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Héloïse D'Ormesson

Héloïse Le Fèvre d'Ormesson, née le 10 octobre 1962, est éditrice et a donné son nom à sa maison d'édition.

Elle est la fille de Jean d'Ormesson.

 


L'enfant de Calabre, Catherine Locandro

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 26 Janvier 2013. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

L'enfant de Calabre. Janvier 2013. 265 p. 18 € . Ecrivain(s): Catherine Locandro Edition: Héloïse D'Ormesson

Indochine, Diên Biên Phu. Année 1954. Deux jeunes hommes, Vitto Ivaldi et Matteo Lanfredi. Célibataires, même stature, même physique, même teint, le premier originaire de Calabre, le second de Sicile. Tous deux, légionnaires. Même affectation, 1/2e REI (Régiment Etranger d’Infanterie). L’un est caporal, l’autre soldat. Motif de leur engagement, la fuite du passé. Le premier a quitté sa famille, le second n’en a plus. Seul contact extérieur, leur marraine de guerre via des échanges épistolaires. Ils veillent l’un sur l’autre, en vrais frères. Non pas, par seul respect du Code d’honneur de la Légion étrangère, mais par esprit de fratrie, selon le principe de «la solidarité étroite qui doit unir les membres d'une même famille».

Leur environnement, une plaine abritant des rizières et des champs, traversée par une rivière, dénommée Nam Youn ; une piste d’avion ; à proximité pour certains, plus éloignés pour d’autres, des points d’appui (PA) portant des prénoms féminins ; les reliant, des tranchées. Tout autour, à plusieurs kilomètres, des collines boisées. Leurs journées s’écoulent, invariablement identiques, l’attente est longue, angoissante. « La routine des travaux de fortification le jour, avec ces points d’appui aux prénoms de femmes – Huguette, Isabelle, Béatrice, Claudine …- dont il fallait inlassablement consolider les abris et les positions de combat… Les tirs d’obus viets en pleine nuit… La peur au ventre, à chaque départ en mission, et cette odeur de mort qu’il ramenait avec lui, qui imprégnait ses vêtements et sa peau…[…] »

Nouvelles d'ados, Prix Clara, Collectif

Ecrit par Célia M. Grzegorska , le Samedi, 03 Novembre 2012. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Nouvelles

Nouvelle d’ados, Prix Clara, septembre 2012, 221 pages, 15 € Edition: Héloïse D'Ormesson

Il existe des ouvrages qui, à peine entr’ouverts, dessinent d’eux-mêmes des cartes nettes, des topographies très précises d’émotions que nous avions délaissées en feuilletant trop longuement les ouvrages universitaires ou les théories littéraires. Il suffit de se laisser guider pour en retrouver le chemin…

Dans ces nouvelles écrites par des adolescent(e)s, huit mondes ouvrent leurs portes et nous incitent à revoir notre vision de l’existence. Entre poésie des mondes imaginaires, discussions de fœtus avant leur naissance ou échange épistolaire à sens unique dans le Berlin occupé, le lecteur est happé dans une valse d’histoires diverses et variées.

Les jeunes plumes, âgées de 14 à 17 ans, nous content avant toute chose leur amour premier pour les lettres et leurs inspirations. Puis, suivant sur la pointe des pieds les traces de leurs aînés, nous entraînent dans leurs histoires où résonnent comme des échos lointains, Queneau, Wilde, Maurice Carême et Rimbaud. Les titres, dès leur découverte (Et après ?, Points de vue ; Le monde est couleur ; Mon Alban ; Les Playmobils ne jouent pas à cache-cache ; Vertige ; Esquisse pour un chaos d’encre et de sang ; Dans ma cité) provoquent la curiosité quant au message à délivrer.

