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Héloïse D'Ormesson

Héloïse Le Fèvre d'Ormesson, née le 10 octobre 1962, est éditrice et a donné son nom à sa maison d'édition.

Elle est la fille de Jean d'Ormesson.

 


Fox-trot, Michel Quint

Ecrit par Gilles Brancati , le Mardi, 02 Février 2016. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Fox-trot, Octobre 2015, 328 pages, 20 € . Ecrivain(s): Michel Quint Edition: Héloïse D'Ormesson

C’est du Michel Quint, donc on ne s’ennuie pas. Le style est un peu déroutant au début, en tout cas pour moi, mais on s’y fait très vite.

L’Histoire sert-elle de toile de fond à l’intrigue ou est-ce le contraire ? Je suis partagé. On retrouve des personnages ordinaires projetés dans des histoires qui les dépassent, dans lesquelles ils font ce qu’ils peuvent et qui leur procurent une excitation tant ils se sortent de leur quotidien. Il leur manque parfois des états émotionnels comme s’ils traversaient des évènements extraordinaires avec tranquillité.

Ici, c’est l’affaire Stavisky qui éclabousse la classe politique, la montée des extrémismes nationaux (Croix de feu, ligues…). Charles accepte sans enthousiasme, à la demande de son cousin le commissaire divisionnaire Demeyer et du maire de Lille, Roger Salengro, d’espionner l’une d’elles. Il va rencontrer des personnages, voyous ou notables, assez peu fréquentables et virevolter au milieu de ses amours. Lisa, trapéziste au Sphinx, dont il est amoureux, bien que ne l’ayant vue que deux fois, Nelly, couturière, follement éprise de lui, et Henriette, la femme de son directeur d’école et donc, adultère. Charles résiste mal aux charmes des femmes et le visage de Lisa le hante. Il avait besoin d’une égérie, c’est elle.

Seul contre Osbourne, Joey Goebel

Ecrit par Grégoire Meschia , le Mardi, 08 Septembre 2015. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman

Seul contre Osbourne, mai 2015, traduit de l’anglais (USA) par Samuel Sfez, Editions 384 p., 22€. . Ecrivain(s): Joey Goebel Edition: Héloïse D'Ormesson

 

En faisant le récit à la première personne de la journée d’un élève de dernière année du lycée Osbourne, qui se situe dans la ville fictive de Vandalia (1), Kentucky (Etat où a grandi l’auteur), Joey Goebel dresse un portrait au vitriol de la société et de la culture étatsuniennes. Le lecteur vit huit heures, minute par minute, dans la peau de James Weinbach, lycéen exclu et misanthrope. Alors que son père déjà âgé vient de mourir pendant les vacances, le voilà de retour au bagne pour une journée pas comme les autres. Construit sur un scénario bien ficelé, ce roman se lit de longue haleine et lance un cri d’alerte face à la superficialité du monde.

Le personnage du jeune homme mélancolique et passionné de littérature peut rappeler le narrateur de The Perks of Being a Wallflower (2). James ne ressemble pas aux autres lycéens : il s’habille en costume et se fait remarquer pour sa politesse. Cela fait de lui un marginal dans la jungle du lycée : il appartient au groupe des uncool, ceux qui ne sont pas intégrés à la masse dominante.

Courrier des tranchées, Stefan Brijs

Ecrit par Stéphane Bret , le Samedi, 29 Août 2015. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Courrier des tranchées, août 2015, 591 pages, 24 € . Ecrivain(s): Stefan Brijs Edition: Héloïse D'Ormesson

 

La Première Guerre mondiale, à son déclenchement, constitue l’entrée véritable dans le XXe siècle. C’est ce que nous disent les historiens tandis que les écrivains y ont puisé les éléments de romans ayant marqué leur époque, et la littérature de leur pays d’origine. Dans son roman Courrier des tranchées, Stefan Brijs, écrivain belge néerlandophone, prend le parti de décrire la guerre, vue de l’opinion publique, dans les premiers chapitres du roman.

Nous sommes en 1914, dans un quartier populaire de Londres, dans l’East End. John Patterson, étudiant à l’université, est soumis à la pression patriotique, chauvine, déclenchée par les premiers développements du conflit. On le somme de s’enrôler, de faire son devoir, de servir son pays… Ce garçon, pour sa part, préfère étudier la littérature, se plonger dans les poèmes de Keats, les œuvres de Thackeray, dont il apprécie La Foire aux Vanités, Kipling, Milton. Il est en cela aidé précieusement par un ami du nom de William Dunn. Ce dernier n’a cure de cette fièvre patriotique qu’il assimile à de l’imbécillité, de la propagande, de la manipulation. Il initie John Patterson à la littérature allemande, à Goethe dont il fait découvrir Les souffrances du jeune Werther et Faust.

Manderley for ever, Tatiana de Rosnay

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 05 Mai 2015. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie, Albin Michel

Manderley for ever, Albin Michel et EHO, février 2015, 457 pages, 22 € . Ecrivain(s): Tatiana de Rosnay Edition: Albin Michel

 

« J’ai rêvé la nuit dernière que je retournais à Manderley »

Daphné du Maurier, Rebecca

« Les gens et les objets disparaissent, pas les lieux »

Daphné du Maurier

 

Tatiana de Rosnay s’est attachée à emprunter les pas de son écrivaine fétiche, Daphné du Maurier. Manderley for ever alias Menabilly (célèbre propriété de l’écrivaine anglaise) est une biographie coéditée par Albin Michel et Héloïse d’Ormesson.

Avec sa plume vivante, énergique et chatoyante, Tatiana de Rosnay révèle une personnalité cachée, voire inattendue de « Dame du Maurier », et au fil des pages, le lecteur se laisse prendre d’affection pour « cette Daphné » au caractère bien trempé, un peu « garçon manqué », à l’imaginaire fertile et spectaculaire.

La saison des mangues, Cécile Huguenin

Ecrit par Pauline Fouillet , le Mardi, 07 Avril 2015. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

La saison des mangues, janvier 2015, 172 pages, 17€ . Ecrivain(s): Cécile Huguenin Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Dans ce premier roman, nous sentons l’écrivaine adepte de l’essai avec une écriture très franche et directe. Mais aussi très inégale.

Dans ce récit, Cécile Huguenin conte la vie de trois femmes, trois générations d’une même famille. Toutes ont été déracinées et ont dû se reconstruire une nouvelle identité dans leur nouveau pays. Toutes ont gardé en commun l’amour des règles et traditions communautaires : indiennes pour Radhika (la grand-mère) et Anita (la mère), africaines pour Mira (la petite fille). Toutes ont aussi en commun une vie amoureuse chaotique.

Le roman est divisé en 3 parties : la première qui se focalise sur la vie des trois femmes ; la deuxième sur la relation entre Mira et Laurent ; la troisième sur la vie de ce dernier aujourd’hui.