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Héloïse D'Ormesson

Héloïse Le Fèvre d'Ormesson, née le 10 octobre 1962, est éditrice et a donné son nom à sa maison d'édition.

Elle est la fille de Jean d'Ormesson.

 


Tableau de chasse, Arnaud Guillon

Ecrit par Martine L. Petauton , le Mercredi, 28 Janvier 2015. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Tableau de chasse, janvier 2015, 206 pages, 17 € . Ecrivain(s): Arnaud Guillon Edition: Héloïse D'Ormesson

 

 

« Tableau de chasse » ; c’est le titre, et, c’est adapté, car abattre symboliquement ce livre est ce qui surgit, comme quasiment la seule issue, la dernière ligne avalée.

Pourtant, quand on voit d’entrée le sujet : un huis-clos familial et bourgeois où ça joue aux quatre coins des sentiments, des postures et mensonges divers, on salive : un bon roman français ! comme seule, souvent, sait poser notre littérature. Quand on entre dans les premières pages, comme dans une piscine tiède où l’on soupçonne déjà de traîtres et froids courants, on est pour ainsi dire heureux de zieuter la belle résidence secondaire de Normandie (où il fait beau tout le temps ! Piège qui aurait dû nous avertir !). On s’attend, du reste, à voir débouler le journaliste de la Maison France-5 : – et ça, vous l’avez chiné où ?

La disparition du nombril, Émilie de Turckheim

Ecrit par Pauline Fouillet , le Samedi, 29 Novembre 2014. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

La disparition du nombril, octobre 2014, 224 pages, 18,00 € . Ecrivain(s): Emilie de Turckheim Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Est-ce un état de grossesse qui fait adorer ce livre ou est-ce l’auteur qui est pourvu de cette écriture simple et franche qui amène sans faille le lecteur dans son monde ?

En toute objectivité, on pencherait pour la seconde option considérant que la première serait plutôt un surplus d’émotions et de connectivité entre le personnage et le lecteur.

C’est sous la forme d’un journal que l’auteur a décidé de nous faire vivre la seconde grossesse et les 9 mois qui vont avec. Les chapitres, ou plutôt passages journaliers, sont courts et rythmés. A chaque journée correspond son événement, sa réflexion, son avancée personnelle… à deux. Les phrases, les mots, les développements sont incisifs et donnent envie de savoir, d’aller plus loin, de partager avec les autres, avec Émilie. L’écriture est lumineuse et entraînante, on vit à travers elle. Le récit se fait de plus en plus intime, car outre sa grossesse physique et mentale, Émilie de Turckheim nous fait entrer également dans sa vie entière. Celle de son passé, de ses amis, de sa famille, de sa création littéraire.

Le mystère des nombres, Marcus du Sautoy

Ecrit par Olivier Bleuez , le Jeudi, 30 Octobre 2014. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Iles britanniques

Le mystère des nombres, traduction de l’anglais par Hélène Borraz, septembre 2014, 352 pages, 23 € . Ecrivain(s): Marcus du Sautoy Edition: Héloïse D'Ormesson

 

À partir de quand peut-on parler de vulgarisation scientifique ? Telle est la question qui n’est pas abordée dans ce livre. Il est difficile de faire de la bonne vulgarisation scientifique (en particulier mathématique) : il faut se placer entre deux extrêmes : celui de ne rien dire sur un sujet complexe et celui de tout dire sur un sujet simple. Pour le premier extrême, on peut prendre l’exemple suivant : « Sans les mathématiques, il n’y aurait pas de téléphone cellulaire ». Une fois que l’on a dit cela, on sent vaguement qu’il y a une bonne dose de vérité dans cette phrase, mais rien n’a été dit sur le lien réel qui existe entre mathématique et smart phone… Pour le deuxième extrême, on peut prendre l’exemple suivant : « quand j’ai compté cinq moutons le matin dans mon pré, je pourrais les recompter le soir pour m’assurer qu’il n’en manque pas ». Une fois que l’on a dit cela, tout est dit, mais alors on ne comprend pas l’accumulation de livres sur le thème « les maths sont partout, les maths sont sympathiques, les maths sont nos amis ».

Comme un chant d’espérance, Jean d’Ormesson

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 03 Juillet 2014. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Comme un chant d’espérance, juin 2014, 128 pages, 16 € . Ecrivain(s): Jean D'Ormesson Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Mise en place du décor, sobre, efficace, le tout et le rien en un. « Il n’y avait rien. Et ce rien c’était le tout. Le tout et le rien se mêlaient l’un à l’autre et se confondaient l’un avec l’autre. […] Pour donner une idée de ce rien qui était le tout, il faudrait une nuit obscure. Un silence complet. Un vide absolu. […] Avant le monde et son train, il n’y avait pas d’espace et il n’y avait pas de temps. […] L’éternité se confondait avec le tout et avec le rien ».

Quatorze milliards d’années environ prend naissance une période d’expansion violente et homogène de l’Univers, le Big Bang, avec, pour corrélat, un éloignement rapide des éléments de la matière et, pour trace, un fond diffus cosmologique. Notions siamoises d’une structure indissociable à quatre dimensions, le temps et l’espace accompagnent la chaleur décroissante de cet Univers en expansion. Galaxies, étoiles, magmas gazeux, météorites, comètes, le Soleil, les planètes, la Terre, la Vie et, tout récemment, l’Homme.

Omaha, Norman Ginzberg

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Jeudi, 26 Juin 2014. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Omaha, juin 2014, 320 pages, 19 € . Ecrivain(s): Norman Ginzberg Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Pour son second roman, Norman Ginzberg abandonne le western et nous plonge dans l’enfer de la Seconde Guerre mondiale. Omaha Beach, le 6 juin 1944.

Deux frères, Walton et Karl Zimmermann, enfants d’une famille d’Allemands émigrés aux Etats-Unis, vont se retrouver dans cette bataille décisive pour le sort du conflit. Frères de sang certes, mais frères d’armes en aucun cas, chacun ayant choisi radicalement son camp. Pour l’aîné, Karl, l’intellectuel et le fils brillant adulé par ses parents, un séjour en Allemagne chez un oncle le convainc d’adhérer aux jeunesses hitlériennes et d’épouser la doctrine du national-socialisme. Quant à Walton, il brille plus au base-ball qu’aux études, préfère la compagnie des filles à celle des livres, et gagne sa vie en vendant des voitures à Chicago.

Séparés depuis 1938, ce 6 juin 1944, le destin va faire se croiser leurs routes en cette Normandie qu’ils découvrent à tour de rôle : Karl aux commandes d’une colonne de chars de la 12e Panzer SS, Walton, simple soldat dans son bataillon du 16e RCT, l’une des huit premières compagnies américaines à débarquer sur les côtes normandes.