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L'Harmattan

Les Éditions L'Harmattan sont une maison d'édition française, créée et dirigée par Denis Pryen depuis 1975, et qui tire son nom du vent l'Harmattan.


Hunger for writing - On Séverine Danflous’ "Écrire la faim"

Ecrit par Sjoerd van Hoorn , le Samedi, 09 Janvier 2016. , dans L'Harmattan, Les Livres, Critiques, La Une Livres

Écrire la faim : Franz Kafka, Primo Levi, Paul Auster, 216 pp., 22 € . Ecrivain(s): Séverine Danflous Edition: L'Harmattan

Écrire la faim : Franz Kafka, Primo Levi, Paul Auster, Séverine Danflous, L’Harmattan, Paris, 2014, 216 pp., 22 €

 

A Dutch advocate of some fame in his own country, Max Moskowicz, survived Auschwitz. He once talked about the hunger he suffered from in the camp. « Let me tell you », he said, « that sexual desire is as nothing if compared to real hunger ». Primo Levi went through a comparable experience in the same place. In Se questo è un uomo he describes how the inmates of the camp were consumed by hunger, how it devoured their souls as well as marking their bodies.

Hunger has also been a literary motif, not least in the twentieth century. Before Levi wrote up his suffering in the concentration camp, Franz Kafka depicted a hunger artist (ein Hungerkünstler) in his eponymous story. The hunger artist is a man locked up in a cage, exhibited to the public who gape at a man who performs is abstention from food. The hunger artist goes without food for weeks, showing off his protruding ribs and hollowed-out cheeks, almost as trophies of an accomplishment. Kafka’s story has been read as  satire on the writer’s condition. The hunger artist is the poor writer who suffers voluntarily, isn’t noticed and dies. There is some reason in this reading, as the story first sentence testifies « In den letzten Jahrzehnten ist das Interesse an Hungerkünstlern sehr zurückgegangen » [1]

La guerre de l’once et du serpent, Patrice Montagu-Williams

Ecrit par Stéphane Bret , le Samedi, 31 Octobre 2015. , dans L'Harmattan, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

La guerre de l’once et du serpent, avril 2015, 209 pages, 20 € . Ecrivain(s): Patrice Montagu-Williams Edition: L'Harmattan

 

Le Brésil est un pays qui engendre des rêves : en tant que contrée rattachée au continent américain d’abord, par son immensité et la diversité de ses populations et de ses régions, ensuite. Patrice Montagu-Williams, auteur du roman La guerre de l’once et du serpent, qui a pour cadre le Brésil des années 30, nous introduit bien dans cet univers.

L’action se déroule dans le Nordeste brésilien, le long du fleuve São Francisco, dans la région du sertão, terre imprégnée de légendes, de superstitions les plus diverses faisant bon ménage avec le catholicisme dominant. Cette région passe aussi pour être peuplée de bandits, de prophètes – faux ? – et de saints à la légende non confirmée.

C’est la veille de la seconde guerre mondiale ; le Brésil est dirigé alors d’une main de fer par Getulio Vargas, un dictateur, qui a installé un état fort, autoritaire, l’Estado Novo, et n’a pas choisi son camp entre les Nazis et les Alliés occidentaux. Peu de temps auparavant, Lampiào, l’un des plus célèbres des cangaçeiros, sorte de bandes assimilées à des « bandits d’honneur », et ses compagnons ont été abattus, décimés par les troupes du régime, ce dernier ne pouvant accepter de laisser une région entière sous le contrôle de bandes armées défiant son autorité.

Le Cahier, Le chant sémantique, Éric Dubois

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Jeudi, 23 Avril 2015. , dans L'Harmattan, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Le Cahier, Le chant sémantique, mars 2015, 169 pages, 17 € . Ecrivain(s): Eric Dubois Edition: L'Harmattan

 

Le Cahier, sous-titré Le chant sémantique, est constitué d’un choix de textes du poète Éric Dubois, écrits de 2004 à 2009. L’Harmattan publie ce corpus dans sa collection Accent tonique dirigée par Nicole Barrière, dédiée à la poésie et « destinée à intensifier et donner force au ton des poètes pour les inscrire dans l’histoire ».

Les poèmes ici publiés ont été extraits de L’âme du peintre (2004), Poussières de plaintes et poèmes d’automne (2007), Robe de jour au bout du pavé (2008), Allée de la voûte (2008), Les mains de la lune (2009), Estuaires (2006) – dont l’édition originale est parue aux éditions Encres Vives dirigées par Michel Cosem et aux éditions Hélices pour Estuaires.

La citation en exergue de Louis Aragon indique d’emblée la place réservée par le poète à la poésie et au genre qu’il pratique : « C’est à la poésie que tend l’homme ; il n’y a de poésie que du concret » (Le paysan de Paris).

Posthume et Sacrificielle, Pascale Remy

Ecrit par Julien Bouton , le Lundi, 12 Janvier 2015. , dans L'Harmattan, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres

Posthume et Sacrificielle, mai 2014, 146 pages, 14,50 € . Ecrivain(s): Pascale Remy Edition: L'Harmattan

 

« Mark Culpin, artiste britannique contemporain, a connu son heure de gloire. Retiré sur une île du large de l’Écosse, il convoque son biographe, Scott Parson, pour lui faire des révélations. Mais une fois sur place, l’artiste gît sans vie sur une toile vierge. Dans une lettre qu’il a laissée avant de mourir, il presse son agent de mettre la toile ensanglantée aux enchères. Son œuvre intitulée Posthume et Sacrificielle s’arrache à plus de 150 millions de livres sterling. Mark Culpin s’est-il jeté de sa mezzanine de son plein gré ? Et si Posthume et Sacrificielle n’était qu’une odieuse mise en scène ? »

Premier roman de l’écrivain Pascale Remy, Posthume et Sacrificielle est construit autour de ces deux questions. L’auteur prend le temps de présenter le contexte et la situation avant la mort de Culpin, pour que l’on puisse comprendre les personnages de l’artiste dérangé et de son biographe, un journaliste spécialisé dans les interviews des grands de ce monde.

À la frontière entre investigation journalistique et enquête policière, Scott Parson va tenter de démontrer que son hypothèse, selon laquelle Mark Culpin n’a pas fait le grand saut de son plein gré, est vraie.

Ainsi se parlent le ciel et la terre, Michel Cosem

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Lundi, 23 Juin 2014. , dans L'Harmattan, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Ainsi se parlent le ciel et la terre, décembre 2013, 89 p. 11,50 € . Ecrivain(s): Michel Cosem Edition: L'Harmattan

 

Écrire être au monde en sachant comment se parlent le ciel et la terre, avec toute la sérénité d’un poète qui maîtrise sa langue et pose un regard paisible sinon rasséréné sur le monde, ainsi nous parle / créé / voyage Michel Cosem.

Écrire : Ȇtre / Ȇtre au monde et l’ Écrire / Écrire & être au monde

Une même lettre initiale inaugure la geste créative, que transfigure l’acte poétique porté par le poème, d’un merveilleux quotidien. Geste créative / Quête existentielle.

Ainsi se parlent le ciel et la terre s’ouvre sur le Dire de cet acte inaugural, Écrire être au monde, comme dans l’Aube de Rimbaud « la première entreprise fut une fleur qui (…) dit (au poète) son nom ».

Et le merveilleux quotidien, surgi de cette entreprise de langage entre le ciel et la terre mise en mots par le poète, transparaît d’emblée dans les interlignes de la page première.