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Héloïse D'Ormesson

Héloïse Le Fèvre d'Ormesson, née le 10 octobre 1962, est éditrice et a donné son nom à sa maison d'édition.

Elle est la fille de Jean d'Ormesson.

 


L’été des lucioles, Gilles Paris

Ecrit par Martine L. Petauton , le Vendredi, 21 Février 2014. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

L’été des lucioles, janvier 2014, 220 p. 17 € . Ecrivain(s): Gilles Paris Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Voilà encore un livre où c’est l’enfant qui dit « je ». Ah ! Une petite « Guerre des boutons » bis ? un livre carrément gnian-gnian, sucré – faussement dégoulinant de choses sacrées de l’enfance ? Cela semble si facile d’écrire-enfant ; un jeu de môme… et au bout, souvent, n’intéresser personne, ni gamin, ni adulte…

Sauf quand on est Gilles Paris. Lui, il connaît parfaitement (ses livres, les prix qui vont avec, sont là pour le dire) ce code, cette musique-là ; pas une seule fausse note dans sa partition ! Au point qu’on a parfois des doutes : serait-il, ce Gilles Paris, un magicien, qui a les tours qu’il faut dans sa besace étrange ? Ou, mieux, serait-il lui-même encore un enfant ? malgré les apparences – sérieuses, de l’éditeur, de l’auteur. A-t-il gardé des secrets de savoirs, d’écriture, de langage, pour – quasi parfaitement – nous embarquer chez les 10/14, aussi sûrement qu’Alice (il doit bien, du reste, la connaître un peu) traverse le miroir.

Yo-Yo, Steinunn Sigurdardottir

Ecrit par Jean-Baptiste Pedini , le Mardi, 07 Janvier 2014. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Pays nordiques, Roman

Yo-Yo, traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson, octobre 2013, 176 pages, 17 € . Ecrivain(s): Steinunn Sigurdardottir Edition: Héloïse D'Ormesson

 

« Martin Montage. Sorte de revenant. S’obstine à courir dans le noir avant le point du jour ». Cette citation pourrait à elle seule résumer l’obscurité et les ombres qui entourent le personnage principal du nouveau roman de Steinunn Sigurdardottir.

Martin, brillant cancérologue berlinois, est rattrapé par son passé quand il découvre une tumeur en forme de yo-yo chez un patient tout aussi lâche qu’énigmatique. « La tumeur a parfois la même personnalité que celui qui l’abrite ».

Le trouble déroule son pas lent au fil des pages. Que s’est-il passé jadis alors que l’enfant rentrait chez lui ? Cet enfant qui depuis lors « revient de l’école tous les jours ». Il va maintenant devoir affronter ses fantômes, avec l’appui précieux de son ami, ex-patient, ex-vagabond. Presque âme sœur de Martin.

Arizona Tom, Norman Ginzberg

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Lundi, 14 Octobre 2013. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Arizona Tom, août 2013, 224 p. 17 € . Ecrivain(s): Norman Ginzberg Edition: Héloïse D'Ormesson

« À Brewsterville, les distractions sont rares. /…/ Ce n’est pas moi qui m’en plaindrais. Moins il s’en passe mieux je me porte. Je suis le shérif de ce bled. Un shérif placide et discret, ni bégueule ni fiérot. Pas un de ces paltoquets qui bombent le torse devant les voleurs de poules, une main sur l’étoile, l’autre sur la crosse de leur colt. Je suis shérif comme d’autres sont putains ou croquemorts, parce qu’il en faut ».


Ocean Miller, alias Ocean Meier, fils de juifs immigrés venus chercher fortune en Amérique après avoir fui Hambourg où ils ne vivaient que dans la malédiction, la misère et le mépris, se livre au soir de son existence au jeu des confidences. Une vie sans grande étoffe, souvent marquée par la poisse, jusqu’à ce poste de shérif dans ce trou perdu d’Arizona aux limites du désert de Mojave. Entre deux rasades de bourbon, il se remémore… les petit boulots d’avant, les succès faciles auprès des femmes, l’engagement dans l’Union pendant la guerre de Sécession aux côtés du général Chamberlain, le poste d’adjoint d’un marshal dans le Kansas, la traque aux voleurs de bétail, les amitiés trahies et au bout de la route, ni épouse, ni enfants, ni même un toit, dans ce bled où il ne se passe rien ou presque. Sauf le mercredi 8 juin 1883, où le chemin du shérif croise dans le désert celui d’un gamin sourd-muet, Tom, tirant au bout d’une corde un homme-tronc.

A l'encre russe, Tatiana de Rosnay

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 21 Mars 2013. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Roman

A l’encre russe, traduit de l’anglais Raymond Clarinard, 21 mars 2013, 349 p. 22 € . Ecrivain(s): Tatiana de Rosnay Edition: Héloïse D'Ormesson

 

« Par cinq brasses sous les eaux

Ton père englouti sommeille ;

De ses os naît le corail,

De ses yeux naissent les perles.

Rien chez lui de corruptible ».

La Tempête de W. Shakespeare, traduit par Pierre Leyris

 

Hôtel Gallo Nero, magnifique résidence sise en Toscane. Mois de juillet, de nos jours.

La désobéissance d'Andreas Kuppler, Michel Goujon

Ecrit par Stéphane Bret , le Mardi, 26 Février 2013. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

La désobéissance d’Andreas Kuppler, février 2013, 205 p. 18 € . Ecrivain(s): Michel Goujon Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Comment la terreur issue d’une idéologie totalitaire telle que le nazisme s’implante-t-elle parmi les individus ? Par leurs silences et par la peur. Ce sont les thèmes majeurs abordés dans le roman de Michel Goujon La désobéissance d’Andreas Kuppler.

Andreas Kuppler est chroniqueur sportif dans un grand journal berlinois dirigé par Ralph Becker, patron de presse compétent, nazi militant et convaincu des bienfaits du régime. Il couvre en 1936 les Jeux Olympiques d’hiver de Garmisch-Partenkirchen, station de sports d’hiver à la mode en Allemagne. Il y trouve l’occasion de réfléchir sur l’état du couple qu’il forme avec Magdalena, femme conservatrice, réactionnaire et n’ayant pour seul but que la maternité, l’accroissement de la population du Reich, voulue par le Führer.

Andreas rencontre dans l’hôtel où il séjourne des journalistes américains. Ces contacts lui permettent de s’aérer l’esprit, de s’affranchir, même fugitivement, de la chape de plomb que fait peser le régime sur la vie culturelle allemande. Un soir, sur la piste de danse du bar de l’hôtel, il succombe aux charmes d’une jeune femme, Susanna Rosenberg, dont il apprendra plus tard le rôle actif dans l’aide à l’émigration des opposants allemands au nazisme…