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Flammarion

Le groupe Flammarion est le quatrième groupe d'édition français et comprend plusieurs maisons d'édition dont celle qui a donné son nom au groupe, fondée en 1876. Le groupe comprend également des entreprises de distributionvente et impression.

Il appartient depuis 2000 au groupeitalien RCS MediaGroup et son PDG est depuis cette date Teresa Cremisi.


Un nouveau monde, Poésies en France 1960-2010, un passage anthologique, Yves di Manno & Isabelle Garron

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mardi, 06 Juin 2017. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie, Anthologie

Un nouveau monde, Poésies en France 1960-2010, un passage anthologique, février 2017, 1504 pages, 39 € . Ecrivain(s): Yves di Manno & Isabelle Garron Edition: Flammarion

 

Indispensable anthologie, qui vient combler « une étrange lacune et propose pour la première fois un large panorama des écritures de poésie en France depuis 1960, tenant compte de leur remarquable diversité ».

« D’abord conçu comme une anthologie regroupant plus d’une centaine d’auteurs, [ce livre] offre aussi un récit chronologique accompagné de notices détaillées » et d’une « bibliographie générale » fort bien faite.

« Ce volume est […] un acte. Il est l’impossible, l’horrible travail que nous savons. Il pointe un manque de retour général sur ce qui a lieu depuis cinquante ans, sur ce qui se poursuit et se déroule dans le champ de cet art qu’est l’écriture de poésie ».

Un manque de « retour général » ? « Si ce volume tente […] quelque chose, c’est l’approche d’un territoire encore mal défriché dans la somme de ses possibles. Il répond au désir de conduire le lecteur vers ce que la poésie désigne, investissant un lieu de parole où le sens est repoussé aux limites de sa connaissance ».

Ecrits sur la poésie, Jean-Paul Michel

Ecrit par Patryck Froissart , le Jeudi, 04 Mai 2017. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Poésie

Ecrits sur la poésie, 312 pages, 20 € . Ecrivain(s): Jean-Paul Michel Edition: Flammarion

 

Voici un ouvrage qui devrait faire référence pour quiconque s’intéresse à la poésie en particulier et à la création en général. Jean-Paul Michel, poète, critique, s’interroge, est interrogé, et interroge dans une suite d’entretiens, de correspondances, de retours sur son œuvre, et de réflexions critiques, sociologiques, philosophiques sur l’art, les artistes, les œuvres artistiques.

L’ouvrage est divisé en huit périodes de la vie littéraire de l’auteur.

1/ Ecrits sur la poésie (1981-1992)

En préambule : qu’est-ce donc qu’un grand livre ? Citant quelques poètes, écrivains, philosophes, l’auteur prend pour exemple Hölderlin dont le nom revient mille et une fois dans le cours de ces Ecrits sur la poésie, et énonce un premier postulat : « Un grand livre se connaît à ceci, hélas : il fait mal ».

Mais pour en arriver à une lecture qui fasse mal, explique Jean-Paul Michel dans une lettre à Robert Bréchon, le travail de l’écriture devra avoir été, d’une évidente nécessité, toute de violence et de souffrance pour l’écrivain.

Il se passe quelque chose, Jérôme Ferrari

Ecrit par Emmanuelle Caminade , le Samedi, 11 Mars 2017. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Il se passe quelque chose, mars 2017, 160 pages, 12 € . Ecrivain(s): Jérôme Ferrari Edition: Flammarion

 

Sous le titre Il se passe quelque chose, les éditions Flammarion publient fort opportunément les vingt-deux chroniques hebdomadaires que Jérôme Ferrari écrivit pour le journal La Croix après l’attentat contre Charlie Hebdo, et pendant près de six mois, du 27 janvier au 4 juillet 2016.

On entrait à l’époque dans une ère terrifiante où la peur et le ressentiment, l’intolérance et la haine, l’emportaient sur la raison, les media et la classe politique ne faisant qu’attiser plus ou moins délibérément ces passions. Et si cet auteur plutôt discret accepta de s’exprimer publiquement, c’est que « pour la première fois depuis bien longtemps » il se sentait à nouveau « douloureusement concerné par des questions politiques » :

« Se taire quand on a le privilège, mérité ou pas, de pouvoir s’exprimer, devient une faute ; plus qu’une faute même : une obscénité ».

Les bios (très) interdites, Vincent Dedienne

Ecrit par Arnaud Genon , le Lundi, 23 Janvier 2017. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie

Les bios (très) interdites, novembre 2016, 240 pages, 17€ . Ecrivain(s): Vincent Dedienne Edition: Flammarion

 

L’art de la dérision

Vincent Dedienne est une des figures montantes de l’humour français. Révélé en 2013 au Montreux Comedy Casting, il devient, de septembre 2014 à juin 2016, le biographe non officiel des invités du Supplément, émission dominicale diffusée sur Canal plus. Les bios (très) interdites, que publient les éditions Flammarion, réunit les meilleurs textes dans lesquels le comédien réécrit les vies d’une petite centaine d’hommes et femmes politiques, d’artistes et autres personnalités qui se sont succédé sur le plateau dirigé par Maïtena Biraben puis par Ali Badou.

Sa plume, Vincent Dedienne la trempe tour à tour dans de l’acide, de la ouate ou de l’absurde – encre décalée et quelque peu surréaliste. Les rires et sourires qu’il provoque savent être tendres et émouvants, comme dans la biographie de Christiane Taubira ou mordants et décapants comme dans celle qu’il consacre à Florian Philippot, vice-président du Front National : « Votre actualité, Florian, quelle est-elle, à part de me faire passer un moment pénible ? »

Agatha Christie, le chapitre disparu, Brigitte Kernel

Ecrit par Valérie Debieux , le Jeudi, 06 Octobre 2016. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Agatha Christie, le chapitre disparu, janvier 2016, 263 pages, 18 € . Ecrivain(s): Brigitte Kernel Edition: Flammarion

« Ce qui est étrange quand on regarde le passé, c’est que, si l’on se souvient fort bien de la façon dont les choses sont survenues, on oublie comment elles ont cessé »,

Agatha Christie

 

Le 3 décembre 1926, Agatha Christie se volatilise de son domicile. Au volant de sa Morris Cowley, elle prend la fuite après avoir appris l’infidélité de son mari, alors même qu’elle se trouvait encore profondément affectée par le décès de sa mère tant aimée : « Fuir ce monde, rejoindre Newlands Corner, abandonner mes forces, mon passé, mon futur dans l’étang de Silent Pool. […] Habitée par l’insupportable image du couple formé par Archie et cette Nancy Neele, je poursuivis mon chemin. Respirer devenait difficile, je haletais en raidissant mon corps. […] Hébétée, je quittai mon siège et claquai la portière. J’avançai à petits pas dans la brume et, enfin, découvris l’étendue sombre de Silent Pool. […] Quand je me réveillai, mes mâchoires tapaient l’une contre l’autre. J’étais finie, je n’avais plus qu’à attendre la mort, elle se déroulerait non comme je l’avais planifiée, dans les eaux sombres de Silent Pool, mais sur cette route, vers le lieu-dit de Newlands Corner. A moins quinze degrés, le corps humain ne tient pas longtemps. Le froid serait mon assassin ».