Identification

Pocket

Créé en 1962 sous le nom de Presses Pocket, Pocket est un éditeur généraliste de littérature au format poche dont les collections couvrent tous les genres de la fiction et de la non-fiction.


Wonder, R.J. Palacio

Ecrit par Virginie Neufville , le Mardi, 05 Novembre 2013. , dans Pocket, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman, Jeunesse

Wonder, traduit de l’anglais (USA) par Juliette Lê, Editions Pocket Jeunesse, 2013, 410 pages, 17,90 € . Ecrivain(s): R. J. Palacio Edition: Pocket

 

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux » (Le Petit Prince, Saint-Exupéry)

 

« – Pourquoi est-ce que je suis si moche, maman ? Murmurai-je.

– Mais non, mon chéri.

– Je sais bien que je suis un monstre.

Elle m’embrassa partout sur le visage. Elle embrassa mes yeux qui tombaient trop bas. Elle embrassa mes joues qui sont si creuses qu’on dirait que quelqu’un y a enfoncé son poing. Elle embrassa ma bouche de tortue. Ses paroles m’ont apaisé. Mais aucun mot ne pourra changer mon visage ».

Pour toujours ... jusqu'à demain, Sarah Dessen

Ecrit par Marie Elora Bernard , le Jeudi, 31 Janvier 2013. , dans Pocket, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Jeunesse

Pour toujours… jusqu’à demain, 453 p., 18,25 € . Ecrivain(s): Sarah Dessen Edition: Pocket

 

Dans Pour toujours… jusqu’à demain, Macy, est une adolescente en deuil, qui peine à se remettre du décès de son père. Elle se sent coupable d’avoir traîné à le rejoindre pour un entraînement de course à pieds, le jour de sa mort… Et elle va le découvrir allongé sur le trottoir… Macy fait tout pour que ce qui lui reste ne s’effondre pas et tente d’être une fille parfaite : très bonne élève, petite amie attentionnée, enfant sage… Mais tout va être bousculé quand elle reçoit un mail de Jason, absent pour les vacances. Il choisit de mettre ses objectifs en priorité au point de mettre leur relation entre parenthèses ! Au même moment, elle rencontre des amis qui ressemblent à une famille de cœur.

Macy n’est pas le personnage qui marque le plus. Pour commencer par ceux qu’on aime le moins, parlons de Jason. Il est extrêmement intelligent, doué pour tout, terriblement organisé… Il vit sa vie pour ses objectifs quitte à mettre tout le reste de côté. Jamais Jason ne laisse la place aux imprévus et aux relations qui pourraient le freiner dans son évolution. Quand Macy lui dévoile ses sentiments, il n’hésite pas à régler ça à sa façon. Pour le coup, on plaint notre protagoniste et le garçon ne peut pas remporter notre adhésion.

Ce que le jour doit à la nuit, Yasmina Khadra

Ecrit par Stéphane Bret , le Vendredi, 12 Octobre 2012. , dans Pocket, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Bassin méditerranéen, Roman, Pays arabes

Ce que le jour doit à la nuit, 2009, 441 p. 7,60 € . Ecrivain(s): Yasmina Khadra Edition: Pocket

 

Qu’est-ce qui détermine la vie d’un homme ? Sa condition sociale, ses origines, ses antécédents culturels, son enfance ? Sans céder jamais à un schématisme facile, Yasmina Khadra nous invite dans ce roman à une double traversée : celle du destin de Younes Mahieddine, jeune algérien vivant dans un village, misérable, nommé Jenane Jato, dans les années trente, et celui de son pays : l’Algérie.

Ce personnage, dont la maison familiale a brûlé, et dont le père s’éloigne de sa famille pour des raisons tant matérielles que morales, est confié à son oncle, un musulman éclairé, progressiste vivant avec une européenne, Germaine, gérante d’une pharmacie à Rio Salado, dans les environs d’Oran. Après avoir découvert la misère dans son village d’origine, l’analphabétisme, la discrimination sociale, toujours présente en filigrane dans le roman, il se frotte au milieu des colons européens ; y découvre l’amitié de certains personnages, André, Fabrice, Jean-Christophe, tous épris du désir de vivre follement leur jeunesse et de profiter de la vie, malgré les nuages qui s’amoncellent sur l’Algérie coloniale.

Vert Palatino, un printemps meurtrier, Gilda Piersanti

Ecrit par Hélène Dubuc , le Samedi, 07 Avril 2012. , dans Pocket, Les Livres, Recensions, Polars, La Une Livres, Roman, Italie

Vert Palatino, un printemps meurtrier, 02/2009, 6.70 € . Ecrivain(s): Gilda Piersanti Edition: Pocket


Un bon roman policier ne se contente pas d’une intrigue passionnante : pour acquérir une épaisseur substantielle, il doit conjuguer une atmosphère particulière, des personnages à la profondeur attirante, un contexte social ou politique inévitable, bref il lui faut tout un faisceau de ramifications qui le mèneront vers un gage de qualité. Les romans de Gilda Piersanti sont de cette veine, ce Vert Palatino s’accordant parfaitement avec les prérogatives requises.

Gilda Piersanti situe ses intrigues dans une ville qu’elle connait par coeur, pouvant ainsi facilement semer tout cliché touristique.  Vert Palatino est le deuxième opus des Quatre saisons meutrières, « Les quatre saisons meurtrières : quatre histoires, quatre enquêtes policières qui débutent sur des lieux communs du noir pour les déjouer… » (Présentation de l’éditeur)

Durant ce printemps 2001, Rome est assaillie de pluies diluviennes que viennent adoucir une accalmie à laquelle personne n’ose croire. Mais les romains sont reclus chez eux, devant leurs écrans, la coupe d’Italie battant son plein. Seule Mariella ne semble pas vibrer devant le championnat, même si, en italienne de souche,  elle maîtrise le sujet au besoin.

Je n'ai pas dansé depuis longtemps, Hugo Boris

Ecrit par Sophie Adriansen , le Jeudi, 29 Décembre 2011. , dans Pocket, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Je n’ai pas dansé depuis longtemps, Belfond, janvier 2010, 392 p. 20 € ; Pocket, août 2011, 7,40 € . Ecrivain(s): Hugo Boris Edition: Pocket

Ivan est un cosmonaute envoyé en orbite pour 400 jours, à l’époque de Gorbatchev puis d’Eltsine. Il est médecin, et voyage avec Nikolaï et Viktor. Il réalise sur eux comme sur lui des prélèvements. Très vite, il les croit ligués contre lui. La paranoïa enfle, dopée par l’absence de la femme et des enfants d’Ivan. A mesure que sa peau part en lambeaux, l’apesanteur ayant cette action sur l’épiderme, Ivan voit sa sensibilité croître, sa susceptibilité aussi.

Et il connaît les statistiques : le risque d’y rester est de 7,5%.

Hugo Boris a une écriture froide qui colle à l’ambiance soviétique du roman.

Ici, dans l’espace, comme dans tout lieu clos, les sentiments sont exacerbés. Et l’auteur dissèque les comportements humains, dans cette station où chaque geste prend une signification précise et des proportions démesurées.

Peu à peu, le ton se réchauffe, le cœur l’emporte sur la froideur. Dans ce huis clos original, le suspens grandit à mesure que les jours (les pages) défilent, pour une dernière partie explosive.

Là-haut, le soleil se lève et se couche seize fois par jour.