Identification

Editions Léo Scheer

Les Éditions Léo Scheer sont une maison d'édition française créée à Paris en janvier 2000 par Léo Scheer. Elle se spécialise dans la publications de livres de littérature, de sciences humains, de photographie, publiant également La Revue littéraire.

Un temps associées aux Éditions Farrago, Lignes et Manifeste, Al Dante et Via Valeriano dans le cadre d'une société de diffusion nommée La Fédération diffusion, les Éditions Léo Scheer se concentrent à présent essentiellement sur deux collections : « Laureli » et « Melville ».

Le catalogue de la maison compte (en 2010) environ 750 titres, et une trentaine de volumes sont publiés par année.

Les Éditions Léo Scheer sont diffusées en librairies par le Groupe Flammarion et distribuées par UD-Union distribution.

 

Maladie d’amour, Nathalie Rheims

Ecrit par Patryck Froissart , le Jeudi, 13 Mars 2014. , dans Editions Léo Scheer, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Maladie d’amour, janvier 2014, 297 pages, 19 € . Ecrivain(s): Nathalie Rheims Edition: Editions Léo Scheer

 

Alice et Camille, trentenaires, amies depuis le collège, suivent des chemins différents, ont chacune leur existence propre, mais, restées intimement liées, ne peuvent vivre sans se retrouver régulièrement pour échanger les détails matériels et sentimentaux qui font leur quotidien.

Le parcours d’Alice est celui, dynamique mais aléatoire, souvent précaire, ponctué de déceptions pour celle qui est persuadée que son talent n’est pas reconnu, d’une intermittente du spectacle obligée, pour arrondir ses fins de mois, d’accepter des emplois accessoires. Alice raconte à son amie ses aventures amoureuses, mais refuse systématiquement de lui présenter physiquement ses partenaires successifs.

La vie de Camille est celle, statique, confortable et linéaire, à la limite de l’ennui, d’une mère de famille bourgeoise, épouse d’un notaire aux revenus copieux et constants.

Telle est la situation au moment où le récit commence.

La déclaration d’amour, Isabelle Miller

Ecrit par Laurence Biava , le Jeudi, 12 Décembre 2013. , dans Editions Léo Scheer, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

La déclaration d’amour, octobre 2013, 113 pages, 15 € . Ecrivain(s): Isabelle Miller Edition: Editions Léo Scheer

 

 

Le livre très lyrique d’Isabelle Miller commence à partir d’une anecdote toute personnelle, fil rouge de l’ouvrage. Elle a 17 ans et un ami lui offre un verre pour lui annoncer, pétri de trouille, « Je suis bêtement amoureux de toi ». A partir du mot « bêtement » qui la déçoit, et dans lequel elle entend le désarroi de l’homme, elle bâtit son récit autour de la parole amoureuse qui transcende la vie ou le roman français, en évoquant en permanence son vécu – mais de manière implicite. Elle se demande ici jusqu’à quel point un narrateur, quel qu’il soit, accorde de l’importance à la déclaration d’amour, ainsi qu’à la tension qui peut naître entre l’amoureux et le narrateur au cœur d’un récit… Elle avance ainsi pas à pas dans l’écriture et dans sa réflexion philosophique en reprenant toutes les grandes œuvres de la littérature françaises qui se sont avant tout illustrées par les passions amoureuses qu’elles dépeignent (Albert Cohen, Edmond Rostand, Mme de Lafayette…).

