sac plein du minimum vital. Avec la consigne de s’arranger pour la journée, et d’aller se cacher chez une certaine Diana si sa mère ne revient pas le chercher à la nuit. Mais la forêt n’est pas hostile : « N’aie crainte – lui dit sa mère –, tu connais notre forêt et tout ce qu’elle contient » (p.7). Ce sera l’antienne qui traversera tout le livre, ressassée par Adam.

A la nuit, au lieu de chercher refuge chez Diana, Adam fausse le cours des choses (?), préférant faire confiance à son destin et aux ressources de sa chère forêt, avoir confiance en le retour de sa mère, y croire.

Rue des albums 2 - Notre télé, François Aubin

Ecrit par Virginie Neufville , le Lundi, 21 Octobre 2013. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Notre télé, texte et illustrations de François Aubin, février 2013, 48 pages, 12,50 € . Ecrivain(s): François Aubin Edition: L'école des loisirs

 

Dans cette famille, la vie s’organisait jusqu’alors sans télévision. Il a fallu que papa en gagne une à la tombola de son travail pour que le quotidien soit chamboulé. L’arrivée du poste est un événement, d’ailleurs on décide de l’ouvrir pour la première fois à l’heure du dîner pour que tout le monde puisse en profiter. Mais, à défaut d’une émission, c’est une gomme qui apparaît sur toutes les chaînes, et pas n’importe laquelle, celle de la fille de la maison !

Bizarre, bizarre…

Peut-être l’appareil est-il en panne, mieux vaut donc l’emmener chez le réparateur ! Seulement, le soir même, papa le trouve devant la porte de la maison. Lorsqu’il veut vérifier s’il fonctionne, il trouve le magasin et le réparateur du matin à l’intérieur avec la gomme !

Encore plus étrange, décidément…

Mouztik, Emmanuelle Eeckhout

Ecrit par Cathy Garcia , le Samedi, 22 Juin 2013. , dans L'école des loisirs, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse

Mouztic, mars 2013, 28 pages, 10 € . Ecrivain(s): Emmanuelle Eeckhout Edition: L'école des loisirs

 

 

Voilà un album plein de tendresse et de malice qui fleure bon le printemps avec ses couleurs vives. L’auteur en est également l’illustratrice. Mouztic est une petite moustique d’un beau vert pomme, qui a beaucoup d’imagination car elle lit beaucoup de livres et tout le monde sait que lire beaucoup de livres, non seulement ça rend beau et intelligent, mais ça ouvre aussi et surtout les grands tiroirs de l’imaginaire que chacun a dans sa tête.

Seulement voilà, si les livres nourrissent bien le cœur et la tête, le ventre lui a besoin de nourriture un peu plus terrestre, et la petite Mouztic va devoir quitter le cœur d’une superbe et confortable fleur pour aller chercher pitance. Prêts pour l’envol ?