Identification

Flammarion

Le groupe Flammarion est le quatrième groupe d'édition français et comprend plusieurs maisons d'édition dont celle qui a donné son nom au groupe, fondée en 1876. Le groupe comprend également des entreprises de distributionvente et impression.

Il appartient depuis 2000 au groupeitalien RCS MediaGroup et son PDG est depuis cette date Teresa Cremisi.


Peine perdue, Olivier Adam

Ecrit par Marc Ossorguine , le Mercredi, 10 Septembre 2014. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Peine perdue, août 2014, 416 pages, 21,50 € . Ecrivain(s): Olivier Adam Edition: Flammarion

Avec Peine perdue, Olivier Adam nous emmène dans une ronde où les personnages et les voix vont se succéder, se lier, s’éclaircir mutuellement au fil des pages. Nous découvrons ainsi une bonne vingtaine d’acteurs de la vie d’une commune côtière, quelque part du côté de Nice. Il ne s’y passe pas grand-chose, entre les magouilles du gros entrepreneur local et « son » équipe de foot, avec une activité touristique convoitée par les requins voisins.

Il suffira d’un gros coup de mer pour que la côte soit pendant quelques jours dévastée et que des vies qui semblaient n’attendre que cela basculent et que se mettent à jour toute la peine perdue à les construire, à essayer au moins de les sauver du désastre, si ce n’est en faire de grands destins.

Il y a Antoine, le footballeur parfois brillant et surtout incontrôlable (qui n’est pas sans rappeler le personnage de Patrick Dewaere dans Coup de tête, le film de Jean-Jacques Annaud), Pérez l’entrepreneur combinard plein aux as, Grindel, le flic pas très doué, désabusé et débordé par les évènements, Paul et Hélène, le couple âgé qui essaye d’en finir, une jeune femme anonyme et inconnue qui semble vouloir échapper au monde, une équipe de foot « petit poucet » qui doit se préparer à affronter la grande équipe de Nantes en Coupe de France…

Alger, ombres et lumières, Alain Vircondelet

Ecrit par David Campisi , le Jeudi, 04 Septembre 2014. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie

Alger, ombres et lumières, avril 2014, 224 pages, 18 € . Ecrivain(s): Alain Vircondelet Edition: Flammarion

 

Il faut imaginer. Imaginer le petit matin et le clapotis humide de l’eau sur le navire tandis qu’apparaissent enfin les côtes et la ville qui surgit de l’horizon, de la ligne bleue, et s’impose dans son immense lumière qui avale le monde. Un surgissement merveilleux de plages, de jasmin et de lauriers roses fleuris qui exhalent leur parfum sucré.

Imaginer, encore, la clarté immaculée et blanche d’énormes villas flanquées sur les hauteurs et qui contemplent la mer sous la lumière qui inonde les squares, les places, le port, les façades.

Alger la flamboyante. Ses maisons cubiques dégringolent jusqu’au front de mer, partent à l’assaut des collines. Alger la mystérieuse, auréolée de secrets et de fantômes. Alger, éclat de lumière surgi de la mer, un écrin blanc lové dans sa baie. Alger et ses maisons qui se calent les unes contre les autres dans un dédale, comme un escalier géant, serpentée de venelles qui laissent présager des intérieurs somptueux, des cours entièrement carrelées de faïence.

L’écrivain national, Serge Joncour

Ecrit par Laurence Biava , le Mercredi, 27 Août 2014. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

L’écrivain national, août 2014, 386 pages, 21 € . Ecrivain(s): Serge Joncour Edition: Flammarion

 

De l’invention de nos vies

C’est un roman époustouflant, très tenu, incontestablement maîtrisé de bout en bout. On a la vague impression qu’il est à lire au premier degré. En tout cas, il mêle tous les genres, c’est sans doute la raison pour laquelle il ne s’essouffle jamais : en instillant une sorte d’intrigue, il se fait d’abord roman à suspense – il comporte quelques moments angoissants ! –, puis roman d’amour. Est-il auto-fictif ? (a priori ?), il raconte l’histoire d’un écrivain qui sort de son cadre et c’est assez fascinant de voir à quel point cet écrivain est tenté par autre chose que l’écriture proprement dite !

Le jour où il arrive en résidence d’écriture pour un mois dans une petite ville du centre de la France (le Morvan), Serge – c’est le nom du narrateur – découvre dans la gazette locale qu’un certain Commodore, vétéran du Vietnam et maraîcher à la retraite, filou, trafiquant, que l’on dit richissime, a disparu sans laisser de traces, au moment où il avait donné son accord à des industriels pour la construction d’une usine à bois (détail important). Les soupçons – plus que des soupçons d’ailleurs – se portent sur deux jeunes néo-ruraux venus d’Europe de l’Est, Aurélik et Dora, locataires du Commodore, chez qui on retrouve des sommes improbables.

Une année qui commence bien, Dominique Noguez

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 19 Juin 2014. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

Une année qui commence bien, 2013, 383 pages, 20 € . Ecrivain(s): Dominique Noguez Edition: Flammarion

 

Parler de soi. C’est-à-dire parler d’un amour impossible. Amour construit non « par des réalités » mais « par des manques ». Non par « des plaisirs » mais par « des désirs ». Restituer les grandes et farouches et douloureuses lueurs d’un amour déçu, vécu dans l’absence de partage, dans l’idéalisation, dans l’espoir sans cesse recommencé, qui finit par se confondre avec les minutes, avec la façon qu’elles ont de passer, au travers de soi, arrachant des bouts de rien, des bouts de rêves, des bouts de tout.

Espoir que tout change et que la clairière brûlée (étendue intérieure, mais qui finit par épouser de ses contours sans contours l’ensemble du visible, de ce en quoi l’on est amené à vivre) à laquelle nous soumet l’autre idéalisé et aimé laisse place à une douce brume d’abandon de soi, de véritable vie à deux, fût-elle le fait d’un seul instant.

Les dernières nouvelles du martin-pêcheur, Bernard Chambaz

Ecrit par Zone Critique , le Vendredi, 13 Juin 2014. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Les dernières nouvelles du martin-pêcheur, janvier 2014, 19 € . Ecrivain(s): Bernard Chambaz Edition: Flammarion

 

La cause littéraire vous présente aujourd'hui un nouvel article de son partenaire Zone Critique

 

Eté 2011, Bernard Chambaz enfourche son vélo pour traverser les Etats-Unis d’Est en Ouest. Un voyage raconté à l’aide de sa mémoire dans son dernier livre : « je suis parti avec l’idée que la traversée n’avait un sens réel que si j’en faisais ce livre ». 5000 km retracés dans Les dernières nouvelles du martin-pêcheur. Un oiseau plus que symbolique pour l’écrivain… Rencontre.

15 Janvier 2014

L’oiseau, cet « être joyeux » avec lequel Bernard Chambaz avoue avoir un « lien fort ». Le martin-pêcheur qui renvoie inévitablement au prénom de son fils Martin, disparu il y a plus de 20 ans, laissant le couple « orphanos ». Orphanos, ceux qui ont perdu un enfant. Une traversée où l’écrivain se souvient de son fils, tantôt respirant dans l’herbe le sourire bagué, tantôt en train de pédaler comme lui. Le vélo appelé « kingfisher » dans le roman, c’est « sa drogue douce » avoue l’écrivain : « cela produit des endorphines qui tendent à rendre heureux ». Une transcendance qui l’aide à rejoindre Martin.