Septembre ! Septembre !, Emmanuelle Maffesoli, Clément Bosqué

Ecrit par Martine L. Petauton , le Jeudi, 12 Septembre 2013. , dans Editions Léo Scheer, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Septembre ! Septembre !, 12 septembre 2013, 262 pages, 19 € . Ecrivain(s): Emmanuelle Maffesoli, Clément Bosqué Edition: Editions Léo Scheer

 

Un premier roman ; un Léo Scheer-éditeur souvent inspiré ; un titre et ses deux points d’exclamation comme une scansion un peu étrange ; cela suffit peut-être au cœur de l’été pour tenter le voyage… et pour en ressortir tout simplement heureux, ce petit livre restant en mémoire comme une promesse de qualité pour le Septembre littéraire à venir…

Ils sont deux auteurs – mystère de leurs pattes respectives… – pour un seul petit fleuve de pages qui, fièrement, ne ressemble à – presque – rien d’autre. Court et riche ; couleurs qu’on imagine entre vert et gris – la Seine, probablement ; récit à la fois tonique et murmurant ; quelques forts personnages jouant au bord… une balade des « jeunes du temps actuel », osons ! L’écriture est maîtrisée, juste classique ce qu’il faut ; elle sert cette petite histoire à merveille comme une petite sonate ciselée.

Paris – belle escapade qui ravira ceux qui l’aiment, de la Grande Bibliothèque aux quais de Seine ; la place de la Nation à contre-jour ; Notre-Dame en fond d’écran ; rues, échoppes, quartiers… huit clos d’appartements à peine boboïsés : « il avait envie, très envie de couvrir de son allure, comme un loup son enclos, ce territoire large, cet enchevêtrement de gris d’huitre et de jaune d’œuf qu’est Paris… ».

La voix impitoyable, Lilian Auzas

Ecrit par Fabrice del Dingo , le Mardi, 27 Août 2013. , dans Editions Léo Scheer, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

La voix impitoyable, 28 août 2013, 129 pages, 17 € . Ecrivain(s): Lilian Auzas Edition: Editions Léo Scheer

 

La voix impitoyable : impitoyable


La voix impitoyable, c’est celle de la propagande nazie. « Je me suis laissé séduire par cette voix (…) Je hurlais, je criais, je jubilais. J’étais atteinte de frénésie, j’étais grisée » confesse Hanja.

En 1979, Gautier, jeune photographe qui vit à Paris, a fait la connaissance de sa voisine Hanja Sauber, une dame âgée « femme à la fois douce aimable et ouverte d’esprit » qui a longtemps vécu à Berlin, ville à laquelle Gautier a consacré un album. Ils se lient. Gautier « avait aimé Hanja comme sa propre mère ».

Peu de temps après la mort de celle-ci, un quadragénaire un peu raide sonne chez Gautier : c’était le psychanalyste d’Hanja et il vient lui parler d’elle et lui remettre une cassette enregistrée lors de ses séances de psy, ainsi qu’une lettre qu’elle a laissée à l’intention du jeune homme.

J'aime, Nane Beauregard et La Manouba, Solange Mézan

Ecrit par Didier Bazy , le Jeudi, 11 Juillet 2013. , dans Editions Léo Scheer, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Poésie, P.O.L

J’aime, Nane Beauregard, Editions POL, 2006, 93 pages, 9 € La Manouba, Solange Mézan, Editions Léo Scheer, 2011, 75 pages, 16 € . Ecrivain(s): Nane Beauregard Edition: P.O.L

 

 

Une psychanalyse sans coulpe.

J’aime de Nane Beauregard est un bloc sans vide, plein d’amour. Dans le bloc, résistant à toute entropie, circule le fluide vital au milieu de deux êtres : l’auteur(e) et son objet-sujet, Un livre, un hymne, un grand poème. Un texte n’est pas choisi par POL ou Léo Scheer par hasard : il lui faut beaucoup de singularité, et de singularités. Original à force d’être banal : la ligne voulue par Beckett n’est pas seulement inscrite en filigrane, elle est ici une force de création et d’expression.

Un bloc et un seul point. Un point, et « ce n’est pas tout », ne clôt rien, il ouvre. Un point final n’a pas de fin, pas de but. A quoi bon faire le point ? Dérèglement de tous les sens ? Time is out of joint : le temps est sorti de ses gonds. Le temps de la vie est un entre-temps. S’y plonger.