Identification

Flammarion

Le groupe Flammarion est le quatrième groupe d'édition français et comprend plusieurs maisons d'édition dont celle qui a donné son nom au groupe, fondée en 1876. Le groupe comprend également des entreprises de distributionvente et impression.

Il appartient depuis 2000 au groupeitalien RCS MediaGroup et son PDG est depuis cette date Teresa Cremisi.


Gloria, Pascale Kramer

Ecrit par Theo Ananissoh , le Lundi, 13 Mai 2013. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Gloria, janvier 2013, 154 pages, 17 € . Ecrivain(s): Pascale Kramer Edition: Flammarion

 

On aimerait multiplier les citations ; ce dont il s’agit se comprendrait sans doute mieux. C’est un roman tout en descriptions minutieuses, délicates, précises ; description des êtres, des choses, des lieux, de l’âme. Au point que les dialogues y semblent presque accessoires – d’ailleurs, ces quelques paroles qu’échangent les personnages ne sont pas typographiquement signalées.

« Ses mains reposaient à plat sur ses genoux tout en os tendus de peau translucide et nue malgré le froid dehors. Un roulement de skateboard s’acharnait à se fracasser sur les mêmes quatre marches du perron. C’est toujours comme ça, du bruit, du bruit, du bruit, se plaignit-elle en agitant sa main en éventail. Les petites billes gris-bleu, au fond des orbites légèrement ombrées, perçaient d’ironie la rondeur de son visage ».

« Ses joues s’étaient colorées, ainsi que les ailes délicates de son nez et le bord transparent de ses paupières où se diluaient de fines veines bleues ».

Deux vies valent mieux qu'une, Jean-Marc Roberts

Ecrit par Laurence Biava , le Mercredi, 08 Mai 2013. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie, Récits

Deux vies valent mieux qu’une, mars 2013. 105 p. 13 € . Ecrivain(s): Jean-Marc Roberts Edition: Flammarion

 

 

Si  nous sommes vivants, alors, qui est mort ? Allen Ginsberg

 

Dans ce 24ème opus qui est un récit autobiographique dédié à son plus jeune fils, Jean-Marc Roberts fait le récit de deux « morceaux » de sa vie : celui de sa récente maladie, dont il met alternativement en scène les saisons, et intimement associé à elle, le souvenir de quatre étés passés en Calabre, adolescent. Il évoque son oncle qui l’élèvera en partie. Amalia et Mariella, ses deux premiers amours de jeunesse, les plongeons du haut des rochers, les serres aux roses, le tableau du salon au Palazzo Rosa. Autant de moments que l’on pourrait croire perdus à jamais, relégués au passé mais que la littérature, bien plus encore que la mémoire, sait rendre impérissables.

L’auteur rend alors ce lointain passé terriblement vivant. Jean-Marc Roberts signe un livre -le dernier- pudique, insolent, drôle, optimiste, d'une sincérité désarmante à vous fendre le cœur.

Configuration du dernier rivage, Michel Houellebecq

Ecrit par Christine Bini , le Mardi, 23 Avril 2013. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Poésie

Configuration du dernier rivage, avril 2013, 100 pages, 15 € . Ecrivain(s): Michel Houellebecq Edition: Flammarion

 

 

Fascination. Presque le bon mot : fascination. Celle qui nous pousse à lire et relire des poèmes à peu près plats, sans fulgurance, bien cadencés, certes, mais en rien géniaux. Houellebecq. Fascinant. On reconnaît dans les poèmes de Configuration du dernier rivage le même ton que dans les romans, le même balancement. Parfois, comme la phrase dans les romans, le poème s’achève sur une constatation qui nous gifle comme une évidence : « Atteindre le bonheur immobile et cyclique de la répétition », ou encore « La nuit qui n’aura pas d’aurore ». Difficile de dire s’il s’agit de poésie, mais il y a sans aucun doute une « poétique » houellebecquienne, qui puise au plus profond de la tradition – octosyllabe, alexandrin à la Aragon, déploration – et de la modernité récente ou immédiate, que d’aucuns qualifient de postmodernité – « la face B de l’existence », « j’ai pour seul compagnon un compteur électrique ».

Le bonheur commence maintenant, Thomas Raphaël

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 27 Mars 2013. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Le bonheur commence maintenant, 27 mars 2013, 528 pages, 19,90 € . Ecrivain(s): Thomas Raphaël Edition: Flammarion

 

Après le succès de son premier ouvrage, La vie commence à 20h10, Thomas Raphaël revient en force avec un nouvel opus pour le plaisir et la joie de ses lecteurs ! L’ennui n’est pas au rendez-vous ! Tous les ingrédients nécessaires sont réunis pour un succès garanti, et les lecteurs seront séduits par cette histoire haute en couleurs, vive et rythmée. Au milieu d’un dédale de sentiments, les personnages, à la fois déterminés et empreints de pugnacité, font montre d’audace, et il en faut pour réaliser ses rêves.

En cette histoire, trois protagonistes, trois colocataires. Sophie, Julien et Mélanie. Sophie n’aurait certainement jamais rejoint le duo, si Marc ne l’avait pas lâchée au dernier moment, le jour même de leur départ prévu pour Princeton. Le destin l’aiguille alors vers une nouvelle vie. Julien, neveu de Marc, mène une vie d’étudiant heureuse et paisible jusqu’au jour où il croise le chemin de son professeur : le cours de son existence se modifie et emprunte des sentes inespérées. Mélanie, pour sa part, se bat depuis des années pour obtenir un contrat CDI en journalisme. Mais, c’est sans compter sur Rebecca, sa meilleure amie, qui n’hésitera pas à la trahir en lui volant le sujet de son article, afin de lui prendre sa place. Mélanie décide alors de s’engager auprès d’une maison de production et y mène une enquête sulfureuse avec le secret espoir de signer enfin le contrat tant attendu.

L'été slovène, Clément Bénech

Ecrit par Valérie Debieux , le Mercredi, 27 Mars 2013. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

L’été slovène, 27 mars 2013, 127 pages, 14 € . Ecrivain(s): Clément Bénech Edition: Flammarion

 

« Ich ruf zu Dir, Herr Jesu Christ (BWV 639) » - Bach

 

De nos jours, en été. Un jeune couple débarque en Slovénie. A Bled. « Je Bled coupable », dit le narrateur, le ton hâbleur. Éléna, sa bien-aimée, le suit, guide en main – sans guide, elle est désorientée. Les jeunes tourtereaux se laissent vivre, au jour le jour, et font l’amour, dans les prés, ici ou ailleurs, à même fréquence que le slogan « Justin Bridou ». Ils logent tantôt chez l’habitant, tantôt à l’hôtel.

Main dans la main, au fil des jours, ils découvrent que les slovènes n’ont pas d’heure pour les repas et les amoureux s’amusent des bonnets de bain gaufrés à sangle, nagent dans le lac, se prélassent au soleil, profitent des brocantes et d’un concert donné en plein air avec « un duo de piano et alto dont le répertoire alliait de grosses légumes du classique et quelques noms inconnus, slovènes pour la plupart ».