Jean-Pierre Millefeuille est veuf, père d’un homme qu’il ne comprend pas (ou ne désire pas comprendre), agrégé de littérature à la retraite, et qui, pour passer le temps, s’est lancé dans une étude des rois dans le théâtre Shakespearien.
Millefeuille est aussi un homme pétri de contradictions : il recherche la compagnie des plus jeunes alors qu’il a de plus en plus de mal à supporter leurs mentalités, il aime être entouré alors qu’il recherche autant la solitude… En fait, il ne se suffit qu’à lui-même, entretenant constamment un dialogue avec son moi, sûr d’être au-dessus de la mêlée. Or, un matin, en se levant, il se rend compte qu’il est mortel !
« Il pensait à la mort parce que c’était logique d’y penser, mais on ne pouvait pas, lui en tout cas ne pouvait pas, se représenter un monde où il ne serait pas ».
Egocentrisme de celui qui ne conçoit pas de ne plus faire partie du grand jeu de la vie ? En fait, c’est plus complexe que cela : Millefeuille, au fil du temps, se sent de plus en plus « vacant, vide et désolé ».