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Mirobole éditions

 

Mirobole Éditions est une maison d'édition française créée en 2012 à Bordeaux.

 

Un fond de vérité, Zygmunt Miloszewski

Ecrit par Marc Ossorguine , le Jeudi, 01 Décembre 2016. , dans Mirobole éditions, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Pays de l'Est, Roman

Un fond de vérité (Ziarno prawdy, 2014), trad. polonais Kamil Barbarski, 475 pages, 22 € . Ecrivain(s): Zygmunt Miloszewski Edition: Mirobole éditions

 

Ce polar, le deuxième de l’auteur qui en a écrit et publié trois à ce jour, risque de vous poser, cher lecteur, une première difficulté : comment prononcer les noms des personnages, des lieux, de l’auteur… C’est que pour la majorité d’entre nous, le polonais c’est un peu une énigme phonétique. Même une fois que c’est traduit. L’autre difficulté, c’est de comprendre une société dont on connaît mal, peu ou pas du tout l’histoire, la culture, le fonctionnement… Une fois passés en revue nos souvenirs concernant la Shoah, le ghetto de Varsovie, puis les chantiers navals de Gdansk et la figure de Lech Walesa qui inspira en son temps le cinéaste Andrzej Wajda récemment disparu (L’Homme de marbre puis L’Homme de fer). N’oublions pas non plus la figure de Jean-Paul II (Karol Jozef Wojtyla). Pays catholique, oh combien. Doté aussi d’une histoire dont les juifs ont largement fait les frais, sur fond de folklore ashkénaze et d’antisémitisme « décomplexé ». Il y a aussi cette fameuse image du plombier polonais pour achever de faire écran entre nous et ce pays de buveurs de vodka au bison.

Des mille et une façons de quitter la Moldavie, Vladimir Lortchenkov

Ecrit par Benjamin Dias Pereira , le Mardi, 25 Novembre 2014. , dans Mirobole éditions, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Russie, Récits

Des mille et une façons de quitter la Moldavie, avril 2014, traduit du russe par Raphaëlle Pache, 250 pages, 20 € . Ecrivain(s): Vladimir Lortchenkov Edition: Mirobole éditions

 

Fable satirique, Des mille et une façons de quitter la Moldavie nous entraîne en Orient mais est loin de nous faire rêver à la façon des Mille et une nuits. Vladimir Lortchenkov n’est clairement pas Schéhérazade et il dresse un portrait acerbe et froid – à peine contrebalancé par l’humour noir – de ce petit État de l’Europe, coincé entre l’Ukraine et la Roumanie. Et donc pris en étau entre le monde russophone et l’Union européenne, entre ce qui semble être d’un côté le passé et de l’autre le futur. Mais ni l’un ni l’autre ne semble glorieux, même si tous deux semblent plus prometteurs que ce présent dans lequel le pays est tout entier coincé.

Cela dit, il ne faut point se méprendre, car l’auteur moldave russophone tape sur tout et tout le monde et personne n’échappe à sa critique acérée, de ce grand-frère roumain qui n’arrête pas de rejeter et d’humilier son puîné ou encore de cette Union européenne qui parle plus qu’elle n’agit et qui aux grands maux ne sait point appliquer les bons remèdes, ne délivrant bien souvent que de grands mots.

Comment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amour, S.G. Browne

Ecrit par Yan Lespoux , le Lundi, 03 Juin 2013. , dans Mirobole éditions, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, Fantastique

Comment j’ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l’amour (Breathers. A Zombie’s Lament, 2009), traduit de l’anglais (USA) par Laura Derajinski, mai 2013, 380 pages, 21 € . Ecrivain(s): S.G. Browne Edition: Mirobole éditions

 

 

Andy est un zombie comme les autres : ses parents ont honte de lui. Depuis qu’il est revenu à la vie et l’ont exilé dans la cave à vin de papa, les passants lui jettent de la nourriture en l’insultant quand il n’essayent pas de lui voler un membre. Son groupe de soutien et les consultations avec son psychologue ne l’aident pas forcément à se sentir mieux et, bien entendu, il est privé des droits civiques les plus élémentaires. Sa rencontre avec Ray, un mort-vivant qui a décidé de ne pas se laisser marcher sur les pieds, et lui fait découvrir le merveilleux goût du chevreuil en conserve, change littéralement la non-vie d’Andy qui, peu à peu, se fait plus velléitaire et entend bien faire en sorte que les principes de la Constitution s’appliquent enfin aux zombies, car ce n’est pas parce que nos organes pourrissent et se liquéfient que l’on n’a pas un cœur, ce n’est pas parce que l’on est obligé d’ingérer du formol et que l’on sent la viande avariée que l’on n’a pas de dignité.