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Actes Noirs (Actes Sud)

Collection polars d'Actes Sud


Une proie trop facile, Yishaï Sarid

Ecrit par Martine L. Petauton , le Samedi, 20 Février 2016. , dans Actes Noirs (Actes Sud), Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Bassin méditerranéen, Roman

Une proie trop facile, novembre 2015, trad. hébreu Laurence Sendrowicz, 341 pages, 22,50 € . Ecrivain(s): Yishaï Sarid Edition: Actes Noirs (Actes Sud)

 

Qui a beaucoup aimé Le poète de Gaza – si beau livre du même auteur – risque de se précipiter sur cet autre roman que présente Actes Sud en Actes noirs. Sujet différent, quoique… le même Moyen-Orient, secoué, malade, ou peut-être simplement grandissant dans la douleur, ouvrant à tous vents sur la table d’examen ses boyaux – c’est le mot, ses spasmes, quelques satisfactions diverses tricotées en petite joie pour la route à venir. Tout ça sans éclats tonitruants, comme sous verre : le jour après jour, au gré de quelques éclairs de moments historiques, par-ci, par-là ; l’actu de tout un chacun sur ces terres qu’on a dites, un jour, « promises » et que l’humour de l’auteur traduirait illico par un « on a vu, on verra ».

Dans ce livre, là, c’est sur le trottoir israélien qu’on marche, de Tel Aviv à la haute Galilée, un pas même au Liban en guerre. Et cette plongée, on ne la trouve pas partout dans la littérature israélienne d’aujourd’hui. Car ce voyage est mieux que passionnant, prenant ; on lit d’une traite.

Le plus jeune fils de Dieu, Carlos Salem

Ecrit par Prescillia Bourguignon , le Mardi, 22 Septembre 2015. , dans Actes Noirs (Actes Sud), Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Amérique Latine, Roman

Le plus jeune fils de Dieu, février 2015, traduit de l’espagnol par Amandine Py, 416 pages, 23 € . Ecrivain(s): Carlos Salem Edition: Actes Noirs (Actes Sud)

 

Dans Le plus jeune fils de Dieu, Carlos Salem nous plonge dans la chaleur Madrilène où un serial killer s’en prend à des pseudos journalistes de la presse people. Le suspect de ces meurtres est Dieu Jr, ancienne célébrité de téléréalité, principalement connu pour affirmer être le plus jeune fils de Dieu. Le roman suit la quête de Poe, ancien ami du suspect, écrivain-poète raté qui n’a connu le succès que lorsqu’il a commencé à écrire par plaisanterie des livres à l’eau de rose érotiques. Convaincu de l’innocence de Dieu Jr, Poe va alors tout faire pour retrouver son ancien ami dont les seuls miracles à l’époque étaient de remplir des bières vides et de rendre vierges et chastes les jeunes filles avec lesquelles il souhaitait coucher. Tout au long de son enquête Poe va ainsi conter les aventures de Dieu Jr sous forme d’Evangile, le tout est ainsi entrecoupé des aventures amoureuses du narrateur et de sa recherche assidue du suspect. Au fil des meurtres, le héros nous raconte ses déboires quotidiens, sa passion enivrante, ses mensonges, son passé, tout semble décousu et pourtant Salem nous conduit au plus profond de l’intrigue page après page.

Humeur noire à Venise, Olivier Barde-Cabuçon

Ecrit par Philippe Chauché , le Mercredi, 22 Avril 2015. , dans Actes Noirs (Actes Sud), Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Humeur noire à Venise, Une enquête du commissaire aux morts étranges, Olivier mars 2015, 336 pages, 22 € . Ecrivain(s): Olivier Barde-Cabuçon Edition: Actes Noirs (Actes Sud)

 

« La beauté n’en est que plus belle lorsqu’elle est éphémère. Volnay fit arrêter la voiture pour admirer la vision de cette ville en apesanteur, les flancs caressés par l’eau… La cité flottante se hérissait de clochers et de mâts de bateaux. Voilé d’azur, le soleil levant illuminait de ses rayons les toits des palais et l’eau des canaux renvoyait l’image déformée de ceux-ci à l’infini ».

