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Flammarion

Le groupe Flammarion est le quatrième groupe d'édition français et comprend plusieurs maisons d'édition dont celle qui a donné son nom au groupe, fondée en 1876. Le groupe comprend également des entreprises de distributionvente et impression.

Il appartient depuis 2000 au groupeitalien RCS MediaGroup et son PDG est depuis cette date Teresa Cremisi.


Chants populaires, Philippe Beck

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Dimanche, 26 Juin 2011. , dans Flammarion, Les Livres, Livres décortiqués, La Une Livres, Poésie

Chants populaires, 2007, 18 euros. . Ecrivain(s): Philippe Beck Edition: Flammarion

La poésie contemporaine, hum, vous avez dit poésie contemporaine ? Quoi ? Vous lisez ça ? Mais on ne comprend rien ! Et il n’y a peut-être même rien à comprendre !! La poésie contemporaine, c’est toujours très éloigné de la vie, de la langue telle qu’on la parle, telle qu’on la veut, telle qu’elle nous séduit, de la langue telle qu’on pouvait la déchiffrer, la savourer quand on était enfant. De la langue des contes. Vous vous souvenez de l’enfance ? On était là, avec les contes, on vivait dedans. Eh bien, la poésie, c’est exactement l’inverse. On ne peut pas vivre dedans, c’est un objet curieux, que l’on prend avec des pincettes, que l’on regarde de loin.

Bon. Reprenons. Et si la poésie contemporaine, c’était exactement l’inverse ? Si la poésie contemporaine pouvait au contraire revivifier le conte de l’intérieur ? L’enfance d’une part (comme c’est le cas également chez Ariane Dreyfus ou chez Jean Daive dans son très beau dernier livre Onde générale, notamment dans la section : « Noël des maisons qui n’ont plus d’enfants ») et d’autre part la parole impersonnelle : celle des contes de Grimm précisément. Il faut ouvrir et lire pour s’en convaincre Chants populaires de Philippe Beck. Ce merveilleux livre. Merveilleux, merveilleux, merveilleux. « Les Chants populaires dessèchent des contes, relativement. Ou les humidifient à nouveau », comme l’écrit l’auteur dans son avant-propos.

La dernière bagnarde, Bernadette Pécassou-Camebrac

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 02 Juin 2011. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Récits

La Dernière bagnarde, Bernadette Pécassou-Camebrac, Flammarion, 2011, 312 pages, 20 €. . Ecrivain(s): Bernadette Pécassou-Camebrac Edition: Flammarion


La campagne menée par Albert Londres dans les années 20 et 30 a permis la fermeture des bagnes en 1938 (Au bagne, 1923 ; Maisons de supplices, 1936). Effectifs dès le XVIIIe siècle, les bagnes portuaires vont offrir à partir de 1848 la possibilité aux prisonniers de vivre une aventure exotique dans les bagnes d’outre-mer. Si Cayenne a pu faire l’objet de rêveries de la part de Jean Genet dans Miracle de la rose, ce nom évoque surtout l’horreur d’un enfer. Aujourd’hui, l’histoire des bagnes est connue, elle a été de nombreuses fois mise en fiction. On peut penser au film Papillon où un Dustin Hoffman aussi timoré qu’ingénieux tente de périlleuses évasions au côté de l’intrépide Steve Mac Queen.

La Dernière bagnarde apporte un nouveau volet à cette sombre histoire du bagne : celle des convois de femmes, soit prêt de deux mille bagnardes livrées à elles-mêmes et à de multiples tortionnaires, sans espoir de retour. Le récit se concentre autour de la figure de Marie Bartête qu’Albert Londres rencontra bel et bien en 1923.