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Plon

Son activité couvre trois grands domaines : l’histoire politique, la littérature et les sciences humaines.

Sa production est divisée en plusieurs collections :

  • Documents et Mémoires (grands personnages politiques)
  • Romans (grands auteurs, surtout du xxe siècle)
  • Feux Croisés (littérature étrangère)
  • Terre Humaine
  • Romans jeunesse, plusieurs collections dont une toute récente collection fantasy avec des auteurs français contemporains, comme La Saga des Cavaliers des Lumières, de Brigitte Aubert et Gisèle Cavali.
(Wikipédia)

Le snobisme, Adèle Van Reeth et Raphaël Enthoven

Ecrit par Marjorie Rafécas-Poeydomenge , le Jeudi, 02 Juillet 2015. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Le snobisme, mars 2015, 157 pages, 12,50 € . Ecrivain(s): Adèle Van Reeth et Raphaël Enthoven Edition: Plon

 

Ce petit livre subtil et ironique ne laisse pas indifférent et modifie instantanément le regard que l’on peut avoir sur le snobisme. Car même si on fuit le snobisme, il y a des grandes chances d’en être sévèrement atteint. Dans une dialectique captivante et limite tournoyante, Adèle Van Reeth par ses questions qui piquent là où il fait bon d’appuyer et les éclairages sans tabou de Raphaël Enthoven, les différents visages du snobisme se dévoilent au fur et à mesure dans tout leur paradoxe. Le snobisme ne désigne pas un individu type, mais un comportement qui peut frapper n’importe quel commun des mortels, celui de croire que nos goûts (ou nos pensées) sont supérieurs aux autres. C’est ce qu’appelle R. Enthoven : l’anticartésianisme, soit l’absence de doute.

Mais n’est-il pas surprenant que ce soit un philosophe qui nous explique les rouages du snobisme, alors que cette discipline dégouline à foison de cette image de snobe bien trop intellectuelle ? Contrairement aux apparences, « la philosophie donne les moyens de penser le snobisme ». Alors que l’histoire présente le snobisme comme un phénomène ponctuel et que la sociologie le situe au niveau de la lutte des classes. La philosophie permet en effet d’aller plus loin dans le décorticage de ce type de comportement, qui consiste à vivre comme « indubitables des vérités qui n’en sont pas ».

Dictionnaire amoureux de la Méditerranée, Richard Millet

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 17 Juin 2015. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres, Anthologie

Dictionnaire amoureux de la Méditerranée, mars 2015, 800 pages, 25 € . Ecrivain(s): Richard Millet Edition: Plon

 

« C’est la lumière qui unifie la Méditerranée ».

« Retournons vers ces espaces où sont nés le monothéisme et la philosophie. Retournons la leçon de la nouvelle alliance entre l’Orient et l’Occident. Contemplons. Méditons. Vivons » (Contemplation).

Qui mieux que Richard Millet pour nous offrir ce Dictionnaire amoureux de la Méditerranée ? La question posée ne résiste pas longtemps à la lecture vagabonde de cet éblouissant et réjouissant dictionnaire. D’Abraham à Istanbul, en passant par Dalida et Homère, sans oublier Durrell, Hérodote, Lampedusa, saint Paul, l’Art Roman et Port Royal. Justesse du choix des entrées, pensées vives du jeune Français devenu Libanais le temps de l’enfance et de la guerre, éclats et éblouissements de l’écrivain au cœur parfois tendu comme un arc. Le chrétien corrézien baigné de patois limousin, s’ancre avec l’élégance et la force du vicomte de Chateaubriand dans la langue de Giono, René Char, Casanova et Valéry. Question de style et de manière, mais aussi de matière, l’écrivain sait où il met les pieds, il sait la nature des sols, leurs tremblements, leurs forces intérieures et l’éblouissante douceur des arbres qui s’y accrochent, oliviers, platanes et cyprès, arbres méditerranéens, arbres qui s’accordent au ciel et s’accrochent aux regards des hommes.

