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Gallimard Jeunesse

Collection jeunesse de Gallimard

Terre-Dragon II. Le Chant du Fleuve, Erik L’Homme

Ecrit par Cathy Garcia , le Mardi, 05 Mai 2015. , dans Gallimard Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Terre-Dragon II. Le Chant du Fleuve, février 2015, 212 pages, 11,50 € . Ecrivain(s): Erik L’Homme Edition: Gallimard Jeunesse

 

Nous avions hâte de connaître la suite des aventures d’Aegir-Peau-d’Ours, ce jeune Dakan, évadé de chez les Naatfarirs qui voulaient en faire un esclave, de Sheylis-Mauvais-Œil, petite-fille de sorcière, elle-même détentrice de pouvoirs et apprentie de Gaan, le vieux sorcier qui avait pris les deux adolescents sous sa protection, sans oublier le jeune Doom le Scalde, c’est-à-dire poète joueur de luth, bien qu’il écorche encore un peu les oreilles de ses amis.

Nous les avions laissés au milieu du Fleuve de Métal, sur un bateau de pierre créé grâce à la magie de Gaan. Pourchassés pas Ishkar-Joue-Fendue, le guerrier Naatfarir, accompagné de son esclave Dakan et de Chakor le noir, un sorcier, ils doivent gagner au plus vite la ville de Kesh-La-Grande, où se trouve le palais du Roi-Dragon. Mais les obstacles seront ici encore très nombreux, voleurs, marais nauséabonds truffés de pièges et de dangers, et un puissant sort opéré par Sahr’sâ, un prêtre du Crâne qui détient toujours la jeune Naabin, a détruit toute la magie de la région, aussi Gaan et Sheylis ne peuvent plus compter sur elle pour les tirer d’affaire, et le vieux Gaan s’affaiblit de plus en plus.

Pages, mots, images, Quentin Blake

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Mardi, 10 Mars 2015. , dans Gallimard Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Pages, mots, images, octobre 2014, traduit de l’anglais par Marie Ollier, 216 pages, 25 € . Ecrivain(s): Quentin Blake Edition: Gallimard Jeunesse

 

Entrer dans l’univers de Quentin Blake c’est un peu comme de virevolter entre folie et poésie, dans un réel saugrenu où tout est juste à hauteur d’enfant et offrant « un miroir qui donne à voir, en les célébrant sous forme de dessins, tous ces petits moments de la vie qui font une grande part de son sel ; ces instants où l’on a plaisir à être, et qu’adultes et enfants peuvent savourer ensemble ».

Dans ce livre sur les livres, sur son métier, l’auteur-illustrateur raconte son parcours, dans une démarche de transmission à de jeunes artistes comme à ses lecteurs. Le ton est bonhomme, humble, souvent plein de malice, les conseils remarquables, l’œil et la plume amusés et prêts à tout moment à saisir sur le vif l’aspect drolatique des choses. On va de découverte en découverte, plongeant avec délices dans les anecdotes et récits, ainsi que dans les nombreuses illustrations proposées : esquisses, versions successives d’un même dessin, illustrations inédites ou rares. On retrouve Matilda, l’énorme Crocodile, Mister Fox, on batifole avec Tom et on court après des perroquets ou des gredins. On espère mettre la main sur des ouvrages épuisés ou non traduits, partir en excursion avec Mimi Artichaut ou éviter Mlle Casque-de-Fer. La bibliographie qui clôt l’ouvrage est tout simplement impressionnante…

Détectives de père en fils, tome 1, Rohan Gavin

Ecrit par Cathy Garcia , le Mardi, 13 Janvier 2015. , dans Gallimard Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Détectives de père en fils, tome 1, traduit de l’anglais par Anne Kriel, octobre 2014, 385 pages, 17,50 € . Ecrivain(s): Rohan Gavin Edition: Gallimard Jeunesse

 

Plutôt prenante cette enquête et très british – pour cause l’auteur est anglais, elle se déroule d’ailleurs dans la ville de Londres et alentour. Élémentaire mon cher Watson ! (réplique du film Le Retour de Sherlock Holmes, 1929).

Des enfants surdoués à faire peur, du suspense, de l’humour, des frissons, de la magie noire, une bonne dose de psychologie et de pathos familial, une touche d’excentricité, une pincée de Scotland Yard et quelques véritables cadavres, le tout sur un ton suffisamment léger pour que le livre soit recommandé à partir de 10 ans, cependant 12 me paraît plus raisonnable. L’enquête dure tout de même 380 pages, avec un foisonnement de détails et des longueurs qui peuvent décourager de jeunes lecteurs. Il y manque peut-être un peu de densité donc et le costume en tweed peut ne pas plaire à tout le monde, mais la lecture est toutefois agréable et on a toujours envie de connaître la suite, preuve que la mayonnaise a pris.

Contes de Grimm, Philip Pullman

Ecrit par Cathy Garcia , le Mercredi, 17 Décembre 2014. , dans Gallimard Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Contes, Jeunesse

Contes de Grimm, octobre 2014, traduit de l’anglais par Jean Esch, images de Shaun Tan, 496 pages, 35 € . Ecrivain(s): Philip Pullman Edition: Gallimard Jeunesse

 

Quel superbe ouvrage, se dit-on aussitôt que l’on a cette « bible » entre les mains, bible par son format et son épaisseur mais aussi par la sensation que l’on tient entre les mains un livre sacré. La beauté des œuvres qui l’illustrent y est pour beaucoup. L’artiste Shaun Tan s’est pour cela inspiré des sculptures de pierre des Inuits et de statuettes en terre de l’art précolombien. Tout art traditionnel sachant insuffler pouvoir et magie à des matériaux à la fois bruts comme la pierre et la terre, et comme le sont les innombrables contes, ici recueillis par les frères Grimm et donc puisés au terreau de l’imaginaire européen, taillés dans le roc de l’imaginaire collectif universel et polis au cours des siècles de mains en mains et de bouche en bouche. Ici on en retrouve cinquante, des plus célèbres aux plus méconnus, dont Philippe Pullman s’est emparé pour les faire passer par sa propre langue, l’Anglais donc, puis retranscrits pour nous en Français par Jean Esch, qui a conservé au plus près les couleurs et le ton particuliers de l’auteur.

Je m’appelle Mina, David Almond

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 10 Novembre 2014. , dans Gallimard Jeunesse, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Jeunesse

Je m’appelle Mina, Folio Junior, mai 2014, traduit de l’anglais par Diane Ménard, 318 pages, 7 € . Ecrivain(s): David Almond Edition: Gallimard Jeunesse

 

 

Je m’appelle Mina est un véritable petit joyau, d’une rare luminosité, précieux dans sa sensibilité, sa justesse, la délicatesse, avec lequel il aborde des sujets difficiles comme la mort, le deuil, la différence, la difficulté d’être, la peur des autres, la tentation du suicide ; des sujets sombres et pourtant ce livre est illuminé de l’intérieur, habité d’une joie profonde. Il offre à travers le prisme – et quel prisme ! – des pensées de Mina, un merveilleux hommage à ce qui fait de nous des êtres véritablement humains : le questionnement, la beauté de la vie et de tout être vivant, l’amour, l’amitié, l’imagination, le sens poétique, le goût de l’aventure et de la liberté, la quête d’identité, l’authenticité et la force de surmonter ses peurs.