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Editions des Busclats


Les éditions des Busclats se proposent de publier des écrivains reconnus à qui elles demandent de faire un pas de côté. D’écrire en marge de leur œuvre, un texte court, récit, essai, nouvelles, lettres… qui sera, selon leur cœur, une fantaisie, un coin de leur jardin secret, un voyage inattendu dans leur imaginaire.Cependant les éditions des Busclats ne s’interdisent pas d’ouvrir leurs pages à des inédits de grands écrivains disparus, ni de se laisser séduire par des textes d’écrivains inconnus et prometteur

 



 

Signoret ou la traversée des apparences, Chantal Pelletier

Ecrit par Pierrette Epsztein , le Mercredi, 11 Mai 2016. , dans Editions des Busclats, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie

Signoret ou la traversée des apparences, septembre 2015, 128 pages, 12 € . Ecrivain(s): Chantal Pelletier Edition: Editions des Busclats

 

Au départ du livre Signoret ou la traversée des apparences, paru en 2015 aux éditions des Busclats, Chantal Pelletier nous avertit d’emblée : « Simone Signoret ne me passionnait pas… », en fait, ce livre est une commande d’une productrice de la télévision.

Répondant à cette demande, peu à peu l’auteur va se prendre au jeu avec des sentiments contradictoires, perplexité, agacement puis « une rêverie » a surgi en elle pour « cette femme puissante », figure féminine française du XXème siècle. Elle aurait même souhaité la rencontrer, en faire une amie.

Cette femme, finalement, l’entraîne dans son sillage. Lecteur, ne vous y trompez pas, Chantal Pelletier ne rédige pas une biographie, non pas du tout. L’écrivain se prend d’affection pour le personnage qu’elle donne d’elle à l’image et surtout pour la personne de cette « femme puissante ». C’est en tant que femme engagée qu’elle va la suivre. Et nous allons cheminer avec elle dans un portrait à facettes. Elle va nous dévoiler son parcours glorieux, chaotique, déchiré, déchirant, exaltant, celui d’une femme au parcours d’une femme « au cœur battant qui a bravé beaucoup de tabous, a osé ce que personne n’avait osé avant elle et que personne n’osa après elle ».

Comme une image, Tiffany Tavernier

Ecrit par Pierrette Epsztein , le Samedi, 05 Décembre 2015. , dans Editions des Busclats, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Comme une image, mars 2015, 119 pages, 12 € . Ecrivain(s): Tiffany Tavernier Edition: Editions des Busclats

 

« Quelque part, c’était à n’y rien comprendre… Comment passer à côté d’un tel amour ? ». C’est pour tenter d’y voir clair dans le labyrinthe des amours, familiaux, conjugaux que la narratrice, Tiffany Tavernier, retrace dans son récit, joliment intitulé Comme une image, deux temps de son existence. Le premier révèle un pan de son enfance, c’est Alice au pays des merveilles, le deuxième une étape de crise de son âge adulte, c’est Tiffany au pays de la détresse. Chaque partie est mise en évidence par une typographie différente. L’enfance est en italique, retour dans un passé révolu. L’âge adulte est transcrit en écriture droite. L’avancée vers le futur d’une femme qui décide de poursuivre sa marche envers et contre tous les obstacles ?

C’est le récit d’une femme, jeune mère et mariée à un homme qui lui annonce brutalement son intention de l’abandonner pour vivre un nouvel amour. Elle quitte la maison conjugale située dans le nord de la France, avec sa petite fille et quelques cartons pleins à ras bord, pour se réfugier chez des amis en banlieue parisienne. C’est l’histoire de cette déambulation dans l’espace et dans le temps que Tiffany Tavernier nous offre en partage.

Chantiers, Marie-Hélène Lafon

Ecrit par Pierrette Epsztein , le Samedi, 24 Octobre 2015. , dans Editions des Busclats, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Chantiers, août 2015, 120 pages, 12 € . Ecrivain(s): Marie-Hélène Lafon Edition: Editions des Busclats

 

« C’est ce que je fais qui m’apprend ce que je cherche ». C’est cette phrase de Pierre Soulages qui sert d’exergue à Chantiers, le dernier ouvrage de Marie-Hélène Lafon publié en août 2015 aux éditions des Busclats.

On comprend aisément les raisons du choix de cette phrase car elle résume pleinement la façon dont elle travaille. En effet, cette femme a le corps et l’esprit constamment en alerte et chacun de ses ouvrages creuse encore plus profondément ses champs d’exploration. Elle pourrait tout aussi bien retourner cette formule en énonçant : « Je cherche, donc j’apprends ». Dans son œuvre, Marie-Hélène Lafon fait feu de tout bois. Tout lui sert à élargir son investigation de l’âme humaine et à échafauder un jeu de piste car ce sont bien toutes les étapes d’un jeu de piste qui se dévoile à nous dans ce livre qui n’est ni un essai, ni un ouvrage de fiction mais qui est un texte hybride dans lequel on se laisse emporter à revisiter chaque étape de son chemin semé de petits cailloux où elle pose son pied pour traverser le gué. Elle ne se refuse pas de nous convoquer à la suivre dans cette traversés en déployant tous les genres avec une égale jubilation pour elle et pour nous lecteur.

Sang d'encre, Stéphanie Hochet

Ecrit par Valérie Debieux , le Lundi, 25 Mars 2013. , dans Editions des Busclats, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Sang d’encre, février 2013, 99 pages, 11 € . Ecrivain(s): Stéphanie Hochet Edition: Editions des Busclats

 

 

« Tous les empires connaissent une fin, et plus leur règne a été dur, plus leur chute est spectaculaire ».

Sang d’encre a été écrit à la Villa Marguerite Yourcenar, résidence d’écriture. Une fois de plus, Stéphanie Hochet frappe fort avec son nouvel opus, en choisissant le tatouage comme clé de voûte de son roman. Le tatouage est un phénomène de société. Grecs et Romains, déjà, tatouaient leurs esclaves.

« Les tatouages vous racontent le monde, les croyances des hommes. […] Je saurai plus sur toi quand j’aurai vu. Avec quelle image, quelle phrase profanes-tu ta peau ? […] Il n’y a pas si longtemps, seuls les mauvais sujets, hommes au passé trouble, et aux intentions dangereuses, arboraient de tels ornements. […] Chaque détail du tatouage était noté sur des fiches et permettait d’identifier les criminels ».