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Flammarion

Le groupe Flammarion est le quatrième groupe d'édition français et comprend plusieurs maisons d'édition dont celle qui a donné son nom au groupe, fondée en 1876. Le groupe comprend également des entreprises de distributionvente et impression.

Il appartient depuis 2000 au groupeitalien RCS MediaGroup et son PDG est depuis cette date Teresa Cremisi.


Quand sort la recluse, Fred Vargas

Ecrit par Sylvie Ferrando , le Mardi, 11 Juillet 2017. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Roman

Quand sort la recluse, mai 2017, 478 pages, 21 € . Ecrivain(s): Fred Vargas Edition: Flammarion

Le propre d’un roman policier, c’est de résoudre un problème, tout comme le fait, dans un autre registre, la catharsis grecque, qui permet de faire ressentir la terreur et la pitié chez le lecteur. On trouve l’ensemble de ces leviers dans les livres de Fred Vargas. Toutefois, si le roman policier est bien le récit de la résolution symbolique, ce n’est en général pas –ou peu- le lieu du savoir. Or, chez Fred Vargas, on en apprend toujours un peu : sur la peste dans Pars vite et reviens tard (2001), sur les araignées dans Quand sort la recluse. Ancienne archéo-zoologue, l’auteure nous fait profiter de son aptitude à défricher les champs du savoir et donne à ses intrigues une coloration scientifique.

Comme toujours dans les romans de Fred Vargas, le scénario est complexe, à la limite du concevable ou du plausible. Plusieurs affaires sont encastrées, liées ou non par les hasards de la vie et mises en relation –ou non- par les cheminements rigoureux de l’enquête.

Comme toujours dans les romans de Fred Vargas, on apprécie l’acuité des dialogues entre les personnages, répliques teintées d’humour, voire d’humour noir –selon la tradition propre au roman policier, les enquêteurs sont des êtres désabusés et côtoient souvent le plus grand désespoir. Ainsi, la conversation entre le commissaire Adamsberg, héros récurrent de Vargas, et l’un des scientifiques qu’il rencontre :

Polonaise, Emmanuel Moses

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Jeudi, 29 Juin 2017. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie

Polonaise, avril 2017, 125 pages, 16 € . Ecrivain(s): Emmanuel Moses Edition: Flammarion

 

« Je voulais écrire un poème mais il était trop tôt. Il fallait que j’entende encore quelques bribes de conversations, des conversations de femmes et des conversations de famille, bavardages d’enfants, bavardages de grands-parents, bavardages de parents. Il fallait que j’entende le vent du soir, les rires qui éclatent le soir, le cliquetis des premiers couverts à la terrasse des restaurants. […] »

 

« Je bois du vin et toi, de l’autre côté du couloir, tu bois du vin aussi. Je bois du vin et toi, de l’autre côté de la mer, tu bois du vin aussi. Je bois du vin et toi, de l’autre côté du fleuve que l’on ne traverse jamais deux fois, tu bois du vin aussi. Mais moi, mon vin a le goût de la terre et toi, ton vin a le goût du ciel ».

Un nouveau monde, Poésies en France 1960-2010, un passage anthologique, Yves di Manno & Isabelle Garron

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Mardi, 06 Juin 2017. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Poésie, Anthologie

Un nouveau monde, Poésies en France 1960-2010, un passage anthologique, février 2017, 1504 pages, 39 € . Ecrivain(s): Yves di Manno & Isabelle Garron Edition: Flammarion

 

Indispensable anthologie, qui vient combler « une étrange lacune et propose pour la première fois un large panorama des écritures de poésie en France depuis 1960, tenant compte de leur remarquable diversité ».

« D’abord conçu comme une anthologie regroupant plus d’une centaine d’auteurs, [ce livre] offre aussi un récit chronologique accompagné de notices détaillées » et d’une « bibliographie générale » fort bien faite.

« Ce volume est […] un acte. Il est l’impossible, l’horrible travail que nous savons. Il pointe un manque de retour général sur ce qui a lieu depuis cinquante ans, sur ce qui se poursuit et se déroule dans le champ de cet art qu’est l’écriture de poésie ».

Un manque de « retour général » ? « Si ce volume tente […] quelque chose, c’est l’approche d’un territoire encore mal défriché dans la somme de ses possibles. Il répond au désir de conduire le lecteur vers ce que la poésie désigne, investissant un lieu de parole où le sens est repoussé aux limites de sa connaissance ».

Les bios (très) interdites, Vincent Dedienne

Ecrit par Arnaud Genon , le Lundi, 23 Janvier 2017. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Biographie

Les bios (très) interdites, novembre 2016, 240 pages, 17€ . Ecrivain(s): Vincent Dedienne Edition: Flammarion

 

L’art de la dérision

Vincent Dedienne est une des figures montantes de l’humour français. Révélé en 2013 au Montreux Comedy Casting, il devient, de septembre 2014 à juin 2016, le biographe non officiel des invités du Supplément, émission dominicale diffusée sur Canal plus. Les bios (très) interdites, que publient les éditions Flammarion, réunit les meilleurs textes dans lesquels le comédien réécrit les vies d’une petite centaine d’hommes et femmes politiques, d’artistes et autres personnalités qui se sont succédé sur le plateau dirigé par Maïtena Biraben puis par Ali Badou.

Sa plume, Vincent Dedienne la trempe tour à tour dans de l’acide, de la ouate ou de l’absurde – encre décalée et quelque peu surréaliste. Les rires et sourires qu’il provoque savent être tendres et émouvants, comme dans la biographie de Christiane Taubira ou mordants et décapants comme dans celle qu’il consacre à Florian Philippot, vice-président du Front National : « Votre actualité, Florian, quelle est-elle, à part de me faire passer un moment pénible ? »

Le Vieux Saltimbanque, Jim Harrison

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Mardi, 06 Septembre 2016. , dans Flammarion, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman, La rentrée littéraire

Le Vieux Saltimbanque (The Ancient Minstrel), trad. américain Brice Matthieussent septembre 2016, 148 pages, 15 € . Ecrivain(s): Jim Harrison Edition: Flammarion

 

Il se trouvera sûrement quelques pisse-froid pour dire que ce dernier opus de Maître Jim n’est pas un chef-d’œuvre. Peut-être que ce n’en est pas un, mais c’est un pur moment de bonheur et c’est déjà beaucoup. Big Jim nous dit adieu comme nous l’avons toujours connu : joyeux, débonnaire, exubérant. On peut dire, en paraphrasant La Palisse, que Jim Harrison, quelques semaines avant sa mort, était toujours vivant. Et quelque chose nous dit que, même après sa mort, il le sera encore. Lui, qui répétait à l’envi que ce qu’il craignait de la mort était de ne plus boire de bons vins, va certainement s’organiser pour, au moins, écrire encore. Il nous le dit d’ailleurs : « Peut-être qu’on radotera encore dans notre cercueil ».

Le Vieux Saltimbanque est une sorte d’autobiographie. Mais avec Big Jim rien n’est comme d’habitude. Son narrateur parle à la troisième personne. « J’ai décidé de poursuivre mes mémoires sous la forme d’une novella. A cette date tardive, je voulais échapper à l’illusion de réalité propre à l’autobiographie ». Il faut dire que le vieux Jim est pour le moins secoué par son entourage quand il annonce son projet lors d’un dîner de famille !