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Héloïse D'Ormesson

Héloïse Le Fèvre d'Ormesson, née le 10 octobre 1962, est éditrice et a donné son nom à sa maison d'édition.

Elle est la fille de Jean d'Ormesson.

 


Le mystère des nombres, Marcus du Sautoy

Ecrit par Olivier Bleuez , le Jeudi, 30 Octobre 2014. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Iles britanniques

Le mystère des nombres, traduction de l’anglais par Hélène Borraz, septembre 2014, 352 pages, 23 € . Ecrivain(s): Marcus du Sautoy Edition: Héloïse D'Ormesson

 

À partir de quand peut-on parler de vulgarisation scientifique ? Telle est la question qui n’est pas abordée dans ce livre. Il est difficile de faire de la bonne vulgarisation scientifique (en particulier mathématique) : il faut se placer entre deux extrêmes : celui de ne rien dire sur un sujet complexe et celui de tout dire sur un sujet simple. Pour le premier extrême, on peut prendre l’exemple suivant : « Sans les mathématiques, il n’y aurait pas de téléphone cellulaire ». Une fois que l’on a dit cela, on sent vaguement qu’il y a une bonne dose de vérité dans cette phrase, mais rien n’a été dit sur le lien réel qui existe entre mathématique et smart phone… Pour le deuxième extrême, on peut prendre l’exemple suivant : « quand j’ai compté cinq moutons le matin dans mon pré, je pourrais les recompter le soir pour m’assurer qu’il n’en manque pas ». Une fois que l’on a dit cela, tout est dit, mais alors on ne comprend pas l’accumulation de livres sur le thème « les maths sont partout, les maths sont sympathiques, les maths sont nos amis ».

Comme un chant d’espérance, Jean d’Ormesson

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 03 Juillet 2014. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Comme un chant d’espérance, juin 2014, 128 pages, 16 € . Ecrivain(s): Jean D'Ormesson Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Mise en place du décor, sobre, efficace, le tout et le rien en un. « Il n’y avait rien. Et ce rien c’était le tout. Le tout et le rien se mêlaient l’un à l’autre et se confondaient l’un avec l’autre. […] Pour donner une idée de ce rien qui était le tout, il faudrait une nuit obscure. Un silence complet. Un vide absolu. […] Avant le monde et son train, il n’y avait pas d’espace et il n’y avait pas de temps. […] L’éternité se confondait avec le tout et avec le rien ».

Quatorze milliards d’années environ prend naissance une période d’expansion violente et homogène de l’Univers, le Big Bang, avec, pour corrélat, un éloignement rapide des éléments de la matière et, pour trace, un fond diffus cosmologique. Notions siamoises d’une structure indissociable à quatre dimensions, le temps et l’espace accompagnent la chaleur décroissante de cet Univers en expansion. Galaxies, étoiles, magmas gazeux, météorites, comètes, le Soleil, les planètes, la Terre, la Vie et, tout récemment, l’Homme.

Omaha, Norman Ginzberg

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Jeudi, 26 Juin 2014. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Omaha, juin 2014, 320 pages, 19 € . Ecrivain(s): Norman Ginzberg Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Pour son second roman, Norman Ginzberg abandonne le western et nous plonge dans l’enfer de la Seconde Guerre mondiale. Omaha Beach, le 6 juin 1944.

Deux frères, Walton et Karl Zimmermann, enfants d’une famille d’Allemands émigrés aux Etats-Unis, vont se retrouver dans cette bataille décisive pour le sort du conflit. Frères de sang certes, mais frères d’armes en aucun cas, chacun ayant choisi radicalement son camp. Pour l’aîné, Karl, l’intellectuel et le fils brillant adulé par ses parents, un séjour en Allemagne chez un oncle le convainc d’adhérer aux jeunesses hitlériennes et d’épouser la doctrine du national-socialisme. Quant à Walton, il brille plus au base-ball qu’aux études, préfère la compagnie des filles à celle des livres, et gagne sa vie en vendant des voitures à Chicago.

Séparés depuis 1938, ce 6 juin 1944, le destin va faire se croiser leurs routes en cette Normandie qu’ils découvrent à tour de rôle : Karl aux commandes d’une colonne de chars de la 12e Panzer SS, Walton, simple soldat dans son bataillon du 16e RCT, l’une des huit premières compagnies américaines à débarquer sur les côtes normandes.

L’été des lucioles, Gilles Paris

Ecrit par Martine L. Petauton , le Vendredi, 21 Février 2014. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

L’été des lucioles, janvier 2014, 220 p. 17 € . Ecrivain(s): Gilles Paris Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Voilà encore un livre où c’est l’enfant qui dit « je ». Ah ! Une petite « Guerre des boutons » bis ? un livre carrément gnian-gnian, sucré – faussement dégoulinant de choses sacrées de l’enfance ? Cela semble si facile d’écrire-enfant ; un jeu de môme… et au bout, souvent, n’intéresser personne, ni gamin, ni adulte…

Sauf quand on est Gilles Paris. Lui, il connaît parfaitement (ses livres, les prix qui vont avec, sont là pour le dire) ce code, cette musique-là ; pas une seule fausse note dans sa partition ! Au point qu’on a parfois des doutes : serait-il, ce Gilles Paris, un magicien, qui a les tours qu’il faut dans sa besace étrange ? Ou, mieux, serait-il lui-même encore un enfant ? malgré les apparences – sérieuses, de l’éditeur, de l’auteur. A-t-il gardé des secrets de savoirs, d’écriture, de langage, pour – quasi parfaitement – nous embarquer chez les 10/14, aussi sûrement qu’Alice (il doit bien, du reste, la connaître un peu) traverse le miroir.

Yo-Yo, Steinunn Sigurdardottir

Ecrit par Jean-Baptiste Pedini , le Mardi, 07 Janvier 2014. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Pays nordiques, Roman

Yo-Yo, traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson, octobre 2013, 176 pages, 17 € . Ecrivain(s): Steinunn Sigurdardottir Edition: Héloïse D'Ormesson

 

« Martin Montage. Sorte de revenant. S’obstine à courir dans le noir avant le point du jour ». Cette citation pourrait à elle seule résumer l’obscurité et les ombres qui entourent le personnage principal du nouveau roman de Steinunn Sigurdardottir.

Martin, brillant cancérologue berlinois, est rattrapé par son passé quand il découvre une tumeur en forme de yo-yo chez un patient tout aussi lâche qu’énigmatique. « La tumeur a parfois la même personnalité que celui qui l’abrite ».

Le trouble déroule son pas lent au fil des pages. Que s’est-il passé jadis alors que l’enfant rentrait chez lui ? Cet enfant qui depuis lors « revient de l’école tous les jours ». Il va maintenant devoir affronter ses fantômes, avec l’appui précieux de son ami, ex-patient, ex-vagabond. Presque âme sœur de Martin.