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Jean-Claude Lattès

Les éditions Jean-Claude Lattès (JC Lattès) sont une maison d'édition française appartenant au groupe Hachette Livre et dont le siège social se situe au 17 rue Jacob à Paris (6e).

 


Une histoire à tenir debout, Régine Salvat

Ecrit par Marie-Josée Desvignes , le Samedi, 28 Février 2015. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

Une histoire à tenir debout, 299 pages, 18,30 € . Ecrivain(s): Régine Salvat Edition: Jean-Claude Lattès

 

Une traversée des apparences

Comment parler du livre de Régine Salvat sans évoquer l’émotion violente et incompressible qui nous étreint en le lisant, sans évoquer la présence à chaque mot, de RémY, pendant notre lecture.

RémY (avec un Y !), un être doté d’une grande intelligence, sensible, magnanime et qui a su gagner tant de combats contre sa maladie, à différentes étapes, pour apprendre à lire, à écrire, quand sa maladie l’entravait, qui a refusé le plus longtemps possible le fauteuil roulant, pratiqué l’aïkido et qui a décidé tel un samouraï de suivre cette éthique exemplaire qu’il admirait : « la droiture est le pouvoir de décider une certaine ligne de conduite en accord avec la raison, sans hésiter ; mourir lorsqu’il faut mourir, combattre quand il faut combattre ; “le courage est la vertu des héros…” c’est un réel courage de vivre lorsqu’il est juste de vivre et de mourir seulement lorsqu’il est juste de mourir ». Des phrases qu’il avait soulignées dans son livre préféré. « Rémy c’était mon Gandhi, et plus encore », disait de lui son ami Loïs.

Le dico des dictionnaires, Jean Pruvost

Ecrit par Pauline Fouillet , le Lundi, 09 Février 2015. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Revues

Le dico des dictionnaires, octobre 2014, 527 pages, 23 € . Ecrivain(s): Jean Pruvost Edition: Jean-Claude Lattès

 

Jean Pruvost est un passionné des mots et des dictionnaires. Chez lui, ces ouvrages de tous styles, époques ou tailles emplissent les pièces. A tel point qu’il a dû acheter l’appartement mitoyen pour les ranger !

En tant que dicophile et lexicographe, il nous propose ici un dictionnaire amoureux avec exactement 71 définitions, vues à travers leurs histoires, leurs anecdotes et les divers dictionnaires existant. Mais surtout, il leur relie d’autres liens et mots : « Il en va ainsi de nos vieux dictionnaires. On attrape un mot, une définition, un exemple, et il faut aller plus loin. Un univers s’ouvre, labyrinthique ». C’est ainsi qu’à partir de la définition du terme chien, on en arrive à la définition d’autres mots plus ou moins excentriques comme crocodile.

Parfois, l’auteur nous entraîne à travers des « rappels » historiques d’autres époques, d’autres univers… Ainsi, tout un article est destiné à la place faite dans les dicos à la femme. Souvent la même d’ailleurs qu’elle occupe dans la société… comme un miroir de l’époque en cours.

Les hommes n’appartiennent pas au ciel, Nuno Camarneiro

Ecrit par AK Afferez , le Jeudi, 27 Novembre 2014. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Langue portugaise, Roman

Les hommes n’appartiennent pas au ciel, octobre 2014, traduction (Portugal) de Brigitte Jensen, 253 pages, 20,90 € . Ecrivain(s): Nuno Camarneiro Edition: Jean-Claude Lattès

 

Premier roman d’un jeune écrivain portugais, Les hommes n’appartiennent pas au ciel est un début littéraire qui ne manque pas d’intriguer.

