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Les Escales

 

Inviter au voyage par le seul pouvoir des mots, offrir une pause le temps d’un roman, faire découvrir un univers grâce à la force d’une écriture : telle est la vocation des Éditions Les Escales.

Au fil de nos publications, une quinzaine de titres par an, nous espérons vous faire partager notre enthousiasme pour des romans venus du monde entier.

Des immensités glacées arctiques aux bas-fonds de Mexico, d’une île crétoise aux villas toscanes, des rues de Berlin aux camps de Sibérie, nos Escales entremêlent parcours individuels, odyssées familiales et fresques historiques. Quand évasion rime avec frisson, nos Escales noires seront, elles aussi, cosmopolites et variées : roman de gangsters italien, serial-killer-thriller anglo-saxon, polar espagnol, roman noir parisien, suspense suédois.

Toute lecture étant une escale au cours d’un parcours à travers la littérature, nous espérons que vos escales à nos côtés seront riches en découvertes.

 

(Site de l'éditeur)

Quand la lumière décline, Eugen Ruge

Ecrit par Etienne Orsini , le Samedi, 27 Octobre 2012. , dans Les Escales, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Langue allemande, Roman

Quand la lumière décline, trad. de l’allemand Pierre Deshusses, août 2012, 423 p. 22,95 € . Ecrivain(s): Eugen Ruge Edition: Les Escales

 

Bien souvent les sous-titres en disent plus que les titres. Tel est le cas du roman d’Eugen Ruge qui porte ce chapeau éloquent : roman d’une famille.

Il pourrait bien, de fait, n’y avoir qu’un seul personnage dans ce livre : la famille Umnitzer avec ses avatars, membres à part entière ou pièces rapportées.

La tribu naît avec la révolution spartakiste, lorsque Wilhelm, avec autant de conviction que d’opportunisme, adhère au parti communiste allemand. De période antérieure, il n’est pas question.

Dans un parallélisme remarquable, l’année 2001 sonne le glas du clan. Le lendemain de l’effondrement des deux tours, quand le livre s’achève, Kurt et Alexander, les fils et petits-fils de Wilhelm semblent bien mal en point. Et ce n’est pas Markus, le dernier né de la lignée, qui, entre deux séances de dope, reprendra le flambeau. D’ailleurs, est-il encore de la famille lui qui traite son père de sale con et son arrière-grand-père de ptérodactyle ?

En attendant que les beaux jours arrivent, Cécile Harel

Ecrit par Sophie Adriansen , le Vendredi, 21 Septembre 2012. , dans Les Escales, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

En attendant que les beaux jours reviennent, 23 août 2012, 288 pages, 20,50 € . Ecrivain(s): Cécile Harel Edition: Les Escales

 

« C’est nul de faire des gosses quand on a du talent. Il faut laisser ça aux gens qui n’ont rien d’autre pour remplir leur vie » (page 89).

A quelques semaines de Noël, Marie, quarantenaire vivant à Paris, fait comme chaque année le vœu de passer le réveillon sur la tombe de sa mère. Elle demande à son époux de l’accompagner. Leur dialogue sera l’occasion pour la narratrice de remonter le temps et de plonger dans son complexe passé familial.

« J’aurais adoré épater mon père en abordant de grands sujets comme il les aimait, mais je n’en avais ni les mots, ni la connaissance. Je me sentais idiote à ses côtés, en tous les cas pas aussi intelligente que je pensais qu’il aurait souhaité que je sois » (page 86).

Alternant le présent, et l’histoire d’amour fusionnelle qui lie Marie à son mari, et le passé, et le cheminement douloureux d’une femme qui se débat pour exister, En attendant que les beaux jours reviennent dresse le portrait d’une femme peu banale.

L'Ile des oubliés, Victoria Hislop

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 06 Septembre 2012. , dans Les Escales, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Roman

L’Ile des oubliés, trad. anglais par Alice Delarbre (The Island), mai 2012, 432 p. 22,50 € . Ecrivain(s): Victoria Hislop Edition: Les Escales

 

Spinalonga, une île oubliée au large de Plaka, en Crète. Spinalonga, l’île des lépreux, emportant dans ses ruines les mystères du passé. Là où l’on pourrait attendre un récit historique sur ce lieu maudit où l’on parqua les lépreux à partir du début du XXe siècle, on rencontre une saga, certes sur une trame de fond véridique, mais une saga à la saveur très vite fade, malgré les nombreux atouts de l’intrigue.

Le récit s’amorce avec le retour d’Alexis sur la terre natale de sa mère Sophia, partie vivre en Angleterre. Fotini, l’amie d’enfance de cette dernière, révélera à Alexis les ombres et les secrets de son passé familial. Notons que ce personnage, témoin privilégié certes, a tout d’un narrateur omniscient, ce qui contrevient quelque peu au choix initial. Bref, on remonte dans le passé, à l’époque d’un bonheur sans faille. Eleni, l’arrière-grand-mère d’Alexis, contracte la lèpre et se voit contrainte d’abandonner son mari Giorgis et ses deux filles, Maria et Anna. A Spinalonga, les visions d’un infernal Purgatoire s’évanouissent face à un microcosme organisé et plein d’espoir. Le village ressemble à tous les villages grecs traditionnels et, parmi les victimes de la maladie, beaucoup n’en ont aucune manifestation physique visible. Eleni s’adapte à cette nouvelle vie, ponctuée par les visites de son mari qui conduit les visiteurs sur l’île, à bord de sa barque et par les amitiés qui se lient.