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Editions Liana Levi

Les Éditions Liana Levi sont une maison d'édition française indépendante sise dans le 5e arrondissement de Paris, fondée en 1982, qui publie une trentaine de titres par an, répartis en six collections (plus une collection d'une dizaine de titres en format poche, créé en 2002 sous le nom de « Piccolo »).

Elles publient notamment Milena Agus, Andreï Kourkov et Iain Levison.

 

(Source : Wikipédia)

 

L'autre côté des docks, Ivy Pochoda

Ecrit par Virginie Neufville , le Jeudi, 12 Septembre 2013. , dans Editions Liana Levi, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Roman, La rentrée littéraire

L’autre côté des docks (Visitation Street), traduit de l’anglais (USA) par Adelaïde Pralon, 12 septembre 2013, 352 pages, 16,99 € . Ecrivain(s): Ivy Pochoda Edition: Editions Liana Levi

 

Red Hook « forme une langue de terre d’environ deux kilomètres échouée tout au sud de Brooklyn, là où l’East River se jette dans la Baie. Au milieu du quartier, Coffey Park sert de frontière entre les docks à l’abandon sur le devant et la forteresse des cités et des supermarchés low-cost à l’arrière ».

C’est là que Valérie et June ont grandi et vivent encore. Un soir d’été, en plein désœuvrement, mais aussi pour se faire remarquer des jeunes dans la rue, elles décident de prendre un bateau pneumatique pour aller voguer dans la baie. « Tant pis si l’eau est sale et si elles ne sont pas bonnes nageuses. Et tant pis si elles doivent pagayer à la main à travers ces flots crasseux »…

Le lendemain matin, Jonathan, professeur de musique de jour, pilier de bar la nuit, découvre Val inconsciente sur les rochers. Quant à June, elle est portée disparue.

Mãn, Kim Thúy

Ecrit par Victoire NGuyen , le Mardi, 09 Juillet 2013. , dans Editions Liana Levi, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Asie, Roman

Mãn, mai 2013, 143 pages, 14,50 € . Ecrivain(s): Kim Thúy Edition: Editions Liana Levi

 

Une saveur aigre-douce

 

Dans son précédent roman Ru, Kim Thuy nous a séduit par la douceur et la mélodie de ses mots. Dans ce présent récit, Mãn, elle confirme indéniablement son talent d’écrivain.

Mais quel est donc le fil conducteur de l’intrigue de Mãn ? Il s’agit d’un récit de vie écrit par un personnage féminin racontant son parcours de femme asiatique en recherche sur deux continents. Mãn est son prénom. Au Viêt Nam, le prénom n’est jamais choisi au hasard car il détermine la destinée de celui ou de celle qui le porte. Des rites de passage permettent à l’individu de se défaire de son surnom souvent disgracieux hérité de l’enfance (« le morveux », « petit chien », « le laideron »…) et qui avait pour fonction d’éloigner les mauvais esprits, jeteurs de sort, pour se vêtir complètement de son prénom. L’auteur l’explique et donne, par la même occasion, la signification de Mãn, son prénom :

Un petit boulot, Iain Levison

Ecrit par Christine Bini , le Mercredi, 20 Février 2013. , dans Editions Liana Levi, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Roman

Un petit boulot, traduit de l’américain par Fanchita Gonzalez Battle, 210 p. 8,50 € . Ecrivain(s): Iain Levison Edition: Editions Liana Levi

 

Jake est au chômage depuis que l’usine qui l’embauchait a fermé. En perdant son emploi, il a perdu également sa petite amie, son abonnement au câble, et tout espoir d’améliorer son maigre quotidien. Il doit de l’argent à Ken Gardocki, « le seul en ville à gagner du fric, parce qu’il vend de la drogue et des armes et qu’il est bookmaker. Dans une ville où les trois quarts des hommes ont été licenciés au cours des neuf derniers mois, les affaires qui profitent du désespoir sont florissantes ». Le ton est donné : à partir d’une situation sociale désespérante, Iain Levison construit une intrigue à rebrousse-poil dans laquelle le héros voit sa situation s’améliorer en acceptant de devenir tueur à gages.

