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Flammarion

Le groupe Flammarion est le quatrième groupe d'édition français et comprend plusieurs maisons d'édition dont celle qui a donné son nom au groupe, fondée en 1876. Le groupe comprend également des entreprises de distributionvente et impression.

Il appartient depuis 2000 au groupeitalien RCS MediaGroup et son PDG est depuis cette date Teresa Cremisi.


D'autres prendront nos places, Pierre Noirclerc

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 13 Décembre 2011. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

D'autres prendront nos places. 2011. 231 p. 17 € . Ecrivain(s): Pierre Noirclerc Edition: Flammarion

Avez-vous déjà entendu parler du « crowdsourcing » littéraire ? Procédure nouvelle en matière éditoriale, visant à publier un inconnu, sous une forme particulièrement originale. Elle est le fruit d’un partage et d’une collaboration entre internautes, permettant ainsi d’envisager une nouvelle forme de créativité littéraire tout en utilisant la puissance d’internet afin de mettre en relation des auteurs et de créer des projets inédits. Telle est l’ambition de « WeLoveWords » qui a remporté un vif succès pour sa première édition. Pierre Noirclerc vient de remporter une victoire avec publication à la clé. Et le livre-lauréat, « D’autres prendront nos places », dresse un portrait assez alarmant de la « Génération Y ».


Pierre, un jeune diplômé universitaire en économie, part à Londres pour un court-séjour, avant de venir s’installer à Paris en vue d’y trouver son « Eldorado ». Cherchant un studio, il signe rapidement :

« Un type dans un costume brillant et étriqué m'a pris en charge. Je lui ai dit que je cherchais un meublé disponible tout de suite et il m'a proposé de visiter un studio porte de Clignancourt. Quand on est arrivés, l'immeuble paraissait bien tenu. Il y avait quand même, sur l'intérieur de la porte, une note du syndic qui prévenait d'une dératisation prochaine. Mais à choisir entre les punaises et les rats, je préférais les rats. Eux, on peut les voir venir».

La légende des fils, Laurent Seksik

Ecrit par Martine L. Petauton , le Samedi, 10 Septembre 2011. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

La légende des fils, 189 pages 17 € . Ecrivain(s): Laurent Seksik Edition: Flammarion


Plusieurs portes possibles pour entrer dans ce petit livre qui nous parle de Scott, un jeune, un blanc, un pauvre.

Ce pourra être celle des lieux : Amérique de l'Ouest, mais pas celle, clinquante de la Californie du sud - soleil pétant, Pacifique surfant - pas celle, non plus des inquiétantes métropoles qui hantent si souvent la littérature américaine, sans parler des films noirs . Non, là, on est vaguement vers Phœnix - Arizona, une Amérique bien profonde : «  au loin, la crête des montagnes dessinait des menaces. La terre rouge aux alentours semblait couler de la lave. Le vent venu de l'est, soufflait des nuages de brume ». Ca s'appelle Rolder et on n'en voit que quelques rues, dont la banalité est pour autant, fortement dessinée ; un garage à Buicks ; un troquet à pleurer ( heureusement, une Jenny est serveuse ) ; les quartiers d'en haut sont pour les pauvres blancs et les Latinos forts en gueule ; pas même de rue, ni de vraie adresse ; un sentier de chèvres caillouteux … une route - la 17 - un bus dont descend chaque jour, la mère de Scott - une histoire dans l'histoire - décor qui n'est pas sans rappeler celui de certains films des frères Coen... tout en chaleur et silence...

Chants populaires, Philippe Beck

Ecrit par Matthieu Gosztola , le Dimanche, 26 Juin 2011. , dans Flammarion, Les Livres, Livres décortiqués, La Une Livres, Poésie

Chants populaires, 2007, 18 euros. . Ecrivain(s): Philippe Beck Edition: Flammarion

La poésie contemporaine, hum, vous avez dit poésie contemporaine ? Quoi ? Vous lisez ça ? Mais on ne comprend rien ! Et il n’y a peut-être même rien à comprendre !! La poésie contemporaine, c’est toujours très éloigné de la vie, de la langue telle qu’on la parle, telle qu’on la veut, telle qu’elle nous séduit, de la langue telle qu’on pouvait la déchiffrer, la savourer quand on était enfant. De la langue des contes. Vous vous souvenez de l’enfance ? On était là, avec les contes, on vivait dedans. Eh bien, la poésie, c’est exactement l’inverse. On ne peut pas vivre dedans, c’est un objet curieux, que l’on prend avec des pincettes, que l’on regarde de loin.

Bon. Reprenons. Et si la poésie contemporaine, c’était exactement l’inverse ? Si la poésie contemporaine pouvait au contraire revivifier le conte de l’intérieur ? L’enfance d’une part (comme c’est le cas également chez Ariane Dreyfus ou chez Jean Daive dans son très beau dernier livre Onde générale, notamment dans la section : « Noël des maisons qui n’ont plus d’enfants ») et d’autre part la parole impersonnelle : celle des contes de Grimm précisément. Il faut ouvrir et lire pour s’en convaincre Chants populaires de Philippe Beck. Ce merveilleux livre. Merveilleux, merveilleux, merveilleux. « Les Chants populaires dessèchent des contes, relativement. Ou les humidifient à nouveau », comme l’écrit l’auteur dans son avant-propos.

La dernière bagnarde, Bernadette Pécassou-Camebrac

Ecrit par Myriam Bendhif-Syllas , le Jeudi, 02 Juin 2011. , dans Flammarion, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Récits

La Dernière bagnarde, Bernadette Pécassou-Camebrac, Flammarion, 2011, 312 pages, 20 €. . Ecrivain(s): Bernadette Pécassou-Camebrac Edition: Flammarion


La campagne menée par Albert Londres dans les années 20 et 30 a permis la fermeture des bagnes en 1938 (Au bagne, 1923 ; Maisons de supplices, 1936). Effectifs dès le XVIIIe siècle, les bagnes portuaires vont offrir à partir de 1848 la possibilité aux prisonniers de vivre une aventure exotique dans les bagnes d’outre-mer. Si Cayenne a pu faire l’objet de rêveries de la part de Jean Genet dans Miracle de la rose, ce nom évoque surtout l’horreur d’un enfer. Aujourd’hui, l’histoire des bagnes est connue, elle a été de nombreuses fois mise en fiction. On peut penser au film Papillon où un Dustin Hoffman aussi timoré qu’ingénieux tente de périlleuses évasions au côté de l’intrépide Steve Mac Queen.

La Dernière bagnarde apporte un nouveau volet à cette sombre histoire du bagne : celle des convois de femmes, soit prêt de deux mille bagnardes livrées à elles-mêmes et à de multiples tortionnaires, sans espoir de retour. Le récit se concentre autour de la figure de Marie Bartête qu’Albert Londres rencontra bel et bien en 1923.