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Petite bibliothèque Payot

Les fantômes familiaux, Psychanalyse transgénérationnelle, Bruno Clavier

Ecrit par Cathy Garcia , le Lundi, 15 Décembre 2014. , dans Petite bibliothèque Payot, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Les fantômes familiaux, Psychanalyse transgénérationnelle, octobre 2014, 247 pages, 8,50 € . Ecrivain(s): Bruno Clavier Edition: Petite bibliothèque Payot

 

Cet ouvrage aborde un aspect plutôt méconnu de la psychanalyse, parce que plus récent aussi, et d’ailleurs en prenant l’exemple familial de Freud lui-même en dernière partie, l’auteur nous fait comprendre pourquoi justement la psychanalyse a d’abord été fermée à cette approche.

Il s’agit donc de l’aspect transgénérationnel (connu en psychologie sous le terme de psychogénéalogie) et de ce qu’on appelle les fantômes familiaux ou comment nos ancêtres continuent à agir en nous, à nous hanter même littéralement, et parfois sur de très nombreuses générations.

« Cette notion a été introduite dans la psychanalyse à la fin des années 1970 par un personnage tout autant poète que psychanalyste, Nicolas Abraham, et par sa compagne, Maria Török. Ces “fantômes” se signalent principalement par la répétition de symptômes, de comportements aberrants, de schémas relationnels stériles provoquant pour certains des difficultés de vie de toutes sortes et des affections psychiques assez graves ».

Volpone, Stefan Zweig

Ecrit par Catherine Dutigny/Elsa , le Mardi, 27 Mai 2014. , dans Petite bibliothèque Payot, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Langue allemande, Théâtre

Volpone, traduit de l’allemand par Aline Oudoul, mai 2014, 208 pages, 7,60 € . Ecrivain(s): Stefan Zweig Edition: Petite bibliothèque Payot

 

Librement adaptée de la pièce de Ben Jonson écrite en 1606, Volpone est une comédie en trois actes de Stefan Zweig, jouée dès 1925 avec un retentissant succès dans toute l’Europe, succès amplifié en 1928 par la nouvelle traduction-adaptation française faite par Jules Romain à la demande de Stefan Zweig.

La trame est connue et respecte dans les grandes lignes les ressorts des comédies élisabéthaines du XVIe siècle. L’action se situe dans la prospère Venise du Cinquecento italien. Volpone (le renard) est un riche Levantin, en apparence célibataire et sans enfants. Autour de lui gravitent quelques notables, l’avocat Voltore (le vautour), le vieux gentilhomme avare Corbaccio (la corneille) dont le fils Leone est capitaine de la Flotte, et le riche marchand Corvino (le corbeau), mari jaloux et possessif de la prude Colomba. Mosca (la mouche), sorte d’homme à tout faire, serviteur dévoué et parasite au tempérament jouisseur, travaille au service de Volpone. Quant à Canina, la courtisane tombée enceinte, elle ne rêve que d’un beau mariage pour assurer ses vieux jours.

Un portrait de Jane Austen, David Cecil

Ecrit par Pierrette Epsztein , le Lundi, 28 Avril 2014. , dans Petite bibliothèque Payot, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Iles britanniques, Biographie

Un portrait de Jane Austen, trad. Anglais Virginie Buhl. octobre 2013, 304 p. 9,15 € . Ecrivain(s): David Cecil Edition: Petite bibliothèque Payot

 

Qui n’a pas eu le plaisir de découvrir dès l’adolescence les deux romans les plus célèbres de Jane Austen, Orgueil et préjugés et Raisons et sentiments, n’a pas été pris dans les filets de son écriture. Mais ceux qui ont eu cette joie ont ensuite poursuivi la lecture de ses récits à l’âge adulte. Nous avons aussi pu avoir la surprise de découvrir son univers dans des films ou des téléfilms qui ont pu servir de fil conducteur vers ses livres. Cet auteur s’adresse-t-elle plus particulièrement à un public féminin comme on le laisse souvent entendre ? Peut-être, mais ce n’est pas certain. Jane Austen est décédée à 42 ans au faîte se son talent. En six romans, elle est devenue l’un des plus célèbres écrivains britanniques.

En 1978, Lord David Cecil publie en Angleterre Un portrait de Jane Austen. Ce livre est traduit en français en 2009 et paraît en poche en octobre 2013 dans la collection de la Petite Bibliothèque Payot. On peut donc le lire à petit prix.

L’auteur s’explique sur sa visée dès l’avant-propos : « Les renseignements dont nous disposons sont fragmentaires et aucun des romans de Jane Austen n’est autobiographique ».

Attila, Edward Gibbon

Ecrit par Vincent Robin , le Jeudi, 19 Décembre 2013. , dans Petite bibliothèque Payot, Les Livres, Livres décortiqués, Essais, La Une Livres, Iles britanniques, Histoire

Attila, traduit de l'anglais (GB) François Guizot novembre 2013, 128 pages, 7,15 € . Ecrivain(s): Edward Gibbon Edition: Petite bibliothèque Payot

 

Au XVIIIe siècle, l’Anglais Edward Gibbon laissait derrière lui une œuvre historique et littéraire distinguée par la qualité de son écriture et par son érudition. Née sous la plume de ce talentueux mémorialiste et décrypteur des temps antiques, l’Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain avait ainsi été publiée à Londres en trois volumes à partir de 1776. La conception de cet ouvrage s’était imposée à la suite d’un marquant voyage de l’écrivain à Rome. Dès 1812, côté français, alors titulaire d’une chaire d’histoire moderne à la Sorbonne, François Guizot produisait la traduction intégrale des travaux romains de son éminent confrère et prédécesseur britannique. Judicieusement, les Editions Payot ajoutent cette fois à la publication un passage habilement tiré de cette étude formidablement traduite par notre historien-académicien national du XIXe siècle. C’est ainsi, sous la forme d’un rougeoyant petit fascicule d’une centaine de pages titré Attila qu’est divulgué aujourd’hui cet instructif fragment de l’œuvre romaine de Gibbon servie avec brio par l’historien français de l’époque napoléonienne.

La garçonne et l’assassin, Fabrice Virgili, Danièle Voldman

Ecrit par Patryck Froissart , le Vendredi, 30 Août 2013. , dans Petite bibliothèque Payot, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman

La garçonne et l’assassin, mai 2013, 198 pages, 8,65 € . Ecrivain(s): Fabrice Virgili et Danièle Voldman Edition: Petite bibliothèque Payot

 

« Que pouvait faire un déserteur recherché dans le Paris de 1915 ? Comment le fugitif se cacherait-il au milieu de cette ville à deux doigts d’avoir été prise par les armées ennemies (…) ? De quelle façon disparaître alors que la vie quotidienne des Parisiens, tendus vers les nouvelles du front, était rythmée par les communiqués militaires et l’attente des listes des morts, des blessés et des disparus ? »

Pour échapper aux recherches des autorités militaires après avoir déserté du front dix mois après le déclenchement de la première guerre, le citoyen Paul Grappe se travestit, devient Suzanne, et vit tranquillement avec Louise, qu’il a épousée quatre ans plus tôt.

Dès la promulgation de la loi d’amnistie de 1925, il/elle reprend son identité, et connaît pendant quelques années une célébrité médiatique dont il/elle profite pour donner libre cours, tout en cultivant sa nature androgyne, à son penchant, qu’il/elle tente de faire partager par sa femme, pour les situations hétéro et homo sexuelles considérées à l’époque comme déviantes par la majorité de la population.