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Héloïse D'Ormesson

Héloïse Le Fèvre d'Ormesson, née le 10 octobre 1962, est éditrice et a donné son nom à sa maison d'édition.

Elle est la fille de Jean d'Ormesson.

 


A l'encre russe, Tatiana de Rosnay

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 21 Mars 2013. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Iles britanniques, Roman

A l’encre russe, traduit de l’anglais Raymond Clarinard, 21 mars 2013, 349 p. 22 € . Ecrivain(s): Tatiana de Rosnay Edition: Héloïse D'Ormesson

 

« Par cinq brasses sous les eaux

Ton père englouti sommeille ;

De ses os naît le corail,

De ses yeux naissent les perles.

Rien chez lui de corruptible ».

La Tempête de W. Shakespeare, traduit par Pierre Leyris

 

Hôtel Gallo Nero, magnifique résidence sise en Toscane. Mois de juillet, de nos jours.

La désobéissance d'Andreas Kuppler, Michel Goujon

Ecrit par Stéphane Bret , le Mardi, 26 Février 2013. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

La désobéissance d’Andreas Kuppler, février 2013, 205 p. 18 € . Ecrivain(s): Michel Goujon Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Comment la terreur issue d’une idéologie totalitaire telle que le nazisme s’implante-t-elle parmi les individus ? Par leurs silences et par la peur. Ce sont les thèmes majeurs abordés dans le roman de Michel Goujon La désobéissance d’Andreas Kuppler.

Andreas Kuppler est chroniqueur sportif dans un grand journal berlinois dirigé par Ralph Becker, patron de presse compétent, nazi militant et convaincu des bienfaits du régime. Il couvre en 1936 les Jeux Olympiques d’hiver de Garmisch-Partenkirchen, station de sports d’hiver à la mode en Allemagne. Il y trouve l’occasion de réfléchir sur l’état du couple qu’il forme avec Magdalena, femme conservatrice, réactionnaire et n’ayant pour seul but que la maternité, l’accroissement de la population du Reich, voulue par le Führer.

Andreas rencontre dans l’hôtel où il séjourne des journalistes américains. Ces contacts lui permettent de s’aérer l’esprit, de s’affranchir, même fugitivement, de la chape de plomb que fait peser le régime sur la vie culturelle allemande. Un soir, sur la piste de danse du bar de l’hôtel, il succombe aux charmes d’une jeune femme, Susanna Rosenberg, dont il apprendra plus tard le rôle actif dans l’aide à l’émigration des opposants allemands au nazisme…

L'enfant de Calabre, Catherine Locandro

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 26 Janvier 2013. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

L'enfant de Calabre. Janvier 2013. 265 p. 18 € . Ecrivain(s): Catherine Locandro Edition: Héloïse D'Ormesson

Indochine, Diên Biên Phu. Année 1954. Deux jeunes hommes, Vitto Ivaldi et Matteo Lanfredi. Célibataires, même stature, même physique, même teint, le premier originaire de Calabre, le second de Sicile. Tous deux, légionnaires. Même affectation, 1/2e REI (Régiment Etranger d’Infanterie). L’un est caporal, l’autre soldat. Motif de leur engagement, la fuite du passé. Le premier a quitté sa famille, le second n’en a plus. Seul contact extérieur, leur marraine de guerre via des échanges épistolaires. Ils veillent l’un sur l’autre, en vrais frères. Non pas, par seul respect du Code d’honneur de la Légion étrangère, mais par esprit de fratrie, selon le principe de «la solidarité étroite qui doit unir les membres d'une même famille».

Leur environnement, une plaine abritant des rizières et des champs, traversée par une rivière, dénommée Nam Youn ; une piste d’avion ; à proximité pour certains, plus éloignés pour d’autres, des points d’appui (PA) portant des prénoms féminins ; les reliant, des tranchées. Tout autour, à plusieurs kilomètres, des collines boisées. Leurs journées s’écoulent, invariablement identiques, l’attente est longue, angoissante. « La routine des travaux de fortification le jour, avec ces points d’appui aux prénoms de femmes – Huguette, Isabelle, Béatrice, Claudine …- dont il fallait inlassablement consolider les abris et les positions de combat… Les tirs d’obus viets en pleine nuit… La peur au ventre, à chaque départ en mission, et cette odeur de mort qu’il ramenait avec lui, qui imprégnait ses vêtements et sa peau…[…] »

Nouvelles d'ados, Prix Clara, Collectif

Ecrit par Célia M. Grzegorska , le Samedi, 03 Novembre 2012. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Nouvelles

Nouvelle d’ados, Prix Clara, septembre 2012, 221 pages, 15 € Edition: Héloïse D'Ormesson

Il existe des ouvrages qui, à peine entr’ouverts, dessinent d’eux-mêmes des cartes nettes, des topographies très précises d’émotions que nous avions délaissées en feuilletant trop longuement les ouvrages universitaires ou les théories littéraires. Il suffit de se laisser guider pour en retrouver le chemin…

Dans ces nouvelles écrites par des adolescent(e)s, huit mondes ouvrent leurs portes et nous incitent à revoir notre vision de l’existence. Entre poésie des mondes imaginaires, discussions de fœtus avant leur naissance ou échange épistolaire à sens unique dans le Berlin occupé, le lecteur est happé dans une valse d’histoires diverses et variées.

Les jeunes plumes, âgées de 14 à 17 ans, nous content avant toute chose leur amour premier pour les lettres et leurs inspirations. Puis, suivant sur la pointe des pieds les traces de leurs aînés, nous entraînent dans leurs histoires où résonnent comme des échos lointains, Queneau, Wilde, Maurice Carême et Rimbaud. Les titres, dès leur découverte (Et après ?, Points de vue ; Le monde est couleur ; Mon Alban ; Les Playmobils ne jouent pas à cache-cache ; Vertige ; Esquisse pour un chaos d’encre et de sang ; Dans ma cité) provoquent la curiosité quant au message à délivrer.

Mais qu'est-ce que tu fais là, tout seul ? Pierre Szalowski (2ème recension)

Ecrit par Valérie Debieux , le Vendredi, 19 Octobre 2012. , dans Héloïse D'Ormesson, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul ?, août 2012, 272 p. 19 € . Ecrivain(s): Pierre Szalowski Edition: Héloïse D'Ormesson

 

Montréal, un soir de Noël. Martin Ladouceur, trente-six ans, divorcé, ancien mythique joueur des Canadiens, 200 buts au compteur, est de retour. Le succès hautain, la richesse désagréable, il débarque au prestigieux hôtel Saint-Régis, quasiment désert en ce soir de réveillon, avec sacs, manteaux, cintres et crosses. Le transfert n’a pas manqué de susciter les commentaires de la presse : « Si les supporters des Canadiens sont déçus de cette transaction qui fait revenir dans la ville un joueur qui y a semé le trouble, les bouchons de champagne ont dû sauter au Sex Paradisio, haut lieu de ses frasques, ainsi que dans les agences d’escortes. Durant les quatre prochains mois, leur chiffre d’affaires devrait tripler grâce à la seule présence de cet athlète qui a préféré dilapider son talent sur les pistes de dance que de l’exprimer sur la glace ».

L’accueil hôtelier, délicieusement réservé, est à la hauteur du personnage et de son passé : pas de filles, pas d’alcool, service ad minima. Après quelques propos échangés avec le groom, lecture des mots de bienvenue de l’entraîneur, rapidement déchirés et avalés par la cuvette des WC, un passage narcissique à la salle de bains et un grand coup de pied au sapin lumineux ornant sa chambre, Ladouceur quitte la suite de l’hôtel.