Identification

Unicité

 

Les éditions Unicité ont été créées en juin 2010 par François Mocaër et sont ouvertes aux ouvrages dans lesquels prédomine une vraie qualité d'écriture.

Modernité et classicisme s'y côtoient avec un esprit d'ouverture qui appelle justement à l'unicité.

LIVRES PUBLIES A COMPTE D'EDITEUR


Ouvrages diffusés et distribués en librairie par Soleils.

L’Aventure, France Burghelle Rey (par Philippe Leuckx)

Ecrit par Philippe Leuckx , le Mercredi, 26 Septembre 2018. , dans Unicité, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

L’Aventure, juin 2018, 84 pages, 13 € . Ecrivain(s): France Burghelle Rey Edition: Unicité

 

Un bref roman, au ton autobiographique, nous plonge dans une Bourgogne de vacances et de redécouverte d’un passé éloigné. Vingt ans, déjà. Stan et ses amies, Claire, Paule et la narratrice se sont connus, entre amitié et amour. Se sont perdus de vue. Ils se retrouvent et le hasard fait bien les choses : un journal intime que Claire a tenu, il y a longtemps, rameute des souvenirs, des expériences. La narratrice commente, au fil de la lecture de ce journal, qu’un grenier de province gardait secret, le texte de son amie.

L’amitié, l’amour, le désarroi, la réclusion dans un espace mental non désiré recoupent l’histoire et en donnent une chair attentive et précieuse. Que de strates, parfois bien mal perçues, recouvrent les relations sentimentales. Le livre dans le livre, pour être un procédé narratif efficace, laisse les événements se décanter, offre au lecteur matière à réflexion sur ce que le temps assigne aux sentiments. On n’oublie pas tout à fait ; on recuit certaines expériences ; on revient à l’arrière du Temps, dans cet espace presque confit, confiné et douloureux, et cependant partageable.

Fertilité de l’abîme, Denis Emorine

Ecrit par Patrick Devaux , le Lundi, 11 Décembre 2017. , dans Unicité, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Fertilité de l’abîme, 2017, poèmes, 100 pages, 14 € . Ecrivain(s): Denis Emorine Edition: Unicité

 

Parler d’actualité en évoquant, par la même occasion, le passé (notamment en se servant de références historiques), voilà une partie de tout l’art de cet étonnant recueil d’un écrivain confirmé dans presque tous les genres.

L’auteur se sert de sensations universelles mais qui pourraient tout autant être très intimes, personnelles : « Je voudrais garder ta voix Tout contre moi A jamais Pour me réchauffer ».

Ce mélange de passé-présent a quelque chose de chimique, un peu comme on parle de la loi de Lavoisier : « Rien ne se perd, rien ne se crée », avec toujours l’Amour en « embuscade » : « Je ne sais quoi dire Pour empêcher la nuit de tomber entre nous ».

Les images fortes transcendent une réalité qui ressemble à du rêve ou… au cauchemar… : « Le sang recouvre le monde Je ne distingue plus rien La glycine est morte ».

Quelque chose d’Apollinaire et des Lettres à Lou dans les mots de ce poète.

Journal des Lisières, 52 suites, Alhama Garcia

Ecrit par Patryck Froissart , le Jeudi, 12 Octobre 2017. , dans Unicité, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Journal des Lisières, 52 suites, 4e trimestre 2016, 120 pages, 14 € . Ecrivain(s): Alhama Garcia Edition: Unicité

 

Cet ouvrage original d’Alhama Garcia est l’occasion d’une triple découverte : celle d’un poète inspiré, celle d’un genre rarement pratiqué de façon globale en francophonie, et celle d’une maison d’édition, Unicité, qui a le mérite de publier de la poésie, acte méritoire hélas peu, insuffisamment, voire aucunement pratiqué par les grandes maisons d’édition.

L’art exclusivement pratiqué dans ce recueil est celui du tanka, art poétique dont nous avons présenté les règles dans la chronique de cet autre ouvrage du même auteur, publiée également dans la Cause Littéraire : Telluries.

Rappel :

Le tanka est une forme poétique lyrique japonaise classique de 31 syllabes sur un poème constitué d’un tercet et d’un diptyque, avec alternance 5-7-5 7-7.

Chaque pas est une séquence, Éric Dubois

Ecrit par France Burghelle Rey , le Samedi, 17 Septembre 2016. , dans Unicité, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Chaque pas est une séquence, février 2016, 50 pages, 11 € . Ecrivain(s): Eric Dubois Edition: Unicité

 

Comme l’indique le titre, le lecteur commence sa marche, véritable topos en poésie, dès l’incipit qui présente « l’arpenteur du silence ». Par la suite, le mouvement encore sert de cadre.

Chaque mot ici est pesé quand la concision est de mise entre les blancs obligés de la mémoire et de la page.

Au critique de chercher sous les mots la voix comme le poète le fait pour sa voie.

Restent, dans ce qui est donné, la beauté des images : « le sourire (mot à la fois récurrent et rassurant) des arbres » ou « le sexe du ciel » tout autant que l’affirmation d’une réalité prégnante : « l’insecte dans la bouche » alternant avec des formules à teneur philosophique qui font choc : « le bord des choses est au cœur de l’instant ».

Dans cet ensemble, parataxe et juxtaposition sont au service d’assertions et d’interrogations qui nient l’aphasie complète, acceptant l’audace anxieuse des mots, tout en parlant encore de « morcellement » sans récit et de « chanson immobile ».