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Jean-Claude Lattès

Les éditions Jean-Claude Lattès (JC Lattès) sont une maison d'édition française appartenant au groupe Hachette Livre et dont le siège social se situe au 17 rue Jacob à Paris (6e).

 


L’homme-sirène, Carl-Johan Vallgren

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 24 Août 2015. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Pays nordiques, Roman

L’homme-sirène, février 2015, traduit du suédois par Martine Desbureaux, 310 pages, 21,50 € . Ecrivain(s): Carl-Johan Vallgren Edition: Jean-Claude Lattès

 

Terriblement noir, mais captivant, ce roman pourrait tout aussi bien être classé dans les romans pour ados, car il s’agit d’une histoire qui les concerne directement. L’histoire d’une collégienne, Petronella, dit Nella et son petit frère collégien lui aussi, Robert : deux enfants qui ont tout pour en baver. Un père en prison, mais c’est pire quand il en sort, une mère alcoolique qui ne s’occupe pas du tout d’eux, pas d’argent et quasi pas d’amis. Le petit frère, surnommé Robbie, lui est carrément devenu le souffre-douleur d’une bande de tortionnaires un peu plus âgés. Il cumule les tares et ces brimades quotidiennes n’arrangent rien. Sa sœur fait tout ce qu’elle peut pour le défendre, le soutenir et s’en occuper à la place des parents défectueux. Pire que défectueux, des parents qui en rajoutent dans les problèmes au lieu de les régler. Les tortionnaires en question, surtout leur chef, Gérard, ne se contentent pas de harceler Robbie, leurs petits jeux qui n’ont rien de drôle, deviennent de plus en plus cruels, cela vire à la persécution pure et dure et Nella devient victime à son tour d’humiliations et de chantage, quand d’autres exactions de la bande prennent un tournant bien plus compliqué.

L’invention des ailes, Sue Monk Kidd

Ecrit par Pauline Fouillet , le Mercredi, 19 Août 2015. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman

L’invention des ailes, traduit de l'américain par Laurence Kiefé janvier 2015, 464 pages, 22 € . Ecrivain(s): Sue Monk Kidd Edition: Jean-Claude Lattès

 

Avec une grande finesse et beaucoup de tendresse, Sue Monk Kidd nous offre une nouvelle fois un superbe roman très touchant.

Nous sommes en 1803 en Caroline du Sud. Ce début de roman, cette année, signifie pour Sarah Grimké, fille de bonne famille, le début du désespoir, de l’interrogation. Elle a 12 ans et comme le veut la tradition, sa mère lui offre sa propre esclave, la petite Handful, 11 ans. Devant toute la haute société féminine de la ville, Sarah va refuser son cadeau, causant ainsi un immense affront à sa mère et marquant entre elles le début des hostilités.

Mais Sarah n’a que 12 ans et ce début de lutte, cette arrogance ne lui sont pas accordés. Alors Handful va devenir son ombre, comme prévu… ou plutôt comme cette première l’imagine. Plus que son bras droit, Sarah va faire d’Handful son amie. Une amie à qui elle offrira des possibilités…

Dépendance day, Caroline Vié

Ecrit par Martine L. Petauton , le Mercredi, 22 Avril 2015. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, Récits

Dépendance Day, février 2015, 212 pages, 17 € . Ecrivain(s): Caroline Vié Edition: Jean-Claude Lattès

 

Alzheimer ; les démences ; séniles, ou un peu moins. On les lit parfois – plutôt peut-être en essais ; on les regarde – plutôt en documentaires. Mais, progressivement, ça gagne du terrain, parce que c’est la vie de nos vieux parents, de cette voisine, pourtant pas si mamie que ça ; parce qu’à la fin, c’est nous, nos imaginaires, nos projections, que la chose attaque. Sinistre et mortifère fin de jeu de dominos. Alzheimer. Terreur à portée de nous tous.

Le livre de Caroline Vié – son roman ? – son récit probablement, pose là devant nos yeux, des destins de femmes – trois générations, et la moitié d’une autre. « Sous le marronnier du jardin, trois générations réunies… » chantait Francesca Solleville, d’une dure, mais, ensoleillée vie de femmes.

De mère en fille, ici, toutes, à un moment, voient se poindre l’hydre des cauchemars ; celle de la mémoire à trous, puis en lambeaux infimes. Une vie, des apprentissages, des manières, des usages, des savoirs, bien sûr – ce poème, cette chanson ; ces visages et ces lieux, qui se défont, goutte après goutte, et détricotent la charpente jusqu’au quasi rien final. Pernicieux mal, qui tue autrement que la mort franche.

Pardonnable, impardonnable, Valérie Tong-Cuong

Ecrit par Laurence Biava , le Mardi, 10 Mars 2015. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Pardonnable, impardonnable, janvier 2015, 337 pages, 19 € . Ecrivain(s): Valérie Tong-Cuong Edition: Jean-Claude Lattès

 

Après L’Atelier des miracles, Valérie Tong-Cuong revient avec un roman choral qui explore les cheminements souterrains empruntés par tous les membres d’une famille vers le pardon.

Un après-midi d’été, un enfant – Milo –, entraîné à vélo dans une pente par sa tante Marguerite, chute gravement au pied d’une route de campagne. C’est le drame, ou plutôt les drames. Tandis qu’il se bat pour survivre, c’est toute sa famille qui vole en éclats. Armée de ce prétexte qui constitue le fil rouge de son histoire, Tong-Cuong fait en sorte que chacun de ses protagonistes cherche le coupable, s’invective, dans ce désordre où l’enfant semble tout désigné pour expliquer les désordres des adultes. Dans ce ballet finalement assez sordide où défilent des individus tous moins innocents ou plus ambivalents les uns que les autres (d’où le titre ?) – parents, grand-mère, jeune tante en charge de l’enfant – on devine aisément les règlements de compte, les rancoeurs, les guéguerres intestines et surtout cette lancinante question qui nous suspend au récit… L’amour que tous portent à Milo suffira-t-il à endiguer malaise et tragédie ?

Une histoire à tenir debout, Régine Salvat

Ecrit par Marie-Josée Desvignes , le Samedi, 28 Février 2015. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

Une histoire à tenir debout, 299 pages, 18,30 € . Ecrivain(s): Régine Salvat Edition: Jean-Claude Lattès

 

Une traversée des apparences

Comment parler du livre de Régine Salvat sans évoquer l’émotion violente et incompressible qui nous étreint en le lisant, sans évoquer la présence à chaque mot, de RémY, pendant notre lecture.

RémY (avec un Y !), un être doté d’une grande intelligence, sensible, magnanime et qui a su gagner tant de combats contre sa maladie, à différentes étapes, pour apprendre à lire, à écrire, quand sa maladie l’entravait, qui a refusé le plus longtemps possible le fauteuil roulant, pratiqué l’aïkido et qui a décidé tel un samouraï de suivre cette éthique exemplaire qu’il admirait : « la droiture est le pouvoir de décider une certaine ligne de conduite en accord avec la raison, sans hésiter ; mourir lorsqu’il faut mourir, combattre quand il faut combattre ; “le courage est la vertu des héros…” c’est un réel courage de vivre lorsqu’il est juste de vivre et de mourir seulement lorsqu’il est juste de mourir ». Des phrases qu’il avait soulignées dans son livre préféré. « Rémy c’était mon Gandhi, et plus encore », disait de lui son ami Loïs.