Déjà, la prémisse de l’entreprise romanesque, telle qu’elle est dressée par la quatrième de couverture, est ambitieuse : réunir, autour du passage de deux comètes en 1910 qui plongent le monde dans l’effroi et la folie, trois figures fantasmées de trois écrivains qui ont marqué notre siècle – Kafka, Pessoa et Borges. Mais voilà le premier point d’achoppement : Camarneiro prend bien soin de brouiller les pistes et de ne jamais identifier les protagonistes. Si les prénoms de (Jorge) Borges et (Fernando) Pessoa, ainsi que les lieux qui leur sont associés (respectivement, Buenos Aires et Lisbonne), correspondent bien à ce qui est dit des personnages, il n’en est pas de même pour Kafka : son prétendu « double » dans le roman est un immigré européen prénommé Karl qui nettoie les vitres des gratte-ciels de New York. Rien à voir avec l’écrivain.

Les Augustins, Mélisa Godet

Ecrit par Laurence Biava , le Mardi, 28 Octobre 2014. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Les Augustins, juin 2014, 251 pages, 15 € . Ecrivain(s): Mélisa Godet Edition: Jean-Claude Lattès

 

Mélisa Godet a écrit un premier roman très maîtrisé : c’est un récit choral qui redonne la voix aux sans-papiers. Dans cette galerie de personnages qui évoluent en tribu, il y a Malika, l’héroïne principale : journaliste, l’entreprise « La boîte à info », pour laquelle elle travaille, lui demande une série de reportages sur le squat de la rue des Augustins. Intégrée dans cet univers d’abord totalement inconnu, elle se lie aux habitants et partage avec eux leur quotidien. Ainsi, au contact de Lino, Marc, Gabor, Jacquotte et quelques autres, toujours très émouvants, la jeune journaliste allume son magnéto et découvre les derniers recours, ainsi qu’une vie alternative dans laquelle elle plonge également, une forme de système D du quotidien.

Au travers du prisme narratif de chaque personnage (1 chapitre = 1 personnage différent), on découvre dans ses grandes largeurs la vie très hétérogène du squat des Augustins, géré par une association militant pour le droit au logement des plus démunis. Et la jeune Malika investit alors ce monde sur lequel, il est vrai, la société ne jette surtout que des regards méprisants. De surcroît, en redonnant une parole aux squatteurs, elle trouvera les réponses à ses propres questions.

La cavalcade africaine, Mandy Retzlaff

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Vendredi, 24 Octobre 2014. , dans Jean-Claude Lattès, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Afrique, Roman

La cavalcade africaine, traduit de l’anglais par Perrine Chambon, septembre 2014, 280 pages, 22,00 € . Ecrivain(s): Mandy Retzlaff Edition: Jean-Claude Lattès

 

Patrick Retzlaff, arrière-petit-fils du baron Moritz Hermann von Münchausen propriétaire d’une remarquable écurie, est installé depuis 1965 en Rhodésie, un pays qu’il aime à la folie et où, comme son propre père avant lui, son objectif est d’exploiter une grande ferme dans ce que l’on a surnommé « le grenier à blé de l’Afrique ». Mais sa véritable passion, comme un fil tendu entre les générations, est l’élevage et le dressage de chevaux. Sa future femme ne pourra être qu’une personne partageant ses goûts et c’est naturellement que quelques années plus tard, lui, Mandy son épouse, ainsi que leurs trois enfants, emménageront en 1992 à Crofton, dans la ferme de River Ranch avec leurs quatre chevaux, le tout au milieu du bush d’un pays rebaptisé le Zimbabwe. Un domaine paradisiaque (le terme revient souvent sous la plume de Mandy Retzlaff) qu’ils souhaitent un jour transmettre à leurs enfants.

« Défricher le bush pour y bâtir une ferme, c’est un peu comme monter un cheval : vous ne pouvez pas le forcer à vous obéir, vous ne pouvez que lui demander. Comme le cheval, la terre a son caractère bien à elle. Elle peut être obstinée. Elle peut être rebelle. Mais elle peut également vous apporter de grandes joies et vous dévoiler ses secrets si vous apprenez à collaborer avec elle » (p.41).