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Recours au poème Editeur

 

Maison d'édition de poésie en ligne, fondée en 2011 par Matthieu Baumier et Gwen Garnie-Duguy

http://www.recoursaupoemeediteurs.com/

 

La maison sur les nuages, Raymond Farina

Ecrit par Emmanuelle Caminade , le Mercredi, 20 Mai 2015. , dans Recours au poème Editeur, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

La maison sur les nuages, avril 2015, ebook 165 pages, 7 € . Ecrivain(s): Raymond Farina Edition: Recours au poème Editeur

 

Raymond Farina dont les poèmes sont présents dans de nombreuses revues est aussi l’auteur de dix-neuf recueils poétiques publiés entre 1979 et 2006. Depuis, ce poète et traducteur semble surtout se consacrer à la traduction de poètes contemporains de diverses langues. Et c’est avec intérêt qu’on accueille cette anthologie dans laquelle il a réuni de nombreux poèmes puisés dans la quasi-totalité de son œuvre auxquels s’ajoute un poème inédit. Car le choix des textes composant La maison sur les nuages rend moins compte de la diversité d’une œuvre qu’il n’en privilégie certains thèmes, soulignant à la fois sa constance et son évolution et lui donnant un éclairage particulier : une tonalité lumineuse et apaisée semblant réconcilier les contraires, « effaçant / la frontière/ entre mourir et vivre ».

Raymond Farina fut confié à une nourrice maltaise qui l’éleva tendrement jusqu’à huit ans dans une maison sur les hauteurs d’Alger où il vécut proche des bêtes, faisant défiler la « fable des nuages », mêlant dans ses songes la réalité à la Légende. Puis il grandit dans un petit village de pêcheurs de la côte atlantique marocaine, courant librement la campagne et apprenant les oiseaux des petits bergers de son âge.

Labyrinthe des nuits, Marilyne Bertoncini

Ecrit par Chantal Dupuy-Dunier , le Lundi, 27 Avril 2015. , dans Recours au poème Editeur, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Labyrinthe des nuits, mars 2015, 30 pages, 5 € (à télécharger en ligne) . Ecrivain(s): Marilyne Bertoncini Edition: Recours au poème Editeur

 

Marilyne Bertoncini est fascinée par la mythologie. Pour elle, « les mythes deviennent les souvenirs ». Orphée, le Minotaure, Leyla… À travers l’exploration du labyrinthe, c’est le sens de la vie qui est recherché, parcours initiatique et bien sûr dangereux, l’interrogation devant la mort qui est posée. Nous ne sommes pas étonnés de retrouver ici la figure hautement signifiante et symbolique du labyrinthe. Le blog de l’auteur se nomme minotaura, on peut y rencontrer Isis, à la recherche des fragments d’Osiris, son époux mort.

Dans un premier recueil, où l’exubérance des fleurs, des oiseaux et l’explosion de couleurs évoquent les enluminures arabes, et où les jardins ouvriers de l’enfance deviennent les dessins d’un tapis persan, Marilyne s’appuie sur l’histoire de Leyla et du jeune poète qui devint « Majnoun », le « fou d’amour ». Amour impossible qui conduira le jeune homme à répéter sans cesse le nom de sa bien-aimée, chant en boucle, « dans l’enfer de sa solitude… / le labyrinthe de sa tête », comme le Minotaure au centre de son dédale, Minotaure, monstrueux mais néanmoins fruit de l’amour de Pasiphaé et d’un puissant taureau. Avec une autre histoire d’amour, celle de Thésée et d’Ariane, pourvoyeuse du fil salvateur, qui pourrait bien être celui de l’écriture poétique. « Cherche… l’élément secret / que sinueusement trace / la lettre… / à travers ses détours ». Écriture solaire à l’image de la roue, figurée par le labyrinthe.