Ça pourrait être un boulot comme un autre. Un petit boulot en attendant de trouver mieux, diriger un petit magasin, par exemple, une épicerie-station-essence. Comment gagner sa vie dans un désert économique ? Il faut bien essayer de s’en sortir, on ne peut pas passer ses journées affalé sur son canapé en attendant que tombent les allocations chômage. Jake accepte le boulot. Il tue sur commande, et aussi quand on ne le lui demande pas, comme lorsqu’il liquide un type venu inspecter l’épicerie tenue par son copain Tomy. Tomy dépend d’une Direction Générale implacable envers ses employés, et le jeune inspecteur est zélé.

Inséparables, Alessandro Piperno (2ème recension)

Ecrit par Etienne Orsini , le Lundi, 29 Octobre 2012. , dans Editions Liana Levi, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Italie

Inséparables, trad. italien Fanchita Gonzalez-Batlle 2012, 394 pages, 22,50 € . Ecrivain(s): Alessandro Piperno Edition: Editions Liana Levi

Deuxième volet de la trilogie Le feu ami des souvenirs, Inséparables nous replonge dans l'univers familial des Pontecorvo.

Quelque trente années après la damnation de Leo, leur père, persécuté et diffamé par une fillette de 12 ans (voir Persécution), Filippo et Samuel tentent de tracer leurs routes.

L'aîné, marié à la fille d'un homme richissime, mène une existence plutôt indolente, jusqu'au jour où il est repéré pour son talent de dessinateur de B.D. L'adaptation de son œuvre au cinéma connaît alors un vif succès et se voit nominée pour le Festival de Cannes.

Semi, quant à lui, a été embauché par le père d'Eric, un magnat du commerce de coton, qui a placé en lui tous ses espoirs (de fait, que pourrait  attendre celui-ci de son toxicomane de fils ?). Semi mène donc une carrière internationale de brillant négociant entre Rome, Milan, New-York et l'Asie Centrale.

D'un point de vue sentimental, tout semble opposer également les deux frères : Filippo fuit son épouse névrosée et ouvre grand son lit à ses admiratrices. Le second, atteint d'impuissance, mène une vie des plus chastes avec sa fiancée Silvia... lorsqu'une groupie de Filippo, Ludovica, fait irruption dans son quotidien.

Inséparables, Alessandro Piperno

Ecrit par Alexandre Muller , le Lundi, 03 Septembre 2012. , dans Editions Liana Levi, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire, Italie

Inséparables, 30 août 2012, trad. italien Fanchita Gonzalez-Batlle, 394 p. 22,50 € . Ecrivain(s): Alessandro Piperno Edition: Editions Liana Levi

 

Lire Piperno ? On peut imaginer être sur une terrasse à Rome face à un ami volubile qui raconte une histoire prenante, disgressant du regard sur les fesses rebondies de passantes romaines, sans pour autant dériver de son propre raisonnement.

Lire Piperno ? Cela ressemble à un rêve où enfermé dans une voiture tombée à l’eau on observe la montée des eaux dans l’habitacle. C’est un rêve, rien ne peut nous arriver, mais cela reste très oppressant.

Lire Piperno est une expérience, que l’on apprécie ou pas, parfois éprouvante, mais qui incontestablement ne laisse pas indifférent.

Alors Alessandro qu’as-tu à nous en dire de tes inséparables ? Sans doute préciserais-tu au préalable que ton nouveau roman possède un frère jumeau. L’ainé s’appelle Persécution. Il est paru en Septembre 2011 aux éditions Liana Levi. Il a obtenu le prix du meilleur livre étranger et des commentaires de presse dithyrambiques. Accordons-lui un ou deux paragraphes.