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Editions Liana Levi

Les Éditions Liana Levi sont une maison d'édition française indépendante sise dans le 5e arrondissement de Paris, fondée en 1982, qui publie une trentaine de titres par an, répartis en six collections (plus une collection d'une dizaine de titres en format poche, créé en 2002 sous le nom de « Piccolo »).

Elles publient notamment Milena Agus, Andreï Kourkov et Iain Levison.

 

(Source : Wikipédia)

 

Après le silence, Didier Castino

Ecrit par Pierrette Epsztein , le Lundi, 06 Juin 2016. , dans Editions Liana Levi, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Après le silence, août 2015, 224 pages, 18 € . Ecrivain(s): Didier Castino Edition: Editions Liana Levi

 

« J’ai passé ma vie là – dans ce laminoir

Mes poumons – mon sang et mes colères noires

Horizons barrés là – les soleils très rares

Comme une tranchée rouge saignée rouge saignée sur l’espoir…

Forger l’acier rouge avec mes mains d’or ».

C’est à cette chanson de Bernard Lavilliers que peut nous faire penser le premier roman de Didier Castino, Après le silence, qui commence étrangement par un « Et », comme si le dialogue avait débuté il y a longtemps. Suit un portrait qui ressemblerait à un interrogatoire. « Et je m’appelle Louis Georges Edmond Cattala. Je travaille à l’usine toute la semaine, c’est dur mais ça me plaît. Je suis quelqu’un qui avant tout travaille, a toujours travaillé. C’est ma vie, ma reconnaissance et la sécurité ». En fait, c’est peut-être de cela dont il s’agit puisqu’un dialogue se met en place entre un père et un fils. On sait juste qu’il y a un lien étroit entre deux personnages car ils se tutoient.

Le Lynx, Silvia Avallone

Ecrit par Marc Ossorguine , le Samedi, 30 Avril 2016. , dans Editions Liana Levi, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits, Italie

Le Lynx, trad. italien Françoise Brun (La lince, 2011, inédit publié par le Corriere della Sera), 64 pages . Ecrivain(s): Silvia Avallone Edition: Editions Liana Levi

 

Avec ce court récit de cette autrice juste trentenaire (elle est née en 1984), dont le roman D’acier a remporté un important succès en Italie comme chez nous, c’est une véritable petite pépite littéraire que nous offrent les éditions Liana Levi. En une cinquantaine de pages, Silvia Avallone nous montre un de ces basculements comme il peut parfois en survenir dans la vie d’un homme, imprimant irrémédiablement un avant et un après.

Nous faisons rapidement connaissance de Piero, sûr de lui, roublard, séducteur et bien sûr flambeur. Un petit truand qui se la joue et aime à vivre sur le fil, tutoyant plus que nécessaire la justice. Encombré d’une épouse qu’il a connue trop jeune, Piero refuse un peu de vieillir, de devenir raisonnable. Le personnage semble tout droit sorti du cinéma italien des années 60 entre les Vitelloni de Fellini (1), les Ragazzi de Pasolini et Bolognini (2), peut-être frère de Rocco (3). Un de ces trentenaires dont l’adolescence semble s’éterniser, jusqu’à ne jamais finir, jusqu’à devenir un style de vie que rien n’arrêtera jamais.

Mãn, Kim Thúy

Ecrit par Victoire NGuyen , le Mardi, 09 Juillet 2013. , dans Editions Liana Levi, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Asie, Roman

Mãn, mai 2013, 143 pages, 14,50 € . Ecrivain(s): Kim Thúy Edition: Editions Liana Levi

 

Une saveur aigre-douce

 

Dans son précédent roman Ru, Kim Thuy nous a séduit par la douceur et la mélodie de ses mots. Dans ce présent récit, Mãn, elle confirme indéniablement son talent d’écrivain.

Mais quel est donc le fil conducteur de l’intrigue de Mãn ? Il s’agit d’un récit de vie écrit par un personnage féminin racontant son parcours de femme asiatique en recherche sur deux continents. Mãn est son prénom. Au Viêt Nam, le prénom n’est jamais choisi au hasard car il détermine la destinée de celui ou de celle qui le porte. Des rites de passage permettent à l’individu de se défaire de son surnom souvent disgracieux hérité de l’enfance (« le morveux », « petit chien », « le laideron »…) et qui avait pour fonction d’éloigner les mauvais esprits, jeteurs de sort, pour se vêtir complètement de son prénom. L’auteur l’explique et donne, par la même occasion, la signification de Mãn, son prénom :

Inséparables, Alessandro Piperno (2ème recension)

Ecrit par Etienne Orsini , le Lundi, 29 Octobre 2012. , dans Editions Liana Levi, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Italie

Inséparables, trad. italien Fanchita Gonzalez-Batlle 2012, 394 pages, 22,50 € . Ecrivain(s): Alessandro Piperno Edition: Editions Liana Levi

Deuxième volet de la trilogie Le feu ami des souvenirs, Inséparables nous replonge dans l'univers familial des Pontecorvo.

Quelque trente années après la damnation de Leo, leur père, persécuté et diffamé par une fillette de 12 ans (voir Persécution), Filippo et Samuel tentent de tracer leurs routes.

L'aîné, marié à la fille d'un homme richissime, mène une existence plutôt indolente, jusqu'au jour où il est repéré pour son talent de dessinateur de B.D. L'adaptation de son œuvre au cinéma connaît alors un vif succès et se voit nominée pour le Festival de Cannes.

Semi, quant à lui, a été embauché par le père d'Eric, un magnat du commerce de coton, qui a placé en lui tous ses espoirs (de fait, que pourrait  attendre celui-ci de son toxicomane de fils ?). Semi mène donc une carrière internationale de brillant négociant entre Rome, Milan, New-York et l'Asie Centrale.

D'un point de vue sentimental, tout semble opposer également les deux frères : Filippo fuit son épouse névrosée et ouvre grand son lit à ses admiratrices. Le second, atteint d'impuissance, mène une vie des plus chastes avec sa fiancée Silvia... lorsqu'une groupie de Filippo, Ludovica, fait irruption dans son quotidien.

Inséparables, Alessandro Piperno

Ecrit par Alexandre Muller , le Lundi, 03 Septembre 2012. , dans Editions Liana Levi, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire, Italie

Inséparables, 30 août 2012, trad. italien Fanchita Gonzalez-Batlle, 394 p. 22,50 € . Ecrivain(s): Alessandro Piperno Edition: Editions Liana Levi

 

Lire Piperno ? On peut imaginer être sur une terrasse à Rome face à un ami volubile qui raconte une histoire prenante, disgressant du regard sur les fesses rebondies de passantes romaines, sans pour autant dériver de son propre raisonnement.

Lire Piperno ? Cela ressemble à un rêve où enfermé dans une voiture tombée à l’eau on observe la montée des eaux dans l’habitacle. C’est un rêve, rien ne peut nous arriver, mais cela reste très oppressant.

Lire Piperno est une expérience, que l’on apprécie ou pas, parfois éprouvante, mais qui incontestablement ne laisse pas indifférent.

Alors Alessandro qu’as-tu à nous en dire de tes inséparables ? Sans doute préciserais-tu au préalable que ton nouveau roman possède un frère jumeau. L’ainé s’appelle Persécution. Il est paru en Septembre 2011 aux éditions Liana Levi. Il a obtenu le prix du meilleur livre étranger et des commentaires de presse dithyrambiques. Accordons-lui un ou deux paragraphes.