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Flammarion

Le groupe Flammarion est le quatrième groupe d'édition français et comprend plusieurs maisons d'édition dont celle qui a donné son nom au groupe, fondée en 1876. Le groupe comprend également des entreprises de distributionvente et impression.

Il appartient depuis 2000 au groupeitalien RCS MediaGroup et son PDG est depuis cette date Teresa Cremisi.


En face, Pierre Demarty (2ème article)

Ecrit par Cathy Garcia , le Mardi, 20 Janvier 2015. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

En face, août 2014, 192 pages, 17 € . Ecrivain(s): Pierre Demarty Edition: Flammarion

 

« Ils imaginèrent que tout homme est deux hommes et que le véritable est l’autre », Jorge Luis Borges

 

Bizarre ce roman, kafkaïen certes, à la fois un portrait pathétique de la vie banale et incolore, « une vie en somme. Plus commune qu’une fosse. Qui songerait à y jeter sa pierre ? » d’un couple citadin plutôt aisé et un dérapage surréaliste. Une alternance de passages vifs à l’humour caustique et percutant et de longueurs un peu mornes, alors que l’auteur – ou devrais-je dire le narrateur ? – qui en est sans aucun doute l’alter ego, est pourtant du genre bavard. Parfois trop, ce qui alourdit le récit. Aussi bavard donc que le personnage principal de cette histoire bizarre va devenir mutique. Le narrateur lui n’a rien à voir avec l’histoire finalement, si ce n’est d’être celui que son antihéros, Jean Nochez, va rencontrer – et rencontrer déjà est un bien grand mot –, disons côtoyer au Bar des Indociles Heureux, un de ces petits bars qui ne brillent pas par leur cachet, mais ont l’allure cependant de phare dans la nuit où viennent s’échouer des types en rade ou à la dérive, ce qui revient au même.

Les hommes préfèrent les hommes, Brigitte Fontaine

Ecrit par Marc Ossorguine , le Mercredi, 07 Janvier 2015. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

Les hommes préfèrent les hommes, novembre 2014, 144 pages, 17 € . Ecrivain(s): Brigitte Fontaine Edition: Flammarion

 

Au début de sa carrière dans la chanson, il y eut un titre qui, avec le recul, peut passer pour une déclaration d’intention, voire un projet artistique, un de ses premiers albums (à l’époque du vinyle) s’intitulant Brigitte Fontaine est… folle ! Les albums suivants affirmèrent, en compagnie d’Areski et de quelques autres (dont un certain Jacques Higelin), une certaine marginalité, et un style qui ne ressemblait qu’à elle. Explorant de nouvelles tonalités à chaque nouvel album, comme Comme à la radio enregistré avec l’Art Ensemble of Chicago, ne se pliant guère au format de la diffusion radiophonique. Cela n’empêchera pas vraiment le succès et les albums puis les livres – avec un premier titre, Chroniques du bonheur aux édition des femmes publié en parallèle à l’album Le bonheur (1975) – se succéderont, à la fois en marge et très dans l’air du temps. La chanteuse et graphomane, comme elle se désigne elle-même dans son premier livre, poursuit une carrière dans un monde où elle fait figure de « déjantée », même si le terme n’est pas encore d’un usage courant, dont le monde reste étranger à certains (alors lycéen puis étudiant, je me souviens avoir laissé bien des amis sceptiques et peu convaincus, même parmi ceux qui aimaient beaucoup Higelin, par exemple).

Les inoubliables, Jean-Marc Parisis (2ème article publié)

Ecrit par Laurence Biava , le Jeudi, 27 Novembre 2014. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Les inoubliables, septembre 2014, 232 pages, 18 € . Ecrivain(s): Jean-Marc Parisis Edition: Flammarion

 

IN MEMORIAM

 

Les Inoubliables est un récit historique exceptionnel. Il retrace la déportation d’une famille juive dans un petit village de Dordogne en mars 1944. D’après des témoignages, l’auteur restitue la vie de la commune durant les années de guerre jusqu’à la rafle qui, outre la déportation de 25 femmes et enfants juifs, coûtera la vie à dix hommes et deux adolescents liés à la Résistance.

Jean-Marc Parisis trouve une photo qui l’émeut : cinq frères et sœurs, les enfants Schenkel, déportés sans retour en mars 1944, depuis son paisible village d’enfance, La Bachellerie, vers Auschwitz-Birkenau. C’est dans ce village de Dordogne qu’enfant puis adolescent, Jean-Marc Parisis passait ses vacances, avec son frère et sa sœur, dans la maison de ses grands-parents paternels.

Les inoubliables, Jean-Marc Parisis

Ecrit par Arnaud Genon , le Vendredi, 14 Novembre 2014. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Récits

Les inoubliables, septembre 2014, 240 pages, 18 € . Ecrivain(s): Jean-Marc Parisis Edition: Flammarion

 

Le livre de la mémoire

La Bachellerie, c’est le petit village de Dordogne où Jean-Marc Parisis passa ses vacances, dans la maison de ses grands-parents, alors qu’il n’était encore qu’un enfant. Il en garde un souvenir précis, heureux, lié aux éléments du paysage, à « une érotique […] purement géographique ». Une véritable image d’Epinal que vient ternir une photo trouvée un peu par hasard par l’auteur, alors qu’il cherchait des clichés pris dans « l’enceinte du Vel d’Hiv lors de la rafle de juillet 1942 ». Cette photo, c’est celle réunissant Isaac, Cécile, Jacques, Maurice et Alfred Schenkel, arrêtés avec leur mère Esther à la Bachellerie et déportés vers Auschwitz le 13 avril 1944 après l’exécution de leur père Nathan. Ils avaient fui Strasbourg comme beaucoup de familles juives pour se réfugier en Dordogne…

C’est donc à la Bachellerie que les destins de Jean-Marc Parisis et de ces enfants se croisent. Ils ont vu le même village, la même boulangerie, la même église, les mêmes collines… Ils ont eu le même âge au même endroit, même si les enfants ont été assassinés dix-huit ans avant la naissance de l’écrivain.

En Face, Pierre Demarty

Ecrit par Jeanne de Bascher , le Mercredi, 22 Octobre 2014. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

En Face, août 2014, 192 pages 17 € . Ecrivain(s): Pierre Demarty Edition: Flammarion

 

Prenez la vie en pleine face !

Et si vous décidiez de mener votre vie autrement ? Prenez le cas Jean Nochez. Marié deux enfants, il décide un jour, sans raison apparente, de tout plaquer pour aller vivre… en face de chez lui. Pas besoin de gagner au loto ou d’une crise de la quarantaine, lisez En face, le premier roman très remarqué de Pierre Demarty.

Prénom : Ferdinand. Profession : pilier de bar aux Indéciles heureux, bistrot de quartier à la « faïence orangée, à l’éclairage à la minuterie ». Hobby : narrateur de l’histoire. Signe distinctif : au comptoir, boit à côté de Jean Nochez, l’homme le plus insignifiant au monde.

Nochez vit heureux avec sa femme, ses enfants et sa vie ordinaire. Jusqu’au jour où il décide de disparaître, et sans rien dire, il s’installe dans l’appartement en face. Comme James Stewart dans Fenêtre sur cour, il observe le monde, il guette la vie qui continue sans lui. Ferdinand est fasciné. Pourquoi cet homme veut-il tout à coup disparaître ? Pourquoi s’exiler de sa propre vie ? Le narrateur invente alors une histoire à celui qui n’en n’a pas.