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Plon

Son activité couvre trois grands domaines : l’histoire politique, la littérature et les sciences humaines.

Sa production est divisée en plusieurs collections :

  • Documents et Mémoires (grands personnages politiques)
  • Romans (grands auteurs, surtout du xxe siècle)
  • Feux Croisés (littérature étrangère)
  • Terre Humaine
  • Romans jeunesse, plusieurs collections dont une toute récente collection fantasy avec des auteurs français contemporains, comme La Saga des Cavaliers des Lumières, de Brigitte Aubert et Gisèle Cavali.
(Wikipédia)

Dictionnaire amoureux des Ecrivains et de la Littérature, Pierre Assouline

Ecrit par Philippe Leuckx , le Samedi, 11 Mars 2017. , dans Plon, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Anthologie

Dictionnaire amoureux des Ecrivains et de la Littérature, août 2016, 896 pages, 25 € . Ecrivain(s): Pierre Assouline Edition: Plon

Les dictionnaires amoureux sont parfaitement subjectifs – c’est leur cachet – et celui du membre de l’Académie Goncourt ne déroge pas à l’office qu’il se donne : faire résonner le plaisir de lecture, quel que soit le nom choisi. Et, en fait de noms, les plus grands s’y trouvent et quelques incongrus aussi (fallait-il y loger des Rebatet, Robbe-Grillet ou Nothomb ?). Mais tel livre comporte, au-delà des noms, des chapitres brefs consacrés aux ateliers d’écriture, à la critique, à la machine à écrire, aux tombes, aux titres… que sais-je encore.

Certaines notices un peu lapidaires montrent qu’on ne peut pas aimer tout le monde (Sagan, Diderot…) ; d’autres réjouissantes parce qu’elles offrent un autre regard sur des écrivains véritablement doués (Quignard, Drieu, Proust, Green). La quête d’Assouline fouine un peu partout et ses trésors sont multiples pour qui veut prendre la peine de lire des notes copieuses (Thomas Bernhard, entre autres), apprendre des secrets de fabrication, des propos de boudoir, assumer certains choix (Céline), éveiller à la conscience littéraire, se convaincre du génie de certains (Gracq, etc.). Mais Zola, Morante, Pasolini, me direz-vous ? L’épée de l’électeur a tranché sa matière et le lecteur chagrin n’aura qu’à se plaindre sans légitimité. Certaines œuvres, en revanche, sont choisies et donnent lieu à des notices : Brèves de comptoir, Contre Sainte-Beuve, Le deuxième sexe, Journal de Kafka, Stendhal, Le livre de l’intranquillitéLa route, etc.

La nuit avec ma femme, Samuel Benchetrit

Ecrit par Pierrette Epsztein , le Mardi, 25 Octobre 2016. , dans Plon, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman, La rentrée littéraire

La nuit avec ma femme, août 2016, 200 pages, 16,90 € . Ecrivain(s): Samuel Benchetrit Edition: Plon

 

En juillet 2003 à Vilnius, en Lituanie, une querelle éclate entre Marie Trintignant et son nouveau compagnon Bertrand Cantat, membre du groupe de musiciens Noir Désir. Celle-ci, violemment battue, décédait des suites de ses blessures le 1er août 2003 après avoir été transportée en urgence à Neuilly-sur Seine.

Ce décès, très médiatisé, a donné lieu à tant de commentaires de ses amis, de ses anciens compagnons, de la presse, des médias, chacun y allant de son explication. Même sa mère, Nadine Trintignant, publie chez Fayard, en 2004, Ma fille, Marie, une biographie de sa fille où elle exprime sa colère et son désespoir.

Bertrand Cantat a été jugé en 2004 et condamné à huit années de réclusion exécutées en Lituanie. À la suite de l’obtention de sa liberté conditionnelle, en 2007, puis totale en 2011 et la dissolution de Noir Désir en 2010, il retrouve sa liberté.

Mais l’affaire n’en finit pas de rebondir. Son épouse Krisztina Rády, mère de ses deux enfants, Milo né en 1997 et Alice née en 2002, qui l’avait soutenu lors du procès relatif à l’homicide, se suicide chez elle à Bordeaux, le 10 janvier 2010.

