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Pocket

Créé en 1962 sous le nom de Presses Pocket, Pocket est un éditeur généraliste de littérature au format poche dont les collections couvrent tous les genres de la fiction et de la non-fiction.


L’Intérieur de la nuit, Léonora Miano

Ecrit par Christian Massé , le Mercredi, 11 Juillet 2018. , dans Pocket, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Afrique, Roman

L’Intérieur de la nuit, 213 pages, 6,95 € . Ecrivain(s): Léonora Miano Edition: Pocket

 

Quelque part en Afrique, des villageois sont pris en otage par des hommes venus du Nord pour faire main basse sur le Sud. Ils s’autoproclament…les Forces du changement ! Les habitants de ce village, Eku, sont coupés du monde par nature et se méfient de Sombé, la grande ville. Les hommes partent loin, là où il y a du travail. Les filles s’y marient très tôt, enfantent et se taisent. Sauf Ayané, fille d’Aama, dite la folle, et Eké, homme bon, qui meurt jeune. Elle part étudier chez les Blancs, des années durant. Elle revient au village enterrer sa mère. Les villageois sont donc captifs, en attente de la décision des Forces du changement… qui semblent aussi attendre… C’est une veillée de morts-vivants en sursis.

Ayané se cache dans un manguier et va assister aux rituels : sacrifice d’un enfant, que les miliciens donnent en repas aux villageois, pour renouer avec les traditions ancestrales. Puis décapitation du chef du village. Les hommes du Nord décident de partir avec les jeunes garçons pour les associer à leur guerre de libération. Les filles aussi sont emmenées, pour des raisons que l’on imagine. Du haut de son manguier, Ayané observe… l’histoire de l’Afrique qui rejoue à ses pieds, ses rituels les plus ancestraux, les plus horribles.

Le salaire de la peur, Georges Arnaud

Ecrit par Christian Massé , le Jeudi, 31 Mai 2018. , dans Pocket, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Le salaire de la peur, Georges Arnaud . Ecrivain(s): Georges Arnaud Edition: Pocket

 

Las Piedras : des cabanes croulantes, des terrains vagues semés de cubes de ciment, de la boue, des moustiques, la malaria. Le Corsario Négro : les Guatémaltèques et les Gringos y ont leurs quartiers et leur muse tarifée. Tous veulent partir de cette ville en loques, et sont prêts à tout pour ça, enfin, ils le disent. Un peu partout, des pick-up, des camions citernes, des derricks. Les pistes, du sable sous les alizés. Plus loin, des pompes à forage, des semi-esclaves qui peuvent disparaître quand ça pète, et le boss. Et la nitroglycérine. Des histoires de carcasse, d’os et d’acier.

Dans ce paroxysme de misère, un jour, un détonateur :

On embauche excellents chauffeurs de camion.

Travail dangereux. Hauts salaires. S’adresser au bureau.

Commence alors un long périple pour quatre hommes, deux par deux. Voyage dans la sueur, autant celle de la chaleur que celle de la peur. Surtout la peur.

Les veines ouvertes de l’Amérique latine, Eduardo Galeano

Ecrit par Alexis Brunet , le Lundi, 17 Août 2015. , dans Pocket, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Amérique Latine, Histoire

Les veines ouvertes de l’Amérique latine, Traduit de l’espagnol (Uruguay) par Claude Couffon 147 p. . Ecrivain(s): Eduardo Galeano Edition: Pocket

 

Il y a des auteurs qu’on ne découvre que lorsqu’ils disparaissent. Ce fut malheureusement mon cas pour l’uruguayen Eduardo Galeano, que je n’ai connu que cette année. Pour d’autres, c’était déjà un auteur incontournable pour comprendre l’Amérique latine, notamment à travers l’ouvrage qui l’a fait connaître : Les veines ouvertes de l’Amérique latine (Las veinas abiertas de América latina). Près d’un demi-siècle après sa parution, ce brillant essai, qui relate le traitement de l’Amérique latine depuis Christophe Colomb jusqu’à nos jours, est malheureusement très ancré dans la réalité actuelle ; permet de comprendre les problèmes contemporains et persistants du nouveau continent, et nous interroge sur les fondements du mode de vie confortable dans lequel nous baignons en Europe et en Occident.

