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Myriapode

Nous sommes une maison d’édition à vocation littéraire et culturelle. Bien que récente, notre politique littéraire et notre approche originale nous permettent d’avoir une forte identité et une assise confortable. Notre comité de lecture, composé de personnes compétentes, ayant une longue expérience dans le monde de l’édition, sélectionne les manuscrits qui nous sont proposés en fonction de leur qualité, mais également de leur potentiel commercial.

Nous visons une édition qualitative et une réelle collaboration avec les auteurs.

 

J'ai fait l'amour avec la femme de Dieu, Serge Gonat

Ecrit par Patryck Froissart , le Jeudi, 10 Janvier 2013. , dans Myriapode, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, Récits, Québec

J’ai fait l’amour avec la femme de Dieu, octobre 2012, 204 p. 18 € . Ecrivain(s): Serge Gonat Edition: Myriapode

 

 

Récit fantastique ? Ecriture poétique délirante ? Conte de la folie peu ordinaire ?

Il y a un peu de tout cela dans cette histoire déroutante.

Bernardo, pieux puceau, vit à Quérouville, une société hors du temps où les règles du Bien et du Mal sont édictées par le mystérieux chef spirituel manichéen de l’Armée De Salut, un certain Lazard, qui s’évertue à détourner ses ouailles du péché de luxure.

Le Mal, le sexe en l’occurrence, est incarné, clame ce saint homme, par Madame Gilbert, la tentatrice, qui, en incitant Bernardo à lui faire la lecture des Onze mille verges d’Apollinaire, œuvre indexée comme satanique par Monseigneur Lazard, a pour dessein de le dévoyer et de l’amener à perdre avec elle son pucelage et davantage.

Le descendant africain d'Arthur Rimbaud, Victor Kathémo

Ecrit par Sophie Adriansen , le Jeudi, 27 Septembre 2012. , dans Myriapode, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Le descendant africain d’Arthur Rimbaud, 6 septembre 2012, 248 p. 19 € . Ecrivain(s): Victor Kathémo Edition: Myriapode

« Tout est verrouillé ! On passe sa vie à ouvrir des portes qui se referment aussitôt qu’on les a franchies. […] Je vous jure ! Des milliers de cadenas ! La vie n’est rien d’autre qu’un vent qui souffle dans tous les sens, buttant contre montagnes et falaises, pour finir dans un trou noir » (pages 68-69).

Assistant à Bordeaux à un spectacle mettant en scène sa propre existence, Racho revient sur sa trajectoire. Fruit d’une liaison entre son aïeule et Arthur Rimbaud, parti d’Ethiopie pour la Guinée avec sa famille, souffrant de l’incompréhension de ses pairs pour son âme d’artiste, il décide d’aller tenter sa chance en Europe où, espère-t-il, il sera mieux accueilli – notamment eu égard à sa prestigieuse ascendance.

« Mes mots étaient les formes, les reliefs que j’imprimais au chalumeau à un bidon usagé, les métaux rouillés que je passais des journées entières à lustrer, à limer, à découper, à souder dans la poussière et la touffeur de cette cité africaine pour leur offrir une expression artistique.

Les mots à moi étaient les courbes que j’imposais aux fils de fer et de cuivre, les motifs que je gaufrais sur des plaques en bois, les édifices temporaires, les stèles que je proposais à la vue, lesquelles étaient constituées d’un assemblage de bibelots.

A l’époque on me surnommait “sculpteur de la récupération“ » (p. 20).

Pseudo, Ella Balaert

Ecrit par Martine L. Petauton , le Mercredi, 14 Décembre 2011. , dans Myriapode, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Pseudo, Editions Myriapode septembre 2011. 144 p. 18 € . Ecrivain(s): Ella Balaert Edition: Myriapode

Exister, autre que soi ; se cacher derrière une identité, ou un pseudo ; être, pour quelques heures, pour quelques mois, celui qu'on aurait aimé incarner - ou détester, c'est selon... vieille comme le monde, la manœuvre… Inversion des rôles ; fête des fous, carnavals du Moyen Age - le futé - qui, pour une paire d'heures, faisait du manant, un seigneur. Masques, à longueur  d'année dans la Venise en décomposition du 18è siècle des sons/Vivaldi. Et encore et surtout, vieille comme la littérature, l'amusette ; car, « je », sachant écrire, peut, tout à loisirs, être « tu », ou « il »...

Ella Balaert sait tout ça, et son bagage culturel ruisselle des masques - jolis loups de couleur - et des yeux, plus sombres, plus inquiétants, de la couverture de son « Pseudo ». On comprend, d'entrée de jeu que sur son bureau d'écriture, il y a - empoussiéré ou connu par cœur, on ne sait - «  Les liaisons dangereuses », et peut-être aussi le «  Nous sommes cruels » qui avait valu, il y a peu, à Camille De Peretti, un joli succès de librairie... Mais, depuis quand faudrait-il que cela puisse castrer une autre écriture, quand il s'agit des fondements de la personne humaine.

C'est alors que tout change… pour que rien ne change. La lettre LVII (le vicomte à la marquise) ; 2 pages serrées, « De … ce 5 septembre 17** » du Choderlos, devient :  « 09h56 ; de : Ulysse (pseudo) à Eva (pseudo) ; objet : badinages ». 5 petites lignes au parfum de messagerie, dont un PS fondamental « à propos, de quelle couleur ; vos rideaux ? »

Pseudo, Ella Balaert

Ecrit par Sophie Adriansen , le Mercredi, 30 Novembre 2011. , dans Myriapode, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Pseudo, Éditions Myriapode, août 2011, 144 p., 18 € . Ecrivain(s): Ella Balaert Edition: Myriapode


La correspondance a de tous temps intéressé les écrivains, le roman épistolaire n’est en rien nouveau. Et depuis plusieurs années, ère Internet oblige, fleurissent les romans faits d’échanges de courriers électroniques.

Pseudo est de ceux-là. Trois femmes que réunit une séance de gym hebdomadaire suivie d’un restaurant de quartier, trois femmes par ailleurs fort différentes – âge, milieu, situation familiale, goûts – décident d’en former une quatrième, imaginaire, pour répondre à l’annonce en ligne d’un antiquaire prénommé Ulysse. Ce sera Eva, avatar plus vrai que nature (« Ce n’est pas parce qu’elle est virtuelle qu’elle doit se désincarner ! » page 20), qu’elles se partagent en coupant la semaine en trois.

Trois mois durant, les échanges fusent, échanges entre Eva et Ulysse, mais aussi échanges entre les trois femmes. Sauf que les masques ne résisteront pas à l’épreuve du temps, et, s’il est facile de se cacher sur la toile, la vraie vie finit toujours par rattraper la virtualité.