Anne F., Hafid Aggoune

Ecrit par Valérie Debieux , le Mardi, 20 Octobre 2015. , dans Plon, Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Anne F., août 2015, 146 p. 15,90 € . Ecrivain(s): Hafid Aggoune Edition: Plon

 

«J’aime à croire que les étoiles sont des innocents au firmament, des âmes libérées, éloignées à jamais de l’enfer terrestre, assez proches pour en contempler ce qui reste d’admirable et que nous puissions les voir pour ne jamais oublier la bonté et la beauté».

 

Hafid Aggoune

 

Paris, de nos jours. Dans la classe d’un lycée, un élève brûle, avec son briquet, un coin du «Journal d’Anne Frank», il est expulsé de l’école. Quelque temps plus tard, il commet un attentat. Cet acte odieux génère auprès du professeur qui l’a exclu de sa classe, une remise en question de son propre comportement ainsi qu’une série de questions à spectre à la fois plus large et plus intime. Ce questionnement intérieur le conduit donc à emprunter un chemin cathartique particulier, celui consistant à rédiger une lettre à Anne Frank, «sa petite sœur juive», disparue à quinze ans à Bergen-Belsen :

Le nouveau choc des générations, Marie-France Castarède et Samuel Dock

Ecrit par Marjorie Rafécas-Poeydomenge , le Mercredi, 07 Octobre 2015. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Le nouveau choc des générations, février 2015, 362 pages, 19 € . Ecrivain(s): Marie-France Castarède et Samuel Dock Edition: Plon

 

Le choc des générations aura-t-il lieu ?

Ces dernières années, la Génération « Y » a fait couler beaucoup d’encre, mais existe-t-elle vraiment ? Enième concept marketing comme celui des « hipsters » inventé par on ne sait quel bureau de tendance ou au contraire réel phénomène sociologique, le débat s’échauffe, surtout chez les Directeurs de Ressources Humaines. Le concept de la « génération Y » qui désignerait les personnes nées au début des années 1980 jusqu’à 2000, n’existerait pas selon certains d’entre eux. Elle serait juste une invention de la génération « X » pour tenter de révolutionner le management des entreprises, afin de trouver un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. X, Y, Z ? Est-ce bien sérieux d’utiliser les dernières lettres de l’alphabet pour décrire des générations ? En attendant, loin des bruitages de twitter, le dialogue fort intéressant entre Marie-France Castarède et Samuel Dock sur le « nouveau choc des générations » peut nous éclairer efficacement sur le sujet.

Le snobisme, Adèle Van Reeth et Raphaël Enthoven

Ecrit par Marjorie Rafécas-Poeydomenge , le Jeudi, 02 Juillet 2015. , dans Plon, Les Livres, Critiques, Essais, La Une Livres

Le snobisme, mars 2015, 157 pages, 12,50 € . Ecrivain(s): Adèle Van Reeth et Raphaël Enthoven Edition: Plon

 

Ce petit livre subtil et ironique ne laisse pas indifférent et modifie instantanément le regard que l’on peut avoir sur le snobisme. Car même si on fuit le snobisme, il y a des grandes chances d’en être sévèrement atteint. Dans une dialectique captivante et limite tournoyante, Adèle Van Reeth par ses questions qui piquent là où il fait bon d’appuyer et les éclairages sans tabou de Raphaël Enthoven, les différents visages du snobisme se dévoilent au fur et à mesure dans tout leur paradoxe. Le snobisme ne désigne pas un individu type, mais un comportement qui peut frapper n’importe quel commun des mortels, celui de croire que nos goûts (ou nos pensées) sont supérieurs aux autres. C’est ce qu’appelle R. Enthoven : l’anticartésianisme, soit l’absence de doute.

Mais n’est-il pas surprenant que ce soit un philosophe qui nous explique les rouages du snobisme, alors que cette discipline dégouline à foison de cette image de snobe bien trop intellectuelle ? Contrairement aux apparences, « la philosophie donne les moyens de penser le snobisme ». Alors que l’histoire présente le snobisme comme un phénomène ponctuel et que la sociologie le situe au niveau de la lutte des classes. La philosophie permet en effet d’aller plus loin dans le décorticage de ce type de comportement, qui consiste à vivre comme « indubitables des vérités qui n’en sont pas ».