La conquête de l’Amérique par les Espagnols et Hernán Cortés a été très sanglante, on le sait. Et a été facilitée par une certaine passivité des Indiens. Au Pérou cependant, un dénommé Túpac Amaru, descendant direct des empereurs Incas, décréta la liberté des esclaves, et initia un mouvement de résistance, puis de révolution. Lui et ses guérilleros vaincus, il sera humilié et torturé en public à Cuzco, avec sa femme et ses enfants, puis décapité. Sa tête et ses quatre membres seront envoyés dans cinq lieux différents.

Contes et légendes inachevés, Intégrale, J.R.R. Tolkien

Ecrit par Marie-Pierre Fiorentino , le Jeudi, 11 Décembre 2014. , dans Pocket, Les Livres, La Une Livres, Iles britanniques, Fantastique, La rentrée littéraire, Contes

Contes et légendes inachevés, Intégrale, mai 2014, traduction de l'anglais de Christopher Tolkien, 527 pages, 8,80 € . Ecrivain(s): J. R. R. Tolkien Edition: Pocket

 

Histoire vient du grec historia, le récit. Il s’agissait d’abord d’une narration fictive puis Hérodote décida au Ve siècle avant Jésus-Christ que l’histoire raconterait ce qui était arrivé réellement aux hommes pour que le souvenir ne s’en perde pas.

Qui mieux que Tolkien a joué sur cette marge étymologique ? Son lecteur sait pertinemment que tout ce qu’il raconte est né de son imagination mais l’imbrication complexe des événements et la foule de détails réalistes sont troublantes. Le titre Contes et légendes inachevés ne laisse pourtant planer aucun doute sur le degré de fiction des textes qui y sont rassemblés, même si en remontant au passé de la Terre du Milieu, bien connue par les amateurs de la trilogie Le Seigneur des anneaux, Tolkien feint d’être l’historien des trois Âges. Un doute serait pourtant presque permis quand sous le narrateur Tolkien sévissent le généalogiste, le cartographe et le philologue. N’est-il pas le premier auteur de fiction, et en cela un précurseur, à dresser un arbre généalogique, tracer à la main les cartes du lieu où se déroule l’action ou indiquer en note l’étymologie des mots qu’il a inventés ? Simbelmynë, fleurs égayant les tertres funéraires dans la langue des Rohirrim : le rêve commence.

Le cheval d’orgueil, Pierre-Jakez Hélias

Ecrit par Zone Critique , le Vendredi, 16 Mai 2014. , dans Pocket, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Le cheval d’orgueil, 672 p. 8,10 € . Ecrivain(s): Pierre-Jakez Hélias Edition: Pocket

La cause littéraire vous présente aujourd'hui un nouvel article de son partenaire Zone Critique

 

Avec simplicité, Pierre-Jakez Hélias, instituteur breton, raconte son histoire et celle d’une contrée qui paraît si lointaine pour le germano-pratin du coin: le pays bigouden. Situé sur les côtes du Finistère, ce pays n’est pas seulement celui des coiffes en dentelles dont la hauteur n’a d’égal que la blancheur.

Mais aussi une terre de paysans, survivant lentement au rythme des saisons, des marées et du souffle de leurs animaux.

L’auteur du Cheval d’Orgueil peint sa vie dans une fresque paysanne et historique. Le lecteur peut y sentir les odeurs des chemises de chanvre, « les cottes de maille des misérables chevaliers de la terre ».

Le pays bigouden, comme d’autres régions retirées à cette époque, parle deux langues: le breton et le français.