Venise de jour et de nuit pour Volnay et son moine de père invités à résoudre une énigme – des pendus que l’on retrouve sous les ponts – à éviter un drame – la mort annoncée et programmée du comte de Trissano – L’instant où surgit la vérité a quelque chose de magique qui sort l’homme de sa torpeur. Mais aussi à débarrasser son père de l’humeur noire qui le mine. Venise et ses masques, ses intrigues, ses complots, ses terres et sa mer, ses canaux, ses palais, sa flamboyance en ce XVIII° siècle, le siècle d’Humeur noire à Venise, sous l’œil et la plume de William Shakespeare et de Carlo Goldoni et sous la haute protection de Marco Polo.

Toutes les vagues de l’océan, Victor del Árbol

Ecrit par Marc Ossorguine , le Mercredi, 01 Avril 2015. , dans Actes Noirs (Actes Sud), Les Livres, Critiques, Polars, La Une Livres, Roman, Espagne

Toutes les vagues de l’océan (Un millón de gotas), février 2015, trad. de l’espagnol par Claude Bleton, 608 p. 23,80 € . Ecrivain(s): Victor del Arbol Edition: Actes Noirs (Actes Sud)

Attendu par les amateurs depuis des mois, le troisième titre d’un maître du thriller « made in Barcelona » traduit en France, toujours chez Actes Sud et dans une traduction de Claude Bleton : Toutes les vagues de l’océan (Un millón de gotas) de Víctor del Árbol. Un roman qui a demandé à son auteur, de son propre aveu, un important travail et qui fut plus « éprouvant » que les précédents (La maison des chagrins / Respirar por la herrida ; La tristesse du samouraï / La tristeza del samurai ; précédé par El peso de los muertos (pas traduit) et El abismo de los sueños (primé mais pas publié).

Un avocat discret, un peu débordé par la vie et les événements, Gonzalo Gil, est confronté à la mort de sa sœur, Laura, et à tout ce que celle-ci va entraîner. C’est que Laura, son aînée de quelques années, n’est pas quelqu’un de très ordinaire. Elle a commencé par publier un article qui contestait la légende entourant la vie et la disparition de leur père, est entrée dans la police alors que d’autres carrières, plus enviables, se présentaient à elle, s’est retrouvée dans une enquête qui semble avoir coûté la vie à son jeune fils pour être finalement accusée d’avoir cruellement exécuté l’assassin de celui-ci avant de se donner la mort. Gonzalo a du mal à simplement admettre ce qui s’est passé, ce qui se serait passé, et va partir à la chasse aux fantômes de son père, éveillant d’autres fantômes, encore trop vivants.

Le bourreau de Gaudí, Aro Sáinz de la Maza

Ecrit par Marc Ossorguine , le Mercredi, 10 Décembre 2014. , dans Actes Noirs (Actes Sud), Les Livres, Critiques, La Une Livres, Roman

Le bourreau de Gaudí (El asesino de la Pedrera), septembre 2014, traduit de l’espagnol par Serge Mestre, 672 pages, 23,80 € . Ecrivain(s): Aro Sáinz de la Maza Edition: Actes Noirs (Actes Sud)

 

 

Ce qui est terrible avec un roman aussi magistralement mené que celui-ci, c'est qu'il vous attrape par le col et ne vous lâche plus avant la dernière ligne, vous amenant à devenir de plus en plus asocial au fur et à mesure que vous vous enfoncez dans le récit. Et même, le livre refermé, il vous faut encore du temps pour en sortir vraiment et reprendre pied dans votre propre monde.

C'est le premier roman de cet auteur barcelonais que nous découvrons. Si celui-ci est sa première incursion dans le monde du noir, l'auteur avait déjà publié une dizaine de titre auparavant. Depuis 1996, où il publie son premier roman (Nada es azul, chez Montesinos), il a aussi exploré le monde de la littérature pour la jeunesse (avec El jugador de frontón en 2001) et le monde des contes (avec deux anthologies, en 2004 et 2008).