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Flammarion

Le groupe Flammarion est le quatrième groupe d'édition français et comprend plusieurs maisons d'édition dont celle qui a donné son nom au groupe, fondée en 1876. Le groupe comprend également des entreprises de distributionvente et impression.

Il appartient depuis 2000 au groupeitalien RCS MediaGroup et son PDG est depuis cette date Teresa Cremisi.


Un renoncement, René de Ceccatty

Ecrit par Martine L. Petauton , le Vendredi, 06 Septembre 2013. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Récits

Un renoncement, mars 2013, 422 pages, 21 € . Ecrivain(s): René de Ceccatty Edition: Flammarion

 

Habitué des biographies, dont il dit qu’il ne fait que celles qui croisent, ou sont en écho avec lui-même, René de Ceccatty – un écrivain, un vrai – attend les dernières pages de cet étonnant récit pour nous dire pourquoi Garbo ? « Quand un écrivain prend pour sujets de tels monuments, il s’expose à la banalité et même à une certaine vulgarité. L’unique paravent, c’est la précision ». Ce chapitre à lui seul, vaut l’arrêt ; c’est si rare chez les biographes, et cela va pourtant tellement de soi ! pourquoi « j’ai » parlé d’elle, comment (en cercles concentriques, au risque d’une certaine redondance, et non pas de façon banalement linéaire – elle est née, elle a fait…).

Cercle réduit, que ce long récit étonnamment précis et renseigné de la vie de cette unique « divine » (entendons par là, « d’ailleurs ») puisque son épicentre est – en 1949 – la décision de son retrait, du cinéma, d’une sorte de vie publique, d’une visibilité qu’on dirait de nos jours médiatique ; à résonances multiples, au point que le terme utilisé par Ceccatty, « le renoncement », s’éclaire de quelque chose de solennel, de religieux.

Les évaporés, Thomas B. Reverdy (2 articles)

Ecrit par Emmanuelle Caminade, Victoire NGuyen , le Vendredi, 23 Août 2013. , dans Flammarion, Les Livres, Livres décortiqués, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

Les évaporés, 21 août 2013, 304 pages, 19 € . Ecrivain(s): Thomas B. Reverdy Edition: Flammarion

Le dernier roman de Thomas B. Reverdy, Les évaporés, se déroule au Japon où l’auteur l’écrivit en 2012, un an après le violent séisme – suivi d’un gigantesque tsunami – qui atteignit le site de Fukushima et engendra également une catastrophe nucléaire. Son titre étrange renvoie au terme utilisé par les Japonais pour désigner ceux qui disparaissent sans laisser de traces, le plus souvent pour échapper à leurs dettes, préférant la fuite au suicide. Et ces évaporés dont le nombre s’est multiplié depuis la « décennie perdue » des années 1990, révélant la profonde crise traversée par ce pays, semblent ainsi s’ajouter aux disparus, victimes de ces cataclysmes naturels qui depuis des siècles secouent régulièrement le Japon.

On connaît la grande sensibilité de l’auteur à la disparition, à la perte et à l’absence, et son intérêt pour le difficile travail de reconstruction suivant le bouleversement d’une vie. Son précédent roman sur l’après 11 septembre lui avait permis de se détacher de la veine autobiographique pour aborder les chocs ébranlant le monde actuel et donner à sa réflexion une autre échelle, tout en lui offrant l’occasion de dresser le magnifique portrait d’une Amérique en perte de repères et de s’interroger sur le rapport du réel à la fiction au travers d’un événement dont le monde entier avait vu les images en boucle, et dont la réalité dépassait l’imagination. Et ce nouveau livre s’inscrit à bien des égards dans la droite ligne de L’Envers du monde.

Configuration du dernier rivage, Michel Houellebecq (2ème recension)

Ecrit par Fabrice del Dingo , le Mercredi, 29 Mai 2013. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Poésie

Configuration du dernier rivage, 99 pages, avril 2013, 15 € . Ecrivain(s): Michel Houellebecq Edition: Flammarion

 

Célébré dans le monde entier, Michel Houellebecq passe pour le plus grand auteur français vivant (le plus grand auteur mort étant Bernard-Henri Lévy qui, heureusement, n’écrit pas de poésie).

Configuration du dernier rivage se compose de cinq parties, la plus belle étant certainement la quatrième : « les parages du vide » dans laquelle l’auteur raconte ses amours défuntes et qui contient quelques poèmes magnifiques.

Car – étonnant non ? – Houellebecq fait du Houellebecq. Comme dans La carte et le territoire où les pages superbes voisinaient avec les notices d’appareils électroniques ou les emprunts wikipediesques, il a dissimulé dans ses poèmes quelques belles fleurs au milieu des chardons.

Il est ainsi capable de pondre des alexandrins aboutis, parfois magnifiques mais dans le poème suivant d’infliger un treizain à ses lecteurs perplexes.

Gloria, Pascale Kramer

Ecrit par Theo Ananissoh , le Lundi, 13 Mai 2013. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

Gloria, janvier 2013, 154 pages, 17 € . Ecrivain(s): Pascale Kramer Edition: Flammarion

 

On aimerait multiplier les citations ; ce dont il s’agit se comprendrait sans doute mieux. C’est un roman tout en descriptions minutieuses, délicates, précises ; description des êtres, des choses, des lieux, de l’âme. Au point que les dialogues y semblent presque accessoires – d’ailleurs, ces quelques paroles qu’échangent les personnages ne sont pas typographiquement signalées.

« Ses mains reposaient à plat sur ses genoux tout en os tendus de peau translucide et nue malgré le froid dehors. Un roulement de skateboard s’acharnait à se fracasser sur les mêmes quatre marches du perron. C’est toujours comme ça, du bruit, du bruit, du bruit, se plaignit-elle en agitant sa main en éventail. Les petites billes gris-bleu, au fond des orbites légèrement ombrées, perçaient d’ironie la rondeur de son visage ».

« Ses joues s’étaient colorées, ainsi que les ailes délicates de son nez et le bord transparent de ses paupières où se diluaient de fines veines bleues ».

Histoire de son serviteur, Edouard Limonov

Ecrit par Patryck Froissart , le Samedi, 19 Janvier 2013. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Russie, Roman

Histoire de son serviteur, 2012, traduit du russe par Antoine Pingaud, 313 p. 20 € . Ecrivain(s): Edouard Limonov Edition: Flammarion

 

Coucou ! Revoilà Edouard !

Après Le poète russe préfère les grands nègres, dont on trouvera la présentation ici, il faut sans délai lire cette suite biographique du combat que livre Edouard Limonov pour se faire reconnaître comme écrivain.

Dans son premier roman, le poète libertaire russe, après avoir été autorisé à quitter l’Union Soviétique, végète aux Etats-Unis où, miséreux et anonyme, il noie dans la drogue, l’alcool et le sexe son désenchantement face à la réalité du rêve américain.

Ici Limonov, toujours à New York, occupe un emploi stable et respectable : il est majordome dans l’immense villa d’un milliardaire qu’il n’y voit que rarement.

Pour le narrateur, le point de vue est radicalement différent.