Chris Simon, son écriture aboutie, professionnelle, ses sujets fous, juste pour elle – un sur mesure, en somme d’imagination désaxée. A La Cause Littéraire, on connaît, et on aime ! Souvenez-vous Le baiser de la mouche, un de ses premiers opus, un pur bonheur.
Ici – format numérique défilant vite, avec son lot de surprises en chaîne, convenant parfaitement à l’écriture et au sujet –, elle nous offre, un peu cadeau de Noël, avant l’heure, une grosse nouvelle, un petit roman-écrin, au titre accrocheur : Ma mère est une fiction, qu’on a évidemment envie d’aller voir. Il s’agit de voyages ; on ne regrette pas.
Difficile, et peut-être inutile de dire « ça parle de… ». Chez Chris Simon, les contraintes de temps, d’espace, sont depuis longtemps parties dans l’intersidéral, et plus loin encore. Personnages – dont le principal, la femme qui dit « je » – naviguent entre un présent que tout le monde ne connaît pas – est-ce même un présent ? un passé à deux pas, sage, plat, sous les pins des Landes, et – s’il n’y avait que ça ! – un tour chez les dieux, grecs, tant qu’à faire… Chez Simon, se laisser embarquer a des allures follement angoissantes de grand manège ; ceux qui font tellement peur et plaisir à la fois.