Nous sommes à peine écrits, Chemin vers Egon Schiele, Matthieu Gosztola

Ecrit par Marie-Josée Desvignes , le Samedi, 28 Mars 2015. , dans Recours au poème Editeur, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Nous sommes à peine écrits, Chemin vers Egon Schiele, février 2015 . Ecrivain(s): Matthieu Gosztola Edition: Recours au poème Editeur

 

Avec en exergue cette citation de Gil Jouanard : « Si le monde veut être vu, s’il veut être senti, écouté et touché, goûté et pressenti et deviné, c’est qu’il ne s’est pas encore fait à l’idée de nous perdre » (dans Le Goût des choses). L'ensemble poétique de Matthieu Gosztola rassemble de courts textes posés sur la page comme un désir de laisser une trace, peut-être celle d’un visage impossible à effacer, pour :

– Tenter de capter un regard, un sourire, garder ce visage qui n’a pas besoin de mots, quelque chose ou plutôt quelqu’un qui a disparu à jamais, « La vie du visage est intacte /Que le poème l’a traversée ».

– Chercher à retrouver une part de l’autre, quelque chose qui parle d’elle, et attendre peut-être un retour improbable, avec tous les désirs pour déplacer le temps qui fuit et nous prend tout, « chercher les mots/pour t’entourer/et faire que le miracle abolisse ».

Il y est question de mourir et de vivre, dans cet ordre, il y est question de ces rêves qui tiennent seuls et nous gardent en eux seuls, « se souviendront de nous », « ta mort a rendu la vie un peu/Folle d’épouvante ».

Les Galets Goelands, Michel Cosem

Ecrit par Marie-Josée Desvignes , le Jeudi, 12 Mars 2015. , dans Recours au poème Editeur, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Les Galets Goelands, janvier 2015 . Ecrivain(s): Michel Cosem Edition: Recours au poème Editeur

 

10 sections liées à des lieux et 11 liées à des saisons + 1

5 poèmes sans titre et hors sections en ouverture tous évoquant la mer, la transparence, l’élément eau, les galets… et la contemplation voyageuse.

Entre prose et poésie, le soleil et le vent, on respire le grand large, les marées, la musique du vent, les grands espaces verts, les cieux ouverts en lisant Michel Cosem.

En ouverture de ce recueil, le poète se promène dans les rues de St-Brieuc, le temps s’étire, entre ennui et froidure, le poète pose un regard silencieux sur le monde qui tourne autour de lui.

La nuit, « cette inconnue » rôde dans la connivence avec l’homme qui observe, rêve et désire « Irruption de l’absente », « tout est sur le fil vu du large ».

Septembre, déjà, Pascal Boulanger

Ecrit par Marie-Josée Desvignes , le Samedi, 07 Mars 2015. , dans Recours au poème Editeur, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Septembre, déjà, octobre 2014 . Ecrivain(s): Pascal Boulanger Edition: Recours au poème Editeur

Initialement édité chez Messidor, en 1991, Septembre, déjà, de Pascal Boulanger, est aujourd’hui réédité chez Recours au poème Editeurs, éditions numériques dirigées par Matthieu Baumier et Gwen Garnier-Duguy, « extension du domaine de la poésie » selon les mots de Matthieu Baumier, dont l’enjeu significatif est de proposer une poésie de plus en plus vivante sur un support dynamique pour les poètes, afin de déplacer les frontières de leur visibilité.

Ecriture et pensée, poésie et spiritualité fondent l’œuvre de Pascal Boulanger depuis ces Premiers poèmes qui ouvrent sur le réel de nos parcours humains et fragiles, de l’enfance à l’adolescence, des premières amours à la quête de l’Amour, celui qu’on entrevoit peut-être dans la figure des Dieux « de passage » quand « on contemple leur voile blanc dans la nuit » ou celle d’un Christ rédempteur « Alliance, quand il marche sur l’eau ».

Alors qu’on touche au réel et peut-être même à une expérience intime, se déploient en douceur toutes les images de la douleur, du « fracas de la mer qu’on égorge » aux « oiseaux comme des cathédrales » ; le poète, témoin toujours de « ces écumes de tendresse » qui unissent le ciel et la mer dans une musicalité des émotions surgis de la mémoire la plus lointaine.