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Plon

Son activité couvre trois grands domaines : l’histoire politique, la littérature et les sciences humaines.

Sa production est divisée en plusieurs collections :

  • Documents et Mémoires (grands personnages politiques)
  • Romans (grands auteurs, surtout du xxe siècle)
  • Feux Croisés (littérature étrangère)
  • Terre Humaine
  • Romans jeunesse, plusieurs collections dont une toute récente collection fantasy avec des auteurs français contemporains, comme La Saga des Cavaliers des Lumières, de Brigitte Aubert et Gisèle Cavali.
(Wikipédia)

Le Chardonneret, Donna Tartt

Ecrit par Virginie Neufville , le Vendredi, 21 Mars 2014. , dans Plon, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman

Le Chardonneret (The Goldfinch), traduit de l’anglais (USA) Edith Soonckindt, Plon Collection Feux Croisés, janvier 2014, 795 p. 23 € . Ecrivain(s): Donna Tartt Edition: Plon

New-York, Metropolitan Museum, de nos jours. Une bombe vient d’exploser faisant une centaine de victimes. Parmi les survivants, un adolescent, Theodore Decker, qui se trouvait paradoxalement dans la salle la plus touchée, celle dans laquelle était exposée entre autres Le Chardonneret de Fabritius.

Pendant les minutes terribles où Théo comprend que sa mère fait partie des victimes (elle s’était rendue juste avant à la boutique du musée), il accompagne un vieux monsieur dans ses derniers instants. Ce dernier lui confie sa chevalière, lui murmure une adresse, mais surtout lui conseille de s’emparer de la toile de l’oiseau enchaîné à un tuyau de cuivre : « Prends-le » lui dit-il. Ces deux mots vont changer à jamais la vie de Théodore Decker.

Sa mère disparue, Théo est orphelin. Son père parti un matin sans jamais revenir est difficilement joignable, alors les services sociaux le confient à la famille d’un de ses camarades, les Barbour. Il quitte ainsi un cocon familial aimant, à l’écoute, avec peu d’argent, pour un appartement sur la Cinquième Avenue dont les propriétaires sont davantage préoccupés par les galas de charité ou le yacht club, que par le bien-être et l’écoute de leurs quatre enfants. Avec eux, notre protagoniste n’est ni heureux, ni malheureux, jouissant d’un confort serein, mais se sentant seul :

A l'heure où les hommes vivent, Delphine de Malherbe

Ecrit par Virginie Neufville , le Samedi, 15 Mars 2014. , dans Plon, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

A l'heure où les hommes vivent, janvier 2014, 187 p. 17 € . Ecrivain(s): Delphine de Malherbe Edition: Plon

 

Franck, la cinquantaine, est un homme perdu. Alors qu’il contemple, tétanisé, sa résidence secondaire de Vincennes en proie aux flammes, il se dit que toutes ses certitudes partent aussi en fumée. Vincennes, c’était son antre, « sa possibilité d’une île », son refuge.

Anthropologue de son état, cela fait plusieurs années qu’il consacre ses recherches aux méfaits de la crise mondiale sur le psychisme masculin. A force, il se remet en question, surtout depuis que son meilleur ami et collègue, John, s’est pendu. De plus, Franck a une hérédité spirituelle lourde à porter en la personne de son père, Yvan. En effet, ce dernier n’a eu de cesse de lui répéter durant sa jeunesse : « tu es trop humain, Franck, donc tu n’es rien ».

Là, devant les flammes qui se nourrissent de ses souvenirs et de ses biens matériels, Franck décide de se raccrocher à son épouse Elisa et sa fille Alex, âgée de quinze ans. Mais là aussi, ce n’est pas facile. Comme il ne sait plus qui il est vraiment, il se sent dans l’impossibilité de leur parler, de se sentir honnête avec elles. Depuis quelque temps, lorsque la pression familiale est trop forte et qu’on lui demande de jouer son rôle de père ou de chef de famille, Franck se réfugie devant la télé, visionnant sans cesse un film, La vie des autres, persuadé qu’il y trouvera des réponses.

Parlez-moi d'Anne Frank, Nathan Englander

Ecrit par Léon-Marc Levy , le Jeudi, 25 Avril 2013. , dans Plon, Les Livres, Recensions, La Une Livres, USA, Nouvelles

Parlez-moi d’Anne Frank, trad. USA Elisabeth Peellaert mars 2013, 206 p. 21 € . Ecrivain(s): Nathan Englander Edition: Plon

 

Ce recueil de nouvelles s’ouvre par celle qui donne son titre au livre : « Parlez-moi d’Anne Frank ». Curieusement, c’est loin d’être la meilleure et ne vous découragez pas à sa lecture, la suite est beaucoup plus intéressante.

