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Editions Kirographaires

Chirographaire - Kirographaire - vient du latin médiéval " chirographum " signifiant " écrit privé ", ce que l'on écrit
de sa propre main...
Nous entendons bien ici écrire nous-mêmes une autre manière d'éditer, de diffuser et de promouvoir les livres. Ainsi
nous sommes résolument portés vers les nouveaux moyens de diffusion rendus possibles par internet et les réseaux
sociaux.
Nous éditons des récits autobiographiques retraçant des parcours de vie originaux, mais aussi des fictions, romans,
nouvelles et des documents abordant des sujets de société.
Nous fonctionnons souvent au "coup de coeur". Cette liberté nous permet de choisir des propositions originales, loin
des  sentiers  battus  et des clichés, soutenues  par des auteurs  qui apportent un regard nouveau sur les hommes, la
société et la vie.

 

Ressacs, Yann Dupont

Ecrit par Marie Elora Bernard , le Vendredi, 08 Mars 2013. , dans Editions Kirographaires, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Ressacs, 201 pages, 17,95 € . Ecrivain(s): Yann Dupont Edition: Editions Kirographaires

Louis, le narrateur, est un jeune homme timide dont l’attitude va devenir détestable voire dérangeante. Le ton est donné dès les premières pages : alors que sa seconde femme est en train d’accoucher, il n’est pas auprès d’elle, préférant la tromper sous le toit conjugal. A côté de cela, il nous narre sa jeunesse, sa rencontre avec son premier amour, Jeanne, et son premier mariage (arrangé) avec Elizabeth. Les sentiments ne sont pas réciproques et si Louis a épousé cette femme, c’est parce qu’il n’a pas été capable de dire « non » à sa famille, d’assumer ses sentiments pour une autre femme. Un mariage par dépit.

« Ni belle, ni laide, Elizabeth avait le caractère agréable. Une bonne éducation et de bonnes manières. Pour un arrangement familial, j’aurais pu m’en accommoder ».

Cette histoire ne fait pas partie de celles possédant une réelle intrigue mais elle en reste, néanmoins, complexe. Si Louis se repent plus ou moins de ses actions, cela manque d’originalité mais cela reste efficace. Yann Dupont emmène le lecteur dans le Paris des années cinquante et soixante, en peignant un portrait des bourgeois pour lesquels laisser le choix des amours n’est qu’impossible. Par conséquent, l’ambiance peut être lourde entre mariage arrangé, honneur, famille, respect et adultère. Ce dernier thème est celui qui risque le plus de déranger puisqu’il paraîtra tour à tour intolérable et compréhensible.

FaceBook, mon amour, Eric Neirynck

Ecrit par Laurence Biava , le Jeudi, 07 Mars 2013. , dans Editions Kirographaires, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Nouvelles

Facebook mon amour, 13,95 € . Ecrivain(s): Eric Neirynck Edition: Editions Kirographaires

 

 

L’amour n’est pas virtuel

 

Vous croyiez sans doute que tout avait été dit sur Facebook ? Vous pensiez tout savoir sur la crainte que confère le « virtuel » et ce sentiment d’invisibilité, sur la peur de la rapidité des interactions qui engendre ce faux sentiment de proximité, vous pensiez maîtriser la peur d’être fliqué ou sans aller si loin, la crainte d’être suivi pas à pas, et ce-faisant, vous conspuiez le sacrifice de la langue de Molière décriée au profit d’un verbiage plus inspiré du langage raccourci, familier, comme le conçoit le tchat ou le texto… ? Et à l’image de tous les détracteurs de l’outil, il vous prenait au ventre la peur d’affronter les gens en face… O conspiration, O sinistre virtuel, disiez-vous ? C’était ignorer que vous risquiez de changer d’avis après avoir lu Facebook mon amour d’Eric Neirynck.

Eaux mortelles, Nicolas Grumel

Ecrit par Martine L. Petauton , le Vendredi, 20 Juillet 2012. , dans Editions Kirographaires, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Eaux mortelles, 2012, 242 p. 19,45 € . Ecrivain(s): Nicolas Grumel Edition: Editions Kirographaires

 

Kirographaires nous offre de ci, de là, de petites pépites, surprenantes à l’envi, passionnantes – on se jette dans le livre comme dans l’eau fraîche – fantastiques, souvent. Eaux mortelles est de celles-là ; ne passez pas l’été sans ce livre, qui, dès sa photo de couverture, inquiétante à souhait, vous pose au pied de la rampe de lancement prête à décoller pour ailleurs.

Âmes sensibles, s’abstenir ; ça secoue, ça malmène dans ce voyage-là ! «  Zigzag s’approcha du cadavre carbonisé. Pourquoi avoir sorti 500 dols ? Le charlatan savait que, depuis la catastrophe, la monnaie n’avait plus de valeur. Tous les survivants le savaient »...

Le brave gars Zigzag, qui, dans sa vie antérieure, n’en demandait pas tant, se retrouve à errer dans une ville «  d’après tout » ; un peu Hiroshima, mi «  Soleil vert », mi «  La planète des singes », ces derniers en moins, cependant. Un métro-univers glauque (Luc Besson aimerait) ; des rats mutants, de la peur qui rôde au kilo, distillée là où il faut ; rien à boire de potable, des bandes à faire frémir : « les Mostra Dark, c’était le pire des gangs que la catastrophe eut engendré ; même les Dash 3 s’écrasaient face à cette horde sauvage ».

Le baiser de la mouche, Chris Simon

Ecrit par Martine L. Petauton , le Samedi, 21 Avril 2012. , dans Editions Kirographaires, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Le baiser de la mouche, Editions Kirographaires, nouvelles, février 2012, 93 p. 17,95 € . Ecrivain(s): Chris Simon Edition: Editions Kirographaires

 

Il y a parfois de ces surprises – là ! Petit, discret opuscule ; jolie couverture aux tons bien élevés, pas racoleurs pour deux sous ; un auteur inconnu de vous ; « des nouvelles ? Pourquoi pas ! » et puis le livre glisse un peu vers l’ailleurs de votre pile de lectures… votre main le retrouve, pas mal de temps après, au cours de ces « tri-classements » qui font, au moins le ? Huitième de notre occupation de chroniqueurs-La-Cause-Littéraire…

Le titre intrigue : Le baiser de la mouche ; on commence à lire – peut-être même en faisant autre chose – et, soudain, scotché, arrêté en plein vol, passionné – mot fort, à la hauteur de l’émotion… un des meilleurs moments de lecture de ces dernières semaines !

Registre ? Un peu de ces romans à l’américaine (en bien écrit) ; plusieurs de ces nouvelles caracolent entre Los Angeles et New-York. Atmosphère remarquablement donnée, à sentir, voir, entendre, et même, palper les métropoles géantes à l’accent de là-bas. A moins que ce ne soit, tout bonnement, Paris : « après vingt minutes de klaxons abusifs, le bus s’échappe par le tunnel de la rue de Crimée, soulève la poussière, déclenche une envolée de pigeons. Grisaille ».