Mais qu'est-ce que tu fais là, tout seul ? Pierre Szalowski (2ème recension)

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 19 Octobre 2012. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul ?, août 2012, 272 p. 19 € . Ecrivain(s): Pierre Szalowski Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Montréal, un soir de Noël. Martin Ladouceur, trente-six ans, divorcé, ancien mythique joueur des Canadiens, 200 buts au compteur, est de retour. Le succès hautain, la richesse désagréable, il débarque au prestigieux hôtel Saint-Régis, quasiment désert en ce soir de réveillon, avec sacs, manteaux, cintres et crosses. Le transfert n’a pas manqué de susciter les commentaires de la presse : « Si les supporters des Canadiens sont déçus de cette transaction qui fait revenir dans la ville un joueur qui y a semé le trouble, les bouchons de champagne ont dû sauter au Sex Paradisio, haut lieu de ses frasques, ainsi que dans les agences d’escortes. Durant les quatre prochains mois, leur chiffre d’affaires devrait tripler grâce à la seule présence de cet athlète qui a préféré dilapider son talent sur les pistes de dance que de l’exprimer sur la glace ».

L’accueil hôtelier, délicieusement réservé, est à la hauteur du personnage et de son passé : pas de filles, pas d’alcool, service ad minima. Après quelques propos échangés avec le groom, lecture des mots de bienvenue de l’entraîneur, rapidement déchirés et avalés par la cuvette des WC, un passage narcissique à la salle de bains et un grand coup de pied au sapin lumineux ornant sa chambre, Ladouceur quitte la suite de l’hôtel.

La vie contrariée de Louise, Corinne Royer

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 03 Août 2012. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

La vie contrariée de Louise, 2012, 231 p. 18 € . Ecrivain(s): Corinne Royer Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Années 2010. Chambon-sur-Lignon dans le département de Haute-Loire et la région d’Auvergne. James Nicholson, la quarantaine, de nationalité américaine, débarque au « One Toutou ». Son objectif, rencontrer Louise Sorlin, sa grand-mère. La rencontre n’aura pas lieu. Louise décède peu avant, à la résidence des Sycomores.

Il hérite de ses petites affaires, et notamment, d’un cahier rouge.

« Il caressa le cahier en murmurant : Louise est morte. Les mots du petit cahier rouge, il pourrait se résoudre à les entendre mais il ne pourrait pas les lire ».

Chaque soir, Nina, serveuse dans le petit hôtel, monte dans sa chambre pour lui en faire lecture. Le passé se reconstruit. Pièce après pièce, le puzzle prend forme. Le cahier rouge devient un trait d’union entre le passé et le présent. Les lieux n’ont pas changé. Les dernières protagonistes s’éteignent peu à peu à la résidence des Sycomores, et, avec leur décès, l’horizon de la vérité s’éloigne, le mystère s’épaissit.

Le contenu du silence, Lucia Etxebarria

Ecrit par Guy Donikian , le Vendredi, 06 Juillet 2012. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Le contenu du silence, juin 2012, 400 pages, 23 € . Ecrivain(s): Lucia Etxebarria Edition: Héloïse D'Ormesson

Gabriel vit à Londres. Sa vie semble toute tracée, puisqu’il a un bon job, et puisqu’il doit épouser Patricia, deux paramètres qui lui permettent de ne pas se poser les questions dérangeantes qu’un passé tourmenté ne peut que lui imposer. Mais cette vie volontairement étriquée va basculer quand Gabriel apprend que sa sœur, Cordelia, dont il n’a pas de nouvelles depuis dix ans, serait l’une des victimes d’un suicide collectif de la secte « Thule Solaris » à Ténérife. « Après dix années d’espoirs maladroits et obstinés, qui lui faisaient guetter en vain un coup de téléphone ou chercher dans la boîte une lettre jamais écrite, après dix années passées à chercher son visage à chaque fois qu’il retournait à Edimbourg », ainsi s’exprime-t-il quand il se remémore la longue absence de sa sœur.

Il quitte donc Londres et Patricia, sa fiancée, pour élucider ce qui s’est réellement passé. Commence alors une enquête qu’il va mener avec Héléna, l’amie de sa sœur. Et là, la rencontre sera déterminante pour lui. Héléna sera celle qui va lui permettre de mieux comprendre ce que fut la vie de sa sœur volontairement exilée sur l’île, mais aussi celle par qui la remise en question de sa vie professionnelle et amoureuse devient possible, celle grâce à qui il sera capable de mettre des mots sur ce qu’il tenait inconsciemment dans le flou :