Nathan Englander est dans son univers habituel : les familles juives, américaines ou israéliennes. Les histoires qu’il raconte ici se situent aussi bien dans l’actualité que dans un passé récent, pour être plus précis depuis l’après-guerre, l’après-Shoah. Et c’est bien la Shoah qui est le thème obsédant de ces nouvelles, obsédant comme dans l’esprit et la psychologie des personnages d’Englander – d’Englander lui-même. Américains de la post Guerre mondiale ou Israéliens depuis la même époque, les personnages de ces histoires n’ont pas d’autre moteur à leur rapport au monde que le souvenir – même indirect – de la Shoah. Au point que la terreur de la disparition puisse tordre jusqu’à la perception du réel, jusqu‘à l’absurde :

La dernière nuit de Claude Eatherly, Marc Durin-Valois (2ème recension)

Ecrit par Patryck Froissart , le Mardi, 09 Octobre 2012. , dans Plon, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

La dernière nuit de Claude Eatherly, août 2012, 339 p. 19 € . Ecrivain(s): Marc Durin-Valois Edition: Plon

Marc Durin-Valois est un romancier plaisamment surprenant ! Passer du roman d’anticipation à suspense, Noir Prophète, à la relation intimiste d’une course forcenée à l’autodestruction, Les Pensées Sauvages, et nous sortir dans la foulée ce roman américain qui paraîtrait, à qui ignore que l’auteur a vécu une partie de son enfance aux Etats-Unis, plus américain qu’eussent pu l’écrire beaucoup d’auteurs américains, constitue me semble-t-il, un remarquable tour de force !

Le récit commence par la rencontre, fortuite, dans un bled paumé du Texas, le 11 septembre (eh oui !) 1949, que fait la narratrice, Rose, jeune photographe de presse, de Claude Eatherly, ancien pilote de l’armée américaine, dont la journaliste découvre un peu plus tard le fait d’armes suivant dans un article paru l’année précédente dans le New York Times :

 

« Le major Claude Eatherly pilotait le B29 Superfortress “Straight Flush” au sein de la 393ème escadrille de bombardiers. Le 6 août 1945, vers 1h30 du matin, il a décollé de Tinian aux îles Mariannes, une heure avant l’avion “Enola Gay”, pour évaluer les conditions climatiques dans le ciel d’Hiroshima. C’est lui qui a donné le feu vert à l’avion de Paul Tibbets, “Enola Gay”, pour qu’il procède au largage de la première bombe atomique ».

La dernière nuit de Claude Eatherly, Marc Durin-Valois

Ecrit par Yann Suty , le Samedi, 08 Septembre 2012. , dans Plon, Les Livres, Recensions, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

La dernière nuit de Claude Eatherly, août 2012, 344 p. 21 € . Ecrivain(s): Marc Durin-Valois Edition: Plon

Une étrange fascination. Quand la reporter-photographe Rose Martha Calther rencontre Claude Eatherly, dans l’antichambre d’un tribunal, au Texas, en 1949, elle ne se doute pas encore qu’elle nouera une relation des plus ambigües avec lui pendant près d’une trentaine d’années.

L’homme a été arrêté pour conduite en état d’ébriété. Il sera vite relâché. Pour la jeune et jolie photographe, ce Claude Eatherly, même s’il est très séduisant, n’est finalement qu’un autre de ces faits divers auxquels elle est cantonnée depuis le début de sa carrière. Sauf que…

A la sortie du tribunal, un homme vient lui raconter l’histoire de Claude Eatherly. Il travaille actuellement comme gérant de station-service, mais, pendant la seconde guerre, il a participé à la mission Hiroshima. Plus précisément, il a ouvert la voie à l’Enola Gay, qui avait lâché la première bombe atomique de l’histoire.

Eatherley a survolé le site en éclaireur pour s’assurer que les conditions étaient réunies pour procéder au largage de la bombe. Ou pas. C’était donc à lui qu’incombait la décision de larguer la bombe. Et il ne s’en remet pas.

« Il avait la conviction d’avoir endossé la responsabilité morale du premier massacre atomique de l’histoire ».