Le Nouveau choc des générations, Marie-France Castarède, Samuel Dock

Ecrit par Valérie Debieux , le Samedi, 06 Juin 2015. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Le Nouveau choc des générations, février 2015, 367 pages, 19 € . Ecrivain(s): Marie-France Castarède, Samuel Dock Edition: Plon

 

Une femme, Marie-France Castarède, Docteur en Lettres et Sciences Humaines, ancien Professeur de Psychopathologie à l’université de Franche-Comté (UFC) et Membre de la Société Psychanalytique de Paris. Un homme, Samuel Dock, psychologue clinicien, romancier et rédacteur d’une tribune au sein du Huffington Post. La première est née en 1940 ; le second, en 1985. Leur passion commune, la psychologie. L’élément déclencheur de la rédaction d’un livre en commun, leur intérêt pour l’ouvrage de l’anthropologue américaine, Margaret Mead, Le Fossé des générations publié en 1969 avec, pour conséquence, leur volonté de répondre à la question : que reste-t-il, après plus de quarante ans, de son message quand la fracture séparant les âges n’a jamais semblé si profonde ? Leur situation personnelle, formation professionnelle et différence d’âge inclus, les placent dans une situation particulièrement favorable pour s’acquitter de cet exercice.

Le Chardonneret, Donna Tartt

Ecrit par Virginie Neufville , le Vendredi, 21 Mars 2014. , dans Plon, Les Livres, Critiques, La Une Livres, USA, Roman

Le Chardonneret (The Goldfinch), traduit de l’anglais (USA) Edith Soonckindt, Plon Collection Feux Croisés, janvier 2014, 795 p. 23 € . Ecrivain(s): Donna Tartt Edition: Plon

New-York, Metropolitan Museum, de nos jours. Une bombe vient d’exploser faisant une centaine de victimes. Parmi les survivants, un adolescent, Theodore Decker, qui se trouvait paradoxalement dans la salle la plus touchée, celle dans laquelle était exposée entre autres Le Chardonneret de Fabritius.

Pendant les minutes terribles où Théo comprend que sa mère fait partie des victimes (elle s’était rendue juste avant à la boutique du musée), il accompagne un vieux monsieur dans ses derniers instants. Ce dernier lui confie sa chevalière, lui murmure une adresse, mais surtout lui conseille de s’emparer de la toile de l’oiseau enchaîné à un tuyau de cuivre : « Prends-le » lui dit-il. Ces deux mots vont changer à jamais la vie de Théodore Decker.

Sa mère disparue, Théo est orphelin. Son père parti un matin sans jamais revenir est difficilement joignable, alors les services sociaux le confient à la famille d’un de ses camarades, les Barbour. Il quitte ainsi un cocon familial aimant, à l’écoute, avec peu d’argent, pour un appartement sur la Cinquième Avenue dont les propriétaires sont davantage préoccupés par les galas de charité ou le yacht club, que par le bien-être et l’écoute de leurs quatre enfants. Avec eux, notre protagoniste n’est ni heureux, ni malheureux, jouissant d’un confort serein, mais se sentant seul :

A l'heure où les hommes vivent, Delphine de Malherbe

Ecrit par Virginie Neufville , le Samedi, 15 Mars 2014. , dans Plon, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

A l'heure où les hommes vivent, janvier 2014, 187 p. 17 € . Ecrivain(s): Delphine de Malherbe Edition: Plon

 

Franck, la cinquantaine, est un homme perdu. Alors qu’il contemple, tétanisé, sa résidence secondaire de Vincennes en proie aux flammes, il se dit que toutes ses certitudes partent aussi en fumée. Vincennes, c’était son antre, « sa possibilité d’une île », son refuge.

Anthropologue de son état, cela fait plusieurs années qu’il consacre ses recherches aux méfaits de la crise mondiale sur le psychisme masculin. A force, il se remet en question, surtout depuis que son meilleur ami et collègue, John, s’est pendu. De plus, Franck a une hérédité spirituelle lourde à porter en la personne de son père, Yvan. En effet, ce dernier n’a eu de cesse de lui répéter durant sa jeunesse : « tu es trop humain, Franck, donc tu n’es rien ».

Là, devant les flammes qui se nourrissent de ses souvenirs et de ses biens matériels, Franck décide de se raccrocher à son épouse Elisa et sa fille Alex, âgée de quinze ans. Mais là aussi, ce n’est pas facile. Comme il ne sait plus qui il est vraiment, il se sent dans l’impossibilité de leur parler, de se sentir honnête avec elles. Depuis quelque temps, lorsque la pression familiale est trop forte et qu’on lui demande de jouer son rôle de père ou de chef de famille, Franck se réfugie devant la télé, visionnant sans cesse un film, La vie des autres, persuadé qu’il y trouvera des réponses.