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Editions Léo Scheer

Les Éditions Léo Scheer sont une maison d'édition française créée à Paris en janvier 2000 par Léo Scheer. Elle se spécialise dans la publications de livres de littérature, de sciences humains, de photographie, publiant également La Revue littéraire.

Un temps associées aux Éditions Farrago, Lignes et Manifeste, Al Dante et Via Valeriano dans le cadre d'une société de diffusion nommée La Fédération diffusion, les Éditions Léo Scheer se concentrent à présent essentiellement sur deux collections : « Laureli » et « Melville ».

Le catalogue de la maison compte (en 2010) environ 750 titres, et une trentaine de volumes sont publiés par année.

Les Éditions Léo Scheer sont diffusées en librairies par le Groupe Flammarion et distribuées par UD-Union distribution.

 

La Revue littéraire des éditions Léo Scheer, n°56

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Samedi, 28 Mars 2015. , dans Editions Léo Scheer, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Revues

La Revue littéraire des éditions Léo Scheer, n°56, février-mars 2015 (11ème année) Edition: Editions Léo Scheer

 

Constituée d’un préambule dédié à l’analyse littéraire d’une parution marquant l’actualité – en l’occurrence Soumission de Michel Houellebecq, aux éditions Flammarion, février 2015 – le sommaire de La Revue littéraire des éditions Léo Scheer poursuit son menu avec quelques fictions littéraires dans le genre de la (micro-)nouvelle – en l’occurrence Tripalière de Pia Petersen, Nyctalope d’Alexandra Varrin, Jackpot électronique de Myriam Thibault et Marine par Delacroix de Julie Gouazé ; quelques chroniques – Portrait de Modiano en jeune chien fou de Louis-Henri De La Rochefoucauld et Sur Roland Barthes d’Antoine Böhm, suivi d’un ensemble de chroniques, Dossier consacré à la Rentrée de Janvier ; avant de clore le numéro par des Écrits intimes, en l’occurrence le Journal (1971-1975) de Richard Millet qui ouvrait ce même numéro en tant que chroniqueur.

Exercée par trois chroniqueurs différents, l’analyse critique de Soumission dans ce n°56 de La Revue littéraire arrête l’attention du lecteur par son originalité dans l’étude de ce livre-événement en ce début de l’année 2015, et par différents angles d’approche tentés pour en décrypter des clés d’interprétation.

Hommage de l’Auteur absent de Paris, Emmanuelle Allibert

Ecrit par Fabrice del Dingo , le Jeudi, 05 Février 2015. , dans Editions Léo Scheer, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

Hommage de l’Auteur absent de Paris, janvier 2015, 216 pages, 18 € . Ecrivain(s): Emmanuelle Allibert Edition: Editions Léo Scheer

 

Cinquante nuances de frais

Emmanuelle Allibert l’écrit elle-même avec une simplicité confondante (page je ne sais plus combien je n’ai pas noté je suis mal organisé) : elle est une attachée de presse hors pair. Mais pas seulement ! Car elle a écrit un livre fort amusant. Très distrayant, sur un milieu où elle marigote depuis longtemps.

Hommage de l’auteur absent de Paris raconte cet éprouvant cocktail de course de fond et de 110 mètres haies, qu’elle connaît fort bien, auquel se livre tout écrivain. Car la route est longue et la pente est raide comme disait un ancien Premier ministre. Parfois pour écrire. Souvent pour trouver un éditeur. Toujours pour vendre un livre perdu au milieu de milliers d’autres (nettement moins bons cela va de soi).

Bref, l’écrivain mène une vie harassante et se donne un mal de chien pour un résultat qui comble rarement ses espérances.

Louise, Julie Gouazé

Ecrit par MCDEM (Murielle Compère-Demarcy) , le Vendredi, 29 Août 2014. , dans Editions Léo Scheer, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Louise, août 2014, 161 pages, 18 € . Ecrivain(s): Julie Gouazé Edition: Editions Léo Scheer

 

Ce premier roman brille par son écriture en lignes brisées, bousculant d’entrée de jeu la linéarité du récit :

Juin 1995. Lyon. Dans quelques semaines, Louise aura dix-huit ans. Ce week-end est le dernier avant l’épreuve de philo. Son amoureux s’appelle Marc. Louise a des parents, Marie et Roger, et une sœur.

Le ton est donné. Lapidaire. Objectif /objectal. Qui va devenir, au fil du récit, grinçant. Apprentissage de la vie.

La succession d’instantanés en accéléré, cadencés, nous plongent dans les années 95 et dans l’univers grandissant de Louise, « le Soleil » sur qui repose le cours du cercle familial bousculé, presque rompu dans la continuité quasi-parfaite de son cercle, par le Malheur injecté par ce qui arrive à l’étoile : la grande sœur de Louise, l’astre référent tombé de sa course solaire. Alice, l’aînée, l’icône pour Louise, est malade : Alice est alcoolique.

Maladie d’amour, Nathalie Rheims

Ecrit par Patryck Froissart , le Jeudi, 13 Mars 2014. , dans Editions Léo Scheer, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Maladie d’amour, janvier 2014, 297 pages, 19 € . Ecrivain(s): Nathalie Rheims Edition: Editions Léo Scheer

 

Alice et Camille, trentenaires, amies depuis le collège, suivent des chemins différents, ont chacune leur existence propre, mais, restées intimement liées, ne peuvent vivre sans se retrouver régulièrement pour échanger les détails matériels et sentimentaux qui font leur quotidien.

Le parcours d’Alice est celui, dynamique mais aléatoire, souvent précaire, ponctué de déceptions pour celle qui est persuadée que son talent n’est pas reconnu, d’une intermittente du spectacle obligée, pour arrondir ses fins de mois, d’accepter des emplois accessoires. Alice raconte à son amie ses aventures amoureuses, mais refuse systématiquement de lui présenter physiquement ses partenaires successifs.

La vie de Camille est celle, statique, confortable et linéaire, à la limite de l’ennui, d’une mère de famille bourgeoise, épouse d’un notaire aux revenus copieux et constants.

Telle est la situation au moment où le récit commence.

La déclaration d’amour, Isabelle Miller

Ecrit par Laurence Biava , le Jeudi, 12 Décembre 2013. , dans Editions Léo Scheer, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

La déclaration d’amour, octobre 2013, 113 pages, 15 € . Ecrivain(s): Isabelle Miller Edition: Editions Léo Scheer

 

 

Le livre très lyrique d’Isabelle Miller commence à partir d’une anecdote toute personnelle, fil rouge de l’ouvrage. Elle a 17 ans et un ami lui offre un verre pour lui annoncer, pétri de trouille, « Je suis bêtement amoureux de toi ». A partir du mot « bêtement » qui la déçoit, et dans lequel elle entend le désarroi de l’homme, elle bâtit son récit autour de la parole amoureuse qui transcende la vie ou le roman français, en évoquant en permanence son vécu – mais de manière implicite. Elle se demande ici jusqu’à quel point un narrateur, quel qu’il soit, accorde de l’importance à la déclaration d’amour, ainsi qu’à la tension qui peut naître entre l’amoureux et le narrateur au cœur d’un récit… Elle avance ainsi pas à pas dans l’écriture et dans sa réflexion philosophique en reprenant toutes les grandes œuvres de la littérature françaises qui se sont avant tout illustrées par les passions amoureuses qu’elles dépeignent (Albert Cohen, Edmond Rostand, Mme de Lafayette…).